Portugal : L’Alentejo

Etapes en Alentejo

  1. Alcoutim
  2. Le stop de l’enfer
  3. Mertola
  4. Serpa
  5. Le fromage de brebis serpa
  6. Moura, Mourao, le nouveau village de Luz et le lac artificiel d’Alqueva, le plus grand lac artificiel d’Europe
  7. Monsaraz
  8. Evora
  9. Beja

Alcoutim

Le bus de Castro Marim nous a déposé à Alcoutim, où nous avons trouvé une auberge de jeunesse pour la nuit. C’est là que nous avons commencé à tomber amoureux du fleuve Guadiana. Nous avons passé la soirée au centre du village, et vers 22h, un groupe de reprise de classiques donnaient un concert sur la place du village, avec tous les habitants.

Le Guadiana à Alcoutim
Alcoutim Alentejo
Notre auberge de jeunesse

Alcoutim Alentejo

Le stop de l’enfer

Le lendemain, on remet nos sacs sur le dos et commençons à entamer le stop. À 10h il fait déjà particulièrement chaud, et nous devons marcher jusqu’à la sortie du village, en haut de la colline pour optimiser notre stop. Nous sommes sur une toute petite route, et il y a pas de bus avant 2 ou 3 jours… et pas grand monde qui passe sur cette route. Finalement une nana en pic-up fini par nous avancer de quelques kilomètres, pour nous déposer au milieu de nul part, voyez plutôt : Derrière, un hameau. On a juste pu s’acheter deux canettes fraiches parce qu’il faisait très soif. Nous nous sommes ensuite postés en haut du hameau, après une intersection pour ne louper aucune des quelques voitures qui sont passées entre 11 et 13 heures sur cette route. Après de longues heures d’attente dans le cagnard, un ouvrier a fini par nous prendre à l’arrière de sa voiture de fonction, en nous expliquant qu’il y a la route principale à quelques kilomètres, et qu’il ne comprenait pas pourquoi la fille nous avait déposé là. Après nous avoir donné de l’eau, nous l’avons remercié et repris le stop sur cette route nettement plus passante. Au bout de quelques minute, un musicien itinérant chilien dans son van nous a embarqué pour Mértola. Le soir au village, des anciens nous ont dit qu’il s’agissait d’une journée les plus chaude qu’il aie eu depuis le début de l’été, avec des températures au delà de 40°C. On les aura senti passer !

The middle of NOWHERE

Alentejo

Mértola

Mértola fut également un joli coup de cœur, petite ville tranquille postée sur une colline escarpée afin de surveiller le fleuve Guadiana et les alentours, elle est parcourue de ruelles charmantes. Le café Guadiana, sur la place centrale, fut notre QG, et nous fumes royalement accueillis par les patrons.

Alentejo Mertola

Alentejo Mertola

Alentejo Mertola

Après la sieste de l’après midi, nous sommes allés manger des amandes encore sur les arbres dans le château, nous sommes perdus dans les ruelles escarpés et avons même piqué un nez dans le fleuve Guadiana en fin d’après midi, avec les énormes canards !

06

07

Vers 22h n’ayant aucun endroit pour dormir et pas d’endroit accueillant pour planter la tente dans les alentours, nous avons finalement, caché par le manteau de la nuit, planté la tente au pied du château, entre l’entrée du cimetière et de fouilles archéologiques… qui se situent en plein centre de la ville ! Notre premier camping « urbain ». Le lendemain, après être retournés au café guadiana et avoir salué les patrons, nous avons repris le stop le bon matin en direction de Serpa.

Alentejo Mertola

Sur la route nous avons été déposés au Mina de Sao Domingos qui datent de l’Age du cuivre il y a plus de 4000 ans. Abandonnée depuis 1966 car les réserves de cuivre sont épuisées, elle est maintenant une curiosité touristique. Les maisons des mineurs sont toujours habitées, et le village a des airs de Mexique des Westerns…

Deux mamies curieuses sont venu nous parler pendant que nous attendions au bord de la route, avec toute la gentillesse du monde, et m’ont même proposé de venir manger chez elle. Quand un couple de hollandais rigolos nous ont embarqués, un petit attroupement nous a salué… « boa viagem !  » Les portugais sont des gens vraiment très chaleureux, et les mamies encore plus.

Serpa

Après avoir été déposés par notre couple de holandais qui nous parlait de viande alentejano (miam miam) nous avons été à la découverte de Serpa, une ville assez ancienne et très mignonne, toute blanche !

L’église de Serpa, une vision de far ouest !Alentejo Serpa
La sieste de midi, au frais sur un banc à l’ombre, entourés d’oliviers.
Alentejo Serpa Alentejo Serpa

Après avoir passé la soirée en ville, nous nous sommes finalement rapatriés sur le camping, comme j’avais vraiment envie de prendre une douche ! Après avoir diné de tomates et de fromage Serpa*, on a joué un peu avec les enfants de nos voisins, une famille de français. Et le lendemain petit extra avant de reprendre le stop : avec le camping on avait accès gratuit à la piscine municipale juste en face, une grande piscine en plein air… un peu de fraicheur avant de repartir sous la chaleur écrasante du stop ! Le gardien du parking nous a gentiment déposé en voiture à la sortie de la ville (car elle était très loin) pour nous mettre sur la bonne route pour Moura. De la nous avons été pris en stop par deux étudiants polonais !

Le fromage de brebis Serpa

Alentejo Serpa

Le fromage de brebis « Quejo serpa » ou encore « Quejo Evora » (selon la région) sont délicieux. Ces fromages ont une dénomination « Queijo Serpa » ou « Queijo Evora » protégée par le label de qualité européen DOP « Denominação de origem protegida ».

Moura, Mourao, le nouveau village de Luz et le lac artificiel d’Alqueva, le plus grand lac artificiel d’Europe

Après avoir traversé Moura et Mourao assez rapidement, nous étions impatients de voir ce fameux lac géant causé par le barrage qui fait toujours polémique :

Ce barrage est en projet depuis 50 ans.
Reportage de 2004 de la Radio-Television Suisse

Ce que nous avons pu constater c’est que rien n’a vraiment changé : les gens sont toujours pauvres, le tourisme ne s’est pas développé (on ne peut pas se baigner dans le lac, trop sale). Ce lac est gênant, encombrant, on ne sait pas trop ce qu’il fait là, à part isoler encore plus les habitants des villages alentours. Nous avons d’ailleurs passé une nuit dans la pampa à côté de Luz, le fameux village intégralement reconstruit car englouti par l’eau. Pour approfondir le sujet, arte a réalisé un reportage d’une quarantaine de minutes diffusé en octobre 2012 :

PORTUGAL : LE BARRAGE INUTILE
Des ajuleros dans l'église de Moura
Alentejo Moura
Le village de Mourao
Alentejo Mourao Alentejo Mourao
Alentejo Mourao
Notre campement de fortune, avec un réveil par un troupeau de brebis... et le chien de berger !
Alentejo Mourao
Une route ne menant plus nul par ailleurs... que dans l'eau!
Alentejo Mourao

Monsaraz

En repartant en stop de Luz, nos deux Lisbonnais adorables nous parlent de Monsaraz, un petit village sur un promontoire avec un château fort, et nous proposent de faire un détour pour nous montrer, ce que nous avons accepté avec joie. Et nous n’avons pas été déçus : la vue sur le lac était imprenable. Nos conducteurs qui ne devaient à la base nous emmener que jusqu’à Reguengos de Monsaraz nous ont finalement conduit jusqu’à Evora, je leur envoie encore des bisous pour ça !

La vue sur le lac depuis le château
Alentejo Monsaraz
Le château et le village perchés sur leur promontoire
Alentejo Monsaraz

Evora

C’est pour moi une des plus jolies ville qui m’a été donné de voir. Tout est mignon là bas, et on comprend tout à fait le classement du centre ville au patrimoine mondial de l’Unesco.

Alentejo Evora

Alentejo Evora

Alentejo Evora

Nous avons passé deux jours là bas, dont pas mal de temps dans le magnifique parc ! Le soir, nous avons été invités à faire la fête avec des étudiants revenus à leur ville natale pour les vacances, une bonne façon de mieux connaître le mode de vie des portugais, et de comprendre leur pays. (Et aussi de bien rigoler ! ). On s’est d’ailleurs bien fait remonter les bretelles par la mamie qui tenait le minuscule hôtel où nous avons dormis, à sonner à 3h du matin pour qu’elle nous ouvre la porte…

C’est également là que j’ai pu déguster les délicieuses patisserie portugaise à la

Pastelaria Conventual Pão de Rala
47 rua do Cicioso, Evora

La gentille Ercilia, maitresse des lieux perpétue la recette secrète des nonnes d’autrefois. On dit que s’il y a autant de jaune d’œufs dans les pâtisseries portugaises, c’est parce que les nonnes utilisaient le blanc d’œuf pour faire tenir leurs coiffes. Il fallait bien trouver un moyen de ne pas gâcher le jaune ! Un petit déjeuner bienvenu après notre bringue de la veille, on s’est retrouvés à discuter avec une institutrice à la retraite qui parlait français. Je crois que ce petit dej’ restera gravé dans ma mémoire.

Alentejo Evora

Beja

Malgré les critiques maussades sur Beja aussi bien du guide que de certains habitants, nous avons beaucoup apprécié cette petite ville ! Elle est un peu ce que Mulhouse est à Strasbourg, ce que Montbéliard est à Besançon… mais en bien plus pitoresque.

Alentejo Beja
Le château fort de Beja, dans lequel on peut grimper
Alentejo Beja

Beja étant la dernière étape de notre périple de stop/bus/train, nous avons pris un dernier autobus qui nous a emmené à Zambujeira do Mar, sur la côte atlantique où nous avions prévu de passer la dernière semaine, au calme, posés sur une falaise… rebondissements à venir !

En tous cas le trajet en bus était des plus agréables, avec des paysages magnifiques. (et au printemps ça doit être quelque chose, avec les fleurs…)

Rory, digital native et fouineuse du web, éparpillée mais organisée. Aime beaucoup les jolies choses, quand ça ne dégouline pas. Vagabonde depuis l’âge de 8 mois. Fait des frasques avec ses fidèles réflex argentique et numérique Konika Minolta depuis quelques années, rejoint il y a peu par un polaroid 600 et un lomo La Sardina de Moëbius.
Article créé 128

Un commentaire pour “Portugal : L’Alentejo

Laisser un commentaire

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut
%d blogueurs aiment cette page :