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Inde du nord

Quelques jours à Darjeeling

By 9 janvier 2016 Carnets de Voyage, Inde du nord, Non classé, Vidéos

Du 25 au 27 novembre 2015

La route pour Darjeeling me rappelle l’est du Népal. Trop étroite pour que deux véhicules s’y croisent, ce qui occasionne des bouchons étranges. Mais surtout, ce sont les petites maisonnettes en bois coloré bleu turquoise ou vert et les immanquables fleurs orange, jaunes et roses toujours plantées dans des sacs en plastique noir qui nous rappellent les paysages près de Fikkal à notre volontariat Népalais.

Nous avons eu la chance d’occuper les sièges avant de la jeep partagée pour une fois et, comble du luxe, nous y étions seulement trois. A l’arrière, deux géants russes serrent les fesses (et les genoux) tassés à quatre par banquettes. Mais nous n’avons pas payé un prix qui raisonnable, la négociation était compliquée. On ne gagne pas à tous les coups.

Nous voici déposés à Kurseong. Après un petit repas, je pars à la recherche « d’une bonne auberge » pendant que le Barbu sirote des thés. Après avoir fait toutes les chambres de la rue, je ne pense pas que nous passerons une nuit dans cette ville. Je fais un détour à la petite gare pour voir si nous pouvons finalement rejoindre Darjeeling dès aujourd’hui avec le « Toy Train » à vapeur dont le départ est à 3h. Mais personne au guichet. Nous décidons de tout de même tenter notre chance avec ce petit train et nous installons sur le quai de la gare. Nous avons pour spectacle les passants qui traversent, les histoires de chiens, deux chèvres qui jouent comme des folles sur les rails (on sait plus que jamais d’où vient l’expression sauter comme un cabri). Alors que je subis les assauts répétés d’un adorable (mais sale) petit chiot qui veut entrer dans ma veste comme s’il s’agissait de son droit inaliénable, la sentence tombe : la locomotive est en panne, et ne sera pas réparée à tant pour le départ, le train ne partira pas. Et le suivant (à diesel) part le soir.

Nous reprenons les sacs, abandonnons chiots, chiens, chèvres et passants et nous dirigeons au bord de la route pour arrêter une jeep. Alors qu’un mec saoul ou fou ne cesse de nous enquiquiner, mon voisin de barrière sur laquelle nous sommes accoudés me dit qu’il est flic (ce n’était pas évident, il n’est pas en uniforme et se moque du mec qui nous embête, comme un peu tous les hommes présents là). Mais bon il me donne le prix exact du trajet pour Darjeeling en jeep partagée et me dit qu’il va nous aider à en arrêter une. Grand bien nous fasse car pour le moment tous les véhicules qui sont passés étaient soit pleins soit se rendaient dans la mauvaise direction. Notre interlocuteur tient sa promesse et nous voici tassés à l’arrière d’une jeep, comme à l’accoutumée. Dans l’après-midi nous voici arrivés dans cette ville de montagne qui donne son nom au célèbre thé… et ça caille !

Nous sommes à plus de 2 000 m d’altitude au mois de novembre, il ne fallait pas non plus s’attendre à des températures tropicales. Nous cherchons une guesthouse indiquée dans un guide, mais l’accueil est antipathique et on nous donne un prix trois fois supérieur à celui annoncé dans le bouquin. Merci mais non merci.

Nous laissons ce malotru et je pars en mission « un lit pour environ 500 RP (7€)». Ce qui, dans une ville touristique comme Darjeeling, prise d’assaut par des couples de riches indiens, n’est pas évident. Je toque à toutes les portes de la rue, même celle d’un hôtel à 12 000 RP la nuit (170€), puis j’aperçois un écriteau sur une maison d’habitation « Maya Lodge ». Je pousse le portail en fer, descend un escalier et me retrouve dans le salon d’un petit papi. Il m’accueille avec un grand sourire et me fait voir la chambre libre (il en a deux). Avant même de connaître le prix, je suis conquise par la vue de la chambre et ses grandes baies vitrées, le petit balcon, le grand lit et la déco comme chez les grands parents. Heureusement, c’est 600 RP et il fournit l’eau chaude au seau. Je vais chercher mon Barbu pour lui montrer la chambre et hop, c’est adopté ! Nous passerons trois nuits chez papi.

Nous enfilons tous nos vêtements chauds (le Chti est bien content d’avoir son pull acheté à une mamie dans le village tibétain de Mana) et partons à la recherche de quelque chose à nous mettre sous la dent… et autre que des momos. Nous finissons par trouver un petit établissement ou le patron nous accueille avec un grand sourire. Il sert des verres de Old Monk (le whiskey du Sikkhim) dilué dans de l’eau (oui on boit comme ça les alcools forts en Inde) et un délicieux thali. Riz, patates et feuilles de moutarde, dal, pickles et piments, je suis ravie de manger à nouveau avec les doigts !

Nous passerons nos quelques jours à Darjeeling à nous balader dans les rues, on n’ira pas visiter de plantation de thé (trop la flemme de prendre les transports en commun). Par contre on aura tenté le lever de soleil à Tiger Hill avec une armée de touristes indiens pour tenter de voir l’Everest et autres mythiques pics himalayens… mais ce matin là trop de nuages on ne verra rien du tout, on se sera levés à 3h30 du matin, fait embêter par les conducteurs de jeep, fait balader avec trois couples d’Indiens à faire la tournée touristique sur le retour et j’aurai failli mourir de froid sur cette colline. Sinon je n’ai pas trop apprécié Darjeeling : en bas de la ville le trafic est « insane », bruyant et pollué. Sinon oui le thé était bon, la place du village était sympa, il y a quelques bâtiments qui font vaguement « style colonial ». Mais ce qu’on a aimé là bas surtout, ce sont les chiens.

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Des nuages drapant une crete Darjeeling-1

Une egliseDarjeeling-5

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Un singe au temple sur la colineDarjeeling-8

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La place principale

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La vue depuis la gareDarjeeling-12

Un the a Darjeeling (oblige) avec vue sur les montagnesDarjeeling-13

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Lever de soleil depuis notre chambreDarjeeling-15

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Paysage depuis Tiger Hill, le matin au lever du soleil. La lune etait splendide durant tout notre sejour a Darjeeling.Darjeeling-21

Après ces quelques jours, nous décidons de nous rendre à Lava, un petit village à l’est de Kalimpong, à l’entrée d’une réserve naturelle, afin de quitter la ville et ses pollutions sonores et nasales.

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Dix jours à Kolkata, et moi, et moi, et moi…

By 24 décembre 2015 Carnets de Voyage, Inde du nord, Vidéos

Depuis longtemps, j’avais envie de voir Calcutta, renommée Kolkata à l’indépendance de l’Inde.

J’avais vu ce film indien « Kahaani» qui raconte l’épopée d’une femme enceinte à la recherche de son mari qui a disparu, un thriller qui se passe dans Kolkata. On y aperçoit son énergie, ses grandes rues et avenues comme petites ruelles, ses taxis jaunes, et un petit quelque chose de différent des autres villes indiennes.

From Nepal to Kolkata

Mais avant d’y arriver, nous avons connus nos premières aventures avec les Waiting List pour les trains indiens… Tout à commencé au Népal, lorsqu’une semaine avant de quitter le pays j’ai voulu réserver des tickets avec Cleartrip, le site qui permet de réserver des billets de la Indian Railway facilement. Mais seulement un train m’était proposé, seulement la classe « sleeper » (couchettes en skais, 6 par compartiments non fermés, fenêtres avec barreaux mais sans vitres)… et ce en « waiting list ». Et pareil pour les trains des jours suivants. Je me suis donc résolue à prendre ce ticket, puis ce que j’avais marché jusqu’au village pour aller au cybercafé et que de toutes façons ça ne risquait pas de s’arranger dans les jours à venir. Nous voici donc 35 et 36 ièmes sur waiting list pour le train de nuit qui part vers 20h.

Une fois arrivés à la gare de Siliguri, nous sommes bien en avance, nous faisons donc le tour des guichets, de bâtiment en bâtiment, allons au cybercafé vérifier les « status » de la waiting list : on est remontés mais on est encore dans les 15èmes. Après notre course guichetières, on nous dit que l’on peut aussi essayer d’acheter un billet pour le train qui part vers 18h une heure avant le départ. Effectivement, avant le départ, les chefs de train préparent les « charts » c’est à dire la liste des passagers définitives, et là, s’il y a des annulations, les gens en waiting list remontent, des fois il y a des places dans des quotas (étrangers, Taktal tickets) qui restent et du coup on peut acheter une sorte de ticket « dernière minute ». Comme cela fait déjà des heures que l’on poireaute et courons les guichets dans la gare de Siliguri qui n’est pas forcément très attrayante, le Chti fait la queue en attendant l’ouverture du guichet pour le train de 18h… et on a deux places garanties ! On retourne donc au cybercafé pour annuler nos deux places sur le train de 20h en waiting list et là : horreur et damnation, nous ne sommes plus en waiting list et avons désormais non plus deux mais quatres places attribuées dans deux trains différents. J’essaye d’annuler les tickets mais comme le train part dans quelques heures ils ne sont plus remboursables… on va au guichet, il nous dit qu’il fait se faire rembourser sur internet. Enfin bref, vous voyez l’idée. Nous irrons donc à Kolkata en ayant payé deux tickets de train par personnes. Mais bon, maintenant on comprend mieux ce qu’est la waiting list. Prendre un train en Inde, même en essayant de reserver ce n’est vraiment pas simple (et essayer de comprendre les annonces pour retards, les changements de quais annoncés en trois langues par un robot chelou ce n’est pas simple non plus :P). Et apparement avec la montée des classes moyennes il est de plus en plus difficile de trouver des places dans les immenss trains de la Indian Railway, ou alors en classe supérieure, encore que…

Sur place

Et une fois sur place on a été frappés par une chose : la difficulté d’y trouver un hôtel avec un bon ratio qualité prix : soit c’est cher, soit c’est super vétuste… mais entre les deux c’est difficile. Du coup on a changé cinq fois d’hôtel en dix jours, on a essayé de faire du couchsurfing : sans succès pour le canapé mais une belle rencontre à la clé. Je vous ferai l’inventaire des hôtels à la fin du billet.

Ces dix jours sont passés tellement vite… au début nous nous sommes surtout reposés et nous sommes occupés du visa Birman, puis de trouver un nouveau smartphone (on a mis 3 jours), développer une pellicule « pour voir » avant de « visiter »… mais c‘est aussi en faisant les choses que l’on avait à faire, en déménageant d’hôtel régulièrement que l’on a finalement bien exploré la ville.

Nous voulions faire du couchsurfing à Kolkata et si les personnes que nous avions contactées ne pouvaient nous héberger, nous avons fait la connaissance de Pankaj et passé beaucoup de temps avec lui. Passionné de cinéma, il parle français et rêve de devenir réalisateur. Nous l’avons accompagné dès que possible au festival du film international de Kolkata, sommes allés boire des bières ça et là, avons visité le jardin botanique de l’autre côté du Gange, avons arpenté la ville à 3 sur sa moto, avons écouté plein de chanson françaises dans son appartement… définitivement une super rencontre ! Il nous a permit de mieux comprendre et ressentir la ville, nous a expliqué des choses sur son histoire, sur le west bengal et les bengalis.

Les photos

Le magnifique Victoria Memorial : construit en mémoire de la reine du Royaume-Uni Victoria à partir de 1902.

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L’immense parc Maidan, un espace quasi vierge entouré d’arbres en plein centre de la ville.
Les gens y jouent au cricket, comme à Mumbai, y déploient leurs petits cerfs volants losanges et… font du poney !

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Hommage aux victimes des attentats de Paris en novembre, ici devant l’académie des arts.

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Un policier dans la rue Hazra, au sud de la ville

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BB Ganguly street, la nuitKolkata Calcutta-30

Nous sommes alles au KIFF, le Festival international du Film de Kolkata, ici le hall d’un cinema ou nous sommes alles voir un film tunisien.Kolkata Calcutta-32Le progamme : drole d’orthographe pour le realisateur francais !Kolkata Calcutta-31

L’ancien et le moderneKolkata Calcutta-33

Festivites hindoues dans la rue vers EsplanadeKolkata Calcutta-35

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Un monument aux couleurs francaises apres les attentats de novembre 2015Kolkata Calcutta-37

De jour, cache cache avec le coucher de soleilKolkata Calcutta-40

Le quartier esplanadeKolkata Calcutta-41

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Un drole de big ben au nord de la villeKolkata Calcutta-44

Temple Jain tout de mosaiques brillantes vetu
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Un des ferry qui traversent le Gange plusieurs fois par jour
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Les Ghats vers le marche aux fleursKolkata Calcutta-49

Le fameux pont suspendu de Howrah Bridge, il parait que ca vibre quand on est dessus ! Il est emprunte chaque jour par 100 000 vehicules et 150 000 pietons, ce qui en fait l’un des ponts suspendus les plus busy au monde. Kolkata Calcutta-50

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Dans la rue du palais presidentielKolkata Calcutta-55

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Le jardin Botanique de Kolkata, qui donne l’impression de se promener dans la jungleKolkata Calcutta-63

Et qui abrite le plus grand ficus du Bengale au monde, le Great Banyan Tree. Plus de 400 metres de circonference, mais une fois sous ou plutot a l’interieur de l’arbre on a l’impression d’etre dans une foret.Kolkata Calcutta-66

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Les racines descendent des branches et supportent les plus grosses.Kolkata Calcutta-69

Derriere ce specimen de Chti, l’arbre en question. C’est un GRAND ARBRE.
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Traversee du Gange en ferry, sur le toit avec les travailleurs.Kolkata Calcutta-79

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La banque de Gotham cityKolkata Calcutta-80

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Petite visite du Indian Museum, malheureusement la galerie des mammiferes etait en restauration, mais on a pu observer cette marrante sculpture aux trois lions… avant de se rendre compte des semaines plus tard qu’elle figure en bas a gauche des billets de banque indiens !
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Un quartier tres ancien de la ville, au nord.Kolkata Calcutta-89

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Se déplacer à Kolkata

Les taxis

Il y en a des jaunes, les vieux ambassador si charmant et les blancs, des voitures plus récentes avec air conditionné (mais vous pouvez demander un trajet sans AC pour payer moins cher). Bien sur le compteur c’est pour décorer, préparez vous à négocier. Pour l’anecdote, nous avons pris un taxi une fois avec Pankaj : le Barbu est d’abord allé demander le prix de la course, puis part. On se met en retrait, et Pankaj demande le prix de la course : moitié prix pour lui ! Il nous appelle et les chauffeurs de taxi ont vu rouge… et oui, le tarif « blanc », c’est pas sympa. Finalement grâce à Pankaj on a pu poser des questions au chauffeur et c’était plutôt sympa.

Le métro

Il n’est pas cher, entre 5 à 15 roupies selon la distance du trajet. Il fonctionne avec des jetons ou une carte rechargeable, pour le moment il y a une ligne et des rames avec ou sans qir conditionné. Il est vraiment super pratique et rapide, pour une fois qu’on était contents de prendre le métro ! Dans chaque wagon il y a une partie réservée aux femmes, et sur les quais parfois il y a de supers balances qui ont des airs de juke box.

Les ferries

Les ferries sont de vieux coucous en bois mais peuvent être pratique non seulement pour rejoindre l’autre rive mais aussi pour se déplacer nord-sud en faisant des zig-zag sur le Gange.

Ferry boat: on the deck with the workers to cross Ganga in Kolkata. #kolkata #calcutta #ganga #india

Une photo publiée par RORYYYY (@roryofroom) le

Les bus

On en a pris une fois avec Pankaj, pareil vraiment pas cher mais à moins de bien connaître la ville et les lignes c’est un peu fastidieux.

Une photo publiée par RORYYYY (@roryofroom) le

Les tramways

Il y a bien des rails de tramway mais la fréquence est si faible qu’en général on préférait marcher que de les prendre

Les rickshaw à pied

Il y a des gens qui trainent ces petites charettes avec des passagers mais on n’en a pas pris, préférant apauvrir les réserves de pétrole plutot que de compter sur l’énergie des gambettes d’un indien pauvre. (alors que c’est vachement plus écolo)

Les « auto » (rickshaws à troies roues motorisés)

Ici ne les commande pas pour une course personnalisée, mais il font des aller-retour dans les longues rues droites de Kolkata, mais pas dans l’hyper-centre. Le prix est fixe pour tout le monde (genre 7 roupies) et c’est bien pratique quand on en a plein les pattes.

Les « toto » (rickshaws électriques que l’on ne trouve que de l’autre coté du Gange à Howard)

Comme des rickshaws « normaux », on lui demande une destination, il t’emmène, ça ne fait pas de bruit en dehors du klaxon (lol) et on se demande où ils les recharges mais c’est plutôt chouette d’avoir des véhicules électriques comme ça ! On en croisera aussi dans d’autres villes en Inde du Nord est.

Beaucoup de marche à pied

Ca use les souliers, mais ça permet de voir plein de choses.

 

Les Hotels

Hotel Housez 43

Localisation : entre Park Street & Sudder Street, dans l’hypercentre.

Prix : Double 2000 INR. Wifi, eau chaude, TV.

Un hotel haut de gamme pas trop cher et en plein centre, personnel top, chambre propre et confortable.

Hotel Zo Rooms Ballyngunge

Localisation : Hazra road, quartier résidentiel au sud du centre.

Prix : Double 1190 avec Booking.com.Wifi, eau chaude, TV.

Une super chambre toute neuve, lit immense, salle de bain top… et la taille d’un appartement. Personnel un peu froid. C’est le meilleur qualité/prix que nous ayons eu, par contre un peu loin du métro (mais vous pouvez prendre un « auto » les rickshaws qui parcourent la rue de long en large pour 8 INR peu importe la distance du trajet). Proche quartier des ambassades (Ballyngunge), on était à 10 mn à pieds de l’ambassade Birmane.

Hotel Beeu via Zoo Rooms

Localisation : Metro Central au nord de l’ultra centre.

Prix : Double 1190 avec Booking.com. Wifi, eau chaude, journal, TV.

Hotel un peu plus « défraichi » que le précédent néamoins la chambre est très confortable, le personnel aux petits soins et la nourriture OMG tellement délicieuse… Juste à côté du métro, très pratique. La gare de Sealdah et le Gange sont à « walking distance ».

Capital Guesthouse

Localisation : dans le coin de Sudder Street, plein centre ville, la rue des backpackers

Prix : Double 890 INR. Le wifi ne fonctionnait pas ce jour là, sinon c’est 50 INR en extra.

La chambre était correcte mais c’est clairement trop cher pour ce que c’est !

Maria Guesthouse

Localisation : Sudder Street aussi

Prix : Double 450 INR

A ce prix là il ne faut pas s’attendre à un palace mais le lieu est agréable avec ses hauts plafonds, un bâtiment ancien au fond d’une cour. On a pas été attaqués par de sauvages bedbugs et les toilettes était OP donc pour ce prix là c’est good ! Par contre je recommande les boules quies les chiens de la rue ont fâcheuse tendance à aboyer toute la nuit.

Sinon on y a pas été car c’était tout le temps complet chaque fois que l’on appelait mais on nous a conseillé plusieurs fois l’Hotel Galaxy dans le même quartier, bon rapport qualité prix et ils ont le wifi 😉

 

En conclusion, ça se voit peut-être plus dans la vidéo que dans mon texte mais j’ai vraiment adoré Kolkata, l’esprit qui s’en dégage, l’atmosphère si particulière de cette ville. J’ai parfois lu ou entendu des retours atroces sur la ville mais moi elle m’a enchantée !

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Volontariat en Inde : planter du romarin dans l’Himalaya

By 14 décembre 2015 Inde du nord, Volontariat, Volontariat

Hier soir encore, je soupirais, songeuse : il nous manquent ces bougres ! Et oui, après deux semaines passées avec Deepu, Sunny et Beeru fin octobre 2015 à jardiner, faire la cuisine, nettoyer, jouer au badminton ou au criquet, aller au marché en moto avec Deepu… on s’est vraiment attachés et sommes devenus amis avec le staff de l’hotel de Deepak, qui nous a gentiment accueillis pour notre premier volontariat.

Sur l’annonce, il s’agissait de jardiner 4h par jour pour créer un jardin d’épices dans la forêt de pins près de Raniket, en Uttarakhand, et ce en échange d’un lit et de nourriture.

Ranikhet se situe sur le point orange

Ranikhet se situe sur le point orange

Lorsque nous arrivons à Raniket, nous n’avons aucune idée d’où nous allons tomber. Nous avons eu le patron vite fait au téléphone depuis le bus, et il nous a dit qu’un de ses employés allait nous joindre, un certain Deepu. Celui ci nous a bel et bien appelé mais impossible de le comprendre entre son anglais et le bruit du bus, nous échangeons donc par texto. Arrivés à la gare de bus, nous finissons par obtenir qu’il vienne nous chercher car nous sommes claqués après nos trois premières heures de bus indien dans la montagne, et après les six heures de train de la veille où j’étais malade comme un chien. Nous attendons donc, assis sur des marches à côté de la station essence où défilent les motos. Peu de voitures hormis le défilé des jeep collectives qui vont et viennent au milieu des bus. On commence à se dire « il ne va quand même pas venir nous chercher en moto avec nos gros sac ? »… et ben si, justement le voici qui arrive avec un grand sourire et sa petite moto ! Il nous dit que pas de problèmes ! Il monte devant, moi juste derrière lui avec mon gros sac sur le genou droit et le Barbu derrière moi avec le sac sur le genou gauche. Deepu prend le petit sac en ventral, et nous voici partis à trois sur la moto, chargés comme des baudets (et sans casque évidemment) à descendre la petite ville en roulette. Après quelques kilomètres, le barbu commence à avoir bien mal aux reins, et alors que nous arrivons au terrain d’entrainement des militaires il y a une voiture arrêtée. Deepu échange deux trois mots en hindi avec le conducteur et celui-ci prend les sacs ainsi que le Barbu en stop, alors que je finis le trajet en moto, à essayer de comprendre ce que Deepu essaye de me raconter…

Nous arrivons à un panneau Rhodo ReTreat and Resort, apparemment c’est là que nous passerons nos deux semaines. Ce n’était pas précisé dans l’annonce donc nous sommes un peu surpris mais c’est parti, nous montons à pied avec les sacs et Deepu nous montre notre chambre : c’est grand luxe ! « Today rest » nous dit-il. Il nous dit que demain on fera du jardin, et qu’il faudra qu’on lui apprenne l’anglais aussi, il va nous chercher ses livres d’apprentissage de l’anglais : « my daily routine : every morning, I work my inglisse ». Pas de soucis, on veut bien lui donner des cours. Nous avons le patron au téléphone qui nous explique à nouveau le travail à effectuer, nous confirme que nous n’avons rien à payer (on ne s’attendait pas à tomber dans un hotel standing) et nous dit de profiter, qu’il passera nous voir dans la semaine.

Nous faisons la connaissance de l’équipe :

  • Deepu, 25 ans, le manager. Il fait les courses au marché, la cuisine, accueille les invités, fait des réparations, le jardin et manage ses deux compagnons d’équipée :
  • Sunny, 28 ans, qui est marié et a deux enfants qui aide à toutes les tâches
  • Beeru, 22 ans, qui va essayer de rentrer à l’armée fin octobre et qui lui aussi aide à un peu tout.

Et plus tard dans la soirée voici le quatrième larron qui arrive, très poilu, il s’agit d’un mastiff tibétain nommé Timmy, d’un flegme impressionnant mais qui connaît très bien son boulot de gardien.

Le lendemain nous allons au jardin, qui se situe au dessus de l’hôtel : il s’agit de terrasses en friches abritées par des arbres. Il faut couper l’herbe pour faire du foin, retourner la terre à la pioche, enlever les racine avec des petits outils, ratisser et enfin planter. Deepu nous dit « slow work, not hard work » et nous assigne à l’enlevage des racines de la terre. Nous voici donc accroupis à casser des mottes de terres et en trier racines et cailloux, et croyez moi, ça prend du temps !

Notre « daily routine » des jours à venir se composera ainsi :

Réveil vers 8h, Beeru nous apporte le thé au lit (dure la vie).

Après un brin de toilette, on va manger dans la cuisine avec notre fine équipe. (Deepu a appris à dire « madame, petit déjeuner » sauf qu’il le dit d’une façon étrange et pour tous les repas aha). Le matin on mange souvent du Dhal (soupe de lentilles épicée) avec des chapatis fris par exemple, ou du riz, ainsi que des légumes. Une fois Deepu nous a fait un South Indian petit déjeuner avec des boulettes vapeurs, du chutney avec de la noix de coco et des légumes qui piquent, un délice.

Après cela, on lave nos assiettes de métal et c’est parti pour le jardin pendant deux heures. Ensuite l’un d’eux s’éclipse et va préparer le déjeuner, on le rejoint pour faire les chapatis (le Barbu est devenu un pro du rouleau à patisserie pour faire des chapatis bien ronds) et on mange, assis dans la cuisine.

L’après-midi, il fait trop chaud donc c’est repos : le Barbu fait la sieste et j’en profite pour écrire.

En fin d’après-midi on retourne jardiner deux heures et lorsque le soleil se couche nous allons préparer le diner.

Nous dinons  dans la cuisine avec les autres puis : « subh ratri » (bonne nuit en hindi).

Le tout entrecoupé de parties de badminton, fléchettes ou cricket, notre virée chez le docteur pour soigner mon angine qui persistait depuis huit jours (oui en fait cette fois il me fallait des antibiotiques) qui se termine en balade dans la forêt jusqu’au Shiva Temple, sur un petit chemin où des dizaines de papillons s’envolent à notre passage, longeant un petit ruisseau transparent qui coule au milieu de la forêt de pin aux pieds desquels poussent de jolies fleurs blanches. #BUCOLIQUE

Deepu nous emmènera visiter son temple hindou où ils se rend presque tous les matins vers 6h30 : « le temple de grand père ».

Nous rencontrerons Deepak, le constructeur de ces lieux qui est un ancien cadre/ingénieur dans les télécoms qui a préféré arrêter plutôt que de prendre un poste à hautes responsabilités qu’on lui proposait, et créer cet endroit peaceful, ainsi que des jardins d’épices. C’est un monsieur très sympathique et intéressant et nous aurons le plaisir de le revoir la semaine suivante. Il essaie vraiment d’œuvrer pour le développement du village de façon positive. Tout comme l’Uttarakhand qui est vraiment un état pionnier en matière d’écologie en Inde, où de la récolte de déchets est mise en place dans certaines villes, et où le retour à une agriculture écologique et paysanne est vivement encouragée par des actions concrètes, grâce a Navadanya un réseau de conservation de graines qui propose la formation gratuite des agriculteurs et la mise à disposition gratuite également de banques de graines non OGM (et oui les responsables politiques de l’Etat se sont opposés à Monsento… à quand chez nous ???).

Notre dernier week-end, une famille de guest sera présente à l’hotel et nous partirons avec eux et Deepu pour un trek dans la jungle puis le lendemain ils auront la gentillesse de nous inviter à les joindre dans leur immense voiture pour un tour du côté d’Almora a visiter le Nanda Devi Temple puis jusqu’à Jagheswhar et ses temples séculaires…

DSCF6773Le RhodoDSCF7107

DSCF7103Les « I love you flowers », partout dans l’hotel !DSCF6659

On va dans la maison de DeepuDSCF6575 Notre récolteDSCF6635

DSCF6626 La vueDSCF6613 Je fais connaissance avec le chevreau de la familleDSCF6610 la fière maman et son regard perçant ahaDSCF6594 Chez Deepu la vache est bien traitée.
DSCF6592 Les cucurbitaceae qui grimpent aux arbres !DSCF6580 Une sorte de bruyere
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Retour au Rhodo et au boulot ! Il faut couper l’herbe, ratisser les feuilles, retourner les terrasses à la pioche, enlever racines et cailloux à la main et enfin dessiner les parcelles et planter le romarin !volontariat inde

Je plante avec mon assistant Timmy, qui pour une fois n’est pas couché sur un endroit inopportun volontariat indeUne parcelle terminée volontariat inde Et voilà, romarin planté ! Il n’y a plus qu’à arroser et laisser pousser…volontariat inde

Les terrassesDSCF7109 Et un petit coucher de soleil en bonusDSCF7111

Voici Timmy, le mastiff tibétain de Deepu, il l’a acheté chiot, et il s’est déjà battu avec un léopard (véridique, il en a les traces sur le corps)DSCF6661 Une de ses principales activités après être allé se balader dans les villages environnants est de dormir n’importe où à l’hôtelDSCF7090 Mais surtout sur la terrasse toute fraiche. Sinon il monte aussi la garde, quand il ne dort pas.DSCF6780Allons en cuisine
DSCF6937 Ici, des palaks (épinards) qui seront bien sur accompagnés d’une délicieuse sauceDSCF6936 Deepu prépare les oignons (sinon ce mec est un véritable chef il cuisine juste TROP bien, en plus d’être drôle)DSCF6935Cuisson du chapati en cours !
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Une belle journée ensoleillée au Rhodo, comme on en a tant eu au mois de septembre-octobreDSCF6934

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La vue…DSCF6778

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DSCF6763 On ne s’en lasse pas…DSCF6746Il y a pire comme cadre pour écrire !DSCF6758

En voilà deux qui travaillent durDSCF6756

Pour ses vingt trentre-huit ans le Barbu a eu droit à un merveilleux coucher de soleil sur l’HimalayaDSCF6791

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Et un sacré gâteau !! (« Happy Birthday Atin »)DSCF6822 L’équipe au complet, avec notre bout de gâteau
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Et notre « Atin » national a même eu le droit à un petit cadeauDSCF6835

On a aussi dansé sur de la musique Kumaoni

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Et fait les idiots !DSCF6862

On a découvert les magnifiques forêts de pin de l’Uttarakhand en partant à la recherche du léopard. Finalement j’en aurai croisé deux, de nuit : un bébé qui a traversé la route depuis la moto, et un adulte dans un arbre que l’on a pu voir grâce aux phares de la voiture des guests.
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Un rhododendron ! (mais sans les fameuses fleurs rouges, ce n’est pas la saison)DSCF7004

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Dernière soirée, mon Chti nous a fait de délicieuses frites « belgian style »DSCF7124

Notre chambreDSCF7130 Timmy ne veut pas nous laisser partir, il monte la garde devant notre porteDSCF7128 Dernier délicieux petit dej, sur la terrasse cette foisDSCF7094

Suite à cela, nous passerons un dernier jour avec l’équipe du volontariat avant de reprendre la route. Direction le nord de l’état, plein cap sur l’Himalaya pour aller voir de plus près ces magnifiques sommets blancs qui nous ont en mis plein la vue pendant deux semaines ! C’est parti pour la découverte de l’état de l’Uttarakhand

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Chronique Kolkatienne : mardi dix-sept novembre

By 18 novembre 2015 Daily Life, Inde du nord

On peut faire plus sexy comme titre, mais j’avais juste envie de raconter ma journée d’hier.

Il est six heures et demi. La lumière commence à filtrer dans la chambre d’hôtel et je suis tirée de mon sommeil par le son joyeux des tambours dans la rue, comme les autres matins. Je scrole pinterest à l’infini et met des repères sur mon appli mobile maps.me aidée par google : l’ambassade du Myanmar, notre nouvel hôtel, le magasin de photo pour faire développer mes films… et puis on commande le petit dej’, profitons de cette superbe chambre avec le lit immense et la douche chaude avant de fourrer dans les sacs nos vêtements qui ne sentent pas les roses des champs. Oups, panne d’électricité, tant pis pour l’ascenseur. On fait les photocopies des passeports en bas, le Barbu avait gentiment demandé. Pour imprimer les mails des agences birmanes on va au cybercafé à côté. Les deux monsieurs présents là sont sympa. Pendant ce temps, dehors, le Barbu fume sa clope. Alors que je m’apprête à payer, j’entends qu’il se fait accoster « Hello, I recognise you ! I saw you on TV ! And you were at the pastry shop ! ». Un monsieur, apparemment du quartier a dû voir l’une de nos interview lors de l’hommage aux victimes françaises de la veille sur le parvis de l’académie des arts.

Effectivement, nous passions par là, le 15 novembre, pour la deuxième fois de la journée pour retrouver Pankanj qui a défaut de pouvoir nous héberger sur Couchsurfing a proposé de nous retrouver au Festival du Film International de Kolkata (en VO, le KIFF éhé). Et donc devant l’Académie des Arts il y a un petit parvis sur lequel des gens installent des bougies. C’est alors qu’un dénommé Emanul nous saute dessus et apprenant que nous sommes français tient absolument que nous assistions à l’hommage aux victimes. Ce que l’on fera, nous retrouvant sur la scène. Moi qui aime plutôt me fondre dans la masse c’est raté. Emanul fait un discours, on allume les bougies en face d’une ligne de caméras et appareils photos, ils chantent de jolies chansons. On demande à notre voisin qui sont les organisateurs, il nous dit que c’est pour la paix, mais on ne sait pas trop si c’est de « l’art ou du cochon » car certains tiennent des pancartes écrites en Bengali, et d’autres des inscriptions « ISIS, RSS, NATO, US ». C’est en fait l’association All India Anti-Terrorist Front (AIATF) qui souhaite délivrer un message de paix et d’espoir, sur fond anticapitaliste.  Un photographe prend quinze mille photos d’une petite fille des rues qui a joint la manifestation, allumait des bougies et chantait en coeur avec les autres.

Kolkata Calcutta-13

L’hommage n’est pas fini que déjà des journalistes calepins à la main nous tirent de l’estrade pour nous poser des questions. Comme souvent en Inde, on se retrouve entouré très vite de toute une horde de personnes. Ici des journalistes avec caméras, grosses lampes, micros et tout le tintouin. Mais on s’en sort, on nous pose des questions plutôt simples sur nos ressentis sur les évènements, l’hommage à Calcutta, qu’est ce qu’on fait là et rien sur la politique, on est rassurés. Moi qui suis plutôt à l’aise en anglais, je me suis retrouvée à parfois ne pas trouver de mots pour exprimer mon ressenti quand à cette crise. Le Barbu s’en est bien tiré, mais on se sent peu légitime de parler de cela. Donc du coup voilà comment on s’est retrouvés à passer sur des télé locales et dans certaines feuilles de choux (certaines en ligne – j’ai mis le moins pire, quasiment toutes les autres que j’ai pu trouver ont déformé nos propos).

Kolkata Calcutta-12

Enfin bref malgré tout c’était marrant quand même ce monsieur qui, le sur-lendemain nous reconnait dans la rue et nous salue !

Retournons à notre mardi. Une fois nos impressions pour le visa faites, nous partons à pieds avec nos gros sacs à dos jusqu’au Consulat du Myanmar : après tout Google ne me l’a indiqué qu’à deux kilomètres, pas de quoi fouetter un chat (quelle drôle d’expression). Donc voilà, on marche, c’est un peu long, et finalement, on arrive à mon repère sur la carte et ce n’est pas du tout le bon numéro de rue. On demande aux gens et en fait, il faut rebrousser chemin. Le numéro 62 de la Ballygun Circular Road est le plus long numéro 62 que je n’ai jamais vu avec au moins 19 « bis ». Et finalement après avoir rebroussé l’intégralité de notre chemin et se faire confirmer la route par bon nombre de personnes croisées, nous avons fini par trouver… et c’était à 200 m de notre hôtel. Maudissant Google, nous pénétrons dans le bureau de demande de visa. Il est 11h30 et normalement le bureau ferme à midi.

Problème : il faut une photo d’identité. Pourtant, j’avais appelé la veille pour demander les pièces à apporter et avais fait confirmer par trois fois à mon interlocutrice qu’il ne fallait pas de photo d’identité… Mais bon. Il reste une photo au Barbu, mais pas à moi. Désespérée, je farfouille les poches de mon sac à dos, et fini par y dégoter ma carte jeune de la SNCF (BEN QUOI? Ça peut servir pour les trains kirghizes, on ne sait jamais ?!). Je lui montre la photo (mais il y a le scotch SNCF dessus) et rien à faire elle me dit qu’il faut que j’aille en faire une. Il y a un photographe, pas loin genre 550 m selon elle. Ses explications n’ont ni queue ni tête et son « plan » est juste inutile, mais elle est très gentille et y met de la bonne volonté (Nota du Barbu, l’accent anglais à Calcutta est infernal). Épuisés de nos 4 km à pieds avec mon gros sac qui a fini par me scier une hanche en deux, je me met néanmoins en route avec l’énergie du désespoir. Évidemment, elle m’a dit d’aller à droite, mais mon petit doigt me disait que c’était l’inverse qu’il fallait faire, mais trop tard, j’ai déjà bien marché. Je demande où est le « Law College » (un point de repère donné par la dame) aux passants, finis par le localiser avec mon téléphone et me fais confirmer que c’est bien dans l’autre sens… Il me faut donc retourner dans la rue de notre hôtel. Ce qui me demande un effort surhumain, car je déteste retourner sur mes pas. Je suis une pro de l’optimisation d’itinéraire. Par paresse, par logique, par principe, pour l’amour du geste. Je demande à un monsieur sur la route « hazra law college? » trois fois, il ne comprend pas… il finit par me dire « aah law college? »  (Barbu : Accent !) avec exactement la même prononciation que moi et me confirme que je vais bien dans le bon sens. Il me reste alors 15 mn pour trouver le magasin, faire les photos et retourner à l’ambassade. Les doigts dans l’nez. Je dépasse la fac, fais demi-tour, repaire le magasin photo qui est… fermé ! M’engage dans une petite rue où il y a un placard shop Xerox-photocopies-« lamination » (mais qu’est-ce que c’est, un endroit où l’on se fait laminer ?) et demande à l’aide. Ces petits monsieurs bien gentils disent qu’ils ont une solution miracle et vont me scanner une photo. Or je n’ai que celle de mon passeport sur moi, voyant qu’il y a des filigranes, ils se rendent compte que non en fait ce n’est pas une bonne idée. Je les remercie chaudement pour leur aide, et repars bredouille mais EN OPTIMISANT MON ITINERAIRE.

J’arrive donc à 11h59 (c’est vrai, je suis aussi une folle de la ponctualité) au bureau pour leur annoncer la nouvelle. Finalement, je décide de ressortir ma photo de ma carte jeune et miracle, j’arrive à enlever le scotch SNCF sans abîmer la photo. La petite dame voit bien tout le mal que je me donne et après concertation avec ses collègues, elle accepte ma photo SNCF. J’ai des chatons qui brillent dans les yeux. On apprend que leur pause dej est à 12h30 donc il me reste quelques minutes pour remplir mon formulaire et finir d’écrire la lettre avec notre trajet (totalement improvisé sur ce bureau avec ma carte sur le portable et les noms de lieux/villes que j’ai repérés) ainsi que les infos que j’ai eu grâce aux agences de voyages pour le permis spécial qui permet de passer la frontière terrestre. Nous rendons nos copies à 12h28, la madame lit la lettre sans faire de gros yeux donc on a bon espoir. Nous versons monnaie sonnante et trébuchante (et tirons la chevillette et la bobinette cherra).

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Passer la frontière entre le Népal et l’Inde à Banbasa (à pieds !)

By 21 octobre 2015 Inde du nord, Népal, Voyage

Aujourd’hui, on parle frontière Népalaise, mais avant, petit rappel sur le contexte. La semaine dernière, après une semaine à Delhi, deux semaines de volontariat et une semaine de visite de l’état indien de l’Uttarakhand, on a trouvé que le temps passait vite… et que notre idée de grand tour jusqu’à Goa (sud-ouest) pour remonter ensuite dans le West Bengale (nord-est) était un peu ambitieuse et stupide : on risquait plus de courir de train en train et se crever qu’autre chose.

On s’est alors demandés : comment rejoindre le West-Bengale et Calcutta en petites étapes, en visitant.

L’option 1 était de traverser l’Uttar Pradesh, l’un des états les plus pauvres de l’Inde mais où l’on mange très bien (et qui accessoirement  abrite le Taj Mahal à Agra ainsi que la ville sacrée de Varanasi où les hindous vont bruler leurs morts dans le Gange)… mais nous qui sommes plus dans un trip « nature » l’idée de nous retrouver dans des grandes et touristiques villes indienne sous le cagnard ne nous séduisait pas plus que ça.

Et l’option 2 : traverser le Népal par la terre, et en profiter pour le visiter et pourquoi pas y trouver un volontariat ! Du jour au lendemain on décide donc de se rendre au Népal. Mais pour cela, il nous fallait passer une frontière terrestre, et si les guides Rough Guide & Lonely Planet documentent bien les principales frontières, il n’y a quasiment aucune information sur celle tout à l’ouest du Népal de Banbasa-Mahendranagar. Voici donc la marche à suivre pour passer cette frontière :

Prendre le bus

Nous sommes partis en bus d’Haridwar (d’autres viennent de de Delhi). Déjà là, tout une aventure avec un festival hindou qui commençait c’était un peu le chaos dans les gares routières… Après nous êtres levés à 5h30 pour attraper notre bus qui devait normalement partir à 6h15 pour Banbasa, dernière ville indienne avant le poste frontière, ce dernier nous a fait poireauter 2h30 sous la pluie ! Dur dur. Après deux heures de routes, le bus tombe en panne. Nous patientons dans le sauna bus le temps qu’ils aillent chercher la pièce et effectuent la réparation. Finalement le trajet qui aurait dû durer 10 h s’est ralongé en 15h de voyage sur des routes pleines de bosses, les travaux pour la nouvelle route sont en cours, mais en attendant le macadam on avait la piste en cailloux à côté. On fini par arriver de nuit à Banbasa. Là nous avons pris le premier hôtel qui nous est tombé dessus et on a eu le malheur de manger au resto en dessous (dégueulasse, pour la deuxième fois seulement en un mois en Inde).

DSCF7707L’étrange fresque de l’école devant laquelle le bus est tombé en panne

Rejoindre la frontière Indienne

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Le lendemain nous allons faire des photocopies de nos passeport et visas (pour l’hôtel qui les demandait) et prenons un vélociraptor triporteur à vélo qui nous emmène sur 4 km environ jusqu’au barrage hydraulique qui marque la frontière. Arrivés au barrage, grosse engueulage/pêtage de nerfs et lorsque c’est calmé, on repart, à pied cette fois. Nous marchons sur le long barrage sous le soleil qui tape fort, en croisant les charrettes tirées par les chevaux Marwaris. Deux chevaux sur trois sont boiteux et saucissonnés n’importe comment à leurs chargement, souvent si lourd qu’ils doivent êtres aidés par un humain pour pouvoir tirer tout cela… je vous conseille de prendre un vélo tracté par un humain, ça va aussi vite et ne maltraite qu’un être consentant à savoir le pédaleur qui cherche à gagner sa vie ! Si les citoyens indiens peuvent aller et venir librement entre les deux pays, nous devons nous arrêter au poste frontière indien, où l’on tamponne nonchalamment nos passeports.

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La frontière népalaise

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Il reste deux kilomètres jusqu’au poste frontière népalais : là vous pourrez soit marcher chargés comme des mulets (comme nous et la majorités des indiens) soit vous pouvez payer un triporteur en vélo. A la fin de la ligne droite, il faut tourner à gauche au petit pont, puis après les guitounes de nourriture, prendre le pont à droite et le poste frontière sera sur la gauche un peu plus loin. Là vous pouvez acheter vos visa népalais. ATTENTION néanmoins : ils ne prennent que les devises étrangères type dollars/Euros pour acheter le visa (et rendent la monnaie en Roupies Népalaise, au taux de change officiel). Il vous faut également une PHOTO D’IDENTITE pour les formulaires. Le bureau des népalais est très décontracté, les employés sont arrangeants et on peut même dire que l’ambiance y est sympa… ce qui est loin d’être courant pour ce genre d’établissement !

Une fois les formulaires remplis, le visa payé et les quelques roupies indiennes changées en roupies népalaise (taux officiel, pas de commission), il faut se rendre à la ville népalaise de Mahendranagar. La station de bus est à 6km du poste frontière, vous pouvez prendre un grand rickshaw partagé pour 20 roupies népalaises par personne.

Frontière népal

Partir visiter le Népal !

Et depuis Mahendranagar, c’est à vous de voir, il y a des bus pour plusieurs destinations, il suffit de demander au guichet (tout est écrit en alphabet Devanāgarī), quelqu’un vous montrera le bus à prendre et vous pourrez acheter le ticket pendant le trajet.

De notre côté, nous avons pris un bus « rapide » qui se rendait à Kathmandu (c’est à dire qu’il ne s’arrête pas à chaque fois que quelqu’un lève le bras au bord de la route, mais laisse descendre des passagers au fur et mesure)… et on s’est arrêtés à 150 km de là pour passer quelques jours en bordure du Bardia National Park qui abrite éléphants, rhinos, tigres, crocodiles, léopards, singes, antilopes, plus d’espèces d’oiseaux qu’en compte l’Europe… et j’en passe. mais ceci est une autre histoire !

bardia

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Uttarakhand : monts et merveilles

By 13 octobre 2015 Carnets de Voyage, Inde du nord

Après avoir passé deux semaines dans un hameau non loin de Raniket dans l’Uttarakhand à l’hôtel Rhodo reTreat and resort pour notre volontariat jardinier, nous souhaitons visiter l’état de l’Uttarakhand. (Je publierai l’article de notre volontariat par la suite car c’était tellement bien que je n’arrive pas à l’écrire!). Comme les derniers guests de l’hôtel nous ont généreusement emmenés en excursion à l’est de Ranikhet à la découverte d’Almora, du temple Nanda Devi ainsi que de Jageswhar, nous avons désormais en tête de faire cap au nord, droit dans les montagnes aux sommets blancs que nous voyions chaque jour sans nuage depuis l’hôtel. J’ai vu qu’à Badrinath, tout au nord, se trouvait un temple qui m’avait l’air bien beau et qu’il s’agissait d’un haut lieu de pèlerinage, l’endroit étant très sacré : ça sera donc notre destination. Or cela se trouve à plus de 300 km de Ranikhet et nous n’avons pas envie de courir, nous ferons donc le trajet de bus en bus, en traversant les merveilleux paysages de l’Uttarakhand…

morning viewLa vue du matin

Mardi 6 octobre : our fabulous journey through Uttarakhand

timmyTimmy ne veut pas que l’on quitte notre chambre !

Au réveil, Beeru nous apporte le thé et Deepu fait irruption avec Timmy le chien dans la chambre. Timmy nous fait des léchouilles dans le lit puis se met en tête de monter la garde à la porte alors que nous faisons nos sacs à dos et nettoyons un dernier coup la chambre. Deepu doit partir voir son frère à Ranikhet, nous le retrouverons là bas, Sunny est allé voir sa famille tôt le matin, nous prenons donc notre dernier petit déjeuner avec Beeru sur la terrasse, au son du chant des oiseaux. Nous descendons sur la route pour intercepter un bus ou une jeep collective qui irait à Ranikhet, mais aucun véhicule ne passe dans notre direction. Finalement j’arrête une voiture de particulier, ils ont deux place à l’arrière. Ils nous prennent volontiers en stop et nous expliquent qu’ils travaillent pour la compagnie phamaceutique Modi Pharma à Almora. Société qui appartient donc à… Modi, le premier ministre indien ! Ils nous déposent devant l’hopital de Ranikhet et nous finissons à pied jusqu’à la gare routière. J’appelle Deepu qui nous rejoint avec son frère mais nos adieux seront de courte durée car déjà le bus que nous devons prendre est là, sur le point de partir. Nous sautons donc dedans et c’est parti pour la route vers le nord !

DSCF7136 ça commence bien !
DSCF7141DSCF7139On prend de la hauteur

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DSCF7143Petite pause à Dwaharat où nous retrouvons la route principaleDSCF7145Un packaging des plus chics pour des sucreries locales

Nous serons saisis durant tout le trajet jusqu’à Chaukhutia par la beauté des paysages en descendant la vallée au-dessus de laquelle nous étions perchés depuis deux semaines. La petite route serpente dans les lacets au milieu des pins. Puis elle traverse une rivière et de nombreux mignons villages situés sur des jardins en terrasse bordés par les montagnes de chaque côté. Nous arrivons après quelques heures de route à Chaukhutia où nous devons prendre un autre bus pour continuer notre route vers le nord. Alors que nous traversons le pont pour rejoindre la route principale, nous discutons avec un monsieur qui était dans notre bus et souhaite lui aussi se rendre à la prochaine ville, à savoir Garsain. Mais pour l’instant, pas de bus, on ne sait pas s’il va en passer un donc nous nous joignons à lui pour une jeep collective… mais problème nous ne sommes pas assez de passagers, nous attendons donc. Finalement un bus passe, notre co-voyageur lui court après et nous fait signe, nous nous dépêchons donc de vite descendre les sacs à dos de la jeep pour courir jusqu’au bus et embarquer alors qu’il repart déjà. Le bus ne va pas jusqu’à Garsain mais un village dont j’ai oublié le nom et là il faudra prendre une jeep pour arriver à Garsain. Nous voici donc dans le bus qui traverse la vallée. Encore là, mignonnes maison, jardins en terrasses, travailleurs des champs, montagnes recouvertes d’arbres et ce soleil qui tape. Puis nous commençons à monter une montagne. Lacets, moteur du bus qui ronfle, forêt de pins qui reviennent… et puis en haut, un village et la vue sur des terrasses à pic de la montagne ! Et nous redescendons, vue sur une nouvelle vallée. En bas, un torrent s’ébroue, séparant un petit village en deux parties reliées par un pont métallique. Le bus nous dépose avant le pont et à peine descendu que nous hissons nos sacs à dos sur le toit d’une jeep et que l’on nous invite à nous installer à l’avant. Cette fois la route longe le torrent, le paysage est une fois encore, grandiose. Après une bonne demi-heure de route, il y a un bouchon, la jeep est à l’arrêt. C’est à ce moment que Sandrine de l’émission de radio Allo la Planète m’appelle, pour vérifier que mon réseau fonctionne bien. Et miracle, oui, dans ce village au fond de la vallée, je capte bien ! Mais alors que je suis au téléphone on apprend qu’un bus pour notre destination finale, bien après Garsain est arrêté dans le bouchon un peu plus loin devant ! Hop, sac sur le dos, je raccroche, on court et hop, on est dans le bus et la circulation reprend : nous étions arrêtés à causes de travaux de réfection de la route (et elle en a bien besoin !). Nous voici dans ce nouveau bus, la route se remet à grimper une montagne et nous voici arrivés à Garsain. Une bande de gamin suivra le bus tout le long du village pour me dire « hello ! » à la fenêtre, puis nous nous retrouvons à nouveau dans une pinède… où des tas de militaires sont cachés ! Des camions camouflés, des tentes, des véhicules étranges : ce sont les grandes manœuvres décidément. Le bus fait une pause chai au col où je me dépêche de trouver un endroit où faire pipi : on ne s’est pas arrêtés depuis notre départ en début d’après-midi, et il est plus de 17h désormais. Un groupe de militaires me tape la discute mais je ne loupe pas le bus. La nuit commence à tomber alors que nous descendons sur la ville de Karnapryag, où nous passeront la nuit. Un monsieur avec les cheveux teints au hénée parle avec nous, il nous aidera plus tard à trouver un hôtel, et le lendemain un bus car lui aussi se rend à Joshimath ! L’arrivée sur Karnapryag est grandiose : même de nuit, grâce aux lumières on distingue la large rivière et les maisons collées aux falaise juste au bord, les ponts métalliques soudés dans la roche, la vue vertigineuse alors que nous prenons les lacets pour rejoindre le centre de la ville. Une fois arrivés, nous suivons notre roux jusqu’à un hôtel au bord de la rivière et après un bon dal, et un rendez-vous manqué avec la radio, dodo. Le bus, le lendemain partira à 7h30.

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DSCF7173On attend à côté de la Jeep à ChaukhutiaDSCF7177

DSCF7181Dans le busDSCF7186ça grimpe à nouveauDSCF7191

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DSCF7203On a fait pire comme paysage…DSCF7218 Le village perché sur sa collineDSCF7222

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DSCF7229On change de vallée

DSCF7231Mais c’est encore pas mal…

Mercredi 7 octobre : les routes de l’impossible, épisode indien

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6:30, debout là dedans, et c’est parti à la recherche du bus. Nous traversons l’un des ponts de fer où l’ont peu observer la liaison de deux rivière puis remontons la route à pied jusqu’à trouver un bus. Celui-ci ne va pas jusqu’à Joshimath, il nous faudra changer à Chamoli. La route se déroulera en bordure de vallée accrochée à flanc de montagne à suivre le torrent, de haut jusqu’à Chamoli. Là, nous récupérons nos sacs dans le coffre du bus lorsqu’on nous indique le bus pour Joshimath, qui attend un peu plus haut. Que d’enchainements, on a de la chance ! Et hop, nous nous installons dans le bus bleu et là ca ne rigole plus, finies les jolies vallées et les cols à monter, nous sommes désormais en haute montagne, les routes creusées dans la montagne, les vues vers le bas vertigineuses et au loin… on appercoit ces sommets himalayens enneignés que nous n’avions plus vu depuis Ranikhet ! Après plus de deux heures à se faire remuer dans les lacets et à avoir le vertige regardant en bas lorsqu’on arrivait en haut des montées, nous arrivons à Joshimath, ville où rien n’est plat. Nous quittons notre ami roux qui nous a bien aidé, et partons à la recherche d’un endroit où trouver pitance et chai. Après s’être délicieusement rassasiés, nous cherchons le bus pour Badrinath qui est notre destination finale (après plus au nord on ne peux pas, c’est le Tibet). A la jonction au bout du village, nous finissons par le trouver, rempli de Sikhs facilement reconnaissables à leurs turbans et leurs barbes. Eux se rendent à mi-chemin pour rejoindre la vallée des fleurs et faire leur pelerinage à la montagne Hem Kund (4 300m) et son lac sacré. La route descend en loooongs lacets jusqu’au torrent, puis remonte, redescend, suit les courbes des montagnes, désormais immenses. La route est parfois creusée dans la roche puis, après le lieu de début de pèlerinage des Sikhs, ne s’embarasse plus avec le goudron et n’est désormais qu’une piste de cailloux avec les éboulements à gauche et le torrent bleu turquoise bien en bas à droite. A un moment le bus doit s’arrêter à cause d’un glissement de terrain justement qui a deversé des montagnes de gravats sur la route, mais comme des buldozzers s’activent à remblayer, nous ne resterons pas très longemps hors du bus à regarder ce spectacle ! Un des passagers du bus, qui vit à Badrinath me raconte les terribles éboulements qui ont eu lieu ici il y a quelques années et me montre le village détruits par les éboulis et coulées de boue. Mais heureusement, aucun mort à déplorer car les villageois auront été bien prévenus et évacués à l’avance, ce qui ne fut pas le cas à Kedarnath, une ville non loin d’ici où 5 000 personnes périrent lors d’éboulements et coulées de boue qui survinrent durant une nuit en 2013. Nous passons ensuite le long d’un petit barrage puis fini de longer le torrent, il faut monter à présent !

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route de Badrinath-27Une oeuvre disons… intéressante dans le busroute de Badrinath-25Ca y est, on retrouve les sommets blancs (admirez nos qualités de photographes depuis les vitres du bus)

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route de Badrinath-22Pause déjeuner à Joshimath, un nouveau bus et c’est reparti de plus belleroute de Badrinath-21

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route de Badrinath-16 Les pelleteuses sont à l’action pour déblayer la route, on descend donc du bus pour regarder passer les véhicules d’en face

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route de Badrinath-1La route…

Après de longs lacets caillouteux, nous apercevons finalement des petits temples, puis des maisons : ça y est, Badrinath, du haut de ses 3 300 mètres d’altitude se dessine devant nous, dans une petite vallée entourée de majestueux pics enneigés dont on peine à estimer la hauteur. Nous partons à la recherche d’une guesthouse tout en admirant ces monts ourlés de la douce lumière rosée du soir, alors que nous sommes déjà dans l’ombre. Nous descendons dans le village et découvrons le temple de l’autre côté de la rivière turquoise et les sources chaudes à ses pieds, où des gens se baignent ou lavent leur linge. Après un échec… trop cher, un monsieur barbu nous dit qu’il a un ashram et des chambres mais qu’elles sont déjà toutes pleines. Il appelle un de ses amis qui possède le même type d’établissement et en inscrit le nom en hindi sur la main du Barbu (le mien, pas le religieux). Nous recevons un excellent accueil et une chambre à 300 INR la nuit. Nous avons pour voisins un groupe de jeunes hommes très sympa qui sont venus depuis le Kerala (pointe sud de l’Inde) en pèlerinage. Nous posons nos affaires et allons boire des chai pour nous réchauffer dans le grand établissement où il y a des vitres (mais ridiculement cher) en attendant le coup de fil de la radio. On rigole bien de voir tous ces pèlerins indiens venus du sud qui comme nous, se les gèlent (il fait vraiment froid). Le coup de fil passe vite, j’ai l’impression de ne rien avoir eu le temps de dire et il y a un petit décalage du son. Tant pis, je ferai mieux la prochaine fois, c’était une grande première (Allô La planète, à écouter ici c’est l’émission du mercredi 7 octobre). Nous allons manger dans un restaurant plus modeste, à côté du temple et nous couchons tout habillés, avec la capuche, les pulls en sandwich dans nos couvertures locales + une couette par dessus. Il n’est pas trop tard et ainsi emmitouflés nous regardons l’intégralité de la saison 2 de In the Flesh (quand on aime on ne compte pas) avant de nous endormir bien au chaud sous nos multiples couches.

Badrinath-5

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Badrinath-1La truffe froide du Chti

Jeudi 8 octobre : le dernier village d’Inde

Après une grasse matinée nous chargeons un petit sac de nos affaires chaudes et après un petit dej parotha-aloo (galette fourée de patates toutes moelleuses dans une sauce piquante) nous partons à pied jusqu’au dernier village du territoire indien avant la frontière avec le Tibet/Chine : Maana. On est surpris par les panneaux routiers qui l’annoncent tel que ! Il est à 3-4 km, nous avons suivi la route mais je pense qu’il est possible de passer de l’autre côté de la rivière à travers champs pour le rejoindre.

Badrinath-9Sur la route de ManaMana-41Attention j’ai la Indo Tibetan Border Police qui me surveille