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Inde du sud

4225km en Inde du sud : la vidéo !

By 12 octobre 2015 Inde du sud, Vidéos

Ma première vidéo de voyage : celle de l’Inde du Sud, filmée avec mon Fujifilm x20 et montée avec Final Cut Pro. Je suis loin d’être une pro et ai eu quelques cours de montage lors de mes études (en DUT Info-Com plus précisément) où l’on a appris à faire des effets spéciaux débiles que j’ai oublié, mais aussi à couper correctement. La base !

Je vous emmène donc avec nous en train de Mumbai à Gokarna, du palais de Mysore à un temple surprenant à Kushalnagar, des parcs naturels du Kerala à ses backwaters, des plantations de thé de Kumily jusqu’àux irréelles ruines d’Hampi, vestige d’une civilisation disparue.

La musique est de Punjabi MC.

Enjoy !

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Inde #7 : l’incroyable Hampi en images

By 8 octobre 2015 Inde du sud, Photographie argentique

Hampi, Hampi, Hampi.

Ce lieu est la ville en ruine de Vijayanâgara, civilisation disparue du XIII/XVe siècle, c’était l’un des plus grands empires hindous. Il en reste des immenses ruines de palais et de temples, le tout dans une nature impressionnante. S’étalant le long de la rivière, entre rizières et collines d’étranges rochers ronds et habité par de nombreux oiseaux et singes. Pour traverser la rivière on prend un petit bac et l’on peu observer les habitants naviguer dans des drôles de petits paniers ronds. On peut y visiter différents temples bien conservés ainsi que la cité royale et ses étables pour éléphants, le bain de la Reine et le lotus Mahal. Nous avons préféré déambuler pendant quatre jours à pied ou en mobylette au hasard de nos envies et découvrir ainsi les merveilles de ce lieu étrange et magnifique.

Je ne vais pas m’étendre en blabla cette fois, et vous laisser en juger par vous même en images!

Dans le village

Hampi numérique-2Vue de notre GuesthouseHampi numérique-3Archana Guesthouse, au bord de la rivière et que nous recommandons chaudement.

C’est parti en exploration d’Hampi et de Anjaneya Hill

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Hampi-22Des singes qui lisent le journal dans le templeHampi-21 Laskmi l’éléphante du templeHampi-20

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Hampi-17 Des langursHampi-16

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Coucher de soleil

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Hampi-9Des petits spectateurs pour le coucher de soleilHampi-8

Hampi numérique-10 En numérique cela donne ça :Hampi numérique-9

Baignade de Laksmi le matin

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Hampi-36La coquine !Hampi-37

Balade au sud du village

Hampi-7Notre dévoué chienHampi-6

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hampi lomo sardinaUn drôle d’arbre apparament sacré…

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Hampi-2Baignade dans les « chutes d’eau »Hampi numérique-8Avec nos acolytes colombien et anglais : Christian & SumaraHampi-1

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Au revoir Hampi :Hampi numérique-12

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Hampi clos donc notre voyage en Inde de 2014… mais pas si vite, il y a encore une vidéo 😉

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Inde#6 : traversée des backwaters et découverte des plantations de thé à Kumily

By 5 octobre 2015 Carnets de Voyage, Inde du sud

Suite à notre mini safari au Parc National du Wayanad où nous avions vu des éléphants sauvages, notre bus nous a conduits un peu par hasard à Calicut dans le Kerala, en bord de mer. Bonne base pour prendre le train et partir traverser les backwaters… avant de grimper dans les montagnes jusqu’à Kumily au beau milieu des plantations de thé.

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Mercredi 30 avril

Après nos deux jours de repos à l’hôtel, nous voici de retour dans une gare pour prendre le train jusqu’à Alleypey, point d’entrée des backwaters du Kerala (5h de trajet normalement). N’ayant pas de place assise (dernière classe) on passera donc le trajet assis à la porte… je vais d’ailleurs prendre un joli coup de soleil. Les paysages sont splendides et la pluie se met à tomber. La terre exhale des odeurs incroyables : la terre craquelée par le soleil en fin de saison sèche commence à se gorger d’eau. Les feuilles de bananier se mettent à briller comme si elles étaient vernies. Nous arrivons à Alleypey pour le coucher du soleil et prenons un rickshaw pour aller directement à la guesthouse Palmy Residency (très sympa, notre chambre a une terrasse dans le jardin, on se réveillera au milieux des goyaviers)

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gare de Calicut

Un « petit » parking de scooters!

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Jeudi 01 mai

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« Les papayes on les cueille avec des foufourches »

Nous prenons le thé sur notre terrasse dans le jardin au réveil puis embarquons dans le ferry public (une sorte de grande barque) jusqu’à Kottayam. Nous découvrons alors ces fameuses backwaters : ce sont des lagunes et lacs salés où des gens vivent sur les îlots, au milieu de la végétation, des oiseaux et poissons (et probablement des moustiques aussi).

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Plus blasée tu meurs. Et oui pas réveillée la Rory

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Arrivés à Kottayam nous embarquons dans un de ces fameux bus public que l’on affectionne tant. Le chauffeur avec son uniforme beige et sa moustache bien taillé est tout bonnement handsome, on croirait un personnage d’un roman des temps passés (qui il vaut pas le conducteur du trajet Mysore / Kushalnagar qui restera à jamais dans mon esprit. Rory et les chauffeurs de bus, épisode 2). Et puis on commence à grimper, la route à serpenter et nous voici dans une belle route de montagne qui fait bien peur comme on les aime !

Revoilà que l’on double du camion à grand renfort de klakons, les roues si proches de ce vide vertigineux sans glissière de sécurité. Rien à faire, cela me procure plus d’adrénaline que n’importe quel roller coaster à sensation, sans réel risque.

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Et voilà qu’après quelques heures heures de route nous apercevons nos premières collines ondoyantes couvertes de petits buissons verts : du thé ! Lorsque nous arrivons à Kumily nous avons bien évidemment un comité d’accueil à la gare routière, mais nous leur échappons afin de nous rendre au Greenview Homestay (qui porte très bien son nom) où nous sommes accueillis par des singes qui grimpent sur le balcon avant de se jeter dans les arbres !

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Coucou toi!

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Vendredi 02 mai

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Nous profitons de la verte vue de notre terrasse pour notre thé matinal avant de partir visiter la Connemara Tea Factory non loin de Kumily : nous serons seuls pour la visite guidée, très instructive ! Par contre cette façon de traiter le thé n’est pas celle dont j’ai l’habitude, ici ils font des petits grains déshydratés : c’est en fait le thé qui est utilisé pour faire le masala chai, avec beaucoup du lait, de sucre et d’épices. Rien à voir donc, avec les thés fins dont je raffole. Pour trouver ceux-ci, ils faut se rendre au nord du pays, dans l’Himalaya!

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Nous reprenons un bus pour nous rendre au jardin d’épices d’Abraham et là c’est un véritable coup de coeur! Nous discutons longuement avec lui avant de partir visiter son jardin d’épice en compagnie d’un jeune guide passionné ! La visite est l’occasion d’une véritable explosion de couleurs, senteurs, gouts et formes inhabituelles.

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20140502-DSCF1894La fleur en forme de croix20140502-DSCF1896

20140502-DSCF1898Les fleurs « têtes de cobras »
20140502-DSCF1904Des petits piments 20140502-DSCF1905Des Jackfruit, que nous dégusterons en chips, délicieuses
20140502-DSCF1907Des cabosses de cacao. Les fèves à l’intérieur sont transparentes et gluantes. Elles ont un gout très amer, il reste un long processus pour les transformer en chocolat.
20140502-DSCF1915Une fleur de bananier avec de jeunes bananes vertes Et le bananier est une plante et non un arbre ! 20140502-DSCF1919Un ananas, cela pousse au sol, et non dans les arbres
cardamomeUn pied de cardamome verte, cet épice à l’odeur et au goût si caractéristiques. Une particularité: la fleur a un seul pétale!
20140502-DSCF1923Le Barbu émotif devant cet immense bananier tout lisse.

Le guide nous montrera également un arbre à cannelle : c’est l’écorce que l’on utilise : on a l’habitude de voir des bâtonnets roulés ou de la poudre, mais ici ils présentent la cannelle comme ce qu’elle est, des morceaux d’écorce. Même les feuilles en ont le gout, c’est fou.

Alors que nous rentrons au village, nous tombons sur une procession hindoue :

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Les plantations de café à Kumily20140502-DSCF1938

Coucher de soleil depuis le toit de notre Homestay
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Ces quelques jours dans les hauteurs du Kerala à profiter de la fraicheur des montagnes nous auront enchanté et je recommande à quiconque d’aller y faire un tour pour vous aussi découvrir les secrets de la fabrication du thé pour le Massala Chai ainsi que des épices et fruits indiens. Si vous avez le budget vous pouvez également faire des safaris et essayer de voir des tigres sauvages au Periyar National Park dont l’entrée se situe à Kumily!

Nous terminerons notre périple en Inde du sud au Karnataka, dans le village d’Hampi, installé au coeur des ruines de l’ancienne capitale du royaume de Vijayanâgara où il reste des immenses vestiges de la ville ainsi que des temples. A ne pas manquer! (et cette fois j’ai sorti les pellicules).

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Inde#5 : à la recherche des éléphants sauvages au parc Wayanad

By 27 mai 2015 Carnets de Voyage, Inde du sud, Photographie argentique

Nous laissons le monastère Bouddhiste de Namdroling derrière nous et reprenons la route vers le sud, direction le Kerala. Mais en route, nous avons à coeur d’aller faire un tour dans les parcs nationaux qui bordent la frontière entre les deux états : le Nagarhole National Park et le Wayanad Wildlife Sanctuary. Apparemment il serait possible d’y apercevoir des éléphants sauvages…

Lundi 28 avril

6h : nous nous levons aux aurores, ce qui est très agréable en cette fin de saison sèche et prenons prendre la route à pied jusqu’à la gare routière. Nous souhaitions prendre le bus de 7h30 qui mène au Nagarhole National Park… or ce bus n’arrive pas. On se galère un peu pendant une heure à demander des infos aux messieurs des compagnies de bus. Finalement je vais aux toilettes (info capitale !) et quand je reviens le bus est miraculeusement là, avec une heure de retard ! Comme tout est écrit en hindi dans cette gare routière ce n’était pas évident d’y comprendre grand chose.

8h35 : nous sommes donc dans le bus qui s’ébranle bruyamment pour quitter la ville. Après la barrière annonçant le début du Parc National il roule pendant une heure sur une petite route défoncée. On ne croise pas une seule voiture, mais des cerfs, faisans et termitières. (On comprend mieux désormais les prix annoncés par les taxis la veille, ce n’était pas la porte à côté !).  Puis le bus s’arrête au milieu du parc. Il y a une petite guitoune. Le chauffeur nous dit « Nagahole, Nagarhole », alors on descend là. Après une prise de renseignements dans la cabane des gardes, on nous annonce qu’il y a juste des « tours »  en jeep avec un guide dans le parc à 15h. Donc on est donc au milieu de la forêt avec une cahute et une route sur laquelle aucun véhicule ne se profile à l’horizon et un bus désormais bien loin !

On s’assoit à l’ombre et attendons un peu de voir ce que le sort va nous réserver. Finalement une voiture s’approche, mirage sur cette route désertée. Elle se gare non loin de nous, et une grande famille de touristes indiens en sortent. Ils se prennent en photo avec leurs portables, se dégourdissent les jambes. Et là miracle : ils nous demandent de poser avec eux pour les photos. Après quelques discussions et grands sourires on arrive à se faire prendre en stop. (on a quand même posé avec toute la smala, une avec que les filles, une que les garçons, une avec deux d’entre eux, une avec la mamie etc etc… ils nous doivent bien ça !;) ).

On se retrouve donc entassé derrière avec les enfants et les femmes. On rigolera bien, avec nos gros sacs sur les genoux et la tête qui cogne au plafond, ce qui amusera pas mal les gosses. Le papa nous déposera à la sortie du parc dans la localité de Kutta où se trouve une station de bus. Nous continuons donc notre route en bus public pour  Tholpetty, le petit village d’où partent les excursions dans la jungle du Wayanad National Park.20140428-DSCF1717

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Arrivée à Tholpetty, on mange dans une petite guitoune au bord de la route, il n’y a pas un chat. Après avoir pris des renseignements auprès de la cabane des gardes du parc, on part explorer le village. On rencontre une adorable petite guide qui nous présentera toute sa famille, nous montrera sa nouvelle maison en construction et nous emmènera jouer avec ses copains tout l’après midi ! Elle parle super bien anglais et s’appelle Akshaya. Elle nous confie vouloir devenir informaticienne plus tard, nous lui confions donc notre adresse e-mail, espérant un jour recevoir une missive de notre petite hôte.

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Alors que nous venons de nous repaitre dans la cabane au bord de la route, nous décidons de prendre la route qui descend pour aller voir le village. C’est là que nous tombons sur la petite Akshaya qui nous parle dans un anglais parfait et nous invite (sans trop nous laisser le choix) à visiter sa maison. Elle nous montre sa maison actuelle, et celles qu’ils sont en train de construire, juste à côté. Elle nous entraîne dans le chantier « ça, c’est ma chambre. Celle-là celle de mon frère At Abibn » ! Sa maman Usha nous offre le chaï ainsi que des choses à manger, que nous ne pouvons refuser (malgré le fait que nous sortons de table) *mode ventre extensible on*.  Les enfants nous entrainent ensuite visiter le petit temple du village, nous faisons un concours de lancer de cailloux, observons si nous voyons des poissons dans la rivière, découvrons des gousses de kapok, sorte de coton des arbres remplis de vertus « c’est pour faire les oreillers » nous confie Akshaya… quand soudain un monsieur en vélo passe en klaxonnant : il a une case de glaces !! Les enfants lui font la fête, et pour les remercier de l’après-midi passé ensemble on se fait une tournée de petits sorbets sur bâtonnets.

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On pose avec Akshaya et son frère At Abibn, moins locace. Derrière, sa maman Usha et sa voisine

 

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Nos copains de jeu pour l’après-midi !

 

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Un petit rafraichissement avant de grimper dans la jeep

Il est désormais l’heure du petit « safari » en Jeep ! Comme nous nous étions présentés les premiers à l’accueil des gardes du parc, nous sommes donc les premiers à être montés dans la jeep pour s’élancer sur la piste de terre, avec notre guide super sympa. La forêt est très belle, c’est un plaisir de s’y enfoncer. On y verra des daims, des singes, des faisans, des coucous, des tortues et avec de la chance… une troupe d’éléphants sauvages ! Par contre j’ai un petit peu galéré pour les photos, mon objectif et ma pellicule n’étant pas les plus adaptés à ce genre d’exercice !

 

Peu après notre entrée dans le parc, un groupe de cerfs axis ou Chital se sauve à côté de la piste
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Oui oui il y a un singe sur cette imagewyanad_-8

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Un petit coq sauvage que je soupçonne d’être un Coq de Sonnerat ou grey junglefowl, mais sans en être certaine son plumage me semble tout de même un peu différent. S’il y a des spécialistes en oiseaux dans le coin !wyanad_-6

Un éléphant se cache sur cette photo…

wyanad_-5Coucou !wyanad_-4

Et elle est accompagnéewyanad_-3

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Après notre rencontre enchantée avec ce groupe d’éléphants sauvages (il est vraiment difficile de les apercevoir car ils se cachent vraiment bien dans la végétation) il est temps de repartir, car il n’est pas possible de dormir ici. Partir où ? On ne sait pas vraiment, mais on va faire comme les GPS disent « suivre la route » !

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On reprend un bus je ne sais plus pour où (d’ailleurs nous même ne savions pas très bien…) et finalement un monsieur sympa avec qui on discute sur le trajet nous apprend que si nous restons dans le bus celui-ci nous emmènera jusqu’à Calicut ! Why not coconut. Il nous a également dit qu’on allait rigoler quand on allait voir la route qui nous faisait passer des montagnes au bord de mer. Attendons de voir l’humour de ce charmant monsieur.

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On the road again ! (numérique)

 

On arrive donc au pan de route en question de nuit, sinon ce n’est pas drôle. Et là : un à pic avec des lacets qui font que les bus sont quasiment obligés de manœuvrer pour les passer… avec le vide intersidéral juste au bord de la route. Le bus qui double des camions dans les routes de montagnes sans visibilité. Je dois vous dire que j’ai prié toutes les « divinités » que je connais de près ou de loin (ganesh, mohamet, jésus, marie, joseph, saint antoine, shiva… entre autres). Mais nous sommes arrivés saint et sauf à Calicut. Le chauffeur nous a conseillé un restaurant dans la ville, il a même fini par nous déposer juste à côté après avoir fini son service (Niiiiice merci encore mec ! C’est plutôt cool d’avoir un bus public entier « privatisé » pour faire taxi urbain). Après cet excellent restaurant et notre douce pitance, nous prîmes un rickshaw pour faire le tour de tous les hôtels du rough guide jusqu’à en trouver un d’ouvert et qui ne soit pas complet… sans succès (bon il était tard en plus). On a fini par débarquer dans un 3 étoiles où l’on a passé deux nuits, petite étape de repos/dodo/vrai lit/bonne douche obligatoire. On s’est juste baladé un peu dans la ville le lendemain midi, et en mangeant à un restaurant sur la plage, le barbu a vu un dauphin (casual).

La vue de notre hôtel à Calicut

La vue de notre hôtel à Calicut

La suite du voyage nous emmènera encore plus au sud du Kerala, à traverser les fameuses backwaters que l’on voit sur les cartes postales de cette région avant de grimper dans les plantations de thé… à la prochaine !

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Inde#4 : Le trésor caché du Kushalnagar

By 21 mars 2015 Carnets de Voyage, Inde du sud, Photographie argentique

Après notre découverte de la ville de Mysore, nous continuons notre route vers le sud de l’Inde. Cette fois-ci, on prend un peu la tangente et nous enfonçons dans les terres dans des lieux accessibles uniquement en autobus public et entamons donc la partie du voyage où la KSRTC (Karnataka State Road Transport Corporation – la compagnie régionale du Karnakata), ses bus et leurs banquettes en skai vont nous accompagner de longues heures. Nous partons pour les environs de Kushalnagar, à la découverte du monastère de Namdroling, aussi appelé « Golden Temple ». Qu’il est étonnant de rencontrer des exilés tibétains autant au sud de l’Inde…

Dimanche 27 avril

Ce matin là, après des achats de soie dans la ville de Mysore, nous attrapons juste à temps le bus de 10h30 pour Kushalnagar. Arrivés là-bas on se demande un peu ce que l’on fait là… mais très vite nous trouvons un rickshaw qui accepte de nous conduire au temple tibétain : le monastère de Namdroling. Apparemment il est assez connu dans la région et est beaucoup visités par les indiens de provinces voisines.

Arrivés devant le temple, on fait une petite pause ravitaillement et j’engloutis un bol de fried noodles (qui me rappelle l’Indonésie). Et c’est parti, on pénètre dans le monastère. Je dois avouer que l’on a visité cela avec toute la candeur de la découverte, dans vraiment s’être renseignés sur cette endroit. Juste de l’émerveillement et de la surprise. Le monastère abrite aussi un collège relieux et un hôpital, nous avons d’ailleurs croisé de jeunes lamas. Il a été établi en 1963 après l’exil du Tibet de Penor Rinpoché, un maître bouddhiste.

Je vous laisse donc avec mes photos de ces incroyables bâtiments sous le ciel gris de cet après midi indien…

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Numérique (Americaaaaan style)

 

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La salle des immenses statues de bouddhas

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En arrivant sur le site, nous avons eu la chance d’assister à des chants et prières, en regardant par un coin de fenêtre. J’ai juste capturé le son, c’est incroyable, et cela m’a rappelé le film 7 ans au Tibet de Jean-Jacques Annaud. J’ai un petit enregistrement sonore de piètre qualité, mais cela met dans l’ambiance…


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Nous avons fait un petit tour dans le jardin, ou de jeunes Lamas jouaient entre eux. A côté, il y avait un terrain de basket ou des moines plus âgés s’entrainaient !

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Ces grosses grappes, il me semble que ce sont les fruits de palme, mais je ne suis pas sure. (Par contre ce portail est magnifique).golden temple-12

Après cette étonnante visite, nous prenons un bus pour Hunsur à 15h30. Cela se révèle être une cité sans charme. Nous galèrons avec les taxis (dont certains, très beaux me font penser à des voitures cubaines) en leur demandant de nous conduire au Nagarhole National Park. Certains ne veulent pas, d’autres nous proposent des prix qui dépassent l’entendement… mais d’un côté on a aucune idée de la distance qui nous sépare du parc, et les chauffeurs de taxi nous donnent des informations contradictoires. On demande à des personnes dans la rue, et apparemment le parc ferme ses portes à 17h, du coup on leur demande s’ils connaissent un hôtel correct dans le coin (c’est à dire pas au bord de la route principale), du coup ils nous en indiquent un dans une partie plus calme de la ville, à deux km de là, après un pont. Nous ferons le trajet à pied, c’est vrai que le tenancier de l’hôtel, le Pravi Dava, est plus accueillant que ce qu’on a pu rencontrer sur l’axe principal, en plus ils ont une salle de restaurant/cantine, ils prennent bien soin de nous. Il nous dit qu’un bus se rend à Nagarhole part le lendemain matin à 7h30 et 10h30 pour 20 rupies. On regarde le coucher de soleil depuis la terrasse devant les chambres, en écoutant le chant du muezzin et en sentant le vent se lever.
J’ai capturé un bout de cette marche et et le chant du muezzin en vidéo, la partie ou nous marchons est de piètre qualité mais je la trouve rigolote.

Kushalnagar, plans séquence from Rory on Vimeo.

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 Nos aventures au Nagarhole National Park dans le prochain article, et c’est plein de surprises !

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Inde#3 : Mysore, 18h de train et un palais de maharaja

By 16 février 2015 Carnets de Voyage, Inde du sud, Photographie argentique, Vidéos

Vendredi 25 avril

Je vous avais laissés à Gokarna, petite ville au bord de la mer, entre Mumbai et le Kerala en Inde du sud… juste avant d’embarquer dans le train, dans l’après-midi. Allez hop, on saute dans le rickshaw, direction la gare.

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gokarna gare chienMon ami le chien.

(en italique sont les notes que j’ai pris dans mon carnet que je vous restitue ici, au milieu de souvenirs)

A la gare nous achetons nos tickets, cette fois sans réservation car avec les vacances scolaires des Indiens des états aux alentours, les places sont prises et les trains blindés. (un peu comme essayer de dégotter un preum’s pour la côte d’Azur au début des vacances d’été. Enfin j’imagine, je n’ai jamais essayé). Une fois notre billet en gender class acheté, nous attendons à l’ombre dans la gare, où nous retrouvons notre ami le chien qui avait patienté avec nous la nuit de notre arrivée à Gokarna (de 3 à 6h du matin, sisi rappelez-vous !). Il dort sur le carrelage pour se rafraichir un peu de cette brûlante journée. Sur le quai, le barbu tente tout de même de négocier avec un contrôleur lorsque le train est à quai. Lors de son précédent voyage en Inde du Sud, il avait réussi à se faire surclasser en payant un petit supplément à bord du train.

« Le contrôleur, a qui on voulait demander le surclassement en sleepers a été ignoble avec nous. Après moultes péripéties, nous voici donc en Gender Class. Le train démarre, on me pousse pour que j’arrive à sauter en marche et nous voici. On reste dans l’entre wagons, un mec sympa discute avec nous. Il me dit qu’il reste de la place, là sur les portes bagages ! » Nous voici donc à escalader les portes bagages comme des grands singes. Finalement je suis bien, ici. J’ai plus de place qu’en bas où ils se serrent à 5 par banquettes… Le train s’arrête et la foule s’y engouffre. Jusqu’ici tout va bien. Mais le train continue d’avaler de nouvelles personnes. Je ne sais pas vraiment où il va pouvoir les caser dans son ventre, ceux-là ! Il y en a pour 7h de trajet apparemment. Jusqu’ici…« 

Mes fesses et le bois peint en bleu ciel de ces porte-bagages. Et la barre de fer qui le borde. J’ai beau être correctement pourvue par la nature en termes de postérieur, il aura bien le temps de les imprimer, ces fameuses planches… Parfois, on se relaie : l’un descend, va prendre l’air à la porte, fumer une cigarette, faire un tour aux commodités… On trouve des positions improbables. Je lis beaucoup ce bouquin que j’ai acheté à Gokarna, que le vendeur m’a conseillé. Il est d’ailleurs très chouette. Puis les vendeurs de repas passent, on descend de notre perchoir et mangeons sur les banquettes avec les passagers d’en dessous. Et on remonte. Mes talents de grimpeuse aux arbres ainsi que ma grande taille m’avantagent beaucoup, car ce porte-bagage est vraiment haut. L’air y est un peu frais, avec la proximité des ventilateurs. La nuit tombe. Les corps cherchent une place où s’étaler. Pour les plus chanceux, ça sera une banquette, pour les autres, les porte-bagages ainsi les couloirs du wagon ou les dessous de sièges conviendront. Nous discutons avec un étudiant installé en face de nous. Il demande à voir mon passeport, par curiosité. Bonne pâte, je lui prête ma carte d’identité française. Il l’examine sous tous ses angles, et la prend en photo avec son portable, puis me la rend. Il me demande mon passeport, je refuse. Néanmoins, nous continuons à discuter, même si cette histoire de papier, même s’il ne s’agit que de curiosité, me donne une sensation étrange d’inquiétude. La petite paranoïa habituelle liée au dictat des paperasses administratives. Sur l’autre porte bagage derrière moi, séparé par la barrière, deux hommes se sont liés temporairement le temps d’une sieste. L’un en costume tout clinquant, montre dorée et l’autre en jogging, qui a des allures d’ouvrier du bâtiment, dorment tête-bêche en tenant les chevilles de l’autre, pour optimiser l’espace et ne pas tomber de ce haut perchoir. Scène qui semble impossible chez nous. Je trouve cela attendrissant, ce rapprochement temporaire de deux inconnus, sans aucune gêne.

train klimtMoi qui n’ose jamais prendre les gens en photo, je n’ai pu m’empêcher d’immortaliser le sommeil de ces deux êtres avec qui on a voyagé longtemps. Ils me font penser aux personnages entrelacés peints par Klimt.

train dodo

Vers une heure du matin, je commence à avoir sérieusement mal aux fesses, et je m’inquiète un peu de manquer l’arrêt si jamais je m’endors. Je résisterai au sommeil tout en essayant de faire de la place à mon barbu pour qu’il puisse dormir un peu (il lui aura suffi de lire quelques pages de mon bouquin aha !)

À 3 heures du matin, nous arrivons à Hassan, je n’ai pas dormi. On s’assoit devant la gare, sur les marches pour être un peu à l’écart des dizaines de gens qui dorment sur le sol de la petite gare. Une grosse meute de chiens errants sort de la pénombre et s’approchent. Je me débats avec des petits moustiques pendant que le Barbu se roule une cigarette. Nous pensons à la globalité du voyage et de mon petit tableau pour gérer le temps que nous avons pour descendre vers le sud et remonter. Un monsieur bedonnant (et moustachu, où avez vous la tête !?) habillé en jaune nous indique qu’il prend le train de 4 heures du matin pour Mysore. On décide de faire pareil. 50 rupees le ticket en gender class, on patiente sur le quai, je teste les ISO de mon appareil photo en prenant la nuit en photo, et c’est reparti !

hassan montage

Le train arrive. Il est blindé, les gens ont tous déjà pris possession d’un petit endroit pour la nuit. Il n’y a pas une place assise, même par terre dans le couloir. On s’installe donc à côté des toilettes, mais comme l’odeur n’est pas très acceptable pour mon fin odorat, j’ouvre la porte du train et m’installe là. Il fait frais dehors, j’ai froid (sentiment TROP étrange ahaha). Je suis donc assise au bord de la porte du train, à côté du barbu. Nos deux bassins larges d’occidentaux nous permettent d’être calés et de ne pas glisser hors du train. Je m’endors comme ça quelques instants. À un moment, un monsieur me cède la place sur son bout de banquette pendant une demi-heure. Cela aura bien soulagé mon postérieur endolori par le contact froid et dur du sol métallique du train. Et puis, vers 6h, le soleil se lève. Émerveillement total !!!

Train montage

Au final, nous aurons voyagé ainsi 17 heures d’affilée. Et pourtant, je ne regrette pas la SNCF ! Les seuils de tolérance en voyage n’ont rien à voir avec notre petit quotidien français où je suis la première à râler dès que les gens font trop de bruit, qu’un enfant chouine trop fort… Et pourtant, j’ai adoré ce voyage. J’en ai savouré chaque instant, et surtout ceux de la nuit, sans repères. Et bien évidemment ce lever de soleil qui nous laisse découvrir, émerveillés, un nouvel endroit, des paysages inconnus.

Samedi 26 avril

Nous débarquons à Mysore à l’aube. Sautons dans un rickshaw et lui indiquons un hôtel random que nous avons repéré dans le rough guide. Le but étant d’aller se piquer un petit somme avant d’aller découvrir cette ville nouvelle au programme (bon j‘avoue, il n’y avait pas vraiment de programme en fait, ce voyage s’écrira à l’encre de nos choix de dernière minute, et des aléas imposés par les transports). Le chauffeur de rickshaw se trompe d’hôtel (peut-être volontairement). Le barbu va demander la direction de l’hôtel prévu. Finalement on y arrive. Mais là, c’est cher, pas top et on se prend un peu la tête avec le mec du guichet, car il commence à nous enregistrer, veut des photocopies de nos passeports et tout le tintouin… Et nous annonce que le check-out est à 7h du matin, non-négociable ! Je suis matinale mais bon avec ma nuit blanche ferroviaire (qui est un excellent souvenir au demeurant) j’aimerais avoir un peu de marge le matin si besoin est. En plus, le quartier de cet hôtel est moche comme tout (se référer à la photo ci-dessous).

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Mais il nous dit qu’on est déjà enregistré, qu’il ne peut pas nous déenregister, on se retrouve au téléphone avec son patron enfin bref une bonne galère (il est 7h du matin, je rappelle ^^). Je sais plus comment on en a rechapé, mais on a fini par marcher dans la ville et grâce à mon sens de l’orientation inné et mon génie pour ce qui est de la lecture des cartes (la meuf ne se jette pas du tout des fleurs, tout va bien), on a fini par atterrir au Royal Taj Mahal Deluxe, un modeste mais sympathique hôtel où il y a un monsieur qui prend le vieux ascenseur avec vous, et une vue sur des arbres et sur le  et son petit parc.

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Vue depuis le balcon de notre chambre d’hôtel : un petit oiseau vert dans cet arbre aux fleurs jaunes

Nous nous effondrons dans le lit et dormons jusqu’à midi. Une fois levés, nous partons manger au RRR où l’on nous sert sur des feuilles de bananiers des mets souper HOT. On va ensuite à la station de bus, pour se renseigner j’imagine. Puis nous allons profiter de l’ombre du petit parc près du palais du maharajah. Le barbu déclenche un vent d’effroi dans l’assistance : voulant faire une photo kitch dans les sculptures en forme de cœur du parc, on a demandé à un couple de jeunes indiens de nous photographier. Mais là il a eu l’idée du siècle : me faire un bisou sur la joue. EFFROI COLLECTIF !!! (il y a même quelqu’un qui crie). Le jeune homme nous a rendu l’appareil photo en nous assenant des no, no, no kissing !. Moi qui suis plutôt pudique et respecte les traditions des pays dans lesquels je suis du mieux que je peux, j’avais pourtant prévenu le Barbu des us et coutumes indiennes en manière de contacts physiques hommes/femmes dans la rue proscrits  (oui j’ai eu le temps de lire l’intégralité de mes 3 guides dans le train aha).

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Ici, une photo correcte.

Comme il fait trop chaud pour visiter le palais et ses alentours, nous décidons d’aller jeter un oeil au vieux marché. Mais les rabatteurs en rickshaw à côté du Palais nous donnent du fil à retordre, et après s’être suffisamment fait embêter, nous cédons et finissons par partir avec un rickshaw (parce qu’il fait vraiment très très chaud et qu’on connait la distance à pied jusqu’au marché… on est en pleine saison sèche, ne l’oublions pas, et 38°C est une température tout à fait ordinaire). Le rabatteur dans le rickshaw nous emmène à old market et nous parle de nous emmener voir des artisans qui fabriquent des bâtons d’encens et des huiles de bois de santal. Mais bon comme il nous coure sérieusement par la patate, on va visiter le marché tous seuls, et sortons par l’arrière… et déambulons, libres dans les petites ruelles, ou nous trouvons effectivement plein d’artisans qui nous font visiter leurs échoppes d’encens et d’huiles florales en tous genre dans l’espoir de nous vendre quelque chose. Mais c’est néanmoins très sympa et intéressant. Nous continuons nos découvertes, toujours plus au nord. On passe le long d’échoppes d’artisans que l’on voit fabriquent des meubles massifs en bois sombres, ou encore ces rouleurs de bidies, ces petites cigarettes indiennes qui œuvrent sur le pas d’une porte. Et puis nous arrivons dans le quartier musulman, avec des maisons très colorées, des chèvres et moutons qui peuplent les rues au même titre que poules et chats. Dans une rue de terre battue, nous voyons des poulets vivants en cage surmontés de leurs camarades morts au combat : eh oui, les musulmans mangent de la viande. D’ailleurs ces moutons qui peuplent les rues ne sont malheureusement pas là pour décorer. Et soudain, une ombre file du ciel et fond sur nous : c’est un rapace, en pleine ville ! Je n’avais jamais vu une telle curiosité… mais bon avec tous ces poulets qui traînent, il doit avoir la chasse facile.

mysore quartier musulmanLe quartier musulmanmysore quartier musulman

Et suite à cette rencontre venue du ciel, deux flèches blanches nous offrent un spectacle curieux : eh oui, il s’agit bien d’une église… que dis-je, une cathédrale. Sainte Philomène pour être précise. Et si son architecture nous parait si familière et donc si étrange dans ce décors, c’est car elle est de style Gothique et a été dessinée par le Reverend Rene Feuge. La cathédrale a une petite crypte qui se visite et qui contient une statue venue de France

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Mysore

Après cette visite pour le moins inattendue, nous prenons un rickshaw pour redescendre au palais du Maharajah et enfin y jeter un œil ! S’il existe depuis le 14e siècle, il a subi nombreuses modifications avant de connaître sa forme actuelle qui date de début 1900. Il est interdit de prendre des photos à l’intérieur, ce qui n’est pas plus mal car sa visite vous estomaquera d’autant plus devant un tel étalage de richesses et d’extravagance… mais aussi de kitch. Mais franchement, j’ai trouvé ça juste dingue.

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Les extérieurs et tous ces petits bulbes de toit s’illuminent les soirs de week-end mais nous avons eu un spectacle d’un autre ordre… après avoir fait une pause dans ce qui semblait être des étables un peu abandonnées, nous repartons sur la place du palais, quand soudain je réalise que je n’ai plus le cache de mon appareil photo. Je marche vite comme je peux avec mon pantalon de fortune, pas très pratique pour se déplacer je trouve jusqu’aux étables… et là :

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… oui des vaches qui rentrent à l’étable, tout à fait, dans l’enceinte de l’ancien palais d’un Maharajah. Comprenez ma surprise ! Et au moment ou j’allais repartir pour prévenir le barbu de ma découverte en semi-courant dans mon pantalon encombrant, je vois des gens qui s’émerveillent d’un coup. Quoi encore ?! Je me retourne et là au loin, là où sont passées les vaches quelques instants auparavant, des éléphants marchent d’un pas lent. Okay. Ce sont mes premiers éléphants d’Asie, comprenez. Je suis donc restée plantée là à les regarder d’un air niais et émerveillé. Avant de reprendre ma course contre le textile pour partager, enfin mes découvertes (et le fait que j’avais retrouvé le cache de mon appareil photo, accessoirement).

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mysore maharaja palace

À la sortie du palais, des gens font des tours en dromadaire. Nous les observons un instant, avant de nous diriger vers la station de bus, afin de nous rendre en dehors de la ville à une dizaine de km, sur la colline Chamundi sur laquelle est juché le temple de Chamundeshwari. Ce temple date du 12e siècle (chez nous on en était encore aux châteaux-forts et à la découverte de l’étrier en Europe – alors que bon les chinois ils connaissent ça depuis 200 ans avant JC et là ils en sont à la poudre à canon donc un peu la honte sur nous) mais revenons à nos enfants de Shiva. Comme je n’avais pas de pellicules adaptées à l’usage nocturne (voyez plutôt)

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J’ai pris quelques photos de cet impressionnant et très bel édifice avec mon Fuji. Avant de s’en approcher, nous achetons des beignets pomme de terre-oignons-piment chez une vendeuse de rue rigolote. Une pure merveille.

Terrain de jeux de petits singes qui jouent sur ses versants sculptés et abrupts, ce bâtiment n’évoque aucune référence pour moi. Je n’ai pas les clés culturelles pour comprendre. Un de nos guides nous disait qu’il s’agit d’un rare temple hindou que les non-hindou sont autorisés à visiter à l’heure des cultes. Nous achetons donc des offrandes et nous frayons un chemin dans l’immense queue qui s’étend sur le côté du temple. Il y a des petites barrières qui zigzaguent, comme dans les queues pour les manèges de Disneyland (ou autres parcs d’attractions hein), ce qui est très curieux, on a jamais vu de canalisateur de foule aux abords des églises (bon il est vrai qu’elles sont bien moins fréquentées chez nous). Nous finissons par entrer, et là nous nous contentons de suivre et imiter les gens, on ne comprend RIEN du tout. On donne nos offrandes à un brahmane qui nous fait un point jaune sur le front, après avoir fait le tour, nous reprenons une file pour ressortir. Là une famille d’indiens du coin s’intéresse à nous et nous fait un brin de causette jusqu’à la sortie. Une fois dehors, nous ressortons littéralement vidés, mais tout contents de cette riche journée.

Mysore vache

Mysore temple 4

Mysore temple montage

Nous reprenons le bus pour rentrer, où nous nous asseyons par terre avec des gamins, faute de place, moi m’endormant à moitié (n’oubliez pas que ma journée a finalement commencé hier à Gokarna ! En marchant de la station de bus à l’hôtel, le Barbu nous ramène un peu de nourriture à emporter pendant que je rentre pour aller m’effondrer sur le lit.

Dimanche 26 avril

Mysore

Des écrivains de rue, un métier que l’on ne rencontre guère dans nos contrées (photo du Barbu)

Ce matin là, on se lève tranquillement puis marchons en ville faire quelques emplettes avant de partir : Mysore n’est pas seulement la ville des palais, du bois de santal et des temples, c’est aussi la ville des saris de soie. Nous achetons donc quelques foulards de soie, et dans une allée commerçante pleine de « bazars », je cherche à me procurer un de ces petits cadenas ronds que l’on voit partout et qui me plaisent tant. Mais dans le magasin, on tombera sous le charme de la massive paire de ciseaux du vendeur, qui « coupe tout » et qui est bien lourde. On repartira de là avec ce cadenas et ces fameux ciseaux (neufs hein, on ne les a pas volé au vendeur !).

cadenas indien

Puis nous nous dirigeons vers la gare de bus, afin de trouver celui qui nous mènera à Kushalnagar, où se cache un endroit surprenant…

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Inde#2 : quatre journées dans la douceur de Gokarna.

By 16 janvier 2015 Carnets de Voyage, Inde du sud, Vidéos

Gokarna est une petite ville au bord de l’océan Indien, connue comme centre de pèlerinage hindou. On trouve en son centre un temple vieux de 1500 ans, non loin de la plage vierge de toute activité touristique, bordée de palmiers et d’arbres fleuris. Gokarna signifie « oreille de vache » celle dont le dieu hindou Shiva aurait émergé. On y trouve deux immenses chariots utilisés lors de Shivaratri festival qui rassemble plus de 20 000 pèlerins.

… mais revenons en au début du voyage. Après notre attente du train à Mumbai et mon grand plaisir à voir nos noms inscrits sur le wagon que nous allions occuper pendant 12 heures.

Nota : cet article mélange des photos numériques et argentiques. La vidéo, très imparfaite, n’a pour but que de vous emmener en balade dans cette bourgade, de partager des instants… malgré les problèmes de flou, de cadrage incertains et de secouades scooteresque !

Mardi 22 avril

Nous embarquons dans le train. Les paysages se déroulent sous nos yeux jusqu’au coucher du soleil : la sortie de Mumbai qui semble interminable, et puis enfin, la nature. Des rizières, arbres, rivières… Les vendeurs de Chaï ou de samossas, de bouteille d’eau envahissent le train à certaines gares. « chaï chaï chaï ! » scandent-t-ils pour annoncer leur passage. Difficile de résister à ce breuvage si réconfortant, doux, sucré, aux saveurs de cardamome. Le soleil nous fait lentement ses adieux en inondant les wagons de ses derniers rayons…

Train mumbai gokarna Train mumbai gokarna

Puis il fait nuit. Naturellement, les passagers s’accordent pour décider quand mettre les banquettes en mode « sleeper » pour se coucher sur sa banquette, le courant d’air des fenêtres sans barreau dans la nuque et les cheveux gras à cause du vent chaud qui s’infiltre partout. Sommeil d’un œil jusqu’à l’heure approximative d’arrivée, à chercher à savoir comme on le peut à quelle gare sommes nous arrêtés.

Mercredi 23 avril

gare gokarna

Notre ami le chien.

3 heures du matin environ, arrivée à la gare de Gokarna. On guette l’arrivée depuis les portes, on saute vite du train, vérifions que nous sommes bien dans la bonne ville. Le train repars, nous voici seuls sur ce quai désert dans la nuit. Le silence revient. Nous allons voir devant la gare : rien, la cambrousse. Quelques chauffeurs de Rickshaw dorment à l’arrière de leur véhicule. Alors nous nous installons sur un banc du quai, et attendons le lever du soleil. Je finis mon délicieux plateau repas acheté dans le train, et donne ma gamelle à lécher à un chien qui nous adopte pour finir la nuit. Nous attendons désormais tous les trois. Parfois un autre chien nous rejoins, puis repars. Aucune activité humaine. Je lis un peu à la lumière des néons de la gare…

Puis le jour se lève. Vers 6h, nous allons voir si les chauffeurs sont réveillés. C’est le cas, nous embarquons dans un petit van jusqu’à la ville, cinq kilomètres plus loin. Le paysage est sec, nous traversons des villages, des marais salans puis en haut de la petite route, l’entrée de Gokarna. Et un check-point de police. Nous sommes arrêtés et le Barbu se fait emmener par un officier dans la petite guitoune où ils fouillent son sac. J’attends de longues minutes en compagnie du chauffeur. « No drugs? » me demande t-ils… Puis nous sommes autorisés à repartir, nous demandons à être déposés près du vieux temple au centre du village, dont le Barbu se souvient. Nous partons alors à la recherche d’une guest-house pour poser notre barda, et le soleil se lève.

Lever de soleil sur Gokarna. Photo numérique.

Lever de soleil sur Gokarna.

Nous prenons nos quartiers à Padmalaxmi Guest House où nous héritons d’une charmante chambrette avec balcon et salle de bain privative. La vue donne sur les toits environnants ainsi que sur les cocotiers bordant la plage. Nous dormons jusqu’à dix heures du matin pour récupérer de notre drôle de nuit entre train et gare, avant de partir à la découverte de Gokarna.

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Nous allons flaner un peu sur la plage, avant de louer un scooter chez un petit épicier qui en loue quelques uns, et partons à la découverte des plages environnantes. Nous faisons une longue halte à Om Beach qui tire son nom de la forme de la baie. Nous y rencontrons le drôle de chien chanteur que l’on peut découvrir dans la vidéo, une vachette qui charge le barbu parce qu’il a fait l’andouille à côté de sa progéniture (à savoir un petit veau trop mignon), quelques tourterelles et des indiens qui profitent aussi de la baignade tout vêtus. Nous rejoignons Gokarna la nuit levée et allons diner sur le toit d’un petit restaurant, où je découvre le palak dal à savoir des lentilles et des épinards, deux de mes mets indiens favoris dans la même assiette, un pur délice ! (chacun ses gouts, hein).

 

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Escapade en scooter jusqu’à Om Beach.

Photo numérique gokarna route

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Jeudi 24 avril

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Au réveil, nous allons nous baigner à la plage de Gokarna, un peu à l’écart des gens parce que le maillot de bain n’est pas vraiment la coutume locale (ici on se baigne habillé vous l’aurez compris). Après une bonne douche et un déjeuner au restaurant Pai, nous enfourchons à nouveau le scooter, cette fois en direction de Paradise Beach, qui est un peu isolée. Mais en route, nous nous arrêtons au marché, festival d’odeurs et de couleurs…

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Puis nous reprenons la route jusqu’à Paradise Beach, traversant forêts et petits villages, longeant le sac salé. L’accès à cette plage est un peu plus compliqué à trouver, mais en demandant aux locaux on fini toujours par trouver. Ce malgré les indications parfois… vagues : « c’est par là ? » dodelinement de tête « C’est loin? » dodelinement de tête « vous connaissez la route ? » dodelinement de tête (moi personnellement ça me fait mourir de rire, et je me surprends parfois à dodeliner de la tête quand on me pose une question).
Puis finalement, un début de chemin. Après une marche harassant à grimper une colline sous le soleil, nous débouchons enfin sur cette fameuse plage, ancien repère de hippies dont les cabanes ont été détruites par le propriétaire du terrain. Y résidait alors quelques personnes, en marge des constructions sur la colline qui compliquent l’accès à la plage. Vous l’aurez compris, l’endroit a certainement perdu de sa saveur d’antan. Malgré tout, l’endroit reste très beau, calme et propre, et certaines personnes disent y avoir aperçu des dauphins.

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Nous reprenons la route pour le village, tout en saluant les passants… et cette vache qui commence à trotter dans le sillage de notre scooter. Tout est paisible.

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Nous nous arrêtons un instant sur les hauteurs de Kudlee Beach pour admirer le coucher de soleil et l’immense terrain de cricket improvisé où se joue un match qui semble sans fin (du cricket, en somme !). Cette pente herbeuse bordée de roches jusqu’à la mer est parsemée d’étranges cailloux noirs, nous offrant un paysage peu commun.

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Les joueurs de cricket. Ma pellicule n’est pas d’une grande aide lorsque le soleil décline (ça + le téléobjectif, mon appareil n’a pas pu faire grand chose !)F1000015

Nous finissons la soirée par une baignade nocturne dans la déserte Kudlee beach, enrobée d’une lumière rosoyante.

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Des petits potes.kudlee beach monkeys

Vendredi 24 avril

Après un petit déjeuner dans la chambre, nous partons explorer à pied les recoins de Gokarna toute la matinée. Le barbu en avait fait une entière pellicule avec son Vivitar… que nous n’avons jamais retrouvée. Qui sait, lors de notre futur déménagement, elle réapparaitra peut-être ?! Néanmoins, voici un endroit plutôt atypique du village : le Koti Tirtha tank. C’est un bassin artificiel utilisé pour les baignades rituelles et un lieu très sacré pour les locaux. En début de saison sèche, il n’y avait plus d’eau dedans, mais le lieu est impressionnant, et les quartiers aux alentours très sympathiques.

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