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Photographie argentique

Paris : Balade photo à Saint Germain des Prés

By 22 janvier 2015 France, Paris, Photographie argentique

J’ai eu la chance de pouvoir participer à la balade photo organisée par Julie du site Carnet-de-Traverse : il s’agissait de nous dispenser quelques précieux conseils sur la photo de rue. Nous nous sommes donc retrouvés à Saint Germain des Prés, en commençant par une présentation de ses appareils photo au café de Flore -le si fameux- où je n’avais d’ailleurs jamais mis les pieds, pour ensuite s’éparpiller dans les petites rues, appareils au poing.

En tant que grande timide de l’appareil photo quand il y a plein de gens, cela m’a fait le plus grand bien. Bien sur le maître-mot est OSEZ, mais c’est souvent plus facile à dire qu’à faire. J’ai donc profité de cette rencontre avec Julie ainsi que mes co-participants CélineMathilde,Elodie, Marcio et Guillaume pour emmener mon Ricoh 500ME. Je l’avais déjà préféré à mon Minolta pour photographier Mumbai (bien plus discret et moins lourd).
Et là je me suis heurtée à un premier problème : comme j’ai tout shooté en manuel je devais bien sûr adapter mes réglages selon la lumière… et comme c’est un télémétrique, bien jauger la distance puis faire la mise au point à la main avant de shooter. Ce qui peut prendre un certain temps, surtout les doigts engourdis par le froid !
Difficulté supplémentaire : quand on a des amis qui font de la photo de rue décomplexée et qui n’hésitent pas à shooter plein de trucs en scred que tu aurais rêvé de chopper, ça donne un peu de complexes. N’est-ce-pas Karol !?

Mais bon au moins, j’ai osé, expérimenté et découvert un quartier dans lequel je ne mets quasiment jamais les pieds (j’y étais venu la dernière fois pour acheter de la crème solaire dans une des parapharmacies les moins chères de Paris *bon plan*).

Pour ce qui est du résultat : si certaines me plaisent bien, d’autres me paraissent plus banales… et j’ai encore ce problème de voile sur le film (ce qui fait des barres rouges/orangées sur certaines photos), mais comme pas mal de personnes m’ont dis que finalement ça ne dérangeait pas tant que cela et que ça donnait un charme j’ai décidé d’être un peu moins tendue comme un string et d’accepter ces imperfections… (ce qui ne veut dire que je vais arrêter de fourrer de la mousse dans l’appareil photo comme une malade aussi :P)

Saint Germain des prés

Saint Germain des prés

Saint Germain des prés

Saint Germain des prés

Saint Germain des prés

Saint Germain des prés

Saint Germain des prés

Saint Germain des prés

Saint Germain des prés

 

 

 

Saint Germain des prés

 

Saint Germain des prés

Saint Germain des prés

Saint Germain des prés

Et vous la photo de rue, ça donne quoi ? Vous vous y mettez parfois ?

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Sweet Franche-Comté #2 – Mont d’Or et jardin automnal

By 15 janvier 2015 Daily Life, France, Photographie argentique

En ce début d’année difficile, je ne sais pas trop quoi dire. Comme tout le monde, j’ai eu le souffle coupé, la nausée, et puis un peu d’espoir. Et puis la vie continue, comme toujours. Aujourd’hui je vous emmène à nouveau dans ma verdoyante contrée franc-comtoise, terminer cette balade contée ici.

Pique-nique et opéra en plein air sur le Mont d’Or

Nous retournons donc sur les hauteurs du Mont-d’Or, cette montagne au nom de fromage, ou l’inverse, où nous avons pique-niqué des sandwichs au comté, comme un pied-de nez à l’environnement qui nous accueillait.

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Juste avant la tombée de la nuit, nous nous sommes dirigés un peu plus bas pour assister à l’Opéra Promenade Les Brigands d’Offenbach, mis en scène par la compagnie Justiniana avec laquelle j’ai eu la joie de participer à plusieurs opéras en tant que choriste et figurante par le passé (Carmen de Bizet et Sans Crier Gare, création originale de l’Ensemble – Claude Tabet / Philippe Mion, Etienne Roche, Alfred Spirli et Olivier Urbano). Cette année, ma mère, mon amie d’enfance ainsi que mon petit frère, ayant pris mon relais y participaient dans les cœurs, et comme toujours ce fut un spectacle étonnant et plein de joie… même si je connaissais déjà les airs pour avoir participé aux répétitions, c’est toujours un immense plaisir de découvrir le spectacle dans un environnement extérieur et aussi magistral.Franche-Comté 7

En attendant le début de l’opéra promenadeMont d'or franche comté

La jardin de la Madre et les environs

Redescendons un peu en altitude et attardons-nous quelques instants dans la fraicheur d’un matin d’août dans le merveilleux jardin de ma mère. Admirez donc avec moi la brume qui se lève de la vallée du Dessoubre, faites donc la connaissance d’Olaf et Ida, nos deux jars qui klaxonnent sur les passants et protègent la basse-cour, saluez donc Jo le Borgne, petit coq n’a qu’un oeil né d’une couvée maison, qui a désormais le phénix du poulailler dont le ramage se rapporte à son plumage (big up la Fontaine). Foulez donc cette herbe humide, sentez le parfum de cette rose mouillée par la rosée et admirez le travail d’orfèvre d’une araignée dans une haie de mures.

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Sur ce, bonne fin de semaine à vous…

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Article invité : le barbu traine son Vivitar en Sicile

By 7 décembre 2014 Italie, Photographie argentique, Voyage

Il est rare que je publie autre chose que mes petites photos de voyages, et pour une fois, j’ai un invité de taille : le Barbu, qui est parti sans moi en Sicile pendant 2 semaines en sac à dos, et où il a traîné son cadeau de choix : le Vivitar. Et la pellicule qu’il nous ramène est, de mon avis, vraiment très chouette. Je trouve qu’il y a là un point de vue, et il est vrai que comparé aux photos numériques qu’il a ramené, cette pellicule raconte plus d’histoires… je le laisse vous les conter.

Le marché aux poisson de Catane

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Le fameux marché aux poissons de Catane, où je me suis fait nourrir comme un chaton par un vendeur qui me donnait des bouts de poisson cru en guise de petit déjeuner. Super remède contre la gueule de bois ! Je recommande l’auberge de jeunesse qui est à côté (Agora hostel), le personnel est vraiment cool.

La fontaine dans le quartier du marché au poisson

20140907-F1000034Le Vititar nous montre encore une fois l’étendue de ces capacités. Si la grille devant pourrait sembler gênante,  la lumière capturée, l’expression de la statue et les jeux d’eaux sur la fontaine constituent pour moi une raison suffisante de mettre cette photo en avant.

20140907-F1000033Une petite voiture mignonne dans les rues de Catane, dans une de ses rues si caractéristiques.

Ispica

Un petit tour dans les terres à Ispica

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20140907-F1000029Le Lonely Planet annonce un canyon « cava d’Ispica ». Je suis allé faire un tour, il y a des vergers partout au début de la promenade :  y poussent des grenades, du raisin, des citrons, des noix… un vrai jardin d’Eden. Comme on dit dans le nord, je suis allé « à la marotte ».

20140907-F1000028Trois papis qui posent gentiment à la sortie du canyon, immortalisés devant leur remise troglodyte.

Années 70 bonjour !

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Un vendeur de granité maison, boulangerie, pâtisserie à Ispica. J’ai d’abord pris en photo son magasin, et puis après lui avoir commandé un granité amande (délicieux!) je lui ai demandé s’il voulait bien poser devant sa boutique.

20140907-F1000026Pozzallo, station balnéaire. 9h du matin, coup de soleil. Et cette dame.

Les pêcheurs

20140907-F1000021Un petit port de pêche très charmant à Marzamemi

20140907-F1000020Coucher de soleil et pêcheurs sur la digue de Marzamemi

Pachino

J’ai adoré la petite ville de Pachino. La gentillesse des gens, les pépés sur la place, les bons produits locaux, la tomate de Pachino.

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Un primeur ambulant

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Les boutiques

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20140907-F1000012Ce jeune fromager ci-dessus a passé un coup de fil à Rory.  Tout le monde me demandait « Dove è la ragazza ?! ». Alors voilà.

20140907-F1000010 L’église sur la place principale20140907-F1000008 Une rue débouchant sur la mer20140907-F1000007à l’arrêt de bus, ce jeune humanitaire italien veut sauver le monde

Marzamemi dans les environs de Pachino

Mazamemi surpeuplé de monde, il faut remonter vers la Riserva Naturale di Vendicari pour trouver quelques spot tranquilles pour la journée plage et  dormir à la belle étoile.

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En espérant que les photos vous plaisent 🙂

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Bords de Seine, chez Monet et au domaine de la Corniche

By 26 novembre 2014 France, Normandie, Photographie argentique

Un de mes nouveaux passe-temps est l’exploration de l’Île-de-France en RER, avec le dézonnage des pass navigo pour le week-end on peut découvrir de magnifiques endroits (j’ai récemment été à Chantilly – même si c’est hors zone) et c’est ainsi que j’ai découvert le fameux village de Giverny où a vécu le peintre Claude Monet avec sa famille. On peut y visiter sa maison, ses jardins ainsi que le petit étang des Nymphéas, sujets de nombreuses de ses toiles…

Ayant parlé à une de mes collègues/amie récemment que je projetais de partir en week-end en amoureux pour visiter la maison et les jardins de Claude Monet et profiter des bords de Seine dans l’Eure (le début de la Normandie), celle-ci s’est empressée d’organiser tout cela dans mon dos pour me l’offrir à mon pot de départ ! Nous avions donc un superbe hôtel un peu au sud de Bonnière-sur-Seine, perché sur une colline avec une vue imprenable sur les méandres du fleuve.

La maison et les jardins de Claude Monet

Nous avons commencé par visiter la maison et les jardins de Monet le vendredi après-midi. L’intérieur de la maison est meublé avec le mobilier de mr Claude et les murs ornés de peintures, souvent réalisées par ses potes peintres célèbres (Renoir, Cézanne…). On y découvre aussi sa collection de plus de 200 estampes japonaises. J’ai particulièrement aimé celles avec les poissons. Son atelier est conservé « en l’état », avec les murs recouverts de dizaines de toiles. Impressionnant. Le jardin accolé à la maison est sillonné par des petits chemins géométriques mais demeure un mélange fouillis et sauvagement contenu d’énormément d’espèces, un joyeux bazar coloré… un jardin comme je les aime ! (oui les jardins à la française c’est moins mon délire. Vive les jardins anglais). De l’autre côté de la route on retrouve l’influence japonaise autour de son étang avec les ponts et la petite forêt de bambous. Malgré le fait qu’on s’y soit rendu en octobre, les jardins étaient encore magnifiquement fleuris, et les arbres commençaient à abhorrer des couleurs mordorées…

Giverny maison claude monet

La magnifique cuisinière !Giverny maison claude monet

Giverny maison claude monet

En bas la grosse fenêtre de l’atelier et au dessus, la chambre de MonetGiverny maison claude monet

Giverny maison claude monet

Le jardinGiverny maison jardins claude monet

Giverny maison jardins claude monet

Giverny jardins claude monet

Giverny jardins claude monet étang nympheas

Giverny jardins claude monet étang nympheas

Giverny jardins claude monet étang nympheas

Giverny jardins claude monet étang nympheas

L’allée des capucines : 1060 graines et six mois de travail ont été nécessaires pour obtenir cette rivière de fleursGiverny jardins claude monet allée des capucines

Giverny jardins claude monet allée des capucines

Des poules padoues, poules de luxe !poules padoue Giverny jardins claude monet

poules padoue Giverny jardins claude monet

Giverny jardins claude monet

Giverny

S’il faisait un peu gris ce jour là, nous avons en revanche profité d’un soleil éclatant le reste du week-end.

Le domaine de la Corniche

vue domaine de la corniche

La vue depuis l’hôtel – photos avec mon téléphone

Après avoir également fait un tour dans le village et au musée de l’impressionisme (un peu décevant pour notre part), nous avons rejoint Vernon puis Bonnières où nous avons commandé un taxi afin de nous rendre à l’hôtel. Il s’agit de l’établissement « Domaine de la Corniche », où nous avons mangé au restaurant gastronomique les deux soirs (on a compensé toutes les fois où l’on est restés à la maison à regarder les Simpsons le dimanche au lieu de partir en week-end aha), profité de la piscine et du hammam (et même de la terrasse tellement il faisait beau et chaud), exploré les alentours en vélo pour finir par une petite promenade en poney sous le soleil éclatant du dimanche matin.

La SeineBonnière sur seine

Balade en vélo20141113-F1020010

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L’hôtel : Domaine de la Corniche****hotel domaine de la corniche

hotel domaine de la corniche

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bonnière sur seine

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bonnière sur seine

Lever de soleil le dimanche matin

bonnière sur seine

Une promenade à Poney à l’écurie de Vernon

A la demande du barbu, qui essaye de s’intéresser aux équidés depuis que je m’y suis remis, on est allés faire une petite balade en poney, sous le soleil éclatant de ce dimanche. (Oui il y a des grands poneys capable de nous supporter, et sur lesquels je n’ai pas les pieds qui trainent par terre). Nous sommes parties avec Charlène la monitrice de l’écurie et une propriétaire qui avait habité en Franche-Comté auparavant ! C’était très sympa, mais pour cause d’ouverture de la chasse, nous n’avons pas pu aller dans la forêt. Bon avec le soleil qu’il y avait ce n’était pas bien grave… nous avons quand même croisé des chasseurs dans les champs, à l’affut de sangliers. Un chevreuil leur est passé sous le nez, il a eu chaud celui-ci heureusement qu’ils n’étaient pas intéressés. Sinon je vous recommande l’écurie de Vernon, les gérants sont nouveaux et très sympathiques, l’écurie abrite le « Prieuré de Notre Dame de Saulseuse » fondé en 1118 et les bâtiments sont magnifiques. Pour y aller, il faut mieux être véhiculé, c’est à 15 mn de Vernon. Ils font des balades tous niveaux. Téléphone :02.32.52.78.36

Poney ! (mise au point ratée mais je l’aime quand même bien cette photo 🙂 )

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balade poney écurie de vernon

Photos avec le portable

En bref un super week-end, mais un peu galère et onéreux quand on a pas de voiture et que l’on doit jongler entre RER, bus et taxis…

Pour se rendre à Giverny depuis Paris (même pour une journée), vous pouvez prendre le transilien J à la gare st Lazare jusqu’à Vernon, puis il y a une navette (assez chère – 4€ pour un trajet de 4km) reliant Giverny.

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Inde#1 : Mumbai, la porte de l’Inde du sud

By 20 novembre 2014 Carnets de Voyage, Inde du sud, Photographie argentique
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Aujourd’hui nous explorons une ville gigantesque, peuplée de près de 12 millions d’habitants, où les rickshaw sont interdits pour fluidifier la circulation, dotée d’une longue histoire coloniale et d’une architecture hétéroclite mais harmonieuse, ville extrêmement dense mais luxuriante… Bienvenue à Mumbai ! C’est la capitale financière et économique de l’Inde, abritant Bollywood et son industrie cinématographique impressionnante (environ 1 200 films produits en 2012). La superficie de la ville est de 604 km2 contre 105km2 pour Paris. Et la région de la métropole de Mumbai compte 20 millions d’habitants pour une superficie de 4400 km2 contre 8 millions d’habitants et une superficie de 1 214km2 pour la métropole New-Yorkaise. Ça donne un ordre de grandeur.

Mais arrêtons-nous là avec les chiffres, je ne suis pas là pour vous faire un TPE. Mon cher chti étant parti en 2011 un mois en Inde du Sud tout seul… et m’en ayant tant parlé, j’avais alors très très envie de moi aussi de découvrir une partie de cet immense sub-continent. Nous avons donc décidé d’aller explorer ensemble l’Inde du Sud : lui retournerait sur ces lieux qu’il avait tant aimés pour les partager avec moi, et moi essayerait de lui faire découvrir de nouvelles choses…

Le temps de courir après nos chefs au travail pour leur extirper des vacances, les billets d’avion pas chers que nous avions repéré (350€ A/R) nous ont glissé entre les doigts. Déterminés, nous avons fini par payer plus cher, foncé rue de Paradis dans le 10ème arrondissement pour faire nos visas pour enfin décoller et rejoindre ce pays de superlatifs.

Finalement, je ne connaissais de l’Inde que peu de chose : les reportages que j’avais pu voir, les livres que j’avais pu lire (je me rappelle de Noces Indiennes de Sharon MAAS), les préjugées que j’ai pu avoir, les histoires que l’on raconte, le récit de voyage… une sorte de grand point d’interrogation.

On dit qu’on ne repart pas indifférent de cet immense pays, qu’il vous bouleverserait que ça soit en bien ou de façon négative. Il existerait même un « syndrome indien » : les visiteurs du pays seraient tellement déboussolés par ce pays où ils n’ont aucun repère, aucune marque culturelle à laquelle s’identifier (cet article ainsi que celui-ci explique bien le phénomène). De mon côté, j’en suis repartie enchantée avec la ferme envie d’y retourner le plus vite possible. Aller explorer le nord du pays, l’Himalaya, de vivre les moussons… mais parlons d’abord du sud !

J’ai pris la majorité des photos de cet article avec mon télémétrique Ricoh car il est plus pratique à mettre dans une poche et à dégainer rapidement. Malheureusement malgré mon changement de mousse, de la lumière rentrait encore dans le boitier ce qui donne un voile rouge sur la majorité des photos. Les autres sont prises avec mon Minolta, et quelques-unes au numérique. J’ai utilisé du film kodak portra.

Samedi 19 avril

Le samedi, nous atterrissons dans la matinée, prenons un pre-paid taxi au guichet à l’aéroport pour éviter de nous faire enquiquiner tous les deux mètres en sortant. Directement, on est dans l’ambiance à l’intérieur de cette vielle voiture rigolote. Nous nous rendons directement dans le quartier de Colaba pour dormir à la Red Shield Guest House, en gros l’ancienne croix rouge qui est devenue une guest house/ auberge de jeunesse, repaire des routards parmi les moins chers de Bombay et bon point de chute pour faire des rencontres sympathiques. « Salvation Army » (l’armée du salut) de son petit nom est situé dans la rue derrière le fameux Taj Mahal Palace, lui en front de mer (ce qui est très pratique pour indiquer aux taxis, qui ne connaissent pas forcément bien la ville, il faut leur montrer la route aha). Nous prenons un lit dans un dortoir chacun et partons à l’exploration du quartier de Colaba, profitant du coucher du soleil en trainant du côté des ports au sud de la péninsule.

Le Barbu qui porte les marques du voyage en avion sur son visage…

Le quartier de Colaba

La Californie ? Non, Mumbai !

Dimanche 20 avril

Nous partons à pied nous promener vers le quartier Churchgate, traversé par une coulée verte : c’est une immense étendue d’herbe bordées de grands arbres où des centaines d’hommes et adolescents jouent au cricket toute la journée. Autour, les rues sont remplies de bâtiments chargés d’histoire. L’architecture est un mélange de style gothique anglais témoignant du passé colonial et d’immeubles plus ou moins modernes, mais le tout s’articulant de manière harmonieuse, la végétation luxuriante y mettant son grain de sel. J’ai toujours aimé les villes où la végétation était très présente, où il y a de grands espaces qui « respirent » entre béton, macadam et pavés. Le sud de Mumbai présente ces caractéristiques entre immenses parcs, la mer qui l’entoure de part et d’autre et cette végétation qui s’immisce partout, fruit du climat tropical.

Nous découvrons le quartier de la gare Victoria, et nous faufilons dans les ruelles où nous croisons nos premières vaches sacrées indiennes. Là nous cherchons une boutique pour avoir une connexion internet, car notre amie Thali rencontrée en Indonésie nous avait parlé d’une amie à elle vivant à Mumbai. Et j’avais également le contact du bureau de mon travail dans la ville, où j’aurais pu prendre les conseils précieux d’une journaliste vivant ici. Nous finissons par la trouver, mais nous échouerons à mettre en place des rendez-vous…

Nous profitons de la gare pour aller réserver un billet de train pour partir vers le sud de Mumbai quelques jours plus tard. Ici, comme il s’agit d’une grande gare, les touristes étrangers disposent de quotas de place à réserver dans les trains. Ce ne sera pas aussi facile pendant le reste du voyage… à vrai dire, il s’agira là du seul train pour lequel nous aurons une réservation, tous les autres tickets seront pris à la dernière minute, et nous voyagerons en dernière classe sans siège attribué. Mais je vous en reparlerai !

Quartier Churchgate/ autour de la high court et de l’université

Mumbai

Mumbai architecture

20140515-F1060019Au sud de la ville s’étend des immenses terrains de cricket, occupés toute la journée même sous le cagnard

à la boutique internet, pour essayer de joindre notre amie qui a vécu à Mumbai et moi le bureau d’une collègue sur place

La célèbre gare gothique Victoria Station ! et « Municipal Corporation Building »

Scènes de vie devant la gare

Photos : Etienne au numérique

Photos : Le barbu au numérique

Nous visitons ensuite le Crawford Market, accompagnés d’un vieux monsieur. Le bâtiment de 1869 a été conçu par l’architecte britannique William Emerson et la drôle de fontaine au milieu de celui par le père de l’écrivain Rudyard Kippling, Lockwood Kipling (ces noms!!!). Il y a de tout là-dedans, des fruits, légumes, viande, poissons, épices, riz… et des animaux domestiques : poulets, lapins, chats, oiseaux, chiens ! Quelle surprise de trouver cet entassement d’animaux à côté des gens assis par terre qui rangent des mangues dans des caisses en bois remplies de paille.

Crawford Market

Photo numérique

La Sir Jamsetjee Jeejeebhoy School of Art

Fondée en 1857 par le riche philantrophiste Sir Jamsetjee Jeejebhoy, c’est la plus ancienne école d’art de la ville, aujourd’hui rattachée à l’université de Mumbai. Elle se situe entre la gare Victoria et le marché Crawford, un peu après le Times of India. Nous l’avons retrouvée un peu par hasard, car le Barbu l’avait visité lors de ses tribulations la première fois à Mumbai. Nous avons trouvé un trou dans le mur et nous sommes baladés dans les cours vides (c’était les vacances scolaires), admirant les sculptures, les bâtiments et les peintures sur les murs.

Photos : Etienne au numérique

Photos : le Barbu au numérique

Au fond de l’école, on trouve la maison natale de Kippling, l’auteur du livre de la jungle. C’est une belle demeure coloniale en bois… mais qui n’est apparemment pas très entretenue, dommage !

Après notre découverte de ce quartier et s’être fait refouler à l’entrée de l’Université de Mumbai (apparemment, il y avait un évènement), nous nous dirigeons vers la baie et Marine Drive. Sur la route, nous nous jetons affamés sur la terrasse fraiche du restaurant végétarien Shiv shagar. Je prendrais un Palak Paneer (épinards au fromage indien), un cheese garlic nan (galette fourrée au fromage et recouverte de morceaux d’ails et d’herbes – il existe la version butter cheese garlic nan, soit avec du beurre indien dessus, meilleure invention du monde) et de l’Aloo Jeera (des pommes de terre au cumin). Le tout accompagné d’un délicieux jus d’orange pressé. Bref, c’était juste parfait, le service était super mignon et attentionné donc je vous recommande bien sûr ce restaurant !

Black Bay et Marine Drive

Comme Mumbai est située sur une péninsule les limites de la ville se matérialisent souvent par d’immenses baies. Ici au sud-ouest, c’est la courbe de Black Bay qui dessine la ville et dévoile un petit morceau de son immensité. (Pour réaliser la véritable immensité de Mumbai, rien de tel que 50 minutes de taxi en prenant les voies rapides depuis les quartiers nord de la ville pour en avoir une idée). Marine Drive est la route bordée d’un large trottoir sur lequel on peut marcher le long de la baie. Je ne vous conseille pas de vous lancer dans une telle expédition au milieu de la journée car c’est très long et il y a très peu d’ombre. Au sud de la baie il y a des ports, et au nord-ouest on y trouve la fameuse plage de Chowpati Beach (on ne s’y baigne pas, mais elle constitue un lieu de promenade et de retrouvailles pour les habitants après le travail).
Mumbai marine drive black bay

Mumbai marine drive + parc

Photos numériques

Nous finissons par atterrir dans un petit parc vers Nariman Point, tout au sud de la péninsule. Des enfants qui jouaient au cricket viennent nous parler. Nous lézardons sur le gazon sec en nous déplaçant en même temps que les ombres des palmiers, avant de reprendre notre marche vers le quartier de Colaba où nous résidons.

Mumbai

Scènes de vies au Salvation Army

Le Barbu avait déjà résidé au Salvation Army lors de son premier voyage en Inde et avait très envie d’y retourner. Bien que je lui fasse confiance, avant d’avoir vu l’endroit, j’imaginais le pire aux vues du nom. (Il m’avait aussi parlé d’une fille qui s’était fait dévorer par des bed bugs, pas très rassurant). Finalement c’est un vieux bâtiment très sympathique avec un personnel accueillant, vêtu d’un uniforme rouge passé. Après une nuit un peu difficile en dortoir chacun de notre côté, nous avons fini par prendre une chambre double (ce qui n’est pas excessivement cher). Elle était très agréable, nous avions la vue sur le Taj Mahal Hotel et les très grands arbres en face de nous… en tout cas si je retourne à Mumbai, c’est le premier endroit vers lequel je me dirigerai en arrivant !

Nous y croisons un hongrois qui se laisse attirer par les sirènes de Bollywood (espérons qu’il ne se soit pas fait arnaquer), une portugaise très cool, un couple d’anglais avec qui nous trainerons quelques jours, des jeunes, des vieux, des asiatiques en goguette, des illuminés, des un peu moins. Heureusement pas trop de gens qui portent des sandales à scratchs. (tongs forever)

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Mumbai

Mumbai taj mahal palace

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Dimanche 20 avril

Exploration de la péninsule ouest : maison de gandhi, malabar hill et les jardin suspendus

Le dimanche, nous décidons de partir explorer le quartier de Malabar Hill. Après un trajet en taxi, nous commençons par nous mettre quelque chose sous la dent au resto Soam juste derrière Chowpatti Beach (sur un conseil  du guide du routard). C’est un peu cher (pour l’Inde) mais ils ont des plats vraiment délicieux ! Par contre le restaurant est très très climatisé, foulard indispensable sous peine d’angine en remettant les pieds dans la fournaise extérieure.

En déambulant dans la rue KM Munshi Rd, on s’est fait inviter par un indien à visiter le Sri Sri Radha Gopinath Mandir, un temple hindouiste (la Society For Krishna Consciousness). C’était vraiment fascinant. Des moines pieds nus ont voulu nous offrir un repas. Un monsieur du temple qui a essayé de nous expliquer des choses sur leurs croyances (sur Shiva, Krishna, l’origine de l’univers ect). J’ai eu l’impression de discuter avec mon voisin italien chercheur en mathématiques pures : tu saisis en gros mais en fait tu ne retiendras pas car ton cerveau n’est pas préparer pour absorber toutes ces infos. Que ça soit en français avec l’accent italien qu’en anglais avec l’accent indien.
Ensuite, après avoir acheté de l’eau, direction le musée dans la dernière résidence de Gandhi, à quelques blocs de là. La maison est très jolie et j’ai trouvé le musée intéressant et pas prise de tête pour mieux comprendre le parcours et l’histoire de cet homme légendaire. Après la visite, nous repartons en direction des jardins suspendus et de Malabar Hill, pour avoir une vue élevée sur cette ville dont on ne voit pas le bout.

Mumbai Promenade dans les rues derrière la maison de Gandhi

Mumbai

Les jardins suspendus

Nous continuons donc notre promenade en grimpant sur les hauteurs pour découvrir les jardins suspendus. Le nom laisse rêveur, mais il s’agit en fait d’un parc plutôt banal. Comme nous étions juste en pleine période sèche, les jardins l’étaient un peu également. Mais ce petit perchoir qui permet d’avoir une vue sur la ville et la baie apporte un peu de calme, à l’ombre des arbres.

Mumbai skyline

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Malabar Hill et Banganga

Le quartier de Malabar Hill est connu pour être celui où les stars de Bollywood vivent, sur les hauteurs et avec une vue époustouflante sur la ville. C’est le quartier le plus cher de la ville. Pas loin des jardins suspendus, à l’abri des regards se trouvent dans un parc de 218 km2 les tours du silence de la communauté Parsi. Cette communauté Perse zoroastrienne a jadis quitté la perse pour l’Inde à la suite de la conquête de leur territoire par les musulmans. L’Inde garantissant le « libre exercice » de toute religion, la communauté existe toujours même si la population parsie décroit à cause du fait qu’ils doivent se marier qu’entre eux  et refuser la conversion. Aujourd’hui la majorité des Parsis vivent à Mumbai et travaillent généralement dans l’administration et la culture. Pour citer quelques Parsi célèbres : la famille Tata, très célèbre (en Inde et dans le monde) et le chanteur de Queen, Freddie Mercury (pour en savoir plus).

Il est très agréable de se promener sur Malabar Hill car il y fait plus frais, les rues sont propres et la végétation y est encore plus luxuriante qu’ailleurs…

Mumbai Malabar hill Malabar hill 
Mumbai Malabar hill

Et lorsqu’on arrive en bas de la colline, on arrive vraisemblablement au « village » de Baganga : un Bombay « à l’ancienne » avec ses petites maisons et ses temples… mais un quartier qui contraste fortement avec Malabar. On se croirait vraiment dans un village indien et non la mégalopole !

Banganga Mumbai

L’impressionnant et très ancien « tank » de BagangaBanganga Mumbai

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Banganga MumbaiPhotos numériques du Barbu

Banganga MumbaiLes laveurs de linge « dobhi gat » du quartier de Banganga

Banganga MumbaiUn des temples du quartier de Banganga

Lundi 21 avril

Nous prenons le petit-déjeuner avec nos deux comparses britanniques en nous remettant de la soirée de la veille, avant de prendre un taxi pour nous rendre à la gare de Lokmaniak Tilak (que nous ne localisons pas sur la carte). Nous finissons par trouver un taxi qui sait où c’est. Après une loooongue course à travers les rues de Bombay et de ses quartiers moins connus, nous y voici. Nous réalisons alors que nous sommes les seuls occidentaux de la gare… ce qui nous vaut quelques regards curieux. Après avoir lâché un petit bakchich, nous pouvons nous installer dans la salle d’attente pour passager munis de billets de classe supérieure où il y a des FAUTEUILS ! (nous avons des billets en « sleeper » 2e classe, c’est-à-dire des banquettes en skaï bleu et des fenêtres sans vitre, mais l’assurance d’avoir une place assise et une banquette en hauteur pour dormir).  Nous attendons donc perchés sur ces gros fauteuils en cuir, regardant un rat qui se ballade dans la salle à la recherche de miettes, le monsieur qui ronfle sur son fauteuil, et les familles qui ont les moyens de se payer ces bons billets qui vont et viennent dans la pièce. Nous finissons par partir, comme le Barbu me l’avait promis, nous trouvons nos noms affichés sur une feuille collée à l’entrée de notre wagon (la joie d’avoir pu réserver) et embarquons donc à notre place. S’en suivront nos premières douze heures de train pour la petite ville de Gokana, au bord de l’océan indien et au sud de l’état de Goa….

Lokmaniak Tilak Devant la gare à perpette les oies

Vous êtes arrivés jusqu’ici ? Bravo ! (et merci)

Alors, qu’avez vous-pensé de ma vision de Mumbai ? Êtes vous surpris par rapport à ce que vous imaginiez ? Ou bien y êtes vous déjà allés ?

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Le temps s’est arrêté sur l’île de Gili Meno

By 3 octobre 2014 Indonésie, Photographie argentique, Voyage

Petit sanctuaire de calme et de beauté pas si caché que ça, cette petite île entouré d’un riche récif corallien était le parfait endroit pour nous remettre de nos courbatures de montagnards. Après notre ascension du volcan Rinjani, il m’a littéralement fallu trois jours avant que ceux-ci ne s’estompent, à grands renforts de massages de jambes sur la plage ! Le moindre petit dénivelé me faisait souffrir, j’arrivais à sentir des pentes indétectables à l’œil nu, même descendre une plage était devenu un calvaire ! (oui bon je devrais faire du sport un peu plus souvent). Nous avons donc trouvé refuge dans ce petit havre de paix délaissé par les véhicules à moteur au profit des gambettes, bicyclettes et petites calèches.

En débarquant sur l’île de Gili Meno, je traînasse avec des filles Suisses qui doivent régler un problème de sac échangé par inadvertance à la descente du bateau pendant que le barbu part à la recherche d’une hutte. D’emblée, le rythme se ralenti. Le fait de devoir tout faire à pied donne le ton : « hati hati* my friend » (*slowly slowly). Nous nous installons chez Oun, un drôle de personnage qui a construit des bengalows en dur dans son jardin. Du carrelage, un toit, des toilettes et lit constituerons notre modeste habitation pour les jours à venir. A la tombée de la nuit nous partageons une bière sur la terrasse avec Oun et le jeune homme hindou qui nous a mené à ces bungalows un peu confidentiels à l’époque (ils venaient d’être construits). Se réveiller avec les poulets, se faire offrir le petit déjeuner de fin de ramadan avec les enfants, découvrir les noix de cajou dans le jardin -sur l’anacardier-, parler de sa pêche du jour avec le patron feront partie de notre quotidien les dix jours qui allaient suivre. On s’est laissés prendre au piège doucereux de la vie à Gili Meno. Englués dans la tranquillité et toujours avide de découvrir des petits coins de l’île que nous n’aurions pas encore exploré. Aller boire la « coldest beer on the southern hemisphere » un soir sur deux avant le coucher du soleil chez le britannique Ranger Paul, son parc à oiseaux et son indécrottable bande son à base de Beatles. Rencontrer de chouettes gens : Oun et sa famille, Oukir notre hindou préféré, notre petit couple de hollandais, le prof de plongée et l’anglais qui se cherche. Croiser une mannequin parisienne que je reconnais des photos de Pauline. Râler sur les gens des îles voisines qui ne viennent que pour la journée faire du snorkeling. Se faire mal aux pieds sur les coraux. Se disputer pour un hamac. Chouiner quand je n’ai plus rien à lire. Chanter avec le Muezzin tous les jours. Engloutir des litres de milkshake banane et de sauce piquante indonésienne. Devenir des habitués des lieux. Se faire un resto « chic » habillés comme des pouilleux. Faire pipi la nuit dans une magnifique propriété privée. Marcher au clair de lune. Garder l’hôtel abandonné avec notre pote Oukir (dont c’est le travail). Ne jamais se lasser des couchers de soleil. Regarder de jeunes indonésiens surfer admirablement bien sur les quelques vagues qui viennent parfois caresser les côtes, narguant Gili Trawengan. Nager avec les tortues. Nourrir les poissons à la main.

Je dois reconnaître que si je me suis parfois ennuyée, j’ai pleuré comme un bébé qui ne veut pas partir de vacances la veille de notre départ de l’île.

Après tant d’émotions, il m’est impossible d’écrire un proper article. Laissons les photos parler : prises au Minolta 404si, à la sardina Lomo et à l’appareil sous-marin (on a mis de la pélicule portra dedans s’il vous plais – quand la peloche de base était épuisée)

Meno

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Le Mont Rinjani qui nous nargue, en arrière plan !F1020021

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Nous avons quand même passé un après-midi sur l’île de Gili Air… mais c’était trop « peuplé » à notre goût !
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Je dois quand même vous raconter le détail du départ de notre petite île chérie, après dix jours passés sur place. Alors que nous achetons les billets pour le bateau public pour rejoindre Lombok à l’aube, la queue s’intensifie et nous retrouvons en possessions de tickets de couleurs différentes. Ceux-ci serviront à déterminer dans quel bateau nous embarquons. Evidemment le nombre de tickets distribué par couleur est très inégal. Les responsables nous font donc embarquer par couleur dans un des trois bateaux : un est quasiment vide, un est rempli de façon « raisonnable » de personnes et de marchandises… et le notre. Qui n’est rempli ni raisonnablement de personnes ni de marchandises. Après avoir chargé notre embarquation plus que de raison, nous partons. La mer est un peu agitée et on ressent clairement que le poids de notre barque lourdement chargée n’est pas là pour aider. Assise à côté du conducteur, je le vois plusieurs fois laisser la conduite de cette barque infernale à son fils de 6 ans. Normal. Je dois avouer qu’avec le chti on était clairement en train de s’organiser à « vers quel côté nager si on coule, sachant que le courant à cet endroit là est très fort et peut nous emmener vers le large au lieu de vers l’ile de gili air… ». Mais grâce à un miracle divin (je ne crois en Dieux qu’à bord des bateaux indonésiens et des bus indiens, mais ceci est une autre histoire) nous voici arrivés à bon port !

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