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Le festival hippie Shambhala in your heart en Thaïlande

By 16 septembre 2016 Carnets de Voyage, Thaïlande, Vidéos

Quoi, comment ? Je n’ai toujours pas partagé de photos de nos 8 jours merveilleux au Shambhala in your heart festival au nord de la Thaïlande? Et bien écoutez, c’est septembre, je bosse comme une zinzin en Australie mais je suis zen comme jamais alors quoi de mieux pour partager de la zénitude que des morceaux de vie dans un festival hippie?

J’ai visitée mon amie Giselle, ancienne voisine institutrice de mes années Franc-Comtoises qui a une vie incroyable…. et qui s’est installée au nord de la Thaïlande à sa retraite car une amie avait une maison sous le coude et que ses copains japonais (elle a vécu quasiment une décennie au Japon et parle la langue de façon divine selon ses interlocuteurs) sont aussi installés dans le coin. On vient donc la visiter, et puis de fil en aiguille, ce petit festival vient sur le tapis… elle ne sait pas si elle veut y aller ou pas cette année.

Et puis la veille du départ, c’est décidé, on y va, nous voici à confectionner des gâteaux et moudre du café bio au pilon, le lendemain on a des péripéties de mini-bus à la Thai et des invités surprises mais malgré tout nous voici sur les routes tortueuses du nord de la Thaïlande. On arrive au lieu du festival, en pleine nature, environnement magnifique entre un ruisseau qui coule le long du site, une jolie montagne qui nous observe du haut de sa bosse, les buffles qui broutent tranquillement, le petit village et les sources chaudes… Que demander de plus ? On parvient à obtenir une petite tente cassée gratuite et quelques couvertures, nous organisons notre campement et fonçons aux sources chaudes! Dès le lendemain nous voici à notre petit stand café, ça permet de rencontrer du monde. Et puis c’est un tout petit festival, un joyeux mélange de la communauté japonaise organisatrice, des étrangers de tous coins (pensée à Chris notre inimitable sud-africain) ainsi qu’une bonne partie de thais, qui occupent d’ailleurs pas mal la scène, ou devrais-je dire le tipi.

La vie s’écoulait simplement, les cours de yoga d’Aya le matin au bord de la rivière, la nourriture délicieuse, peu couteuse (et souvent végane) sur les stands, notre petit commerce de café, les concerts de l’après-midi, un tour aux sources chaudes, les concerts du soir dans le grand tipi, la jam session de percussions avec le spectacle de feu (ça peut paraitre un peu cliché mais pourtant un couple était particulièrement talentueux!) pour finir avec des boeufs ça et là dans les tipis autour du feu…. de la fête endiablée et le tipi blindé aux fins de soirées avec une guitare qui se partage.

Nous avons passé quelque nuits rigolotes à nous endormir dans les tipis à même la natte avec nos couvertures, à découvrir une nouvelle scène à chaque oeil ouvert au gré de la nuit. Allant des copains japonais qui rigolent, du papi qui joue de la guitare, d’un mec qui dort en short de bain dans la fraicheur des nuits au mois de février, jusqu’à la fille qui éclaire le feu avec sa lampe torche ! On ne s’ennuie décidément pas, même en dormant. Nous avions prévu d’y rester quelques jours, mais nous avons fait la fermeture avant de nous rendre en stop jusqu’à la frontière Laotienne car nos droits de séjour thaïlandais arrivaient à leur fin… encore une sacré aventure!

Je remercie encore Gisèle de nous avoir accueillis et emmenés avec elle, définitivement un très beau souvenir.

Sélection de photos numériques, dont le but étant au mieux ici de collecter des souvenirs, en vrac comme elles ont décidé de s’afficher sur le blog, laissons à l’informatique sa part de liberté.

shambala-1(Oui oui ceci est végane ce sont des champignons. Inutile de vous dire que c’est juste incroyablement savoureux)

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Notre amie Raph qui raffole de ces petites brioches vapeurs fourrées aux haricots rouges, elle a même appris à les fabriquershambala-5

Session de l’après-midi.shambala-6

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La scène le soirshambala-9

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Ce monsieur est tout bonnement incroyable (Ben Murakami)shambala-20

Yannick le français en goguette et son accordéonshambala-19

Lecture aux sources chaudesshambala-18

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Petit déjeunershambhala-26

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La montagne qui nous surveilleshambhala-31

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à notre stand de café improviséshambhala-33

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Notre copain Pierrick s’essaie au Yogashambhala-30

Bon week-end à vous !

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Bécane & Pétrolette : le road-trip en vidéos

By 1 mai 2016 Bécane et Pétrolette, Laos, Vidéos, Vietnam

Je me suis bien amusée à filmer et monter nos aventures à deux roues lors de notre road-trip (voyage routier aha) en motocyclette du Vietnam au Cambodge en passant par le Laos… et un bout de Vietnam. J’ai donc décidé de publier un article que je mettrais à jours au fur et à mesure avec toutes les vidéos afin de pouvoir suivre et regarder cela un peu comme une « web-série ». Même si cela reste mon format habituel de vidéos : juste des paysages, des instants, des lumières… parfois du son. Le tout immortalisé par mon fidèle petit fuji x20.

Vous pourrez passer le générique en cliquant à 0:24 secondes 🙂

Episode 1 au nord du Vietnam : de Hanoi à la frontière laotienne


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Episode 2 : on descend le nord-est du Laos


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Episode 3 : du nord-est au centre, on essuie une tempête et sommes témoins de la déforestation massive du pays


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Episode 4 : on dirait le sud… et on on descend, on descend, et le carbure monte.


Lire l’article 1 et l’article 2

Episode 5 : deux semaines sur la merveilleuse île de Don Det au milieu du fleuve Mekong


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Episode 6, sous forme de « Vlog » : on innove pour cette étape qui nous emmène de Don Det à la frontière Vietnamienne… étape pleine de rebondissements !


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Episode 7, de retour au Vietnam !


Article à venir

Episode 8, une surprise bleutée nous attend au bout de la route


Article à venir

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Nagaland et Manipur : cahin-caha, glagla et poneys de polo

By 28 février 2016 Carnets de Voyage, Inde du nord, Vidéos

Et oui, après notre délicieuse semaine sur l’île de Majuli en Assam, nous avons repris la route en Inde du nord-est, toujours en direction de la Birmanie. Prochaine étape visée : l’état du Nagaland et ses tribus nagas.

Nos comparses de la guesthouse nous avaient parlé du Nagaland dont ils arrivaient et nous avaient donc conseillés de nous rendre à Saunali et prendre un Sumo pour le village de Mon dans les montagnes Nagas au nord de l’état. Les derniers arrivés de Mon à Majuli, Laura & Cornelius nous avaient également dit que la piste pour redescendre de Mon était très boueuse en raison de fortes pluies et que leur trajet avait été dangereux. Mais bon, pour moi le Nagaland, c’était resté coincé dans ma tête depuis qu’ils y avaient fait un tour dans l’émission de télé « Pekin Express » (même pas honte), donc je voulais aller voir (et pas que pour ça, je vous rassure !).

NE_RegionAvec une jolie carte, on comprend mieux ! (vous pouvez zoomer en cliquant sur la carte, cette fois l’action se situe dans l’est de l’Assam, le Nagaland et Manipur.

trajet
Notre trajet… expliqué ci-dessous.

Jour 1

Nous reprenons donc le ferry depuis l’île de Majuli, (rien de terrible pour nous, pas comme Brice), moi j’ai eu une place assise en bas tranquille, et Laura la Hollandaise m’a rejointe donc on a discuté tout le trajet. (Après nous le trajet a duré seulement une heure, je soupçonne le port de ferry d’avoir changé de place depuis le passage de Brice). Puis nous sautons dans le mini-bus jusqu’à Johrat. Marchons jusqu’à la gare de bus. Prenons un bus pour Sivasagar. Passons une nuit à Sivasagar.

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Jour 2

Le lendemain, première heure, nous prenons un bus pour Sonari.

Les paysages assamis sont magnifiques, avec les rizières, les forêts, les canaux et bassins d’irrigation, les rivières et les petits ponts en bambous pour rejoindre les maisons… les maisons de poupées en béton toutes colorées et rigolotes, les maisons traditionnelles en bambou tressé, les filets en carlin, les barrières en fin bambou coupé en deux puis assemblés en losanges ou carrés, les cultures de légumes bien organisées en petits carrés, les animaux qui vont et viennent librement.

Une fois à Saunali, nous nous hâtons de trouver un café internet pour encore, essayer de payer notre permis pour pouvoir passer la frontière avec le Myanmar… toujours sans succès, notre opérateur téléphonique Free étant bloqué dans ces états et nos banques envoyant des SMS pour confirmer le payement en ligne. Mais on a fini par trouver une solution ! Puis nous partons chercher la gare des sumos (jeep partagées) pour nous rendre à Mon, au Nagaland.

Nous marchons un kilomètres et demi jusque devant l’hôtel « seven sisters » où il y a un bureau pour booker les sumos et là : pas de véhicule, rien. Un mec est là au bureau des bookings et nous dit qu’il n’y a pas de sumos aujourd’hui, à cause d’un glissement de terrain, la route n’est pas praticable.

Demi-tour, donc.

Nous prenons cette fois un auto-rickshaw pour retourner à la gare des bus, attendons que le mini-bus se remplisse et retournons à Sivasagar où nous passerons une nouvelle nuit… et continuons à chercher un water-heater, notre nouvelle obsession depuis qu’Eric nous en a parlé à Majuli. On veut se faire du thé ! Malgré tout, on s’achète 200 grammes de thé d’Assam et une tasse en métal chacun.

On visite un peu Sivasagar, c’est une ville plutôt sympa avec cette immense bassin et ses temples.

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Jour 3 : on entre au Nagaland

Le lendemain matin, nous prenons un bus très tôt pour nous entrer au Nagaland par le sud (au milieu il n’y a pas vraiment de route empruntée par les transports en commun). Un premier bus pour retourner à Johrat puis un mini-bus pour aller jusqu’à Dimapur, à la frontière Assam-Nagaland (environ 5h de route depuis Johrat). La route est toujours jolie mais qu’est ce que ça tape les fesses ! A Dimapur nous trouvons un hôtel bon marché très bonne qualité prix, mais harcelée par trois moustique je fermerai à peine l’œil de la nuit.

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DimapurJ’ai été très intriguée par ces magasins d’armes (fermés ce jour là)Dimapur-1

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Jour 4 : vers l’infini et Kohima

Au petit matin, nous marchons dans la ville de Dimapur à la recherche de la gare de bus. Nous achetons nos places au guichet puis grimpons dans le bus, après avoir enfin trouvé quelqu’un pour mettre nos gros sacs sur le toit. Je m’installe devant où il y a une barre pour que mes genoux rentrent… et un autre passager du bus, qui lui est installé au fond vient me voir et commence à m’enquiquiner avec les numéros de place… et oui on a des numéros de sièges, première nouveauté en Inde. Et les nôtres sont tout au fond devant la banquette. Moi –qui n’ai pas dormi de la nuit et vient de me taper trois jours de bus tape-cul- je pète un peu une durite et mes nerfs commencent à fissurer mais vais quand même « m’installer » à cette place, en grommelant, furieuse.

Il faut dire que ce bus public Naga est pire que tous les autres transports en communs qu’on a eu avant au niveau confort. Des banquettes de trois sur le coté, un intérieur qui a l’air d’être tout en bois et la place des sièges prévus pour des gens qui font 1m30. Mes 1m81 sont durs à caser dans des espaces exigus comme cela (mais dans des cas comme ça je pense aux géants russes que l’on a rencontrés dans le Sumo pour Darjeeling et je me dis que mon cas n’est pas si pire). On fait donc la route : le goudron est correct, moins de trous qu’en Assam. Par contre c’est juste une succession de virages secs et nos compères indiens, comme toujours, s’en donnent à cœur joie par les fenêtres.

On arrive à Kohima, où la circulation est littéralement bloquée : les véhicules le moteur coupé à l’entrée de la ville. Après une heure de bouchons on fini donc par descendre du bus et finir la route à pied. Pour une fois, on a réservé un hôtel un peu « bien » (et au dessus de notre budget). C’est l’hôtel Heritage, qui est très charmant, avec son style d’époque coloniale… mais l’isolation est d’époque aussi. Traduction : on est à 1 200 m d’altitude au mois de décembre et ça caille sévère. Et il n’y a pas de « chauffage » vraiment dans ces coins là. C’est « extra-blanket » (couverture supplémentaire) et parfois petit radiateur électrique. Il y a vaguement le wi-fi à l’hôtel, quand il fonctionne… ce qui nous permet d’envoyer quelques mails et de discuter sur facebook mais gère plus. On se balade dans la ville le soir à la recherche d’un resto, amusés par les décorations de noël : et oui ils sont chrétiens au Nagaland, les missionnaires ont bien bossé…

Mais comme tout ferme à 19h on doit se rabattre à l’hôtel, heureusement le restaurant est délicieux !

Victoire du jour : on s’est fait offrir une passette à thé et du sucre au marché! Il ne nous manque plus que le fameux water-heater maintenant.

Kohima 1Vue sur la ville, toute en collinesKohima 5

Kohima 4

Kohima 2

Kohima 3Une magnifique crèche 😀Kohima 6Des décorations de noël

Kohima 7à l’hôtel (c’est une fausse tête de buffle, je vous rassure)

Jour 5

Notre jeune de l’accueil de l’hôtel Heritage nous aide à chercher un autre hôtel (trop sympa), ayant jusqu’à emmener le Chti sur sa moto jusqu’à un autre établissement… mais soit les numéros de téléphones ne fonctionnent pas, soit ils ne répondent pas, soit les hôtels sont fermes pour les fêtes (merci les chrétiens). On finira donc par se rabattre par une option chère, après s’être renseignés à la gare des bus et à l’internet café sur Imphal et l’état du Manipur (plus au sud) car c’est là que nous irons demain !

L’hôtel que l’on a réservé se trouve être en fait loin de tout et trop cher pour ce que c’est mais ça dépanne. Quand on est en galère, on est en galère hein. Kohima a l’air d’une ville très sympa, très jeune mais comme elle est sur des collines et complètement congestionnée par les bouchons permanents c’est quasi-impossible de la visiter en voiture/bus… ou à pieds (très grand !!). Et en décembre, il fait froid : entre -1°C à 15°C pour nous en fin de mois de décembre.

Kohima 10

Jour 6

Nous revoici dans un Sumo. Puis dans les bouchons. Puis sur des pistes de cailloux, représentée sur la carte comme la route principale. Et oui la pauvreté et la corruption ici ne se mesurent pas à l’habillement des gens mais celui des routes. Le Sumo nous dépose à un poste à la frontière avec Manipur. A partir de ce moment nous croiseront une quantité infinie de convois militaires et de militaires en armes patrouillant au bord de la route. Avec un jeune qui nous aide à nous dépêtrer de la situation « d’au bord de la route » à « dans un bus », nous prenons un taxi collectif qu’il a appelé, puis sautons dans le bus qui démarre presto. La route n’est pas mieux et on est sur la banquette, mais mon voisin de bus, un prof d’économie très curieux me fait la conversation et il est très intéressant.

Nous arrivons à Imphal à la tombée de la nuit et nous faisons déposer par le bus dans un coin où il y a plusieurs hôtels. L’hôtel Imphal qui était sensé être l’établissement du gouvernement avec des chambres pas chères a été racheté par la chaine de luxe « hotels Classic ». Donc notre bon plan tombe à l’eau. Nous visitons toutes les chambres aux environs et finissons par nous rabattre sur l’hôtel Tampha (nouveau bâtiment, pas l’ancien), 900 roupie la chambre simple avec grand lit, eau chaude, et télé branchée sur le câble pour une double occupation. On y restera quelques jours, même si c’est au dessus de notre budget (encore) mais ça fait une semaine que l’on bouge et on est un peu KO.

Imphal 1Des rues d’ImphalImphal 2

Imphal 5

Imphal 4

Imphal 3

Jour 7 à 12

Repos des voyageors à Imphal. Je parviens à finir mon article sur Kolkata dans un cybercafé sous-terrain, on trouve le water-heater (VICTOIRE!) et buvons des tas de thé tous les jours en mangeant des cookies vegan aux cramberies que j’ai trouvé et en regardant les chaines de cinéma (blockbusters) en anglais.

Dans l’état de Manipur, le tourisme se limite à Imphal, la ville dans la montagne de Ukrul (mais ça caille), le Loktak lake, quelques cascades et grottes dans des coins reculés, un barrage et voilà. D’un côté le tourisme n’a pas été favorisé par les problèmes avec la frontière Birmane au début mais surtout les troubles tribaux : certaines ethnies veulent leurs indépendances et d’autres tribus se battent entres elles. D’où l’omniprésence des militaires dans l’état. Nous on a pas ressenti de tension particulières chez les gens mais c’est en quittant l’état que l’on a fait face à des contrôles routiers tout le temps mais vraiment et dans un village j’ai aperçu une banderole « pour une paix tribale » avec des photos de personnes soulignées comme des « martyrs tribaux ». Mais c’est tout, rien de terrible ni d’effrayant, les gens étaient plutôt curieux et content de nous voir en général.

Nous passerons Noël en allant manger dans l’hôtel « le plus chic » de la ville, mais au final la bouffe, rien d’extraordinaire, mais on a bien rigolé ! (sachant que notre diner de Noël « extrêmement cher » selon nos critères indien et notre mini-budget nous a en fait couté moins de 10€ !)

Manipur-29Les douves autour du palais royal étaient en cours de rénovation, ils vidaient l’eau ce qui a donné lieu a une pêche sans relache des habitants avec des carlin, ces filets si caractéristiques.Manipur-28

Manipur-27Les portes du palais royal Manipur-34

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Manipur-30Notre petite chambre dans laquelle on est resté bien longtempsManipur-26

On a décidé de rester à Imphal jusqu’au dimanche car il y a une compétition de Polo qui démarre à ce moment là, sur le Mapal Kangjeibung, le plus ancien stade de Polo au monde.

Le polo, c’est ce jeu à cheval avec une sorte de batte comme au croquet mais plus long, une petite balle et deux buts. C’est dans cet état indien que les anglais ont découvert ce jeu. Ce n’est pas compliqué à comprendre et très divertissant à regarder.

J’avais entendu dire que le polo avait une réputation de sport violent pour les chevaux qui étaient épuisés à galoper dans tous les sens et qui se prenaient parfois des coups de crosse au passage. Mais bon de ce que j’en ai vu, ce n’est pas plus violent que du saut d’obstacle, du cross ou même du dressage. Les poneys sont sur le plat et galopent dans un champs immense. Cependant ils doivent faire des demis-tours serrés mais si vous avez déjà vu des chevaux dans un pré galoper comme des dératés ils font aussi des demi-tour de folies quand ils arrivent aux barrières, ou sur leur copain etc. Donc à part quand les cavaliers sont des gros bourrins et cravachent leurs poneys comme des dératés, le reste du temps j’ai trouvé que c’était un sport plutôt soft, et qui a l’air techniquement compliqué : taper une balle avec une crosse au grand galop et un mec qui te coince de chaque côté franchement ça ne me paraît pas simple. Les règles du jeu se rapportent en majorité à la sécurité des montures et des cavaliers. Pour éviter tout risque de collision entre les chevaux il est par exemple interdit de couper la « ligne de balle » d’un joueur en train de la pousser, il faut venir parallèlement pour tenter de lui prendre. C’est un jeu qui exige stratégie, rapidité, précision et fair play.

Vous pouvez en apprendre plus sur la race de poneys de Manipur, actuellement « en danger critique d’extinction » sur la page Wikipédia en français, plutôt complète ou cette page en anglais.

Manipur-25Lever de drapeau, la semaine de compétition peut commencer

Manipur-24Les photos avec les officiels

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L’arbitre, à cheval lui aussiManipur-17L’après match, des enfants s’entrainent avec les poneys entrés en fin de jeuManipur-16

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Manipur-14Et oui il monte en chaussettes-claquettes, Kirghize style !Manipur-13

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Jour 13

Attention, action, on bouge ! Vous sentez le nouveau fail arriver ? Le voici.

Nous partons au Loktak Lake, à 45 km au sud d’Imphal. Environ deux heures de route en théorie. Mais notre bus tombe en panne après 45 mn de route ! Quel dommage ! Nous voici donc au bord de la route à essayer d’arrêter un véhicule. Après 20 bonnes minutes nous pouvons grimper dans un bus qui se rend à Bishnupur, la ville à mi-chemin. A Bishnupur nous prenons un mini-bus pour Moirang qui nous pousse jusqu’au lac. Une fois au lac il n’y a que l’hôtel de luxe de la chaine du Classic (encore eux) qui a l’air charmant, donnant sur le lac, parfait pour observer les oiseaux migrateurs. Mais c’est très au dessus de notre budget et complet jusqu’au 31 décembre. Retour à Moirang. Il y a un autre hôtel dans la ville, le Lake View Hotel (qui est à plusieurs km du lac et donne sur une route)… et là, vraiment trop cher pour ce que c’est !! Dépités, on ne sait plus quoi faire, on va manger dans une cantine et restons les bras ballants. On avait prévu de passer une semaine à se reposer au bord du lac. Du coup on prend un auto-rickshaw pour retourner au centre ville, grimpons dans un mini-bus et retournons à Imphal. En passant à côté du stade de Polo, nous remarquons qu’il y a des matches et finissons donc cette journée à regarder le polo en grignotant du pop-corn.

C’est décidé, demain nous allons à Agartala dans l’état de Tripura. Deux jours de route en jeep partagée (12h-14/jour) pour une semaine sur place mais nous n’allons pas passer 10 jours à regarder le polo et la télé à Imphal ! 😀

En conclusion : le Meghalaya et l’Assam auront été super facile et agréable pour nous, on aura bien galéré avec le Nagaland et Manipur. Ce n’est pas que tout est compliqué… mais que rien n’est simple ! Mais le Nagaland doit définitivement valoir le coup à des saisons plus propices.

Manipur-7Le vendeur de jus d’ananas

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Majuli, ma Jolie. L’île sur le Brahmapoutre.

By 13 février 2016 Carnets de Voyage, Inde du nord, Vidéos

Majuli, elle nous a bien eu.

Cette île fluviale, la deuxième plus vaste au monde se situe sur le tumultueux Brahmapoutre dans l’état Indien de l’Assam, dans les états du Nord est du pays. Ce fleuve vient du Tibet et se jette dans un fleuve au Bangladesh avec avoir fait quelques demi-tours, et grignote inlassablement les bordures sablonneuses de l’île de Majuli, qui a déjà perdu une part très importante de sa superficie. Elle est connue pour abriter les Satras, les seuls monastères hindouistes du pays (si les bouddhistes et les chrétiens ont des monastères ce n’est normalement pas le cas des hindous). En plus de cette spécificité culturelle, l’île est habitée par pas moins de trois tribus différentes (mais qui se sont bien mélangés au cours du temps) et ses paysages où paisse le bétail de ces braves gens sont visités par de centaines d’espèces d’oiseaux. Il y a bien quelques routes goudronnées, mais cela ne ressemble pas beaucoup à l’Inde que l’on a l’habitude de voir : bruyante de klaxons et rues sales, bien au contraire. La plupart des gens se déplacent avec les vieux vélos indiens qui grincent, quelques motos et scooter ou les transports en commun.

Comme nous venions de décider que finalement nous n’irions pas au parc naturel de Kaziranga, notre expérience à Bardia au Népal nous ayant suffi, nous avions donc tout notre temps pour visiter l’île et se reposer.

Notre arrivée fut parfaite : parfois on a des rouages qui coincent, des nuages devant la montagne qu’on est venus voir, le train qui a trois heures de retard, nous qui descendons à la mauvaise gare, le bus qui ne passe pas le dimanche… et parfois tout roule !

Map MAJULI
Map Majuli 2

From Meghalaya to Assam

Nous quittons le merveilleux village de Snongpeng tout au sud du Meghalaya dans un Sumo jaune, ces jeeps collectives qui vont directement à la ville de Shillong, à deux heures et demi de route. Nous nous sommes réveillés une demi-heure trop tôt car après m’être rendu compte que le téléphone s’était mis au fuseau horaire du Bangladesh j’ai oublié de le remettre à l’heure indienne on a donc attendu un moment avec les poules devant le stand des jeeps, à 5h30 du matin ! Mais peu importe, à peine arrivés à Shillong, nous trouvons un autre Sumo pour Guwahati, la grande ville en Assam où nous pourrons prendre un train pour se rapprocher de notre destination. Des samossas, des oranges et les places avant de la jeep (grand luxe, vous dis-je !) et nous voici sur la voie rapide meghalayenne. Si l’on passe une heure dans les bouchons en arrivant à Guwahati, rien ne peut atteindre notre moral car nous avons gouté de l’ananas local lors d’une pause routière, dont une version avec du piment et mama mia rien que d’y penser je salive.

A Guwahati, nous parvenons finalement à trouver le bureau pour acheter ses tickets de trains (qui n’est pas dans la gare même mais un peu plus loin dans la rue devant la gare) et grâce à la file spéciale pour les vieux, les héros de l’armée, les femmes et les étrangers nous voici avec deux tickets pour un train le soir même ! On est en waiting list mais cette fois-ci nous avons les rangs 5 et 6 ce qui est plus encourageant que la dernière fois où nous étions 32iemes… Nous partons donc gaiment nous occuper de nos problèmes de payement pour notre permis Birman, manger des trucs délicieux comme d’habitude et nous revoici à la gare à attendre notre train. J’ai reçu un texto des chemins de fers indiens mais pas très bien compris. Et la réponse à notre waiting-list se trouve sur un mur d’écran.

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Et oui tout en bas, en bleu, c’est nous… mais on a le même siège 😛Majuli-77

En fait la Indian Railway prépare ses « charts » (listes de passagers) quelques heures avant le début du train. Ainsi, certaines personnes en Waiting List peuvent remonter si des tickets ont été annules, et certaines personnes peuvent essayer d’acheter des tickets de dernière minutes à partir de ce moment là. Sur notre écran, on est tout à la fin de la liste, les seuls noms en bleu : un monsieur nous explique qu’on est validés mais que l’on a qu’une seule couchette à se partager. C’est mieux que rien !

Une fois dans le train il se trouve que des passagers manquent à l’appel et nous aurons finalement chacun notre couchette avec petit oreiller, drap et couverture (et vitre aux fenêtres !). C’est ma première fois en train indien dans cette classe (3AC) d’ordinaire je voyage en sleeper ou en dernière classe sans siège attribuée, cette nuit là c’est grand luxe pour moi, je dormirai comme un bébé.

Arrivés à Johrat nous ne nous trompons pas de gare et marchons jusqu’à trouver un mini-bus collectif qui nous conduit jusqu’au port des ferry et miracle nous arrivons 20 mn avant le départ de celui-ci. Toutes les places assises sont libres nous allons donc nous installer sur le toit, la vue y est meilleure qui plus est. Après une petite heure de navigation nous débarquons, sautons dans un bus qui nous dépose pile à côté de la guesthouse où l’on voulait aller, nous arrivons et miracle, une chambre vient de se libérer ! Nous voici donc installés pour une semaine entourée d’une joyeuse troupe d’aventuriers plus tous jeunes mais toujours aussi vaillants. Nous passerons de belles soirées à refaire le monde et discuter voyage autour de nos carafes d’alcool de riz fait maison…

La grande forme sur le toit du ferry !Majuli-75

Le calme de Majuli

L’île est un véritable écrin de calme et de nature. On se réveille au chant des oiseaux avec la brume matinale, attendant que le soleil vienne percer cette couche fraiche, puis partons nous délecter de la nourriture Assamie.

Première exploration en vélo indien : ça grince, ça fait mal aux fesses mais c’est tellement agréable de rouler dans des allées de bambous ou la route entourée de champs de riz, d’étangs, de maisons en bambous sur pilotis… tout simplement charmant. On retrouve sur l’île notre israélien que l’on avait rencontré à Cherapunjee et deux amis à lui, on fait bonne pitance dans un petit restaurant, lui aussi excellent. Je dois dire qu’après une semaine sur l’île je ne sais pas si ce sont les gens d’ici qui cuisinent très bien ou si c’est la cuisine de l’Assam en général qui est excellente. Ce sont peut-être nos derniers plats vraiment « indiens » avant le Myanmar car par la suite nous seront dans les états de Nagaland et Manipur où la culture est plus tribale / christianisée qu’indienne et ils ne mangent pas les mêmes choses. On peut y trouver du rat et du chien au menu apparemment.

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Riding, nez au vent, à manœuvrer entre les bosses, mon jouet d’anniversaire, ce puissant scooter rouge loué pour l’occasion. Pousser la machine sur les lignes droites goudronnées couronnées de bambous. Surprendre les indiens qui n’ont pas trop l’habitude de voir les gonzesses conduire leur Barbu. J’ai mis du rouge a lèvres exprès et ça fonctionne, on ne passe pas inaperçus. Etape suivante, la moto : je viens de saisir où ils ont rangé les vitesses, l’embrayage et le frein, un peu de pratique et ça devrait rouler tout seul.

Faire des kilomètres, s’arrêter au bazar, se régaler d’un dal/patates/chapati/pickle pour 20 rp chacun, reprendre la route tourner de ci de là, se perdre dans les villages traditionnels, se retrouvé embourbé en scooter au milieu d’une rizière mais dépatouillés sur les conseils d’une mamie. Caresser un chevreau, admirer le paysage : ici un poney qui broute au milieu d’une étendue de fleurs jaunes, là des étendues d’eau bleue parsemée de massifs de plantes flottantes.

S’arrêter observer les oiseaux de Majuli : ici un martin pêcheur bleu vif, là des cigogne, des cormorans et autres oiseaux d’eaux, oh un rapace immense ! Sans parler de ces drôles d’oiseaux à l’envergure impressionnante. Des petits verts fluo… comme toujours, ces drôles de menâtes et là le clou du spectacle, posé sur un but de football, un gros oiseau tout rond orné de bleu, vert et violet ! Mais n’oublions pas les chauves souris géantes, des frugivores vraiment mignonnes qui dévorent les bananes. Oui mignonnes : je suis restée captivée de longues minutes devant ce petit animal à la bouille d’ours en peluche, ses grands yeux ronds brillants, deux petites oreilles triangulaires qui gigotent quand on parle et de la banane au bout du museau. Je vous jure, bien plus mignon qu’un écureuil.

L’île de Majuli regorge de particularités culturelles et a une histoire riche. Une de ces particularité ce sont les Satras, des monastères pour Hindous. Normalement il y a des monastères bouddhistes, ou chrétiens mais hindous ça n’existe pas… sauf ici !

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Logement :

Nous avons passé une semaine en face de La maison de Ananda, dans une grande hutte en Bambou tenue par l’adorable Monjit. Pour une chambre avec deux lits (un double + un simple), avec sdb attenante et moustiquaires on a payé 500 Rp/nuit. Le seau d’eau chaude était à 20 Rp et il est possible de diner sur place, c’est très sympathique de retrouver les autres occupants mais en général nous allions manger à l’extérieur, deux fois moins cher et toujours délicieux ! (la nourriture assamie est ma nouvelle préférée de l’Inde).

Pour réserver (je conseille vivement) voici les numéros (ceux des guides n’ayant donné à rien). Monjit : 99 57 18 63 56 / Mohendra : 95 08 79 05 87 /mail : monjitrison@yahoo.in

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Big kisses to all my Majuli friends ! 😉

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Meghalaya #2 : la cristalline rivière Umngot

By 8 février 2016 Carnets de Voyage, Inde du nord, Vidéos

Après nos quelques jours à Cherrapunjee et nos explorations dans la jungle à la découverte des ponts en racines, nous retournons à Shillong la capitale du petit état du Meghalaya, tout au nord-est de l’Inde. De là, nous reprendrons un Sumo (jeep partagée) pour découvrir la rivière Umngot à Dawki, ville frontalière avec le Bangladesh. Nous avons juste vu quelques images des eaux transparentes de cette rivière et nous n’avons pas pu résister à l’idée d’aller nous aventurer là-bas.

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Dimanche 6 décembre 2015 : De Cherrapunjee à Dawki

Jour de trajet. Après un café au soleil avec Anette, la dame danoise qui s’occupe de l’hostel By The Way à Cherapunjee pendant l’absence d’Heprit, nous prenons la route avec Simon le suisse jusqu’à Shillong. Si l’on ne met pas trop de temps à remplir la jeep et partir de Cherrapunjee, une fois à Shillong ce n’est pas la même. C’est dimanche, et on poireaute deux heures et demie avant que la jeep pour Dawki soit remplie. Après deux heures et demies supplémentaires de routes à virages au milieux de paysages splendides, nous descendons la montagne et admirons plus près que jamais les plaines du Bangladesh. Nous traversons la fameuse rivière Umngot qui tient ses promesses : l’eau est vraiment cristalline ! Au moment d’entrer dans le village nous apercevons les cousins, nos deux compères indiens qui étaient aussi chez Byron à Nangriat. Ils nous disent qu’ils n’ont pas trouvé d’endroit pour dormir et repartent à Shillong, mais eux ont quand même passé la journée ici.

Nous allons nous mettre quelque chose sous la dent accompagné par un jeune homme qui dit vouloir nous aider mais à part débiter un flux de paroles plus ou moins cohérentes il ne se montre pas vraiment utile dans notre quête d’informations. Le patron du restaurant nous glisse qu’il est saoul, qu’il faut arrêter de lui parler et donne des infos au Barbu. Moi je poiraute avec les sacs et le poivrot. On cherche un véhicule pour aller au village de Snongpend (pronconcez Snongue-prleng). Il est situé plus haut sur la rivière dont nous a parlé la dame de l’office du tourisme et notre cher Along à Cherrapunjee. Mais c’est dimanche, peu de véhicule, une voiture part, déjà chargée à craquer. Le Chti va donc, sur le conseil d’un petit vieux avisé, à la resthouse du gouvernement, une maison verte au dessus de la route après moultes marches.

Where do you come from ?

Do you have a passport ?

(il grogne). OK. You can stay.

Une fois les sacs déposés dans la chambre, nous nous dépêchons pour ne pas manquer le coucher de soleil sur la rivière Umngot mais c’est juste ! Au bord de l’eau il y a des dizaines de barques fines en bois. Un monsieur s’assoit à coté de nous, discute, nous propose de louer sa barque, il va faire nuit donc non, il rediscute. Et nous dit que la frontière du Bengladesh est « juste là ». Il peut nous emmener. Je pense qu’il entend qu’il faut traverser la rivière mais non… il nous emmène à côté des barques. Il y a deux militaires, un en armes.

« Le cailloux là, c’est la frontière ».

Une photo publiée par RORYYYY (@roryofroom) le

Coucher de soleil sur le Bangladesh et la rivière UmngotDawki-1

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Le supérieur des militaires discute avec nous, nous dit que l’on peut aller acheter des « snacks » aux bengalis amassés là avec leurs petits stands. Ils nous accueillent avec d’immenses sourires et nous font gouter de sortes de grosses cerises confites mais salées et pimentées, on leur prend un cornet et repassons de l’autre côté du caillou. Les militaires veulent prendre des photos avec nous, et sont ravis de nous parler. Le chef nous accompagne ensuite au « centre ville » et nous indique un restaurant ouvert le dimanche (et oui, le Meghalaya est majoritairement Chrétien, les missionnaires s’en sont donnés à cœur joie, même si certaines personnes dans les villages sont restées animistes). On va boire un thé chez le premier restaurant et remercier le patron pour son aide, puis nous installons dans la rue en attendant d’avoir faim. Le chef des militaires repasse par là, et un autre poivrot se jette sur nous. Son acolyte, qui ne tient vraiment plus debout chante accroupi près du fossé. Après de multiples assauts du premier brave homme imbibé qui veut que l’on aille chez lui, nous finissons par nous échapper en allant au restaurant. Pas vraiment de choix, d’autant plus quand on ne mange pas de viande : ça sera riz et dal (lentilles au cumin) et chana (poids chiches). Dans le coin je risque d’avoir un régime basique. Le Barbu a droit à un bout de poisson frit qui n’a absolument aucun gout (d’ailleurs au début il ne savait que c’était du poisson). Mais le Dal, le Chana et les piments sont bien bon !

Alors que l’on s’assoit sur un muret devant la government resthouse, quelqu’un saute subitement sur le Barbu… oh non, notre poivrot est de retour. A un moment, mon Chti lui dit en français :

«C’est bon t’as fini de me toucher avec tes mains sales là ? »

Et l’autre qui répond, au tac au tac :

« No ! »

Evidemment, on se marre. Je rentre à la chambre, « surveillée » par le moustachu méfiant, et protégée par des barreaux partout. Une protection contre les imbibés de l’alcool du coin? En tous cas ce village fait très « western ». Demain, ça sera lundi, et on trouvera une voiture pour aller à Snongpdeng.

 

Lundi 7 décembre 2015 : Snongdpeng

Taxi trouvé, malgré un chauffeur qui essaye de nous entuber sur le prix. La route se couvre progressivement de bosses, trous, cailloux. Nous arrivons en cahotant au village après avoir perdu une fesse dans la bataille et nous trouvons devant un plan : apparemment il y aurait un homestay en bas du village, juste au bord de la rivière Umngot et un autre au bord de la route. Pas d’hésitations ! Nous traversons le village par des petites allées bétonnées et escaliers, c’est tout à fait charmant il y a même des chainettes le long du chemin. Les habitants des jolies maisons, certaines en béton coloré, d’autres en bois, nous saluent, les enfants nous gratifient de sonnants « HELLOOO ! Bye Bye ! » et nous finissons par trouver le homestay, une cabane en bois toute neuve sur deux étages. C’est mignon comme tout. On négocie avec le patron et nous voici installés pour trois ou quatre nuits. Alors que sa femme change les draps et passe un coup de balais, voici une poule qui sort de la chambre en gloussant, le balais à ses trousses ! Elles s’envole depuis le balcon et la femme sort la tête de la chambre avec deux œufs dans les mains. Voici qui n’est pas commun. Le Barbu qui est parti faire un tour dans les environs en revient enchanté, et nous allons manger un riz-chana-thé (ce que je suppose être notre régime pour les jours à venir) au petit tea stall au bord de la rivière.

L’après midi, il partira en exploration avec sa canne à pêche et se trouvera une jeune accolyte qui le déposera en barque avant d’aller jouer au foot avec les ados du villages tandis que je me reposerai puis irai faire une lessive dans un bras de rivière. J’ai rarement vu aussi belle machine à laver.

Le villageUmngot mobile-6

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La rivière Umngot <3Dawki-4

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Le riz, les poids chiches (chana) et les piments grillés… un délice !Dawki-29

Le soir, nous allons voir le match de foot au village. Il y a 30 à 34 joueurs sur le terrain sur un petit champs, c’est plutôt comique. Puis, lorsque la nuit tombe, nouveau riz-chana-piments-thé mais cette fois au thé stall au bord de la route, au son de la musique jouée par les voitures des jeunes qui font taxi. Au Meghalaya les gens parlent plutôt bien anglais, car ils n’apprennent pas l’Hindi à l’école, mais le Khasi (la langue locale) et l’anglais. On peut donc discuter facilement avec les autres clients ce soir là.

Une fois au lit, nous sommes surpris d’entendre des chants… ça doit être à l’église, mais des chants d’église au coucher on n’avait encore jamais vu.

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Mardi 8 décembre 2015 : Où est Wanti ?

Le vent souffle toujours ce matin. Je me réveille au son des cocoricos. Petit déjeuner au tea stall, journée toute en lenteur. Les enfants nous saluent, les femmes sourient, on discute. L’après-midi, nous devons retrouver Wanti pour qu’il nous emmène plus haut sur la rivière Umngot avec sa barque, vers les « rapides ». Mais il est introuvable… Sa mère nous dit qu’il est parti de l’autre côté, sur la plage vers les tentes canadiennes, pour aller couper du bois. On l’attend sur la plage. Il est 15h, le soleil a arrêté de cogné, il est passé derrière la colline. Je me plonge dans mon bouquin, assise sur un rocher, puis voilà son cousin qui arrive. Il fait de grands signe au Barbu et lui dit d’attendre. Quelques instants plus tard, voici Wanti qui arrive. Ils déchargent l’embarcation de son bois et de fruits de palme, puis nous dit de grimper. Nous voici en train de glisser sur cette eau sans remous, et dont on voit le fond. Cela doit être encore plus impressionnant avec le plein soleil. J’observe les poissons, les plages au bord de la rivière, la forêt dense et toutes ces formes de feuilles qui se mêlent. Le bateau avance lentement, à la rame. Après une bonne vingtaine de minutes, nous atteignons la petite chute d’eau entourée de gros rocher. Nous débarquons et escaladons ces immenses blocs pour trouver un coin propice à la pêche. Il s’agit d’un gros caillou au milieu de la rivière. Pour le rejoindre, il faut marcher sur un tronc d’arbre et escalader des bambous installés là, le tout au milieu d’un fort courant. De là, nous pouvons voir des poissons énormes… mais peu intéressés par des leurres en plastique, heureusement pour eux. S’ils sont devenus aussi gros, c’est surement car il sont assez malins pour ne pas se faire attraper par les nombreux pêcheurs du villages qui posent des lignes partout !

Nos deux jeunes amis nous abandonnent pour aller jouer au foot, et disent qu’ils viendront nous chercher dans une heure. Il ne vont pas nous la faire à la guide kirghize, Wanti était bien venu rechercher le Barbu la veille.

Je me trouve un bon rocher pour reprendre ma lecture, puis commence à avoir froid. L’humidité de la rivière et la nuit tombante n’y sont pas pour rien. Notre Chti national, lui, a trouvé un nouveau rocher d’où sauter. Pour le hisser de l’eau depuis les roches glissantes, je dois le tirer avec un bâton, notre équipée fonctionne bien. Nos amis arrivent avec la tombée de la nuit. C’est donc dans la quasi obscurité que nous ferons notre retour. Lumière basse et eau noires. Quelques pêcheurs avec des lampes. Des mots échangés en Khasi de barque à barque. Débarquer dans le noir à la lueur du téléphone, en prenant garde de ne pas glisser sur les rochers.

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Ce soir, nous avons accepté de prendre à manger au homestay. Vers 18h30 (il fait déjà nuit noire) la mamie et sa fille arrivent les bras chargés de plats. Du riz, du chou et des patates cuisinés, du dal aux fleurs de bananiers, du pickle maison et des carottes et concombres crus découpés. Un régal ! Et nous pouvons nous resservir deux fois. Après quelques jours de régime riz-chana, un peu de diversité nous ravi l’estomac !! C’est le ventre bien bombé que nous irons nous abriter du vent sous les couvertures.

Mercredi 9 décembre 2015 : barque-stop

Cocoricos. Vent. Faim de loup. Nous partons faire la tournée des tea stall afin de remplir nos estomacs vides. Grosse portion de riz-chana pour moi, biscuits secs trempés dans le thé au lait pour le Chti. Miettes dans la barbe. Ronchonchons.

Nous redescendons dans le village nous fournir en provisions pour éviter les matins affamés et faisons une pause au bord de la rivière, suivi par le chien pouilleux et un grand noir et fauve. L’eau est verte, turquoise, toujours aussi translucide. On observe poissons et têtards. Un peu plus haut, une femme fait la lessive. En face, des jeunes et leurs paniers s’enfoncent dans la jungle pour aller y couper du bois. Le vent, qui s’est calmé, fait danser les bambous.

J’ouvre la porte de la chambre et y déloge une fois encore la poule rousse qui aime bien pondre sur le lit de droite. D’un « cot cot codec » outré, elle ne demande pas son reste et prend la poudre d’escampette par la porte d’entrée.

Aujourd’hui, on part en excursion sur la rivière Umngot. Dans notre tea stall préféré nous trouvons une bonne âme qui accepte de nous déposer sur une plage en échange de son riz-chana et de son thé du matin. Il nous dépose donc sur une rive, le Chti s’active à débusquer les poissons Khasis tandis ce que je fais un brin de lessive sur un caillou, entourée de gros têtards et alvins. Une petite chienne rousse s’approche et vient dormir non loin de moi, mais pas trop près quand même, on ne sait jamais ! Après notre pique nique dans les feuilles de bananier, on est un peu trop à l’ombre de ce côté ci de la rivière. C’est le moment que choisi un bateau avec trois adolescents dedans pour passer devant nous. A renforts de grands signes on parvient à se faire embarquer et déposer un peu plus loin sur l’autre rive. On a du caillou à escalader, c’est sérieux. Mais le Barbu fini par trouver la plage où il voulait aller et s’en va a ses occupations pendant que je lis les aventures de mon indien bedonnant qui traverse l’Inde en Royal Entfield. Alors que le soir tombe et que nos chances de nous faire ramener au village s’amenuisent (on ne peut pas longer la rivière pour rentrer : cailloux, falaises et jungle trop dense inaccessible) je commence à taper dans les gateaux du chti qui sont pourtant contre mon éthique alimentaire. On décide de se rapprocher le plus possible du village et on fini coincé par une falaise. On s’installe alors sur un gros caillou d’où on a une vue panoramique et où le péchor peut pécher. Alors qu’il vient de coincer à nouveau son fil, mais cette fois dans une installation d’un pêcheur local, notre ami Willy que l’on a rencontré deux soir plus tôt apparaît dans toute sa bonhommie sur une petite barque. Il rame tranquillou et vient libérer la ligne du Chti. Et lance un « you want to get back ? Or later ? ». Aussi simple que ça. Un peu plus tard il nous ramènera en nous posant des questions sur l’éducation en France, à quoi ressemble le Kirghizistan… et nous payera même un thé, malgré nos protestations pour débourser quelques roupies.

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Dawki-24 Déjeuner empaqueté dans une feuille
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Dawki-27 Un petit visiteurDawki-30Le soir tombe, nous faisons du stop-barque juchés sur un gros rocherDawki-31

Jeudi 10 décembre 2015 :

Ce matin notre poule de compagnie a encore frappé : après avoir tenté deux incursions aériennes, elle a fini par simplement prendre la voie royale en entrant par la porte avant de s’installer dans son coin de lit préféré pour pondre !

Pas gênée notre poulette !Umngot mobile-9

La voici en train de vocaliser dans un arbre, qui a dit que les poules ne volaient pas ? 😀Dawki-21La vue de notre cabaneDawki-22

Journée tranquille, entre thés et chana à notre tea stall préférée au bord de la rivière Umngot. On discute à nouveau pas mal avec le jeune, sa mère étant au marché à Dawki, comme la moitié du village aujourd’hui. Il nous dit qu’il est triste que l’on s’en aille.

Dernier diner à la cabane. Pouillu est là, à se gratter au pied de la table. La poule est dans son lit, elle dort, certainement sur un œuf. Wanti et son cousin viennent nous saluer, et les gens de l’église à côté se mettent à chanter, comme tous les soirs.

Notre guesthouse dans le village :

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Nous reprendrons la route le lendemain matin… un peu trop en avance car mon portable s’étant mis automatiquement sur le fuseau horaire du Bangladesh, différent de celui de l’Inde, on s’est retrouvés à attendre une jeep très tôt le matin avec la seule compagnie des poulets et des chiens.

Pour vous aussi glisser en souplesse sur la rivière Umngot, je vous invite à visionner ma petite vidéo !

Musique : Rubin Steiner – Que Bonita es la Vida

Nos aventures continuerons désormais dans le splendide état de l’Assam et l’une des plus grandes iles fluviales, grignotée par les flots impétueux du mythique Brahmapoutre.

Soyez de l’aventure en suivant le instagram !

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VIDEO: Meghalaya, piscines turquoises et ponts de racines

By 20 janvier 2016 Inde du nord, Vidéos

Depuis Darjeeling & Lava, nous partons découvrir notre premier état du nord est de l’Inde : le Megalaya. Nous avons entendu parler des « living root bridges » à Cherapunjee, ces ponts suspendus constitués de racines d’arbres qui évoluent encore et toujours.

Nous passerons quelques jours dans la jungle à la recherche de ces ponts, de piscines naturelles turquoises où se baigner et cascades impressionnantes. (Attention, ce film contient un effet spécial détonant !)

Si vous souhaiter en savoir plus, allez lire l’article en entier. 🙂

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Quelques jours à Darjeeling

By 9 janvier 2016 Carnets de Voyage, Inde du nord, Non classé, Vidéos

Du 25 au 27 novembre 2015

La route pour Darjeeling me rappelle l’est du Népal. Trop étroite pour que deux véhicules s’y croisent, ce qui occasionne des bouchons étranges. Mais surtout, ce sont les petites maisonnettes en bois coloré bleu turquoise ou vert et les immanquables fleurs orange, jaunes et roses toujours plantées dans des sacs en plastique noir qui nous rappellent les paysages près de Fikkal à notre volontariat Népalais.

Nous avons eu la chance d’occuper les sièges avant de la jeep partagée pour une fois et, comble du luxe, nous y étions seulement trois. A l’arrière, deux géants russes serrent les fesses (et les genoux) tassés à quatre par banquettes. Mais nous n’avons pas payé un prix qui raisonnable, la négociation était compliquée. On ne gagne pas à tous les coups.

Nous voici déposés à Kurseong. Après un petit repas, je pars à la recherche « d’une bonne auberge » pendant que le Barbu sirote des thés. Après avoir fait toutes les chambres de la rue, je ne pense pas que nous passerons une nuit dans cette ville. Je fais un détour à la petite gare pour voir si nous pouvons finalement rejoindre Darjeeling dès aujourd’hui avec le « Toy Train » à vapeur dont le départ est à 3h. Mais personne au guichet. Nous décidons de tout de même tenter notre chance avec ce petit train et nous installons sur le quai de la gare. Nous avons pour spectacle les passants qui traversent, les histoires de chiens, deux chèvres qui jouent comme des folles sur les rails (on sait plus que jamais d’où vient l’expression sauter comme un cabri). Alors que je subis les assauts répétés d’un adorable (mais sale) petit chiot qui veut entrer dans ma veste comme s’il s’agissait de son droit inaliénable, la sentence tombe : la locomotive est en panne, et ne sera pas réparée à tant pour le départ, le train ne partira pas. Et le suivant (à diesel) part le soir.

Nous reprenons les sacs, abandonnons chiots, chiens, chèvres et passants et nous dirigeons au bord de la route pour arrêter une jeep. Alors qu’un mec saoul ou fou ne cesse de nous enquiquiner, mon voisin de barrière sur laquelle nous sommes accoudés me dit qu’il est flic (ce n’était pas évident, il n’est pas en uniforme et se moque du mec qui nous embête, comme un peu tous les hommes présents là). Mais bon il me donne le prix exact du trajet pour Darjeeling en jeep partagée et me dit qu’il va nous aider à en arrêter une. Grand bien nous fasse car pour le moment tous les véhicules qui sont passés étaient soit pleins soit se rendaient dans la mauvaise direction. Notre interlocuteur tient sa promesse et nous voici tassés à l’arrière d’une jeep, comme à l’accoutumée. Dans l’après-midi nous voici arrivés dans cette ville de montagne qui donne son nom au célèbre thé… et ça caille !

Nous sommes à plus de 2 000 m d’altitude au mois de novembre, il ne fallait pas non plus s’attendre à des températures tropicales. Nous cherchons une guesthouse indiquée dans un guide, mais l’accueil est antipathique et on nous donne un prix trois fois supérieur à celui annoncé dans le bouquin. Merci mais non merci.

Nous laissons ce malotru et je pars en mission « un lit pour environ 500 RP (7€)». Ce qui, dans une ville touristique comme Darjeeling, prise d’assaut par des couples de riches indiens, n’est pas évident. Je toque à toutes les portes de la rue, même celle d’un hôtel à 12 000 RP la nuit (170€), puis j’aperçois un écriteau sur une maison d’habitation « Maya Lodge ». Je pousse le portail en fer, descend un escalier et me retrouve dans le salon d’un petit papi. Il m’accueille avec un grand sourire et me fait voir la chambre libre (il en a deux). Avant même de connaître le prix, je suis conquise par la vue de la chambre et ses grandes baies vitrées, le petit balcon, le grand lit et la déco comme chez les grands parents. Heureusement, c’est 600 RP et il fournit l’eau chaude au seau. Je vais chercher mon Barbu pour lui montrer la chambre et hop, c’est adopté ! Nous passerons trois nuits chez papi.

Nous enfilons tous nos vêtements chauds (le Chti est bien content d’avoir son pull acheté à une mamie dans le village tibétain de Mana) et partons à la recherche de quelque chose à nous mettre sous la dent… et autre que des momos. Nous finissons par trouver un petit établissement ou le patron nous accueille avec un grand sourire. Il sert des verres de Old Monk (le whiskey du Sikkhim) dilué dans de l’eau (oui on boit comme ça les alcools forts en Inde) et un délicieux thali. Riz, patates et feuilles de moutarde, dal, pickles et piments, je suis ravie de manger à nouveau avec les doigts !

Nous passerons nos quelques jours à Darjeeling à nous balader dans les rues, on n’ira pas visiter de plantation de thé (trop la flemme de prendre les transports en commun). Par contre on aura tenté le lever de soleil à Tiger Hill avec une armée de touristes indiens pour tenter de voir l’Everest et autres mythiques pics himalayens… mais ce matin là trop de nuages on ne verra rien du tout, on se sera levés à 3h30 du matin, fait embêter par les conducteurs de jeep, fait balader avec trois couples d’Indiens à faire la tournée touristique sur le retour et j’aurai failli mourir de froid sur cette colline. Sinon je n’ai pas trop apprécié Darjeeling : en bas de la ville le trafic est « insane », bruyant et pollué. Sinon oui le thé était bon, la place du village était sympa, il y a quelques bâtiments qui font vaguement « style colonial ». Mais ce qu’on a aimé là bas surtout, ce sont les chiens.

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Des nuages drapant une crete Darjeeling-1

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Un singe au temple sur la colineDarjeeling-8

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La place principale

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La vue depuis la gare