Anywhere
Browsing Category

Pratique

Nager avec les baleines aux Tonga : guide éthique

By 21 décembre 2017 Océanie, Tonga, Végane en voyage
nager avec les baleines tonga ethique

Nager avec les baleines.

C’est un rêve que je portais en moi et pensait irréalisable, de l’ordre de l’imaginaire.

C’est en Australie, seulement quelques jours après avoir atterri en juin 2016 que j’ai vu mes premières baleines à bosses. On pouvait facilement les observer depuis la terre, à Ballina ou Byron Bay où nous vivions à ce moment là. Chacune de leurs apparitions lointaines nous scotchait. On pouvait passer un temps inouï à les observer, leurs souffles, le claquement de leurs nageoires ou leurs sauts spectaculaires hors de l’eau.

Plus tôt dans ma vie j’avais été énormément touchée par le film Maori « the whale rider » (« Paï : l’élue d’un peuple nouveau » en français) une sorte de conte des temps modernes et avais toujours dans un coin de la tête le rêve de côtoyer ce majestueux mammifère marin dans son environnement naturel.

Et puis, j’ai appris qu’il était possible de nager avec les baleines dans ce pays du pacifique qui ne m’évoquait pas grand chose de plus qu’un nom : les Tonga.

Après nos quatre mois en Nouvelle-Zélande et une erreur faite dans la prolongation de nos visas qui nous poussait dehors un peu plus tôt que prévu, c’était décidé : nous allions revoir les baleines… au Royaume de Tonga!

Le roi des Tonga a interdit la pêche à la baleine en 1978, après qu’une pêche intensive mondiale ait fait chuter drastiquement le nombre d’individus (il restait environ 10% du nombre originel de ces grandes cétacées dans les eaux tongiennes).
Les baleines à bosses ont un caractère très curieux et allaient facilement au contact des bateaux ce qui en fait des proies faciles. Le gouvernement tongien délivre des licences d’observation et nage avec les baleines afin de développer l’écotourisme depuis 1993.
J’ai un peu hésité avant de publier cet article car une augmentation du tourisme sur l’activité whale watching est un facteur menaçant les bonnes pratiques. Mais j’ai décidé de faire confiance à mes lecteurs qui, armés de bon sens et de mes conseils sauront faire la part des choses pour rencontrer ces magnifiques créatures dans le respect, en choisissant leurs opérateurs de façon responsable et éclairée.

 

Index

De quelle baleine parle t-on ici?

La baleine présente dans les eaux chaudes des Tonga de juin à mi-octobre est la baleine à bosse.

Baleine à bosse, Megaptera novaeangliae. (https://www.britannica.com/animal/humpback-whale, Encyclopédie Britanica, téléchargé le 1 novembre 2017)

Les baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) mesure entre 13 à 14 mètres de long et pèsent dans les 25 tonnes. Que cela soit dans l’hémisphère nord ou sud, elles migrent des eaux froides du nord de la planète ou de l’Antarctique où elles se nourrissent vers les zones tropicales et chaudes où elles s’accouplent ou mettent bas… parcourant jusqu’à plus de 25 000 km par an c’est la recordwoman des baleines ! On reconnait celle de l’hémisphère sur à leur ventre blanc comparé à celle de l’hémisphère nord qui sont toutes noires. Ce sont des animaux très curieux qui vont volontiers voir ce qu’il se passe et rencontrent les bateaux, ce qui a cause leur perte lorsqu’elles sont chassées (malgré les interdictions les japonais continuent de tuer des baleines).

Migrations des baleines à bosse entre leurs zones de nourrissage et leurs zones de reproduction (https://www.britannica.com/animal/humpback-whale, Encyclopédie Britanica, téléchargé le 1 novembre 2017)

Les baleines et les hommes, ce que la science nous dit…

La baleine moderne à très peu de chances de n’être jamais exposée à la présence humaine. Lors de ses migrations entre Antarctique et Tonga ou Australie, ou entre arctique et Mexique, elle va forcément croiser des bateaux, ressent les vibrations des moteurs sous l’eau. De nombreuses études existent sur les perturbations sonores causées par l’homme et leurs impacts sur les mammifères marins, mais peu sur l’impact des rencontres hommes/baleines. Il est évidemment important que ces interaction qui ont lieu dans le cadre d’une activité touristique et non scientifique soient encadrées et surveillées afin de ne pas déranger les individus observés et leurs comportements.
Je cite ce papier (que je traduis de l’anglais) « Les effets de l’interaction humaine pour une gestion réussie d’une zone de reproduction des baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) à Turk et Caicos (mer des Caraïbes) » :

« Il est important de mesurer les stratégies d’évitement localement et être capable d’estimer le cout énergétique et la sensibilité des baleines. Les paires mère-baleineau sont le groupe rencontré le plus facilement car ils bougent plus lentement et sont donc plus faciles à trouver. Ils sont clairement les plus vulnérables aux effets des dérangements causés par les humains à cause des énormes besoins énergétiques du baleineau. En 2006, plus de 9 800 whale watchers ont visité les Tonga avec la possibilité de nager avec une baleine à bosse (…)

Ces recherches suggèrent toutes qu’il y a un besoin de mesures de précaution ainsi que de stratégies de gestion pratique pour minimiser les impacts négatifs que pourraient avoir le tourisme basé sur les cétacés tout en faisant la promotion de conservation future des animaux sur leur zone de reproduction. La International Whaling Commission (52eme rendez-vous, juin 2000) a commenté que les programme de nage avec les baleines peuvent être considérés comme hautement envahissants et devraient être surveillés quand à leurs impacts. »

Cette même commission a également émis des guidelines pour les pratiques de nage avec les baleines que je détaillerai plus tard dans mon article.

Une étude sur les interactions baleines à bosses/bateaux au large de l’Australie arrive à cette observation : certains individus vont éviter les bateaux de whales watching mais certains vont au contraire chercher l’interaction et se rapprocher des bateaux et nager autour. (« Behavioral responses of humpback whales (Megaptera novaeangliae) to whale-watching vessels on the southeastern coast of Australia« , Kasey A. Stamation, David B. Croft, Peter D. Shaughnessy, Kelly A. Waples, Sue V. Briggs, 27 august 2009)

Il ne s’agit pas de tirer de conclusions, je n’ai pas lu toutes les études possibles et inimaginables, mais il s’agit de s’informer et de prendre des décisions en bonne âme et conscience. Militant pour les droits des animaux et végane j’essaye d’agir au mieux et d’éviter les paradoxes. Il ne s’agit pas d’être parfait mais au moins d’être informé sur les conséquences de ses actes et agir de la façon la plus éthique possible !

Mes expériences de rencontres avec les baleines

Mon premier contact avec les baleines fut sur la côte est Australienne durant l’été 2016 (l’hiver là-bas, donc). Je les ai observées, chaque jour où j’allais sur la côte : sauter hors de l’eau, claquer les nageoires ou la queue, ou tout simplement apercevoir leur souffle au dessus de la surface de l’eau. Des observations depuis la terre, toujours lointaines mais toujours émouvantes et intenses pour moi.

Un an après (septembre 2017), l’occasion se présente de me rendre aux Tonga durant la saison des baleines et de pouvoir les observer depuis les îles/ferry… mais aussi de nager avec elles. Ce que j’ai fait à deux occasions, dans deux archipels différents.

La première fois était à ‘Eua, la splendide île sauvage occupée seulement par quelques villages, non loin de l’île principale de Tongatapu. Deux opérateurs locaux sont licenciés : Kiko avec le Hideway Resort ainsi que Deep Blue Diving avec le Ovava Tree Lodge. Donc seulement deux bateaux pratiquent cette activité au large d’une île de 87 km2. Et il y a ÉNORMÉMENT de baleines à bosse, mâles, femelles et jeunes qui évoluent dans les eaux profondes entre ‘Eua et Tongatapu.

Nous avons choisi de faire cette session avec Kiko, réputé pour sa connaissance de l’approche des baleines. Il fait ce métier depuis quinze ans. Il était accompagné de Martha, la guide dans l’eau, qui recevait cette semaine là, sa famille du Chili, présente également sur le bateau. C’était l’une de ses dernières sorties après plusieurs saisons passées à travailler comme guide pour nager avec les baleines aux Tonga. Martha nous a donné les consignes sur la sécurité et le comportement à adopter alors que nous enfilons nos combinaisons (wetsuit) sur le bateau, puis nous avons ouvert grand les yeux pour apercevoir des souffles de baleines et ainsi se rapprocher d’elles.

Après plusieurs tentatives manquées, la première moitié de notre équipée glisse à l’eau avec trois baleines puis remonte avec le sourire jusqu’aux oreilles !

Durant toute la matinée nous irons à l’eau un grand nombre de fois, rencontrant beaucoup d’adultes différents.

Ce qui nous a marqué c’est d’abord la taille des baleines, c’est vraiment très intimidant au début. Il suffisait de se mettre à l’eau ce jour là et nous voyons passer des groupes d’adultes sous nous, tu tournes la tête tu en as trois autres qui te passent à côté tout en chantant. Intense, plein de vie!

Un mélange d’excitation, de fascination et d’adrénaline. La vision sous marine avec le masque + l’étrangeté d’être dans le grand bleu où il n’y a aucun repère physique, la perception des distances est très étrange… et les baleines qui bougent de façon très lente se déplacent pourtant à bonne vitesse et on a parfois l’impression qu’elles nous foncent dessus!

Que ce soit dans l’eau ou depuis le bateau où nous avons eu le droit à des spectacle d’exhibition de bidon ou de claquage de nageoires, ou encore des petits sauts comme des dauphins. C’était la saison des amours il n’y avait pas photo 😉

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En tous cas cela nous aura laissé un souvenir impérissable.

OMG! Sorry for the bad filming the beardy cameraman got a bit afraid haha 😂🐳🐋

Une publication partagée par RORY (Travels Anywhere) (@roryofroom) le

La seconde fois, j’y suis allée sans le Barbu. J’ai accompagné quatre de mes compagnons d’aventures avec lesquels nous campions sur l’Île de Uoleva, dans l’archipel d’Ha’apaï. Nous l’avons fait avec la fille de Taïana au resort Taïana’s place, qui a la licence pour opérer une activité de nage avec les baleines et qui a sept ans d’expérience. Nous sommes partis sur un petit bateau tongien et rebelote: wetsuit et instructions très complètes.

Cette fois, l’activité des baleines est moins frénétique, nous faisons des rencontres très calmes, paisibles et longues. Chacune de ces rencontres était avec une mère et son baleineau. La première, avec un baleineau très jeune et joueur. Nous resterons quasiment une heure dans l’eau avant qu’ils ne s’éloignent de nous.

La seconde rencontre nous offrira des interactions extraordinaires. Les deux baleines restent avec nous vraiment longtemps. La mère plonge puis reviens là où nous sommes. Le petit, qui doit respirer plus fréquemment, fait des navettes entre sa mère et nous qui flottons à la surface. Il est très joueur, parfois un peu trop et nous devons faire attention à bien l’éviter. J’ai eu quelques moments avec lui où nous nagions ensemble côte à côte avant qu’il ne se remette à tournoyer et faire des acrobaties sous marines !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A un certain moment, probablement au bout d’une heure, la mère commence à allaiter mini baleine et nous leur laissons leur intimité. Nous retournons au bateau, qui se maintenait à distance de nous, ne rallumant le moteur que lorsque nous étions éloignés. Certains de mes camarades placé vers l’arrière de la mère avant que nous partions ont vu du lait de baleine, un liquide verdâtre extrêmement gras apparemment !

Après notre pause déjeuner sur le bateau, nos deux compères aquatiques sont toujours juste à côté. Nous retournons donc les rejoindre pour une dernière nage et finissons encore par rester une heure à l’eau avec eux… Cette fois ils sont plus proches de récifs de coraux et l’eau est peu profonde, nous voyons même le fond! Nous prenons alors toute la dimension et la magnificence de ces superbes créatures.

Alors que nous amorçons notre retour vers la côte, le petit nous offre un saut d’au revoir, le corps totalement hors de l’eau… suivi par sa mère ! Quel spectacle ! Mais ils ne s’arrêtent pas là et nous suivent pendant de longues minutes tout en sautant hors de l’eau. L’émotion me submerge et je dois avouer que des larmes de joie coulaient le long de mes joues…

(La vidéo a été prise par Allan, notre comparse australien. Mention spéciale à ses commentaires et nos rires)
Vraiment une expérience de vie que je ne suis pas prête d’oublier.

Et ma vidéo de la nage… à regarder en plein écran!

Mais venons en à vous !

Mes conseils pour nager avec les baleines aux Tonga de façon éthique

Voici ce que je vous recommande, au regard de mes expériences personnelles, que les lectures d’études sur les baleines, la chartes de la International Whaling Commission (IWC qui a depuis 1966 pour objectif de faire de la recherche sur les cétacés dans un but de protection, des menaces sur les habitats aux filets étrangleurs, etc.), la charte du World Cetacean Alliance ainsi que ma rencontre avec Lorenzo Fiori qui étudie les interactions des baleines avec les humains lors des activités de whale watching à Vava’u dans le cadre de sa thèse pendant trois années de suite. (Ce qui s’applique à Vava’u ne s’applique pas forcément aux autres archipel, s’agissant d’un cas particulier où de trop nombreux opérateurs se partagent le marché). Il m’a appris de nouvelles choses sur les baleines à bosse et d’autres fascinantes connaissances sur la vie marine (je ne savais pas qu’il y a des baleines dans la mer méditerranée!). Ce que je publie ici est mon avis et n’engage que moi!

– vous n’êtes pas obligés de nager avec les baleines !

Vous pouvez très bien les observer depuis un bateau (nous en avons vu énormément depuis le ferry lent entre Tongatapu et ‘Eua) et également depuis la terre. A ‘Eua en pleine saison nous voyons des baleines depuis la plage tous les jours régulièrement, parfois très près des terres car après le récif rocheux l’eau est tout de suite profonde.

Mais il est vrai que vous n’aurez pas la même intensité. Rencontrer une baleine, c’est rencontrer une personne, et c’est réciproque pour elle. Croiser le regard de l’un de nos grands cousins aquatiques est une expérience bouleversante et inoubliable.

– préférer le faire depuis des petites îles où il n’y a pas trop d’opérateurs.

Sur l’archipel de Vava’u, il y a plus de 19 opérateurs, chacun d’eux étant autorisés à posséder deux bateaux. J’ai eu des retours de clients m’expliquant que ceux-ci se « relaient » parfois lorsqu’ils trouvent une baleine en se contactant par radio et en faisant passer leurs groupes les uns après les autres. Pas très paisible et respectueux de l’animal !

Depuis Tongatapu, j’ai également eu des retours de sorties en très gros groupes (jusqu’à 15 à 20 personnes).

Sur les petites îles où il y a peu d’opérateurs, vous sortirez en petit groupe (max 5 personnes) et ne serez pas « poussifs » sur les baleines. De toutes façons si elles ne sont pas enclines à voir nos têtes d’humains, elles plongent et donnent deux coups de queue et se tirent ailleurs !

Je vous conseille l’île d’Eua non loin de Tongapatu (l’île de la capitale) où deux opérateurs locaux se partagent le large : Kiko avec Hideaway resort et Deep Blue Dive de Ovava tree lodge. Ils connaissent et respectent les baleines.

De même sur Uoleva dans l’archipel de Ha’Apai où il y a un petit nombre d’opérateurs et où les baleines sont visibles depuis la terre donc moins de temps passé à se déplacer en bâteau.

Il y a également Whales Discoveries qui est situé au sud de Ha’Apai dans un coin encore plus isolé et ils se targuent de faire du responsible whale watching.

– nager avec un opérateur local expérimenté et licencié.

La licence stipule que lorsque le bateau s’approche des baleines il doit aller à faible allure puis couper le moteur. Le bateau ne doit pas venir sur les baleines de face ni essayer de les doubler pour s’en rapprocher mais toujours venir par les côtés. On ne chasse pas les baleines, on ne sépare pas un pod mais  on se rapproche d’elle et les laissons venir… Ou non (des fois elles s’en vont).

On n’approche pas les baleines avec des jet-ski, on ne plonge pas avec des bouteilles (à cause des bulles), ce qui est accepté est la nage avec masque et tuba.

Lorsque le bateau est proche des baleines, le moteur coupé, on attend l’observation du guide et son go. Les baleines doivent être les décisionnaires de la rencontre. Le guide saura interpréter les comportements des mammifères marins et dire si oui ou non on peut les rejoindre à l’eau.

Lorsque vous allez à l’eau, il ne faut pas sauter mais se laisser glisser du bateau les palmes en premier et surtout on ouvre les yeux (et les oreilles !). Il est de mise de nager grouper et toujours proche de son guide, qui aura établi les signaux de communication au préalable. Autre chose : il faut bouger lentement, ne pas paniquer, respirer calmement et ne pas crier! Le guide indiquera lorsqu’il est temps de retourner sur le bateau : on a plus la même sensation du temps lorsque l’on est dans l’eau avec les baleines !

– gardez vos distances

nager avec les baleines tonga ethiqueEntre 5 à 10 mètres… voir plus si vous êtes un peu effrayé, il y a de quoi les premières fois! N’essayez pas de toucher les baleines. Si une baleine vous touche c’est qu’elle l’aura voulu, elles sont en contrôle de leur corps et leur espace. Les baleineaux un peu moins. Méfiez vous tout de même. Si vous embêtez la baleine elle peut donner un coup de queue et cela peut-être très dangereux, il y a déjà eu des accidents à Vava’u. Mais si vous respectez les distances (ce sont des animaux sauvages!) vous pouvez avoir de merveilleuses interactions. Le respect est la clé! Vous n’iriez pas essayer de caresser un buffle dans une réserve en Afrique.

– nager avec une mère et son petit ou pas?

Il n’y a pas de réponse absolue des scientifiques sur ce sujet. Certains recommandent de ne pas nager du tout ni venir déranger des baleines en présence du baleineau. Aux Tonga peu d’opérateurs respectent cette règle. Mais certains sont extrêmement respectueux dans l’interaction. Je n’ai pas trouvé d’étude observant le comportement des baleineaux ayant rencontré des humains à plusieurs reprise dans leur jeunesse.

– à quel prix ?

Le coût d’une sortie en whale watching-swimming était en septembre 2017 d’environ 200 TOP (80€) à ‘Eua, 250 TOP (92€) à Nuku’alofa, entre 250 TOP (92€) et 400 NZ$ (230€) à Ha’apai et 400 TOP (150€) à Vava’u.

 

Je conclus mon article là-dessus, encore une fois, il s’agit d’une expérience incroyable dans une vie, le tout est de savoir prendre le temps et les informations afin qu’elle se fasse dans le respect de l’animal. Il faut rester ouvert d’esprit, lire ce que les scientifiques ont à dire sur la question et se faire sa propre opinion.

Une telle expérience ouvre parfois les yeux à certain sur l’importance du respect des océans, donc pourquoi pas s’engager auprès des associations qui se battent pour sa sauvegarde (Sea Sheperd, Bloom, American Cetacean Society, Whale and Dolphin Conservation, etc…).

 

You Might Also Like

Et moi alors, suis-je vraiment une voyageuse écolo?

By 25 février 2017 Daily Life, Végane en voyage, Volontariat, Voyage

Mon article « Le paradoxe du voyageur écolo… mais carniste »  a récemment fait quelques vagues sur un groupe facebook où quelques commentaires agressifs m’ont réveillée de ma torpeur bloguesque… Beaucoup de gens me trouvaient moralisatrice. Ce qui arrive souvent lorsque l’on touche à un sujet aussi émotionnel que celui de l’alimentation, même si le propos était plutôt celui de l’information sur un impact écologique souvent oublié! Mais cette agitation m’a un peu fait bouillonner… puis réfléchir!

Mon meilleur avocat a finalement été ma soeur dont je me permets de recopier le commentaire :

« C’est marrant, dès qu’on parle du rapport à l’alimentation les esprits s’échauffent. Perso de ce que j’ai compris de l’article c’est que l’auteure dénonce l’absence d’information à propos de l’impact écologique de l’industrie animale sur les blogs voyages prônant le respect de l’environnement. Elle blâme l’information non relayée et non le lecteur carniste. Je vois plus une personne affectée personnellement par les questions environnementales au détriment de l’objectivité que quelqu’un de moralisateur et egocentré. Le sujet est source de débat, c’est bien la preuve d’un problème sous jacent.« .

Après deux jours à cogiter, voici que je vous ponds cet article, non pour me justifier de quoi que ce soit (même si c’est un peu ce que je fais au final, non?), mais plutôt dans un soucis de partager mon mode de vie actuel. C’est donc un article qui est plutôt personnel/mode de vie que « carnet de voyage »… même si je vis en voyage!

Pas mal de gens ont dans les commentaires relevé que le voyage était par essence pas « écolo » car, par définition, se déplacer par plaisir et non par nécessité c’était polluant etc… Si au début j’ai trouvé cette réflexion un peu ridicule « à ce moment là, on ne fait plus rien, hein »… cela m’a quand même remué les méninges.

Et j’ai réalisé qu’au cours du voyage, mon approche a évolué.

J’ai toujours aspiré à faire de cette épopée une découverte et un temps nous permettant de réfléchir, de découvrir d’autres cultures, de magnifiques paysages et animaux… et aussi des modes de vie plus respectueux de l’environnement et proches de la terre, notamment via des principes de permaculture appliqués par les familles chez lesquelles nous faisons régulièrement du volontariat.

Notre situation actuelle de voyageurs

Pour faire le point. Cela fait désormais un an et demi que l’on est partis, s’il fallait compter… D’abord du stop en Asie Centrale, puis des transports en commun, de la marche et du volontariat en Inde et au Népal, puis quelques mois en Asie du sud-est dont un road-trip en scooter.

Cela fait huit mois que nous sommes en Australie. Ce grand continent sur lequel on avait pas du tout prévu de passer nous aura enfin fait ralentir. Du « slow travel »? Je ne sais pas trop. En huit mois nous avons passé en gros quatre mois dans la zone de Byron Bay, un mois de « road-trip » jusqu’en Tasmanie et trois mois sur cette ile, dont un mois et demi dans des familles en volontariat. Plus quelques voyages d’environ une semaine chacun dans notre voiture convertible en lit sur l’île tasmane. J’ai d’ailleurs posté une vidéo sur ces road-trip si ça vous intéresse plus que mes élucubrations! 😉

 

Notre woofing dans une vallée reculée de Tasmanie

Au niveau du travail rémunéré en monnaie sonnante et trébuchante (il faut bien gagner sa croute, un peu), j’ai trouvé un peu au pied levé un job dans un verger de cerises sur la magnifique Bruny Island. La saison était catastrophique et on était tous payés au rendement… mais nous rencontrons un super groupe de français, belge, italien et une américaine avec lesquels nous campons dans une « rest area ». On a une routine rigolote, tous les matins : caravane de voitures jusqu’au ferry que l’on prend gratuitement en tant que piétons, puis le bus nous attend sur l’île pour nous emmener à la plantation. Comme à l’usine! Je gagne à peine 700$ en 8 jours, maigre consolation quand le prix de l’essence ne redescend toujours pas (environ 80$ le plein). « On n’est pas cher payés, mais qu’est-ce qu’on se marre ! »

Et depuis, nous sommes en woofing à côté de la capitale Tasmane… et je cherche à nouveau du travail pour financer la suite de nos aventures. Peu de déplacements, donc.

Yep

Une publication partagée par RORY (Travels Anywhere) (@roryofroom) le

Suis-je une voyageuse écolo ?

Pour en revenir aux questionnements posés en début d’article je me suis interrogée sur mes pratiques de voyage qui pouvaient faire de moi une voyageuse plus écologiste et moins « consommatrice ». J’aime bien l’expression « consommateur de paysage », c’est un peu ce que l’on fait lors de road-trips! Je suis certainement un peu des deux, mais je trouve intéressant de prendre un peu de recul et me poser des questions. Même si pour moi, de longue date, les véritables progrès écologiques se feront par des changements de société et de législation et non par les comportements individuels (stigmatisés d’ailleurs). Je dois nuancer et reconnaitre malgré tout que l’un ne va pas sans l’autre…

Quels gestes je fais au quotidien?

J’ai un peu listé mes gestes « quotidiens » liés à mon mode de vie actuel. C’est marrant de faire des listes des fois, allez avouez vous aussi vous aimez bien!

Alimentation

  • Je consomme au maximum local, par exemple les légumes dans des petits magasins/marché et veille à ce que la provenance soit locale et bien sûr de saison. En grande surface je vais acheter des produits venant autant que possible d’Australie (ce pays produit tellement de choses, dont le meilleur beurre de cacahuètes ever), et si possible non transformés.
  • Je ne mange toujours pas de viande ni autres produits animaux, d’abord pour des raisons éthiques (#antispécisme) mais aussi écologiques (cf article)
  • Dès que possible, nous cuisinons au feu de bois lorsque l’on campe (dans les lieux où c’est autorisé, on ne plaisante pas avec les feux de forêt en Tasmanie) et ainsi éviter d’utiliser le « gas stove » et ses bouteilles jetables. A savoir pour les prochains (nous on a découvert ça que récemment #boulets) : en Australie on peut acheter des petites bouteilles de gaz rechargeables pour le camping avec un bruleur, un peu plus lourd mais si vous voyagez en voiture/van c’est quand même mieux que les cartouches qui vont à la poubelle.

Transports

  • J’essaie de limiter un maximum les aller-retour en voiture, et, dès que je le peux, je prends des passagers (même si lorsque notre voiture est installée en mode « nuit », il est très galère de caser des gens). Mais l’Australie reste tout de même un pays de voiture. Je n’ai pas encore sauté le pas de voyager en vélo ou à pieds, un jour peut-être! Mes démarches évoluent.
  • Je fais du « slow travel » : plutôt que de faire trois fois le tour de l’Australie, je m’implante plus durablement dans des coins, en travaillant et/ou faisant du woofing/house sitting.
  • En 2016 j’ai pris un avion pour faire Inde-Thailande car je souhaitais passer la frontière Inde-Myanmar a pied mais celle-ci a fermé pour les étrangers pile une semaine avant ma date de passage prévue. Et il a bien fallu que je m’extracte de l’Inde alors que mon visa expirait! Puis j’ai pris un avion Vietnam-Australie mi-2016.
  • En 2017 nous souhaitons également éviter un maximum l’avion. Nous avons pour projet d’essayer de rejoindre la Nouvelle-Zélande en voilier… mais si nous échouons, ça sera par les voies aériennes que nous nous y rendrons bien sûr (je ne suis pas si bonne nageuse 😉 ). Et pour la suite, pareil : nous tenterons le voilier selon les opportunités et saisons, et sinon nous nous rabattrons sur un avion si nous sommes vraiment coincés par des visas.

Logement

  • Lorsque je dors dans la voiture ou dans la tente : pas de chauffage, mais plein de couvertures!
  • Lorsque nous dormons en woofing : en général les habitations sont des constructions écologiques au possible, et c’est intéressant de voir ce qu’ont fabriqué les gens pour s’intégrer à leur environnement. En Tasmanie (et en Australie d’ailleurs) dans les coins reculés quasiment tout le monde a des panneaux solaires, récolte l’eau de pluie/des ruisseaux pour boire, la vaisselle etc, des toilettes sèches dont le compost sert au jardin ainsi que des douches au chauffage solaire (super efficace!). Les maisons sont souvent « passives » et bien isolées, chauffées en complément au bois l’hiver.

Hygiène (même si pour moi cela a peu d’impact global sur la planète, je le répète)

  • Je me lave peu : une à deux fois par semaine environ, et avec du savon solide, local, éthique et tout le tralala. En road-trip on se trempe dans la mer et les rivières et parfois il y a des douches (chaudes) gratuites (<3 Australie).
    Du coup je n’ai pas besoin de m’hydrater car ma peau est moins agressée et je ne me sens pas « sale » pour autant (malgré le fait que je fasse souvent du travail physique). Je lave mes cheveux aussi au savon à la noix de coco, et ils ne me dérangent pas alors qu’à Paris ils étaient toujours gras au bout de deux jours.
  • J’utilise peu de « produits de beauté« . Après des années j’ai fini par trouver le combo parfait pour ma peau mixte : protection du soleil  (crème solaire, chapeau et manches longues, comme les bébés) et huile de jojoba qui est bien plus efficace que n’importe quelle crème que j’ai pu avoir. J’avais vu un jour une vidéo marrante sur la ressemblance cellulaire de cette huile avec le sébum produit par la peau et le fonctionnement du derme et depuis je ne jure que par cela. Lorsque j’en rachète (tous les 6 mois environ) je privilégie le local et le cruelty free.
    Et du dentifrice, puis c’est tout! J’ai aussi fait l’acquisition d’une brosse à dent en bois hahaha !! (La « environmental toothbrush » australienne, trouvée en magasin bio, lien non sponsorisé, of course).

Habillement

  • Quasiment tous mes vêtements sont « recyclés », c’est à dire de seconde main. En arrivant en Australie en hiver nous avons dû nous équiper, nous nous sommes donc rués sur les « second-hand shops » tels que Vinnies (l’équivalent de notre Emmaus français) et autres. Bravo l’Autralie pour cette culture du second hand (et vive les vide-grenier en France!). Nous avons également trouvé des vêtements laissés par des backpackers dans une auberge de jeunesse à Brisbane, dont mon jean de travail que j’ai bien « rentabilisé ». Le dernier vêtement neuf que j’ai acheté ce sont peut-être des chaussettes en vrac… ou encore une robe d’une créatrice locale en Thailande. Je suis loin de soutenir les grands groupes industriels de mode. Il est bien sur hors de question pour moi d’acheter des vêtements neufs contenant de la laine/ du cuir, mais il peut m’arriver d’acheter des produits « de seconde main » en contenant. Comme par exemple une paire de Vans superbes, modèle vintage avec peut-être un peu de cuir (mais même pas sûr) tout à fait à ma taille dans un « Opportunity shop » au fin fond de la Tasmanie pour… 5$. La non-accro au shopping que je suis n’a pourtant pas pu résister.

Dans cette société de data, quantifions! Mon empreinte écologique.

Par curiosité j’ai aussi eu l’idée de calculer mon empreinte écologique sur plusieurs outils* pour croiser les sources. Les résultat sont quantifiables en nombre de planètes qu’il faudrait pour soutenir mon mode de vie si tout le monde vivait comme moi. J’ai répondu de la façon la plus proche et honnête possible. Je me suis dit que cela pouvait être intéressant pour compléter l’article.

Les résultats sont entre 1.1 à 1.7 planètes*, ce qui est beaucoup moins que  lorsque je vivais en appartement à Paris et avais une alimentation non végéta*ienne .Mon résultat pour mon mode de vie alors était de 2,3 planètes environ, et pourtant je n’avais pas de voiture et recyclais abondamment. La moyenne mondiale est de 1.6. Pas si mal pour une « occidentale ».

Il faut aussi noter que l’alimentation est un facteur présent dans tous les tests.

 

Je ne sais pas si ces questionnements peuvent vous intéresser où vous touchent un peu, mais j’avais envie de les partager et d’avoir votre avis sur la question, mes chers lecteurs (qui que vous soyez 😉 )

 

La bise des buissons connectés en wifi.

 

*Outils utilisés : e-graine (résultat 1.1), le calculateur d’empreinte du WWF (résulat 1.7), celui du Global Footprint Network (résultat 1.7).

You Might Also Like

Le Rory’s guide pour manger végétalien en Asie du sud-est

By 25 novembre 2016 Asie, Laos, Myanmar, Thaïlande, Végane en voyage, Vietnam

Comme on m’a posé parfois la question sur la facilité ou difficulté de manger végétalien en Asie du sud-est, je me suis dis que là c’était le moment de l’écrire, cet article. En ce moment j’ai du courant électrique car je fais du house-sitting, une clé 4G avec des gigas australiens qui coûtent une fortune, du temps libre… donc plus d’excuse!

Mise en bouche, attention ça fait saliver car OUI c’est possible de se nourrir de façon végétalienne lors d’un voyage en Asie du sud-est, et en plus on se régale, il y a plein de choses succulentes (même s’il y a des fois où vous mangerez du riz blanc aux légumes).

Dans cet article je traite donc de la Birmanie (en vitesse car je n’y suis restée qu’une semaine dans le sud), la Thailande, le Laos, le Vietnam ainsi que le Cambodge. Je n’écris pas sur la Malaisie étant donné que pour l’instant je n’en ai visité que l’aéroport, ni de l’Indonésie car mon séjour là bas commence à remonter et je mangeait encore tout et n’importe quoi à l’époque.

Manger végétalien au Myanmar (Birmanie)

Keskondit ?

« Thatalo » / « tètèlo » (écrit à la prononciation, hein) ce qui signifie un repas « sans vie », c’est à dire un repas qui a été préparé sans causer la mort d’animaux. La Birmanie est un pays majoritairement Bouddhiste (ils ont même des extrémistes bouddhistes, chacun sa plaie) mais au moins cela a pour avantage que les notions de végétarisme ne sont pas inconnues à la plupart des gens. Même si la plupart, étant pauvre, mange ce qu’il a à se mettre sous la dent, et parfois ce sont des pattes de poules dans du gras.

Keskonmange alors ?

Eh bien n’y étant resté qu’une micro-semaine pour cause de on-a-besoin-de-glander-sur-une-île-après-des-mois-de-coins-paumés-d’Inde-du-nord-est, j’y ai surtout mangé ce que les gens me servaient de « thatalo » dans des étals de rues. Ce n’était pas la meilleure bouffe du monde mais c’était correct !

Mais sinon beaucoup de soupes (au tofu, aux légumes, des bouillons, etc), des salades (au chou, aux algues, aux tomates, aux feuilles de thé fermentées, aux beans…) mais aussi des plats plus basiques tels que des nouilles ou du riz sauté aux légumes (et plein d’ail), du riz avec des légumes épicés, de la nourriture indienne… et bien sur, des fruits exotiques que l’on peut acheter sur place dans les marchés. Moi j’adore les mini bananes perso.

Manger végétalien en Thaïlande

Alors là on y est restés un mois et demi et j’en attendais beaucoup de la nourriture thaï car on entend souvent qu’il s’agit d’une des meilleures gastronomie du monde… et pour ce qui est de manger végétalien, je n’ai pas été déçue ! J’ai enfin pu renouer avec mon amour inconditionnel des champignons gluants, et m’émerveiller des gouts et textures en mangeant pour la première fois de la « mock meat » (fausse viande bluffante fabriquée à base de soja, wheat, et autres).

Keskondit ?

En thaï passé le « Savadeeee kaaaaap ! » (bonjour) c’est vite compliqué. Ils parlent bien anglais donc on peut énumérer les ingrédients indésirables (ou les mimer lorsque l’interlocuteur ne parle pas anglais). Nous, cela nous a suffi mais si vraiment vous voulez vous essayer de parler Thaï :

  • « Jey » serait la transcription (venant du chinois) de végétalien signifiant « nourriture excluant les ingrédients d’origine animale ». Cela orienterait vers les plats avec des champignons, du tofu, de la « fausse viande » et des aliments type seitan. Je n’ai aucune idée de comment cela se prononce mais selon moi ça rejoint un peu le « chay » du Vietnam. Selon des sources en ligne, en général les gens ne comprennent pas.
  • « Mang-sow-ee-rat » ça veut dire sans viande mais ça inclut les œufs et le lait. (bonne chance avec la prononciation)

(Source de ces traductions).

Selon moi une bonne idée serait d’arriver à se faire écrire en alphabet Thaï ces deux mots pour faire une petite aide pour chercher de la street-food ou commander dans un restaurant. Ou des cartes avec les animaux dessinés et barrés, comme le font TATUP!

Mais selon moi dire « vegetarian » (tout le monde connaît) et « no oyster sauce » (très répandue), no egg, no milk, cela suffit en général !

Keskonmange alors ?

Alors là, plein de choses. Des fameux curries verts, rouges, massamam, des légumes à la citronelle et noix de cajou, des salades de papaye verte (sans sauce poisson qui pue comme au Laos #YES), des stir fry de toutes sortes, des rouleaux de printemps, des pad thai, plein de fausses viandes bluffantes, des pousses de bambou, des tas de déclinaisons de noodle soup, du riz gluant à la coco avec de la mangue… il y a du choix !

A Bangkok comme à Chang Mai qui sont deux grandes villes de Thailande, on trouve pléthores de restaurants végéta*iens ou tout simplement des offres vg dans les restaurants plus tradi… et même en dehors des grandes villes, avec l’appli ou la page web de Happy Cow c’est super facile de trouver des resto végétaliens ou avec options végétaliennes.

Et pareil, plein de fruits exotiques ! Je vous conseille de gouter le durian même si ça dégage une forte odeur (eh on aimait bien le vieux camembert à une époque, non ?) franchement ça coute une blinde mais j’adore. A tester aussi, les glaces à la noix de coco, faite au lait de coco et servie dans une noix de coco avec des morceaux râpés dedans. Sur une plage paradisiaque avec un coucher de soleil ou dans une rue animée de Bangkok c’est plutôt pas mal. Le sorbet au durian aussi j’avais adoré (mais il faut aimer le durian). Les brioches fourrées au redbean (haricot rouge) aussi c’est super. On en trouve au SevenEleven (gros choc occidental après l’Inde : des supermarchés !) ainsi que des briques de lait de soja, certaines au chocolat ou au thé macha mais attention certaines marques incluent du lait de vache dans le lait de soja car nos chers industriels essayent de developper le marché du lait en Asie (qui est traditionnellement très peu consommé), donc checkez bien les ingrédients (je sais c’est fou).

Le mieux c’est de laisser parler des photos pour moi.

Mes coups de coeurs intersidéraux

thailande-vegetalien-15-sur-18

Spécialité du nord de la Thailande le Khao Soithailande-vegetalien-17-sur-18

Oui ces choses  au bord oranges sont des champignons, et les boulettes aussithailande-vegetalien-16-sur-18

Un plat aux champignons à Chiang Mai (juste le paradis pour moi) et à droite un autre exquis Khao Soi!

thailande-vegetalien-7-sur-18 thailande-vegetalien-6-sur-18

De la « mock meat » de poisson, des petits shitake et des aubergines vertes, des grosses nouilles gluantes sautées aux légumes

Processed with VSCO with a6 preset Processed with VSCO with c1 preset

Délices sur notre île

Chez mon amie Gisèle à Pai

Processed with VSCO with a6 preset

Je ne suis pas très sucré mais…

Même après minuit on trouve de quoi se sustenter à Chiang Mai auprès des vendeurs ambulants dans la rue (et c’est délicieux, bien sur!)

thailande-vegetalien-9-sur-18

 

Manger végétalien au Laos

Pour moi, le Laos rime avec noodle soup. Bon phonétiquement ça ne fonctionne pas vraiment mais gustativement c’est ça. Matin, midi et soir, peu importe, au moins une par jour sinon ça n’allait pas. Le choix dans les cantines des petits bleds n’étant pas exhaustif (et les Laotiens en mangent tout le temps), souvent c’est noodle soup ou nouilles/riz frit avec des légumes. Mais il y a aussi quelques surprises…

Keskondit ?

« Bo Saï Sin » ça veut dire « sans viande ». Après pour les œufs débrouillez vous ! Le Barbu mime très bien la poule qui pond des œufs et le « non » après, je vous laisse imaginer. En général les laotien(ne)s vous trainent dans la cuisine pour vous montrer les ingrédients et vous dites oui ou non, et c’est super. Vous pouvez aussi apprendre le laotien c’est plutôt facile apparement. Il suffirait d’apprendre les mots et de les coller les uns aux autres : notre copain Romano s’y est mis et en quelques semaines et il discutait avec toutes les mamies du coin du coup.

Keskonmange alors ?

Ben des noodles soup. Du « sticky rice » dans leurs petits paniers en bambou ou directement cuit dans un bambou. Et si vous trouvez du vegetable laap jetez vous dessus c’est incroyablement bon. Et des Banh Mi, ces sandwiches baguettes, on peut en demander juste aux légumes des fois ça bon mais rien à voir avec la masteurisation du Banh Mi des vietnamiens.

On a fait une leçon de noodle soup dans notre vidéo « VLOG » au Laos, c’est à 04:40 mn pour être initié à cet art par nos soins…

Manger végétalien au Vietnam

Mon coup de cœur culinaire le plus inattendu : si j’en attendais beaucoup de la Thaïlande en matière culinaire, au Vietnam je pensais qu’ils n’avaient que des plats à base de viande et peut être des Banh Mi. GROSSIERE ERREUR. On n’est pas restés deux mois là-bas juste pour regarder le riz pousser.

Keskondit ?

Le mot magique à retenir ici, c’est « chay » ça veut dire végétarien/vegan en gros… et si vous n’arrivez jamais à le prononcer correctement (du nord au sud les intonations/prononciations varient) vous pouvez toujours écrire le mot et le montrer. Car oui, les vietnamiens utilisent le même alphabet que nous et c’est bien pratique. Du coup dès que je voyais « Chay » écrit quelque part sur un panneau je stoppais le scooter pour aller me goinfrer.

Keskonmange alors ?

Les vietnamiens ont des restaurants végétariens un peu dans toutes les villes (même petites) qui font des plats incroyablement savoureux souvent à base de fausse viande, de pâté végan, de champignons, de bouillons, des nouilles, de brochettes, d’herbes fraiches odorantes… D’ailleurs mon Barbu à qui cela arrivait de manger encore un peu de viande/poisson à l’occasion (en général quand il mange avec d’autres personnes que moi) a reconnu qu’effectivement c’était même meilleur que les plats à base de viande.

Ici aussi, foncez sur Happy Cow pour trouver les meilleures adresses de Chay, souvent les bouy bouy sont bien meilleurs et moins chers que les « vrais » restaurants. Et sinon si vous n’avez pas trop le choix vous pouvez toujours vous rendre dans un restau lambda et en demandant du Chay ils vous serviront toujours des trucs bons (évitez les resto de barbecue quand même).

Une dame fabrique du tofuvietnam-vegetalien-7-sur-30

Une autre le transporteProcessed with VSCO with k2 preset

Quelques uns de mes coups de coeur en restaurants « chay »vietnam-vegetalien-16-sur-30 vietnam-vegetalien-18-sur-30

Processed with VSCO with a6 preset

Et ici coup de coeur des plus simples dans un restaurant trouvé au hasard dans un bled : la découverte du tofu-tomate, un délice du nord!vietnam-vegetalien-12-sur-30

Il n’y a pas à dire, on se régale! (avec notre pote Nico, expat à HCMC)

vietnam-vegetalien-27-sur-30

Ceci m’a inspiré quelques essais « maison » lorsqu’on habitait à Ho Chi Minh pendant un mois

Manger végétalien au Cambodge

Le Cambodge niveau Oh-my-god-c’est-délicieux… ça nous a tout les deux déçus : plus cher que les voisins pour une qualité moindre (ils sont du genre à vous servir des nouilles déshydratées en sachets avec 3 bouts de carotte et un truc vert) MAIS il y a eu quelques bonnes surprises.

Keskondit ?

Comme en Thaïlande, dans les coins touristiques « vegetarian, no fish sauce, no egg etc » cela suffit. Pour les coins paumés nous avons appliqué notre technique du mime en cuisine et cela a très bien fonctionné.

Keskonmange alors ?

Sur la route surtout du riz avec des légumes… mais une fois en ville il y avait pas mal d’offres, et au Cambodge beaucoup de nourriture « internationale » aussi.

A Siem Reap on est restés à suer pas mal de temps (saison sèche oblige) et ma cantine c’était le « Little cafe » qui a pleins de plats végétaliens ainsi que le resto du milieu en face. Mention spéciale au mushroom amok avec du riz ainsi qu’aux smoothies. Le amok c’est un plat traditionel Khmer qui est délicieux et que l’on peut parfois trouver en version végétalienne. Perso mon highight bouffe au Cambodge c’était une pizza dans un resto italien à Sianoukhville avec des CAPRES et de L’HUILE D’OLIVE. J’avoue.

Et VeganFoodQuest a aussi listé plein de délices en termes de streetfood végane.

Pour les photos je n’ai que cette image « post vegan burger » à Kampot haha

Processed with VSCO with a6 preset

Bon voyage, et bon appétit n’hésitez pas à baver/me poser des questions/apporter des compléments d’informations en commentaire !

You Might Also Like

Le Rory’s guide pour un road-trip en scooter en Asie du sud-est   

By 25 octobre 2016 Bécane et Pétrolette, Budget, Cambodge, Laos, Vietnam
road-trip en scooter

Oui j’avoue j’ai rien trouvé de délirant comme titre pour traiter de ce sujet, à savoir, combien que ça coute un road-trip en scooter (ou moto) en Asie du sud-est, ici Vietnam, Laos et Cambodge. On s’est lancés dans l’aventure au mois de mars 2015 et ça a duré jusqu’au mois de juin environ car on a fait quelques pauses de ci de là.

Ce billet sert à donner une idée et n’est qu’un exemple parmi d’autres, mais j’avais moi-même besoin de quelques éléments d’informations avant de convaincre mon Barbu à se lancer dans l’aventure. J’en avais trouvé à l’époque sur le blog de GTLA (son article ne concerne que le Vietnam et date de 2013), la voyageuse Cyn et son road-trip féminin et solo en moto au Vietnam… et sur des forums.

Pour commencer, on a décidé d’acheter une tente, pour encore plus de liberté, aller dans des coins paumés et aussi faire des économies de guesthouse. On a acheté la tente 27€ dans le magasin d’outdoor de Hanoi, Umove. On y trouve un peu de tout, des tentes, des duvets, des fringues de rando… ce n’est pas Décathlon non plus mais ça dépanne bien et ce n’est pas cher du tout !

Nous n’avons plus de tapis de sol, l’un ayant été oublié dans un camion lors d’un auto-stop au Kirghizstan, l’autre, renvoyé par colis en France depuis l’Inde… On a donc acheté deux couvertures : une pour servir de tapis de sol et l’autre pour se protéger du froid (Nous en avons acheté une troisième au Laos car on se caillait les miquettes). Il suffit de s’installer sur des sols mous et on dormait comme des bébés, même avec nos sacs à l’intérieur de la tente. On ne s’est jamais sentis en insécurité et on ne s’est rien fait voler (pour calmer les paranoïaques).

Venons en aux machines…

 

L’achat des scooters (à Hanoi)

Je voulais donc me lancer sur les routes au guidon de mon propre véhicule car le stop était galère, nos sacs à dos pesaient vraiment lourd, j’avais envie de liberté et de ne pas être contrainte par les bus, m’ouvrir à plus de rencontres et comme le vélo pour mon cher Barbu c’était nyet, la solution était pour moi toute trouvée !

De plus, il est possible en tant qu’étranger d’acheter des cyclomoteurs aux locaux et de passer les frontières sans trop de soucis, et le tout pour un prix tout à fait abordable et qui équivaut très bien au prix des transports en communs voire moins, la liberté en plus!

Si mon cher Barbu était très réticent et trainait des quatre fers quand à mon idée de road-trip asiatique à deux roues, il est très vite tombé amoureux de sa petite Honda semi-automatique. C’est un modèle extrêmement populaire au Vietnam, un peu comme les 205 chez nous… enfin, à l’époque.

Nous avons donc acheté nos bolides dans un magasin de cycles à Hanoi qui a l’habitude de vendre à des touristes (ils parlent anglais) qui nous avait été conseillé par notre pote Romano, un français ayant déjà fait un road-trip en moto dans le coin. Il est connu que les motos/scooter sont moins chers à l’achat à Hanoi qu’à Ho Chi Minh City au sud (Saigon). Nous, on a commencé par là car nous arrivions du Laos du nord.

 

Le scooter Yamaha automatique

Si je n’ai pas été séduite au premier abord par les semi-automatiques (j’avais essayé sur la plage au Myanmar et trouvé cela très étrange) c’est une japonaise automatique qui m’a séduite par son confort de conduite. C’est donc Bécane, une Yamaha Nouvo de 2003 qui allait être ma compagne de route. Très stable mais lourde, je conseille ce modèle à… tout le monde vraiment, elle était super à conduire, de grandes et larges roues qui passent partout (même en « motocross » sur les pistes laotiennes où je me suis éclatée).

 

Prix d’achat : 230$US

 

Qualités Défauts
–       sa fiabilité : 5000 km, huile changée régulièrement et aucune panne à signaler !

–       son coté « passe partout », très à l’aise sur piste (sèche)

–       plus véloce que les vielles motos Honda Win et la Dream du Barbu, un coup de poignet, une route lisse et elle décolle. Bon ce n’est pas une Ducati de course, mais de bonnes sensations lorsque les conditions s’y prêtent 😉

–       pas de problèmes en montagne pour grimper les côtes, plus pour les descendre (cf colonne de droite)

–       j’ai juste eu des pneus à plat mais partout où j’ai été on me les a changé sans problème et pour pas cher.

–       son poids, plus de 100kg (elle m’a transformée en tortue trois fois – à l’arrêt hein- à cause du poids de mon sac + la fatigue)

–       pas de frein moteur : en montagne c’est parfois un peu difficile dans les descentes à 12% chargée comme un baudet avec tout de même de bons freins à disque… ça se fait !!!

–       faire le plein : contrairement aux motos type Honda Win, le trou pour l’essence se situe sous le siège il faut donc décharger tous les sacs à chaque fois que l’on veut faire le plein.

–       dans la boue (cela ne m’est arrivé qu’une fois) vraiment casse gueule.

–       Au Cambodge à part dans les capitales, pas de garages ni de pièces Yamaha (mais bon vu qu’il ne tombe jamais en panne haha)

 

Le scooter Honda semi automatique

Pour mon Barbu, donc, c’est ce petit Honda Dream qui l’a adopté, aka Pétrolette (lui il voulait l’appeler Mobylette mais étant donné que je l’ai toujours appelée Pétrolette c’est le nom qui est resté).

C’est vrai qu’elle n’est pas chère (moins chère que les motos Honda Win par exemple), que tous les Vietnamiens en ont une, qu’elle a un charme fou… MAIS, notre Pétrolette, un peu vieillotte, avait des petites fuites urinaires d’huile dès le début.

NOTA : Pétrolette avait un moteur de fabrication chinoise et non vietnamienne, ni de la marque Honda (Japon) ce qui lui a valu des remarques de mépris de la part des locaux (possibles problèmes pour la revente).

Prix d’achat : 200$ US (je pense que c’est possible d’en acheter moins cher avec un pote vietnamien pour négocier, essayez avec Couchsurfing pourquoi pas 😉 )

 

Qualités Défauts
–       Son charme pas discret

–       Elle a tenu jusqu’au bout grâce aux raccommodages (et serait actuellement à l’aventure sur les routes thaïlandaises!)

–       Elle grimpe les côtes en 2-3ème vitesse

–       Les réparations ne coutent pas cher partout et les mécanos trouvent toujours une astuce

–       Elle peut rouler à vitesse raisonnable (60-70km max je dirai après ça fait un peu flipper)(de toutes façon vu les routes)

–       C’est agréable à conduire : le changement de vitesse et le frein au pied

–       Il y a le frein moteur qui aide en descente et dans les courbes

–       faible consommation d’essence

–       Elle est légère comme un biclou !

–       Un peu faiblarde en tout-terrain mais avec de la dextérité et des boulons bien vissés ça se fait (sinon vous perdez des morceaux en route)

–       Pas rapide : ce n’est surement pas une bécane de course mais pour un road-trip c’est parfait.

–       faire le plein : contrairement aux motos type Honda Win, le trou pour l’essence se situe sous le siège il faut donc décharger tous les sacs à chaque fois que l’on veut faire le plein.

–       Elle a pas vraiment de défauts on l’adore la Honda Dream.

 

A l’achat, les scooters avaient déjà les « racks » d’installés, ces supports en fer pour y ficeler nos sacs, ainsi que des tendeurs. On avait bien sur la « blue card », la carte grise locale des véhicules, qui n’a pas besoin d’être à notre nom : vous payez votre engin et le garagiste vous donne la blue card avec numéros du véhicule (année de fabrication, plaque d’immatriculation, n° de série/usine, nom du fabricant, etc.). En 5 000 km on n’a jamais été arrêtés par la police, les seules autorités auxquelles nous avons été confrontés ont été les agents des douanes.

Et bien sur au Vietnam, obligatoire : le casque ! Fourni lui aussi avec le scooter. Et c’est tant mieux. On les as porté tout le temps, même au Laos et au Cambodge où ce n’est pas obligatoire mais il faut bien être sérieux 5 mn : quand on a un casque, on le porte.

Les motos Honda Win

Photo Hugo Derr

Photo Hugo Derr

C’est aussi une option… que nous n’avons pas choisie, pour plusieurs raisons :

  1. Lorsque l’on est dans les bouchons en ville, c’est galère… (tapez « traffic Hanoi » ou « traffic Ho Chi Minh City » dans youtube, juste pour voir :P)
  2. Beaucoup de retours de backpackers sur la non fiabilité et le risque élevé de panne de ces jolis engins
  3. Plus chères à l’achat en général
  4. Et puis, on a vu que des backpackers au final sur ces motos, les locaux, eux, c’est le scooter, que ça soit à 5 dessus ou avec des chargements mirobolants, donc on s’est fondus dans la masse 😉
  5. Si vous avez envie de vous faire plaisir avec une moto manuelle, autant mettre le paquet et prendre un bon modèle (et essayer de  la revendre au même prix). Peu de motards locaux roulent en Honda Win!

Les dépenses durant le road-trip en scooter

Liées au scooters

Cela comprend l’essence bien évidemment, on ne fait pas encore de scooter solaire (si ?), l’entretien (bidons d’huile principalement, ainsi que changement de chambre à air dans chaque pays pour moi) et bien sur les réparations (poste uniquement occupé par Pétrolette hinhin). Pour ce qui est des réparations, cela reste très peu cher compte tenu du fait  que Pétrolette a eu de nouvelles pièces et une grosse rénovation lors de son second séjour Vietnamien (les fameux 24€).

J’ai comptabilisé tout cela de Hanoi au Laos, du Laos au Vietnam, puis du Vietnam au Cambodge et j’ai arrêter de compter une fois arrivés à Siem Reap. On s’est arrêtés là bas un moment et nos potes nous ont rejoints, même si le road trip a ensuite continué jusqu’à Sinaoukville puis Ho Chi Minh ville. Soit 3 800 km sur les 5 000 totaux. Les prix sont comptés pour 2 scooters.

VIETNAM (13j) LAOS (31j) VIETNAM (8j) CAMBODGE (8j) Total
Essence 27€ 73€ 9,5€ 20,5€ 130€
Réparations 0,80€ 11€ 24€ 4,5€ 40,3€
Entretien 7€ 4€ 5€ 4€ 20€
Total

 

34,8€ 88€ 38,5€ 29€ 190 €
Moyenne par j/pers 1,33€/j/p 1,41€/j/p 2,40€/j/p 1,81€/j/p 1,5€/j/p

 

Liées à l’hébergement

Attention, les prix sont pour deux (chambre double), si vous voyagez seul cela ne signifie pas que vous divisez le prix d’une chambre par deux, au contraire il revient souvent moins cher de partager une chambre et son prix.

  • VIETNAM: 7 nuits à Hanoi pour 56€, 4 nuits en tentes après Hanoi (achat tente 27€)
  • LAOS: 11 nuits en tente, 4 nuits en guesthouse sur la route (31€) puis 15 nuits sur l’île de Don Det (80€)
  • VIETNAM: 7 nuits en tente, deux nuits en hôtel (17€)
  • CAMBODGE: une nuit en tente, 4 nuits en hôtel (21€) (fin de saison sèche, températures extrêmement hautes même la nuit !!)

Les nuits en tente nous ont donc couté 1,17€ par nuit pour deux personnes

J12 Laos-20

Soit au total en moyenne et grâce à la tente :

VIETNAM (13j) LAOS (31j) VIETNAM (8j) CAMBODGE (8j) Total
LOGEMENT 60,68€ 124,87€ 25,19€ 22,17€ 233 €
Moyenne/j/pers 2,25€/j/pers 2€/j/pers 1,5€/j/pers 1,25€/j/pers 1,9€/j/pers

 

 

Liées à la nourriture

On mange principalement dans les petits boui boui, de la street food ou parfois lorsque nous campions, un tour au marché de légumes et hop on cuisinait sur un feu de bois à l’aide d’une grille de barbecue que l’on trimballait depuis la Thaïlande et notre tambouille en ferraille. On faisait des feu de camp partout où on a campé, aucun soucis. Quand nous campions à proximité des villages/habitations les habitants venaient nous saluer.

Le fait de ne pas manger de viande réduit également pas mal les dépenses au restaurant (même si c’est déjà très peu onéreux).

VIETNAM (13j) LAOS (31j) VIETNAM (8j) CAMBODGE (8j) Total
NOURRITURE 73€ 142€ 43,5€ 36,8€ 295 €
Moyenne/j/pers 2,8€/j/pers 2,3€/j/pers 2,7€/j/pers 2,3€/j/pers 2,45€/j/pers

 

 

Liées aux activités

Bah en fait je n’ai pas grand chose à mettre ici… effectivement on a bien payé quelques accès à des grottes, des « piscines naturelles », des chutes d’eau, on a fait du kayak dans une grotte au Laos mais ça a du couter genre 4€. Au final on na pas fait les grosses attractions touristiques payantes et chères. Profiter de la nature et de beaux paysages nous suffit en général ! Donc pour moi c’est un poste de dépenses anecdotique et qui dépend de chacun donc je ne préfère pas m’étendre là-dessus.

Visas et passages de frontières

j5-laos-1.jpg.jpeg

Pour le Vietnam, sur la période du road-trip en scooter ici renseignée, nous n’avons pas pris de visa mais profité des 15 jours gratuits sur le territoire pour les citoyens français. Nous l’avons fait à deux reprises, il suffit qu’il y ait un mois d’écart entre les deux. Nous avons passé un mois au Laos et sommes repassés au Vietnam.

Le prix du visa Laotien est de 35$US pour un mois, faisable aux frontières. Pour les véhicules du Laos au Vietnam on a du remplir des documents et payer des tout petits frais pour les véhicules afin de les importer temporairement dans le pays. Le passage de frontière et la marche à suivre est très bien expliquée dans cet article de blog (en anglais).

La frontière Laos-Cambodge n’est pas possible à franchir en moto/scooter pour les étrangers. Il faudrait un papier spécial que l’on peut obtenir à la capitale cambodgienne. Il vaut donc mieux utiliser les 15 jours gratuits pour passer par le Vietnam et découvrir de nouveaux coins au passage (pour nous ça a été l’occasion de découvrir la splendide côte vietnamienne, un de nos coup de cœur de ce voyage en scooter !)

Les passages de frontières Vietnam-Cambodge et vice-versa se sont fait sans aucun problèmes à des petits postes frontières (Ban Lung au nord à l’aller et celui le plus au sud au retour). Pas besoin de papiers pour les motos, il suffit de les garer et de venir au bureau des visas vous faire tamponner.

Le prix du visa Cambodgien par les terres a été de 35$ pour un mois pour nous, il est peut-être possible de payer moins selon le douanier mais bon cela reste tout à fait raisonnable ! (Le prix varie selon les anecdotes de voyageurs, il faut savoir accepter de se faire plumer de quelques dollars).

 

Récapitulons…

Pour ce qui est des scooters, nous les avons revendus au même prix à Ho Chi Minh City (annonces sur des groupes Facebook et Craiglist) donc nous n’avons finalement que les dépenses « en plus » liées à l’essence, l’entretien et les réparations, ce qui fait un total de 190€ de frais de transports pour une durée de 60 jours (3 mois) soit 95€ chacun pour 3 mois… ou environ 30€ le mois !

Voici un camembert revenant sur les frais pour notre road-trip en scooter pour une personne sur 3 mois (au sein d’un groupe de 2 personnes). Sans activités et frais « annexes », juste rouler, manger, dormir, kiffer (mais ça c’est gratuit).

capture-decran-2016-10-25-a-14-57-16

Ce qui est tout a fait raisonnable !

 

Bien sur, il ne faut pas oublier que

  1. Nous dormions beaucoup sous la tente en camping sauvage ! Très facile au Laos, praticable au Vietnam (bien que nous ayons pas mal campé dans des plantations, souvent en demandant à des gens) et au Cambodge on en a fait qu’une fois car la chaleur était étouffante.
    Mais c’est tout à fait faisable, il suffit de chercher et acquérir de bons reflex, je suis devenue une pro pour trouver des supers coins de camping sauvage (et le Barbu est devenu un pro pour boire des canons d’alcool local au coin du feu avec les locaux qui passaient nous voir).
  2. Je ne mange pas de viande, donc dans certains cas cela réduit les additions (parfois non, les noodle soup au Laos avaient le même prix avec ou sans viande). Nous mangions tout le temps dans des « boui boui » et pas des restaurants climatisés, et fuyons les restos qui servent de la bouffe « occidentale ».
  3. Nous ne buvions des canons (bières fraiches et/ou alcool local à deux francs six sous) que de temps en temps, donc cela réduit également les dépenses.
  4. Pas d’activité touristiques « chères »
  5. Nous choisissions des guesthouses à des prix vraiment raisonnables, souvent grâce à TravelWiki. Et bien sur, des ventilateurs au lieu de la clim, cela réduit considérablement le prix. De toutes façons si vous venez dans des pays chauds, c’est pour avoir chaud non ? 😀
  6. Et puis au final ce qui n’a pas de prix, c’est de rencontrer des gens, se marrer avec eux malgré notre peu de vocabulaire en commun, et ça ça nous est arrivé tout le temps ! (Voir les carnets de voyages Bécane & Pétrolette qui en témoignent)

J’espère que cet article a pu vous donner une idée du budget pour un road-trip en scooter en Asie du sud-est… assez restreint pour notre part, mais cela n’a pas rendu l’aventure moins belle, au contraire on se débrouille très bien avec des bouts de ficelle, une tente qui prend l’eau et un scooter qui perd de l’huile !

N’hésitez pas à me poser des questions en commentaire ou partager votre budget de road-trip en deux roues dans le même secteur 😉

 

You Might Also Like

Le paradoxe du voyageur écologiste… mais carniste

By 20 juillet 2016 Végane en voyage
voyageur écologiste mais carniste

Voilà un moment que ce sujet me gratouille. Ca m’est d’abord venu en lisant des articles sur le « voyage responsable » ou sur « voyager écolo », puis par la suite en remarquant l’apparition d’un collectif de bloggeurs « éco-green ». L’initiative est louable, je n’ai aucun souci avec cela et j’apprécie d’ailleurs beaucoup les blogs qui se sont engagés dans ce projet.

Mais ce sont les recommandations que je trouve trop, comment dire… légère ? Et surtout ce qui m’a sauté aux yeux, c’est que nul part il n’est évoqué que la consommation de viande est extrêmement polluante et devrait donc à ce titre être évoquée dans ce genre d’articles « conseils pour voyager écolo ».

Ce que je reproche à ces articles, c’est leur écologisme « mou » à la Nicolas Hulot, du type « fermez le robinet quand vous vous brossez les dents », version voyage.

(edit 22/02/2017) AVANT-PROPOS

Je n’écris pas cet article dans le but de démonter ni les articles ni le collectif, que je trouve très bien comme dit plus haut mais plutôt pour ouvrir une réflexion qui m’est relativement récente. Je ne pense pas détenir la réponse ultime, mon article a été parfois reçu comme étant moralisateur et ce n’est pas le propos, je m’en désole. Pour moi le véritable progrès écologique passera d’abord par la législation quand bien même les mesures individuelles sont louables mais pas suffisantes pour avoir un impact réel. L’idée ici c’est apporter d’autres éléments informatifs, pas un guide de vie détenant la vérité ultime.

 

Les conseils que l’on trouve partout pour être un voyageur « écolo » / « responsable » etc. :

  • Les transports.
    Eviter l’avion, pendre les transports en commun, faire du stop.
    Ici il s’agit de réduire ses émissions personnelles de GES (Gaz à effet de serre)
  • Respecter l’environnement.
    Des conseils qui vont de
    – « ne pas jeter ses mégots de cigarette sur la plage » à « ne pas courir sur les dunes »,
    – « éviter les fuites d’huiles si vous faites du bateau »,
    – « ne pas cueillir les fleurs »,
    – ne pas faire sa vaisselle avec du la Rainette pas écolo dans un ruisseau,
    – utiliser des « shampoings sans phosphates » (encore faut il en trouver sur place),
    – ne pas « jouer au golf dans le désert », etc. etc.
  • Respecter la faune et la flore :
    – ne pas toucher les bébés animaux trop trop mignon (par contre tu peux bouffer de l’agneau à pâques no soucy), #DissonanceCognitive
    – ne pas nourrir les poissons (par contre tu peux les bouffer, no soucis on va te pas gâcher tes vacances au bord de la mer quand même),
    – ne pas ramener d’animaux protégés chez toi (par contre je peux ramener ce singe non protégé chez moi ? Ou comment ça se passe ?)
  • Autres :
    – ne pas gaspiller la nourriture,
    – limiter les déchets plastiques (en Asie ça devient vite compliqué !),
    – on utilise des palmes courtes (merci Biba !),
    – on ne donne pas des billets de 100 balles au gamins qui mendient même s’ils vous font les yeux du chat de Shrek,
    – on ne paparazzi pas les gens sous prétexte qu’ils ont un fasciés original par rapport à ce qu’on a l’habitude de voir à la maison,
    – on choisi un tour opérateur certifié (Yes),
    – on découvre sa propre région/pays (Yes)

 

Constat écologique (dégâts causés par les humains)

Comme nous le savons, notre planète ne va pas bien, moi perso j’entends ça depuis que je suis gamine. Et après avoir un peu vu le monde de mes yeux et un nombre incalculable de documentaires sur l’écologie, je suis plus prête à croire les scientifiques que des hurluberlus type Donald Trump qui crient à la théorie du complot concernant le réchauffement climatique.

continent plastiqueSource: meetingurself.com, « la fin des sacs plastiques en Europe« 

à lire également : « le septième continent de plastique : ces tourbillons de déchets dans les océans« , 09/05/2012, lemonde.fr

Il y a un « septième continent » de plastique, les pécheurs continuent de vider les océans à grand coup de filets géants raclant le sol (il y aura bientôt plus de plastique que de poisson dans la mer, classe), la pollution de la terre, la faim dans le monde, les multinationales qui détruisent à grande échelle sans que les états ne bougent le petit doigt, la déforestation, … euh wait.

 

Des causes de la déforestation

Arrêtons nous un instant sur le sujet de la déforestation, tiens. Mais quelles sont les principales causes de la déforestation Jamie ?

Je sais qu’à Bornéo en Indonésie ce sont les plantations de palmiers à palme que j’avais survolées horrifiée lors de ma visite de cette île qui sont majoritairement responsables de la déforestation. Tuerie en masse de la forêt et de ses habitants que les industriels s’enrichissent en fabricant des produits alimentaires transformés et des gâteaux bio à l’huile de palme moins chers et « de meilleure consistance ».deforestation borneo voyageur écologistePhotographies personnelles, vol de Pontianak à Pangkalan Bun sur l’île de Bornéo en 2013

Au Cambodge et autres pays d’Asie du sud-est, j’ai parcouru les routes en Bécane, re-horrifiée par la destruction de la forêt et de la vie pour que des grands groupes (coucou Bolloré) s’en mettent plein les fouilles en exploitants les locaux dans des plantations d’hévéa (caoutchoucs) et autres arbres. Des arbres alignés à l’infini dans des plantations dont la plus grande fait à peu près la taille du département de Seine-Saint-Denis. (La plantation de Chup à côté de Kampong Chap où nous somme passés fait 22 000 hectares, soit 220 km2 contre 236 km2 pour la Seine-Saint-Denis, soit une plantation qui fait 2 fois la superficie de Paris !)

En ce qui concerne la plus grande et plus célèbre forêt du monde, l’Amazonie, quelles sont les causes de sa destruction galopante ? Ca m’étonnerait que ça soit pour faire des meubles de terrasse en bois exotique, non ?

Eh bien non : 91% de sa destruction est due à l’agriculture et en particulier l’élevage. (source: Steinfeld et al., 2006. FAO, Rome 2006)

figures déforestationDivers graphiques de sources différentes venant illustrer les causes de la déforestation en Amazonie

 

Si l’on voit mal des vaches brouter à côté du fleuve Amazone, c’est pourtant la création d’espaces pour cultiver du soja et en faire des tourteaux (nourriture à destination du « bétail » ainsi que la création d’espace de pâture qui sont les principales causes de la destruction de la forêt amazonienne. Environ la moitié du « bétail » français est nourri aux tourteaux de soja importés d’Amérique latine (on rajoute encore du transport, pas très green tout ça).

Image de déforestation au Brésil

Donc on massacre l’Amazonie à grands coups d’engins géants (coucou Avatar) pour nourrir des animaux classifiés par l’Homme tout puissant comme « bétail ». Puis de dézinguer ledit « bétail » pour le plaisir égoïste d’une partie des humain au détriment d’autres humains (la faim dans le monde tout ça).

Là vous vous dites elle déraille carrément la pauvre ! Mais réfléchissons un instant : si tout l’espace agricole actuel était utilisé pour produire de la nourriture DIRECTEMENT à destination des humain et non de la nourriture destiné à du bétail qui sera ensuite tué pour que certaines parties de son corps soient consommée. Le rapport se situe à 10 à 15kg d’aliments pour 1kg de viande de bœuf par exemple.

Moi perso avec 10 à 15kg d’aliments je peux me nourrir un bon moment !

Source : association PETA

De plus, la production de ces aliments à destination des animaux d’élevage contribue à la pollution des sols. Et ce via l’utilisation massive de pesticides, c’est à dire produits chimiques destinés à tuer herbes, insectes et autres formes de vies présentes sur et dans le sol. Déjà que post-déforestation niveau destruction de la vie (arbres, plantes, mammifères, oiseaux, insectes, reptiles etc.) il y avait du niveau.

 

Schéma : Émissions de gaz à effet de serre issues de l’élevage. Contribution respective de chaque étape du processuspollution élevage voyageur écologiste véganeSource : Elevage et Climat : Comprendre le problème, évaluer les solutions », Rapport scientifique de l’Association végétarienne de France

 

Et évidemment, l’élevage, cela a une emprunte carbone monstre. Il y a le transport :

  • des matières premières – nourriture des animaux d’élevage, souvent importée car moins chère,
  • des animaux jusqu’à leur destination finale, les usines à tuer des vaches, cochonous, lapinous, poulettes, agneaux trop mignons, chevaux de courses non performants et autre animaux classifiés « d’élevages »,
  • des morceaux d’animaux morts (ou « viande ») vers le vendeur du produit fini aka un morceau de viande monnayé.

 

Gaz à effets de serre, avion et viande

L’élevage serait responsable de l’émission de 18 à 51% (selon les études) des GAZ à EFFET DE SERRE globale causée par les activités humaines.

émission gaz effet de serre globale élévage voyageur écologiste

 

Ceux-là même (les gaz à effet de serre) que l’on veut réduire en ne prenant pas l’avion pour voyager par exemple.

Les gaz à effets de serres causés par les activités humaines venant des transports GLOBAUX en comparaison s’élèvent à 14%. (ça comprend donc les avions)

Source : EPA (Environmental Protection Agency) Global Greenhouse Gas Emissions DataSource : EPA (Environmental Protection Agency) Global Greenhouse Gas Emissions Data

Il y a donc là, selon mon interprétation, un sacré paradoxe.

Je vais encore rappeler quelques chiffres (je n’invente rien, je n’ai pas autant d’imagination) :

  • 70% de la surface agricole terrestre est utilisée pour la production d’aliments destinés aux animaux d’élevage (qui sont par la suite consommés par certains humains)
  • 1/3 de la récolte mondiale de céréales mondiale est destiné à l’alimentation des animaux d’élevage

Voici donc pourquoi je reste étonnée du fait que dans les article types « recommandations » d’articles de presse ou de blogs axé écolo/green, la consommation de produits d’origines animales ne soit pas déconseillée car

  • cela n’est pas éthique d’exploiter des animaux non humains et de décider de leur vie et mort à leur place
  • ce n’est pas éthique de priver une partie de la population mondiale de nourriture en préférant nourrir du bétail pour son plaisir gustatif plutôt que d’utiliser cette nourriture à destination d’autres humains.
  • ET c’est l’une des causes majeures de pollution de notre planète (gaz à effets de serre -CO2 et méthane-, pollution des sols, transports)

 

Il y a un an moi même je n’étais même pas au courant de tout cela. Le nez dans l’guidon, je regardais des documentaires etc, j’ai été élevée avec l’idée de préserver l’environnement, de « sauver la planète » tout en mangeant des steaks-purée et me rendant à l’école gratuite et obligatoire.

 

Mais désormais l’information est disponible, des études sont là, des bouches se délient, des articles s’écrivent sur internet et dans les journaux, les reportages commencent à gagner les écrans cathodiques, entres deux pubs jambon Herta et chaussée aux Moines.

Je recommande également encore et toujours l’excellent documentaire « cowspiracy » sur les impacts de l’élevage et de la consommation de produits animaux et ses solutions.

J’espère donc que désormais lorsque l’on se revendique voyageur responsable/ équitable/ green/ écolo/ placez-un-mot-clé-ici/, on préconise de ne pas consommer de viande autres produits d’origine animale qui sont finalement plus nocifs pour l’environnement et l’éthique que bien d’autres causes polluantes tels les transports.

Attention je ne dis pas non plus que pour être un voyageur écologiste, adopter une alimentation végétalienne est la solution ultime et qu’on peut par la suite faire du snorkeling à Bali avec des palmes longues et casser plein de coraux, se laver les cheveux avec son shampoing aux phosphates sous une cascade avant de faire un bon dodo dans son hôtel 5 étoiles qui lave trop de serviettes. Et bien sur quitter l’île en avion parce que bon je veux bien être green mais je n’ai pas 6 mois de congés donc je ne vais pas faire Marseille-Dempasar en bateau-stop, hein.

Valorisons un voyage plus « propre » ! Moins de pollution, moins de cruauté envers les animaux non-humains et les autres humains. Du voyage « cruelty-free », pour mettre une jolie étiquette.

Evidemment on peut également aller plus loin sur le plan éthique en informant sur l’inutilité des zoos et autres lieux de détentions d’animaux tels que les cirques, aquariums, parcs nautiques type Marineland qui prétextent des visées éducatives (lucratives), de divertissement (lucratives) ou encore de conservation de l’espèce (si on commençait par ne plus détruire leurs espaces naturels ?!).

On peut également recommander de ne pas se rendre dans ce genre de lieux, ni payer des activités types ballade à dos d’animaux sauvages genre éléphant, ou non sauvage genre âne en agonie, chameau maltraité, cheval rachitique tirant une charrette, etc.

 

Il est évident et prouvé scientifiquement que la consommation de viande et autres produits d’origine animale nuisent à l’environnement de façon très prononcée (plus que le secteur des transports). Alors pourquoi ignorer ce fait lors de l’écriture de recommandations dites écologiques ?

Etiez-vous déjà au courant de ce paradoxe ?

 


Sources :

  • « Elevage et Climat : Comprendre le problème, évaluer les solutions », Rapport scientifique de l’Association végétarienne de France, octobre 2015
    http://www.academia.edu/26740982/Elevage_et_Climat_Comprendre_le_probl%C3%A8me_%C3%A9valuer_les_solutions
  • « Sources of Greenhouse Gas Emissions », EPA (United State Environment Protection Agency),
    https://www3.epa.gov/climatechange/ghgemissions/global.html
  • « Les animaux d’élevage français gavés de soja OGM importé », novembre 2012, magazine l’Expension
    http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/les-animaux-d-elevage-francais-gaves-de-soja-ogm-importe_1383879.html
  • « Viandes: un arrière-goût de déforestation », octobre 2012, rapport du WWF
    http://www.wwf.fr/vous_informer/rapports_pdf_a_telecharger/forets/?1201/viande-soja-dforestation

 

Plus dans le thème du voyage :

  • je vous recommande le récit d’un voyage « écologique et sans argent » de la Haye aux Pays-Bas jusqu’au Mexique… voyageurs végétariens puis végétaliens bien sur dans un soucis de cohérence écologique 🙂

You Might Also Like

Devenir végane en voyageant (Why not coconut ?)

By 12 juin 2016 Végane en voyage

Attention article fleuve ! (et pas sur le Mekong, cette fois). J’ai eu envie d’écrire de plus en plus sur mon expérience en tant que végane en voyageant. On pourrait s’en fiche comme de l’an 40, oh, la meuf change un truc dans son alimentation et sa consommation et en fait tout un patakès. Mais pour moi c’est un sujet important qui m’est venu via l’information, et si je me suis fait discrète au début, j’ai désormais à cœur de partager cela.

J’ai commencé par à écrire sur ce sujet en parlant de nourriture parce que l’amour, l’air et l’eau fraiche c’est bien beau mais il faut bien s’alimenter. Et quand on arrive dans un pays étranger parfois on peut être un peu désemparé lorsqu’on ne mange pas comme la majorité de la population.

J’ai conscience que cet article est un peu décousu, il s’agit d’abord du fruit de mes réflexions et expériences, que j’ai envie de partager et communiquer. Je ne prétends en rien être parfaite.

OK, encore une végane, mais pourquoi cette idée saugrenue, c’est la mode ou quoi ?

Cela fait donc un bon moment que je suis passée de flexitarienne bobo parisienne à voyageuse végane aux fringues pleins de trous.

Avant de partir de Paris (aout 2015), j’achetais mes légumes et fruits à la Ruche qui dit oui, mon fromage à la fromagerie, et je me faisais des sandwiches végétaliens au boulot en tartinant du faux-mage type ail et fines herbes dans une baguette et en garnissant tout cela de plein de bonnes choses ou encore en m’achetant de délicieuses salades libanaises, loin de la salade « poulet-mayo-salade » à 8€ de Cyril Lignac (et vive les tickets resto hein).

J’avais décidé de consommer le moins de viande possible je pense en grande partie suite à ce documentaire d’arte sur les pesticides (« pesticides, L’équation sans solution « ) qui n’avait fait que confirmer ce que je pensais déjà sur le sujet, et les images des porcelets déformés m’avait vraiment marquées. C’est vraiment un documentaire indispensable je vous recommande vraiment son visionnage !

Puis en mars 2015, toujours sur arte « voyage au bout de la viande » notamment sur l’élevage de cochons en France, le « derrière Herta, Fleury Michon et Cie » et leurs publicités avec des enfants contents dedans qui croquent à pleine dents des tranches de jambon (sans pain en plus !). (En parlant de pub, n’hésitez pas à aller faire un tour sur l’excellente page Facebook « je suis une pub spéciste »).

Et puis aussi, je fréquentais beaucoup ma chère copine A. avec qui j’allais régulièrement m’occuper de mon grand poney (1m75 tout de même) en demi-pension. Et celle-ci étant végane et ayant une langue, nous parlions, beaucoup. Et il se trouve que j’étais en général bien d’accord et souvent déjà au courant des choses dont elle me parlait à propos du véganisme. Et c’est lors de mon voyage au long cours que je suis vraiment devenue végane.

(Pour les connaisseurs ou les titilleurs qui auraient envie de jouer à la « vegan police », il se trouve que nous passions plus de temps à nous occuper des canassons en question qu’à leur grimper dessus. L’un étant naviculaire et l’autre arthritique nos visites consistaient aux soins, à de copieuses gratouilles, des balades en main pour brouter car l’herbe est toujours plus verte chez les voisins et assez rarement des balades courtes au pas sur leurs dos. Les deux chevaux vivaient à ce moment là dans un grand pré avec abri dans le même troupeau, et étaient pieds nus –ça veut dire sans fers-, l’un en parage naturel)

1890470_10152471158481158_2710020824427021133_o

Donc pourquoi :

d’abord pour l’éthique et les animaux

en particulier ceux classés « bétail », que l’on a modelé à notre gout et exploité depuis des siècles avant de les massacrer après une vie de souffrance pour les bouffer. Alors que l’on peut très bien se nourrir de végétaux (sauf si on habite sur la banquise) (et encore les boites de conserves ça existe).

Et parce qui a dit que l’homme était some how SUPERIEUR aux animaux ? Déjà « l’Homme » vit avec l’idée qu’il est supérieur à la Femme, l’Homme blanc occidental qu’il est supérieur au reste du monde, donc les animaux ? Bah oui ça va de soi, ce sont des sous-tout, en plus contrairement aux anciens esclaves, ils ne nous ressemblent pas et ne parlent pas. Alors OSEF.

Si vous trouvez cela absurde, l’anti-spécisme, tout comme l’anti-rascisme et l’anti-machisme (ou féminisme) existent.

Plus sérieusement, en termes d’éthique, je vous invite à lire les articles suivants, qui m’ont beaucoup inspirée (tirés des cahiers antispécistes):

Vous pouvez les télécharger en PDF pour plus de confort de lecture, moi je les lisais sur mon smartphone dans les transports en voyage. Il y a encore plus de ressources gratuites si vous souhaitez aller plus loin : tous les numéros des cahiers antispécistes depuis 1991.

Illustration par Insolente veggie

ensuite pour les autres êtres humains

qui ne peuvent manger à leur faim (Antigone xxi explique cela bien). Je ne vais donc pas écrire un pavé dessus.

pour la planète

qui est abimée à grand feu par les industries et autres activités humaines significatives.

Oui ce n’est pas en coupant ton robinet pendant que tu te brosses les dents que tu sauveras la planète, sorry Nicolas Hulot et ton « écologisme mou », va falloir militer avec des vraies solutions maintenant. J’ai emprunté cette expression au journaliste Aymeric Caron, qui dit sur l’écologie « molle » de Nicolas Hulot : « Cette approche est vouée à l’échec en ce qu’elle accompagne le système libéral dominant qui est ultra-productiviste et, en tous points, opposé à l’écologie. Je suis convaincu que l’écologie ne peut être que de gauche, c’est-à-dire interroger profondément les bases de notre civilisation » et « Il (Nicolas Hulot) propose d’atténuer les conséquences les plus graves générées par le système, plutôt que de le reconstruire entièrement: essayons de polluer un peu moins, de prendre davantage le train, de ne pas trop exploiter les ressources naturelles… C’est l’écologie de la «bonne volonté».« 

Et ça je suis bien d’accord. Le reste de l’interview sur le Nouvel Obs.

L’élevage d’animaux pour la viande produit 18% des gaz à effet de serre et est responsable de 80% de la déforestation en Amazonie (ces chiffres viennent du FAO et de l’ONU).

Le documentaire Cowspiracy, une recherche des causes du réchauffement climatique retrace cela très bien : http://watchdocumentaries.com/cowspiracy-the-sustainability-secret/

Ainsi que cet autre article de Antigone XXI

et en dernier, pour la santé

la consommation de viande et produits laitiers n’apporte rien à la santé, on peut vivre très bien, être sportif-ou pas- en étant végétalien, et les protéines végétales suffisent et on en trouve dans une grande variété d’aliments. (Pourquoi cette obsession ? Alors qu’en général les occidentaux consomment plus de protéines que nécessaire…).

Vous pouvez consulter le guide du végétarien débutant (et végétalien) de l’Association Végétarienne de France qui explique comment avoir une alimentation équilibrée (sachant qu’en tant qu’omni je n’avais pas forcément une alimentation « équilibrée » à base de je mange des sandwiches le midi au boulot et des tartines de fromage le soir…)

Sinon c’est cadeau, cette vidéo sur la nutrition qui dure 25 mn « Manger des produits animaux, une nécessité ? » où l’expert Docteur Bernard-Pellet (qui est médecin, a un diplôme en nutrition et en sciences, et s’est spécialisé dans la nutrition végétarienne et végétalienne en étudiant les 3 000 études scientifiques publiées sur le sujet) répond point par point aux interrogations.

Mais revenons au voyage.

 

Avant de partir

Avant de partir, j’avais donc eu un déclic et je ne mangeais quasiment plus de viande… mais encore du fromage, notamment lors de mon passage de deux semaines chez ma chère Moman qui cuisine très bien et qui a toujours des blocs de Comté et de Morbier dans le frigo ainsi que des pots de Cancoillote. Et oui, en Franche-Comté, c’est un peu comme cela chez tout le monde ! Les produits proviennent directement de la fromagerie du village qui récolte le lait des fermes aux alentours, fabrique et vend le fromage après affinage dans une cave. Leur prix est compétitif et tout le monde se complait à dire que le comté de sa fromagerie est meilleur que celui du village d’à côté, et les vision de vaches montbéliardes paissant dans les verdoyantes prairies franc-comtoise est plus que courante.

végane en voyageant

Oui il ne s’agit pas ic des vaches « à lait » montbéliardes mais des vaches « à viande », les voisines de ma mère.

 

(attention, pavé sur le lait)

 

Prérequis : pour qu’un mammifère femelle donne du lait, elle doit donner naissance à un petit.

Mais on ne voit jamais les vaches et veaux dans le même pré, pourtant, si elles ont les mamelles si gonflées et qu’elles donnent du lait, c’est pour leur progéniture normalement ? Pas pour des grands gaillards sevrés, non ?

L’être humain est le seul mammifère qui consomme du lait après sevrage… et d’une autre espèce que la sienne qui plus-est (il est également le seul mammifère connu à faire cela, sauf dans des cas rares d’adoptions inter-espèces…. mais je n’ai jamais vu une vache adopter un bébé humain).

Le lait maternel sert à la croissance du petit de la mère, il est adapté à sa propre espèce et n’est pas nécessaire à la vie de l’adulte. Contrairement aux croyances, il n’apporte pas de calcium « indispensable ». En fait le calcium peut-être apporté par des végétaux, et sa fixation est améliorée par l’exposition au soleil (vitamine D) et l’exercice physique. Pas le lait d’une autre espèce. D’ailleurs il a été démontré que le principal responsable des problèmes osseux type ostéoporose était la forte consommation de produits d’origine animale, dont le lait.

Les études scientifiques ont montré que la consommation de lait n’était pas indispensable ni spécialement bonne pour la santé. Cet article paru sur lemonde.fr est une bonne source d’information sur ces questions.

Les recommandations du « Plan National Nutrition santé » (PNNS) de l’état français lancé en 2001 continuer de recommander la consommation quotidienne de produits laitiers alors que cela est contredit par la littérature médicale internationale. On se doute un peu qu’ils ont été conseillés par les lobbies du lait, financés par les grands industriels du secteurs pour défendre leurs intérêts financiers. Je vous indique deux articles sur le sujet « Enquête sur les cartels du lait » paru en février 2016 ainsi qu’un article de blog sur « les biais du PNNS ».

Vous savez ceux qui vous ont mis le slogan dans la tête via leur pub télé atroce à base de vache géante en train d’éjaculer du lait sur des squelettes en 3D qui courent dans les champs (POURQUOI ?).

Et oui, quand il y a de l’argent (facile) sous le tapis. Oui, il est « facile » d’exploiter des êtres vivants pour leur voler leur lait, après tout les vaches ne crient que trois jours quand on leur arrache leur petit, puis finissent par se résigner des inséminations forcées annuelles, grossesses puis traites bi-hebdomadaires avant de se faire réformer, doux terme qui signifie devoir monter dans un camion avec ses congénères, toutes aussi ravies les unes que les autres pour se retrouver dans les murs sereins d’un abattoir où leur vie d’esclave de l’homme d’achèvera. Ah les vaches, qu’elles sont mignonnes !

Et le métier d’agriculteur, c’est tellement valorisant de nos jours. Produire à perte, tout ça.

Ah mais suis-je bête, ils ne sont pas si heureux que ça les éleveurs, sinon la 3ème cause de mortalité de la profession ne serait pas le suicide (autre article). Si? (C’est peut-être un raccourci, mais ça vaut le coup d’y penser).

C’est dommage qu’à l’école on ne leur enseigne pas la permaculture et on ne les conseille pas de lancer des petites exploitations comme des micro-fermes bien plus rentables que leurs gigantesques fermes criblées de dettes et subventionnées par des fonds publics. :/

Revenons en aux vaches des prés franc-comtois. Parfois il y a des champs de génisses (vaches adolescentes femelles) mais pas de mâles. Oùkisont ?

Ah oui, les veaux mâles, ils sont dans les niches ! Dans lesquelles il passeront les 8 premières semaines de leur vie , sans leur maman (sympa ta crèche) et seront abattus avant leurs deux ans (une vache vit normalement entre 15 à 20 ans)… Ils sont alors alimentés de lait entier pour les chanceux sinon c’est lait en poudre pauvre en fer afin qu’ils soient volontairement anémiés. Je suis bien au courant pour avoir nourri les veaux au bib’ après l’école lorsque j’étais à l’école primaire, dans la ferme en bas de chez moi. Bah oui, ils étaient « trop mignons » les petits veaux. J’ai même assisté à une naissance une fois, avec les crochets pour tirer ce n’était pas très délicat.

Et pourquoi qu’on les anémie les veaux ? Et bien parce que le consommateur aime bien la viande blanche. Souvent elle est conseillée dans les régimes, et puis avec l’OMS qui a déclaré que la viande rouge peut-être cancérigène du coup elle est moins recommandée. Mais faut bien vendre son bifsteak, hein ? $$$

 

La transition

Pour moi, ça s’est fait lors du voyage, après le Kirghzistan/Tadjikistan (sinon je n’aurais vraiment pas eu grand chose à manger là-bas, j’en parle dans cet article du « régime Kirghize ». #Koumys).

Arrivée à New-Delhi en Inde, fini les potages avec de la viande qui flotte dedans que je refilait au Barbu.

En Inde il est extrêmement simple de manger végétarien (en plus c’est délicieux mais vraiment beaucoup) car la majorité de la population est hindou (même si certains hindous en consomment parfois de temps à autre mais après ils vont au temple se faire pardonner par leur dieu préféré – ah les religions…), mais il y a aussi les Jains qui eux sont « pure veg » ça veut dire qu’ils ne consomment pas non plus d’œuf (mais parfois du lait quand même parce que la vache sacrée tout ça-vache pas si sacrée que ça car l’Inde est devenu l’un des premiers exportateur de viande bovine). Donc au final, être végétalien là bas ce n’est pas si simple que l’on croit, mais quand même énormément plus facile qu’au Kirghizistan. Je parle de mon expérience de mangeuse végétalienne en Inde dans cet article.

Pour revenir à la « transition » donc, il n’y en a pas eu. J’ai simplement arrêté de consommer viande, produits laitiers et œufs.

 

Aujourd’hui

Aujourd’hui, plus de 9 mois après les pays en « stan » donc, je me porte très bien, la viande et le fromage ne me manquent pas le moins du monde (Ok il m’arrive de penser à ma réaction devant un bout de morbier parfois, ah drogue caséine, quand tu nous tiens).

Mais par contre, comme je ne suis pas en France et qu’il n’y a pas de magasins spécialisés au Laos-Cambodge, je consommais un peu d’œuf* de temps à autre, car je ne peux pas me supplémentaire en vitamine B12, la seule carence qui puisse être apportée spécifiquement par un régime végétalien (pour le reste, les carences c’est comme les omnivores, il peut en avoir dans le cas d’une alimentation non équilibrée ou d’une maladie). En France il existe des boissons végétales (amande, noisette, soja etc) et autrs aliments transformés enrichis en B12 ou alors des compléments alimentaires sous forme de gélules. Je ne suis pas parvenue à en trouver au Laos et Cambodge, je vais donc essayer à Ho Chi Minh Ville, deuxième ville vietnamienne. Il y a des magasins bio là bas ou peut être en pharmacie, les infrastructures médicales y sont meilleures.

Apprendre à cuisiner végane en voyageant

Un point que j’aimerai soulever, maintenant que j’ai repris une vie un peu moins « nomade » (je squatte l’appartement de potes à HCMC depuis deux semaines) et que j’ai une cuisine sous la main, je me rends compte de la richesse d’inspirations cuisine que le voyage m’a apporté. De base, je n’aime pas trop faire à manger car j’ai toujours peur de rater. OK je faisais des pâtes bolognaise maison pour 6 quand j’étais jeune et je suis la pro des soupes aux légumes l’hiver parce que j’aime bien jouer avec le mixeur plongeur mais ça s’arrête là.

Mais lors de mon volontariat en Inde du Nord, Deepu nous faisait tellement bien à manger tous les jours, de la nourriture végétalienne avec une diversité et une facilité déconcertante que j’en ai pris de la graine.

Lors de mon volontariat au Népal dans une ferme de permaculture, si en arrivant je grommelais à Etienne « il me foutrons pas en cuisine sous prétexte que je suis une gonzesse ya pas moyen, moi je veux piocher! »…. et bien très vite quand il y a besoin d’un coup de main, et bien on le donne. Je me suis retrouvée à éplucher de l’ail pour 15 personnes pendant des heures, puis à faire des chili-galic paste, puis des pates cumin-gingembre, puis à popoter des curries… j’ai beaucoup appris. De la simplicité, des épices, des légumes frais du jardin en grande diversité et selon  la saison et roulez jeunesse !

Et en goutant la cuisine asiatique, observant les différents ingrédients sur les marchés et me régalant, j’ai appris un peu sur le tas les rudiments de la cuisine vietnamienne, et thaïe.

Donc du coup, en partant de toutes ces nouvelles bases, des ingrédients que je peux trouver ici, au Vietnam et l’aide de quelques recettes trouvées sur internet que je mixe à ma sauce… je cuisine ! Et j’aime bien (enfin j’aime surtout bien manger, faut pas pousser mémé dans les orties hein).

Je me rends compte à quel point la cuisine et la gastronomie française sont si peu adaptées à une alimentation végétale (et vla du beurre, de la barbaque etc.) (à part les poireaux vinaigrette peut-être ?), et si peu équilibrée au niveau de la santé comparé à ce que l’on peut trouver en Asie, où c’est beaucoup plus axé sur la verdure (même si ici ils adooorent la viande, les petites saucisses, les barbecue de rue, etc).

Et étant lié au fait que la culture prédominante en Asie soit bouddhiste, le végétarisme/lisme est beaucoup mieux accepté et compris ici, il y a des resto végétariens/liens au Vietnam (Chay) dans toutes les villes et des options végé dans les menus.

Quelques exemples de ce que j’ai bricolé ces derniers temps :

végane en voyageant

Ne pas financer des activités touristiques impliquant les animaux

Une autre prise de conscience qui vient avec le véganisme est celle de l’exploitation des animaux, sous toutes ses formes. Donc on n’achète plus de cuir ni fourrure (si vous souhaitez vous renseigner, l’association Peta est une bonne source)… mais on ne participe pas non plus à l’exploitation des animaux dans un but touristique. Surtout si l’on voyage dans des pays « exotiques ».

J’évite donc des activités telles que les balades en éléphant (systématiquement maltraités pour être dressés), le fameux « temple des tigres » où ceux-ci sont drogués et où les moines font du trafic d’animaux sauvages (il a été fermé il y a quelques jours en juin 2016 hurra !), ne pas visiter de zoo (j’ai un article à venir là-dessus), et également éviter les ballades à cheval ou en âne, surtout si vous voyez que l’état des animaux est déplorable (je pense notamment aux ânes en Grèce à Santorin ou des calèches avec des chevaux rachitiques et blessés attelés en Inde). Par contre partir observer des animaux sauvages dans des réserves naturelles, ça oui ! Ou pourquoi pas aller dans des refuges qui sauvent et réhabilitent des éléphants jadis captifs et exploités, pourquoi pas !
(Et oui je suis montée à cheval au Kirghizistan, si vous souhaitez en discuter n’hésitez pas).

végane en voyageant

Des rangers à dos d’éléphant au parc naturel de Bardia au Népal

 

N’hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de cet article, comme vous avez pu le constater si vous êtes curieux, cela fait quelques temps que l’onglet « végane en voyage » est venu se greffer sur mon site, avec pour le moment des articles sur « manger végane en Inde » et « manger végane à Hanoi ». Je compté écrire un article sur manger végane en Asie du Sud-Est prochainement avec quelques astuces !

You Might Also Like

On a failli aller en Birmanie par la frontière terrestre Inde-Myanmar

By 10 avril 2016 Carnets de Voyage, Inde du nord, Myanmar, Pratique
frontière terrestre Inde-Myanmar

Petit billet d’humeur que j’avais écris en Inde du nord-est à propos de la frontière terrestre Inde-Myanmar, au moment où l’on a appris ben qu’en fait malgré tous nos efforts, et bien là on était impuissant, le gouvernement indien venant de fermer la frontière aux étrangers, frontière qui avait été ouverte toute l’année (et, nous l’apprendrons plus tard, rouvrira deux semaines après).

J’ai tout bien fait comme il faut. Je vous promets. Mais là, je suis vaincue. L’armée indienne se met en travers de notre chemin, et à une semaine de notre passage de frontière, l’Inde ferme sa frontière avec la Birmanie aux étrangers pour une durée indéterminée.

Et oui. On avait fait notre demande de permis à une agence de tourisme birmane pour traverser la frontière terrestre Inde-Myanmar, ouverte aux étrangers depuis peu.

On avait fait notre demande de visa Birman à Calcutta.

On s’était pris la tête pendant un mois pour pouvoir réussir à effectuer le payement à l’agence birmane.

D’abord on a voulu faire un virement mais avec les coordonnées bancaires que l’agence nous a donné impossible de le faire depuis nos banques en lignes via internet. Donc j’ai contacté ma banque en France, comme c’était dimanche, il aurait fallu attendre deux jours avant d’avoir un retour mais en plus mon banquier était en (petits heureusement) congés. Il me dit pas de problèmes je fais ça. Il fait ça. Puis quelques jours plus tard dans un internet café, il me dit qu’en fait la France a un embargo avec le pays dans lequel était située la banque à laquelle faire le virement. Il faut que j’imprime un papier, le remplisse, le signe, le scanne et lui renvoie. Et que je joigne une facture de l’agence de tourisme. Ce qu’elle ne pas fourni malgré plusieurs demandes. Je les recontacte, cette fois (quelques jours plus tard donc) j’arrive à avoir une facture. Mais dans le mail mon contact me dit qu’en fait je peux faire un payement en ligne sur internet. Ce qu’elle ne m’avait jamais dit auparavant. De plus, je découvre que le virement a l’étranger a engendré 50€ de frais dont je n’avais pas été informée au préalable. Mail au banquier : on annule tout, et je veux être remboursée des frais dont je n’avais pas été informée au préalable. On essaie le payement en ligne. CB 1 : code d’activation par SMS. CB 2 : idem. CB 3 : pareil, et en plus je n’ai plus de sous dessus, et pour mettre des sous dessus je dois me faire un virement banque 1 à banque 2 que je dois valider… par un code reçu par SMS.

Et pas de chance, dans les états du nord-est de l’Inde, notre opérateur téléphonique français (Free) ne capte pas. Mais pas du tout. Et un ami français à nous ne peut même pas accéder à sa webmail free, l’opérateur est bloqué bloqué.

Donc pas possible de payer comme ça là où on est, et on n’est pas prêt de quitter la région, au contraire, on va s’y enfoncer de plus en plus profondément. Juste avant de nous rendre au Nagaland par le nord, nous allons essayer d’autres alternatives : essayer de changer le numéro français par mon numéro indien chez ma banque en ligne. (Mais bon en fait ça ne sert à rien car on ne peux pas virer des sous dessus).

Sur la banque du chti, pas possible de faire ça. Je fais l’opération pour modifier le numéro et ça bug. J’envoie un mail à ma banque en ligne. Désespoir. Puis une idée. Je vais demander à ma mère, qui est très réactive par e-mail et sait faire des paiements en ligne, de l’effectuer pour nous et nous la rembourserons lorsque nous serons en Birmanie en espérant que Free passe là bas. On est rassurés par cette idée.

Nous allons pour prendre notre Jeep partagée pour aller à Mon au Nagaland. On marche deux kilomètres avec les gros sacs jusqu’au parking des sumos. Quand on arrive, pas de véhicule, mais un mec près du guichet.

« Pas de voitures aujourd’hui, glissements de terrains, route impraticable ».

Demi-tour, on va essayer d’aller au Nagaland par le sud. 3 jours de voyage. Ma mère a effectué le paiement. On reçoit le permis. On est sauvés youpi.

Bon comme il fait vraiment trop froid au Nagaland, on va à Manipur, l’Etat où on passera la frontière terrestre Inde-Myanmar. Il nous reste deux semaines avant le passage de frontière (oui on a un seul jour précis à déterminer lors de la demande de permis pour le passage de frontière).

On y reste une semaine, pas grand chose à faire, rien n’est compliqué mais rien n’est simple.

On décide d’aller passer une semaine dans l’état de Tripura à 400 bornes de là environ par la route. Deux jours de jeep partagées, les pires routes qu’on ai vues en Inde, des bouchons de 1h30 immobilisés à cause de camions, de la poussière, des bosses, des virages de ouf, des passagers qui vomissent à la fenêtre (ou dans la jeep), 12-13h de route par jour. Mais des paysages incroyables !

Etat de Tripura, enclavé dans le Bangladesh. Il fait chaud, la bouffe est meilleure qu’à Manipur (d’un coté easy de rivaliser avec leurs bouillies cheloues, leur chou à l’eau et les étals de têtes de poisson et pâtes de poulet), et c’est joli.

Une semaine à Agartala, on trouve un hôtel chouette qu’on négocie bien, staff sympa, on part deux jours visiter les environs. Alors qu’on est dans les environs, tremblement de terre à 4h37 du matin.

Le chti « Aurore tremblement de terre »

Moi « mmmh. Oui je sais »

Le chti « Aurore, tremblement de terre »

Moi  « oups. »

Ca dure 1 petite minute, le chti descend fumer une clope. Quand il remonte il me dit qu’il n’a pas pu sortir, les grilles de l’hôtel sont toutes fermées (et il y a des grilles aux fenêtres). Heureusement, pas d’autre tremblement, on se rendort. Au matin, un des staff de l’hôtel nous dit que l’épicentre était à Imphal, état de Manipur (où on a passé une semaine quelques jours auparavant) que des immeubles sont tombés, qu’il y a eu des morts et blessés. On l’a échappé belle. Dans l’état de Tripura, on a bien eu les tremblements et heureusement, pas de dégâts humains ni matériels. Par contre si l’épicentre était à Imphal ça a aussi tremblé coté birman et donc à la frontière, et possiblement sur la route que l’on a pris pour venir d’Imphal à Agartala, une partie étant dans les montagnes. Et au moment où l’on a pris cette route, des tractopelles nous ont immobilisées un moment à un endroit pour déblayer et prévenir des glissements de terrain.

Cette route sera t-elle accessible ? Ou faut il que l’on prenne un avion ? L’aéroport fonctionne t il correctement ?

On rentre à la capitale, Agartala. On va se renseigner, office du tourisme, coup de fil, apparemment c’est bon pour la route et pour l’aéroport.

Je reçois un mail d’Eric, notre ami français qui, comme nous, a eu envie de passer en Birmanie par la terre et qui a eu des problèmes avec sa boite mail free. Il me dit que le contact à l’agence de tourisme que je lui ai communiquée lui a dit qu’elle ne pouvait pas lui émettre de permis car l’Inde a fermé la frontière. N’ayant reçu aucune nouvelle de la part de l’agence à ce sujet, je leur envoie un mail.

Le lendemain, on va acheter nos tickets de bus dans le but d’entamer notre voyage vers la frontière, 3 jours de route.

Puis le soir on va à l’hôtel d’à côté squatter le wifi du restaurant, mail de l’agence :

« la frontière est fermée depuis hier pour les étrangers du coté Indien. Du coté birman c’est bon. On ne sait pas quand elle rouvrira pour les étrangers. »

Coup de massue.

« on va vous rembourser. Vous pouvez venir par avion. »

On regarde les avions : depuis Agarlata, Imphal pour la Birmanie : trop cher. En passant par Calcutta : toujours une fortune. Et puis finalement, Agarlata-Bankok : pas cher du tout.

Demain on vérifie en passant quelques coups de fils que la frontière est bien fermée, et si oui, on va en Thaïlande. Nous qui voulions éviter l’avion à tout prix, la border-police indienne aura eu raison de nous.

Pourtant j’avais tout donné, tout fait comme il faut.

Je bois une bière, je suis triste.

Alors pour la bière, c’est jeudi. Le jeudi, à Agartala, les booze shop sont fermés. On vient de l’apprendre. Mais astuce, il y a une trappe dans le rideau de fer. (En bas à droite). Il faut passer les billets dans la trappe et on a des bières. Voilà.

Les frontières c’est vraiment une invention débile.

You Might Also Like

Passer la frontière terrestre Inde-Myanmar

By 10 avril 2016 Inde du nord, Myanmar, Pratique
frontière terrestre inde myanmar

Aujourd’hui je vous explique comment passer la frontière terrestre Inde-Myanmar car il est compliqué de trouver des informations récentes sur la marche à suivre.

Notre vision de ce voyage, puisqu’on a le temps, est d’éviter un maximum de prendre l’avion et favoriser transports publics (train, bus, jeep collective, rickshaw partagé, ferry public), de faire du stop et peut-être un jour même du voilier stop.
Si l’on a du se résoudre à prendre l’avion du Kirghizistan à l’Inde :

  • passage par le Pakistan pas possible, il fallait obtenir le visa depuis la France, et à cette époque là il n’était pas recommendé du tout de voyager au Pakistan pour des raisons de sécurité,
  • passage par Chine-Tibet possible mais compliqué et pour le Tibet, extrêmement onéreux, de l’ordre de 900€ par personnes pour traverser en une semaine
  • passage Chine-Inde impossible autrement, ou alors il aurait fallu contourner le pays et traverser une frontière avec le Vietnam puis traverser le Laos, la Thaïlande, la Birmanie pour arriver en Inde… et être à contresens de notre trajet ! Pareil ça nous aurait coûté une blinde.

Du coup on a pris un billet d’avion Bishkek-Delhi pour 150€ chacun environ, et avons eu le luxe de survoler l’Himalaya dans un avion quasi vide.

Mais cette fois, hors de question donc pour nous de prendre l’avion pour rejoindre le Myanmar, pays voisin de l’Inde à l’Est, après le Bangladesh.

Au début nous avons regardé des possibilités de traverser en bateau depuis Chennai (Madras) ou Kolkata (Calcutta) mais ce n’est visiblement pas possible. On peut se rendre de cette façon aux îles Andaman (qui ont juste l’air incroyables) ou en Thaïlande… mais pas au Myanmar (Birmanie).

La dernière solution restait de traverser la frontière terrestre, comme nous l’avons fait pour le Kirghizistan-Tadjikistan ou encore Inde-Nepal. Or on trouve très peu d’informations en ligne sur le sujet, que cela soit sur les forums de voyages, blogs et absolument aucune dans les guides. Mais grâce au super blog du couple de Wonderluster et leur article très clair sur comment faire son visa Birman à Kolkata on a fini par s’en sortir.

Etape 1 : contacter une agence Birmane à propos du permis MTT

En effet, pour traverser la frontière entre les deux pays il vous faudra un permis spécial qui ne sera valable qu’un jour. Et pour le moment, depuis l’Inde le seul moyen de se le procurer est en contactant une agence Birmane.

Sur internet on a trouvé via diverse sources ces deux agences qui la proposent :

Etape 2 : le visa Birman

Vous pouvez vous rendre au consulat de Birmanie

à Delhi

3/50F, Nyaya Marg,
Chanakyapuri,
New Delhi 110021

 

à Kolkata

57, Ballygunge Circular Rd, Beck Bagan,
Ballygunge,
Kolkata, West Bengal 700020

 

 

Il faudra vous munir :

  • 2 photocopies de votre passeport
  • un impression des mails à propos du permis avec l’agence birmane OU votre billet d’avion
  • une « cover letter » pour expliquer votre itinéraire, que vous souhaitez visiter le pays en tant que touriste et que vous souhaitez rentrer par la frontière terrestre avec l’aide de l’agence de votre choix
  • 1 400 INR (roupies indiennes)

Temps de traitement par le consulat : environ 2 jours ouvrés

Ce que vous obtiendrez : un visa pour le territoire Birman de 28 jours (chaque jour supplémentaire sera facturé 3$ US à la sortie du territoire) valable 3 mois à partir du moment d’émission

 

Etape 3 : le permis MTT

Re-contactez donc l’agence birmane par e-mail en joignant :

  • un scan de la page identité de votre passeport
  • un scan de votre visa pour le Myanmar
  • un scan de votre visa indien
  • le détail de votre itinéraire avec les dates
  • la date exacte de votre traversée de la frontière

Le délais de traitement est de 14 à 20 jours selon les agences mais bien sur il est possible que vous l’obteniez avant.

Avec Exotic Myanmar vous pouvez payer en ligne avec votre carte bleue. J’avais fait l’erreur d’essayer de leur faire un virement au début et cela n’a fait que compliquer les choses car j’ai du passer par ma banque française.

Vous recevrez le permis par e-mail que vous pourrez imprimer.

Etape 4 : Passer la frontière à Moreh – Tamu

Donc vous devez vous présenter au poste frontière le jour précis indiqué sur votre permis, ne lambinez pas trop en chemin car les territoires de Nagaland et Manipur sont moins facilement accessibles en transport en commun (ça serait bête de devoir prendre l’avion pour ne pas être en retard…). Depuis Imphal il doit y avoir une journée de jeep partagée jusqu’à Moreh je pense.

Etape 5 : rejoindre une zone autorisée pour les touristes au Myanmar

ça, on ne l’a pas fait, vu que l’Inde a fermé sa frontière pendant deux semaines, et ce à deux jours de notre date de passage. Malgré tous nos efforts on a finalement du prendre l’avion pour quitter l’Inde, j’en parle dans cet article : « On a failli aller en Birmanie par la frontière terrestre Inde-Myanmar« .

 

Bon courage et ne lâchez pas l’affaire !

You Might Also Like

Mes adresses pour manger vegetalien à Hanoi

By 18 mars 2016 Végane en voyage, Vietnam

Autant lorsque j’étais en Thaïlande, en Birmanie ou au Laos il m’était extrêmement simple de manger vegetalien un peu partout, autant lorsque je suis arrivée au Vietnam… ce n’était plus la même. De la viande ou des œufs partout ! Mais avec un peu d’astuce, de la persévérance et quelques recherches on finit par s’en sortir !

Voici quelques adresses pour manger vegetalien à Hanoi que j’ai testées et approuvées si jamais vous squattez dans le vieux quartier :

  •  Pour un repas complet : Nhà Hàng Cơm Chay Nàng Tấm79 Trần Hưng Đạo, Hoàn Kiếm, Hà Nội, Vietnam
    Il y a des menu complets à 60 000 d (2,40), bon et pas cher du tout au final ! Il ont réussi à recréer le pâté vietnamien. (Photo en couverture)

 

  • Pour de la street food mais dans un restaurant et délicieuse : Bun Cha Ta
    21 Nguyen Huu Huan Street , Old Quarter of Hanoi, Vietnam
    Propose de la street food classique vietnamienne dans un restaurant… c’est exquis. Les options végéta*iennes : le tofu grillé à la tomate -Dau Sot Ca Chua- servi avec des nouilles que l’on trempe dans la fameuse sauce viet’ (aucune idée d’à quoi est cette sauce) ou des rouleaux de printemps aux légumes servis également avec ces nouilles & la sauce. Une tuerie ! (mais sans morts hinhin)

wp-1459562960831.jpeg

 

  • Pour de la street food dans la rue (comme tout le monde !) : à l’angle de la rue Hang Dieu et Bat Dan
    Une noodle soup aux légumes avec un bouillon sans viande (pas comme dans les Pho classiques) à agrémenter avec de l’ail, des piments, de la sauce soja, du jus de citron et/ou encore des herbes. Proposent aussi des nouilles sautées aux légumes (sans oeufs il me semble mais à bien préciser on ne sait jamais), soit option gluante, soit des nouilles jaunes.

Processed with VSCO with m3 preset

 

  • Pour un Banh Mi vegetalien et pas cher : Bami Bread
    98 Hàng Bạc, Hàng Đào, Hoàn Kiếm, Hà Nội, Vietnam
    Les fameux sandwich baguette croustillants ! L’échoppe ne propose pas de Banh Mi végé en soit, mais je demandais un Banh Mi sans oeuf, ni viande, ni mayonnaise… mais plein de légumes frais et différents et de chili sauce et c’était délicieux ! Baguette bien croustillante et réchauffée au four. Et l’équipe de petit jeunes était adorable.
    Prix : 10 000 dongs (0,40€)

12823530_452423658295194_1264314613371845913_oUn Banh Mi (Photographie : page Facebook de Bami Bread)

  • Pour une salade épicée : Com Suon 47
    47 Dao Duy Tu, Hoan Kiem District, Hanoi, Vietnam
    C’est un resto de grillades/riz très prisé des jeunes viets… mais ils proposent également une excellente « salade Kimchi ». Demandez là accompagnée avec des légumes et du riz blanc (le riz jaune il y a de l’oeuf dedans),  ça fait un super repas. La salade Kimchi est faite à base de chou et carottes, très pimenté et un peu acide, moi j’adore !

4740593175_5c10675510_zUne salade Kimchi (Photographie : Daniel Gies / CC / Flickr)

  • Pour une soupe thai : Gà Mái
    45B Đào Duy Từ
    Un peu en manque des saveurs de la nourriture thai, nous avons fait un tour dans ce petit restaurant… et leur soupe Tom Yum était divine ! Il y a une version aux fruits de mer (avec une crevette dedans) et une version aux champignons, tip top. Par contre ce sont des petites portions…
    Tom Yum aux champignons : 30 000 dongs (1,20€)

2347364510_f294bf9afc_zSoupe Tom Yum (photographie Joe Wong / CC / Flickr)

  • Pour du végan bobo-hipster : Jalus
    46 Hàng Trống, Hoàn Kiếm, Hà Nội, Vietnam
    C’est un peu cher et les portions sont riciqui mais effectivement, une carte vegetalienne, une jolie déco en bois… mais bon on reste sur sa faim, et c’est cher ! Mais ils ont l’air d’avoir des super gâteaux
    si vous êtes en manque hinhin !

Leur cheesecake vegetalien aux fruits de la passion (photo provenant de leur page Facebook)

N’hésitez pas à me donner des retours si vous avez visité l’une de ces adresses ou m’en proposer de nouvelles ! Bon appétit 😉

You Might Also Like

Manger vegetalien en Inde du nord

By 9 mars 2016 Inde du nord, Pratique, Végane en voyage

J’ai décidé d’écrire cet article purement à titre informatif, comme un retour d’expérience en tant que végane après mes quelques mois en Inde du nord.

S’il paraît vraiment simple de manger végétarien en Inde, mais pour ce qui est de l’alimentation végétalienne, c’est à dire sans consommer aucun produit issu de l’exploitation des animaux à savoir : pas de viande (cela inclus le poisson, et oui, c’est un animal !), pas de produits laitiers, ni de miel.

Dans Inde du nord, j’inclus évidemment seulement les états que nous avons traversé lors de notre voyage au long cours à savoir : Delhi, l’Uttarakhand, le West Bengal, l’Assam, le Meghalaya, le Nagaland, Manipur et Tripura.

A propos du titre : j’utilise volontairement l’appellation « végane », une traduction francisée de l’anglais « vegan ». Cela correspond à l’alimentation végétalienne mais pas que, englobant également le fait de ne pas utiliser de produits issus de l’exploitation des animaux.

Le thé

du thé à Darjeeling

du thé à Darjeeling

Indispensable et omniprésent en Inde, je vais commencer par celui-ci. C’est la partie « laitière » qui pose le plus soucis : en effet, dans pas mal d’endroit, le chai (thé) que l’on trouve partout, des petits étals de rue aux Tea Stall des sortes de mini restaurants, est au lait. Il coute en général 5 roupies et est servi dans des petits gobelets en papier, plastique ou même terre cuite. Il est parfois « masala » (c’est à dire avec un mélange d’épices) parfois pas, juste super sucré.

Mais dans les états d’Inde du nord-est, les « Seven Sisters », le « black tea » ou « red tea » est largement consommé et servi partout… et il est bon ! Souvent très sucré, les tea stalls proposent souvent des gâteaux pour manger avec ou un petit encas type « chana » (une sorte de mini salade de pois chiche). Le Barbu a voulu tester la version viandue de l’encas au Meghalaya et s’est retrouvé avec du cerveau de porc au petit dej’… bon appétit bien sur.

L’état de l’Assam (au Nord-est, donc) est le plus grand producteur de thé de l’Inde, c’était en sorte le « grenier à thé » des anglais sous l’empire colonial. Et dans l’état du Meghalaya, « l’écosse indienne », on trouve également des plantations autour de l’ancienne ville coloniale Shillong. Et il est délicieux !

Dans l’Uttarakhand et à Kolkata, impossible de trouver du thé noir dans la rue, par contre dans l’hôtel où nous avons fait notre volontariat ils proposaient du thé noir au gingembre, du thé à la « lemon grass » (une tuerie).

A Darjeeling il est bien sur possible d’avoir du thé noir ou vert (sans lait donc) mais il y a différentes gammes de prix ! (Ce n’est pas le chai de rue quoi).

Le petit-déjeuner

Dans l’Uttarakhand, on mangeait principalement des aloo paratha avec du mix veg au petit déjeuner. Traduction : un chapatti dans lequel un mélange pomme de terres, piments, herbes et autres trucs bons sont incorporés dans la pâte avant qu’elle soit étalée puis cuite, servie avec un mélange de légumes préparés je ne sais comment mais toujours très savoureux.

Un petit dej en Assam

Un petit dej en Assam

Dans l’est de l’Inde, on a découvert le puri sabji : des sortes de chapatis très légers (la farine utilisée doit être différente) frits donc bien gras qui accompagnent un curry de pois chiches, pommes de terres et piments grillés. Parfois avec du gobi (chou fleur) ou d’autres légumes.

Il m’est arrivé de manger des chowmein (nouilles sautées aux légumes) au petit dej aussi.

Processed with VSCO with a6 preset

Petit dej au Meghalaya

A Nongriat j’ai eu le droit à de délicieux porridges chauds aux fruits et cacahuètes. Et oui, c’était cuisiné à l’eau et non au lait.

porridge

Les plats

On aura mangé énormément de dahls cette année en Inde sans jamais se lasser. Les dahls, ce sont des sortes de soupes de lentilles, plus on moins épaisses que l’on verse sur le riz quand c’est très liquide ou que l’on mange avec des chapatis quand c’est la version plus épaisse (« dahl fry »). Parfois servis avec du beurre au milieu, il faut bien préciser « no butter » à la commande. Sinon il y a une variété impressionnante de plats de légumes vraiment délicieux sans viande ni fromage, un jeu d’enfant ! Il y a pas mal d’endroits où les gens cuisinent avec du Ghee, le beurre clarifié : quand vous avez un doute vous pouvez leur demander si votre plat sera cuisiné au ghee, et si oui leur demander d’utiliser de l’huile végétale (type huile de moutarde par exemple). Cela a du m’arriver une ou deux fois en 3 mois de devoir demander.

Processed with VSCO with a6 preset

Un thali dans un petit resto local à Darjeeling avec mon pickle préféré : celui de radis !

Un coup de cœur aussi : plusieurs fois on nous a servi des currys avec de la fleur de banane, c’est très consistant et le gout est incroyable.

Une fleur de banane

Une fleur de banane

Sur la route

Dans les gares ou pendant les trajets en bus, on mangeait soit des thalis dans les restos de bord de route, soit les fameux samosas TOUJOURS bons. Même dans la gare à 1h du mat, les samosas sont bon. L’encas magique. Dans pas mal de coins il y a aussi les pakoras, ce sont des patates râpées, du piment, une sorte de pate jetée dans la friture. Ou des piments dans une pâte puis frits. On a eu des pakoras à base de sortes d’algues et de jeunes pousses d’oignons dans l’état de Manipur aussi, bien croustillant. Moi ça m’a bien plu.

Image d'illustration : à quoi ressemblent les samosas indiens !

Image d’illustration : à quoi ressemblent les samosas indiens !

Et voilà à quoi ressemblent des pakoras

Et voilà à quoi ressemblent des pakoras.

Les fruits

C’est ce qui nous aura le plus manqué au final. On était hors saison des mangues (rooh) mais dans la saison des ananas. On a gouté des ananas pimentés bien mûrs au Meghalaya et ça déboite ! Dans la même région on avait également gouté du pomelo servi avec des morceaux de piment sec et du sel, ainsi que des oranges fraiches directement cueillies à l’arbre. En dehors de cet état c’était surtout bananes mais on fini par s’en lasser bien qu’elles soient goûtues. Sur les marchés au final on voyait surtout des fruits industriels : pommes et oranges calibrées entre autres et franchement ça ne donne pas envie!

Les snacks

Pendant les trajets en bus, bananes et samosa sont de rigueur, mais je suis également devenue une grande fan des chips industriels, super épicées et piquantes !

manger-vegan-inde-12.jpg.jpeg

Lay’s est vraiment présent partout dans le monde…

Les desserts

Les régions que nous avons traversées ne sont pas trop « dessert », mais plus « pâtisseries très sucrées au lait » (surtout les bengalis). Malgré tout, nous sommes tombés amoureux des « longs » au Meghalaya, cette pâte croustillante autour et fondante au milieu, sucrée mais pas trop et frite mais pas trop grasse. Parfait avec le thé ! Sinon pour les pâtisseries parfois il y en avait au lait de cajou au lieu du lait de vache, vraiment bon. En demandant on en trouve des végane, mais souvent c’était quand même super sucré.

Processed with VSCO with g3 preset

Processed with VSCO with g3 preset

On a découvert des samossas sucrés dans l’Assam et c’est franchement délicieux !

un spot de pique nique pas mal !

un spot de pique nique pas mal !

La junk food

Et oui parce qu’on aime tous les frites et les burgers, j’ai eu la joie de gouter le (végé) burger le plus pimenté de ma vie au Burger King! Il ont plein de junk food spéciale « VEG » en vert dans leur burger King j’aimerais tant y retourner aha

vegetarian burger king india

Nom nom nom

A l’aéroport de Kolkata j’ai également demandé une alternative originale dans mon plateau repas : au lieu d’épinards au fromage (palak paneer)… des frites !

Un thali-frites, une inventon perso !

Un thali-frites, une invention perso !

Donc au final, cela demande quelques précautions mais finalement le choix et la disponibilité de nourriture végane en Inde du Nord fait que cela est vraiment facile et agréable !

Mon Barbu n’étant pas végane et a mangé végétarien/végan pendant plusieurs mois sans ressentir de lassitude ni d’éprouver de manque. Les indiens savent très bien cuisiner de sorte à ce que l’on ne manque pas du tout de protéines : beaucoup de pois type pois chiche, les lentilles, le soja (des fois il y avait des sortes de boulettes de soja séchées qui gonflaient dans la sauce pendant la cuisson, au top !). Pour les fibres, avec tous les légumes que l’on a mangés on était au taquet ! Pour ce qui est des vitamines, minéraux, idem, on en trouve dans les légumes, fruits ainsi que les noix (j’ai mangé des tonnes de noix de cajou).

Je n’étais pas végane lorsque j’ai visité l’Inde du Sud mais je ne me rappelle pas y avoir consommé de la viande, par contre des produits laitiers type lassi (sorte de yaourt liquide, avec de la mangue c’est délicieux), et du paneer, le fromage indien (on en avait d’ailleurs gouté un artisanal à Gokarna).

La suite, en Thaïlande, on voyait surtout de la viande partout mais il est possible d’avoir pas mal de plats version végé donc au final c’était super simple il suffit de demander ! Et j’ai enfin pu remanger une glace noix de coco faite avec du lait de coco et des morceaux de coco ! Et des dragon fruits… et des mangues ! (La saison commence plus tôt qu’en Inde pour les mangues).

Si cela intéresse certains d’entre vous, je ferai un feedback sur le manger végane en Asie du sud-est après nos passages dans ce pays.

You Might Also Like

Volontariat au Nepal : la vie à la ferme

By 9 janvier 2016 Népal, Volontariat, Volontariat

Nous avons traversé le pays d’ouest en est mais nous nous sommes arrêtés pour deux semaines de volontariat au Nepal dans une ferme qui fonctionne en permaculture avant de quitter le sol népalais.

La ferme

Située tout à l’est du pays, à 1 600 m d’altitude dans les montagnes non loin d’Illam et de la frontière avec l’Inde, cette petite ferme est l’œuvre de la famille de Jeevan et sa femme Soba. Ils ont également des centres d’accueil d’enfants dont les mères sont en prison à Katmandou et dans les plaines du Terai. Ce dernier centre fonctionne en autonomie au niveau de la nourriture : c’est aussi une ferme pratiquant la permaculture et ils cultivent riz, légumes et fruits. Dans la ferme où nous étions dans les montagnes c’est par contre des jardins en terrasse, et trop haut pour y faire pousser du riz. Ici poussent donc ail, gingembre, oignons, carrottes, tomates sous la serre, pommes de terres, tomates arboricoles, curcuma et toutes sortes d’herbes médicinales. Peu de temps après notre arrivée, cinq enfants ont déboullé dans la ferme pour les vacances, et nos travaux quotidiens ont varié plus ou moins pendant ces deux semaines. Nous étions également avec une jeune bavaroise de 19 ans qui a décidé de voyager après le lycée pour prendre du recul ainsi que Jordan, le cousin canadien du patron qui est à la ferme pour 6 mois et a déjà fait une formation de permaculture au Népal. Au début, Liz, une canadienne qui travaille 6 mois par an pour l’association avec les enfants des prisonnières était présente également à la ferme, et nous partagions nos piqures d’insectes en tous genres…

DSCF8173

DSCF8141

DSCF8206

DSCF8212

Le travail

Ensemble, nous avons tassé le sol de la mare à canard avant que les enfants ne la recouvrent d’une couche de bouse de vache… puis qu’elle soit remplie ! Nous avons rempoté des tournesol et planté quelques uns en terre pour voir comment ils se comportent ici, semé du quinoa, enlevé les mauvaises herbes sur des rangées et des rangées d’ail, Jordan allait arroser tout ce beau monde régulièrement (et oui hors saison des pluies il ne fait pas bien chaud tous les jours mais il ne pleut pas pour autant). Nous avons retourné plusieurs terrasses à la pioche, déterré et nettoyé gingembre et curcuma (c’était la première fois que je voyais la plante du gingembre). Il y a aussi un poulailler ainsi qu’une étable avec une vache et son veau à la ferme donc le matin il fallait mettre à part la poule qui s’occupait des poussins, couper l’herbe à la faucille aux alentour ainsi que des branches d’arbre pour nourrir la vache, lui nettoyer sa couche régulièrement et lui préparer une soupe ainsi que la traire (et faire boire le veau) deux fois par jour. Si je ne bois pas de lait, j’ai quand même aidé à la traite en gratouillant la vache ou la laissant me faire des léchouilles afin qu’elle soit calme pendant la traite et ne donne pas de coups de pieds à la personne qui trait. Le veau avait trois-quatre mois et c’était le premier de Mali, la vache. J’ai aussi aidé à la cuisine en épluchant des kilos d’ail, des « chocos » les délicieux légumes du coin, préparé des pates ail-gimgembre ou ail-piment pour accompagner les quotidiens Dahl Batt… Pour la cuisine, faite en terre et argile, il fallait nettoyer le sol régulièrement et tous les jours ou deux jours après le déjeuner (vers 11h) refaire le sol avec de l’argile. Une tâche que j’affectionnais particulièrement.

DSCF8170

Les tournesols que nous avons planteDSCF8172 des plantations en terrasse d oignons et d ailDSCF8175

DSCF8174 On retourne les terrasses a la pioche DSCF8184 la traite de la vacheDSCF8191petit veau mange sa soupeDSCF8193 la mare aux canards, en coursDSCF8213 reparations de la maison avec de la terre argileuseDSCF8252

DSCF8256 Argilation de la cuisine tous les deux jours environDSCF8262

DSCF8264 et la vaisselle, bien entendu !DSCF8317

 

Nos apprentissages

Nous avons appris le concept de la permaculture ainsi que quelques notions à propos de certaines plantes, découvert le rythme de vie d’une ferme népalaise et de mon côté j’ai lu à côté du travail pour me renseigner sur les plantes médicinales ce qui m’intéresse vraiment, en fait. J’ai également réalisé après cette expérience ainsi que notre précédente à planter du romarin en Inde du nord que la terre est vraiment mon élément. Je ne me sens rarement aussi bien que quand je pioche, je gratouille, je plonge mes mains dedans, je plante, je désherbe (à la main bien sur !) et aussi quand je refais le sol et les murs de la cuisine avec l’argile, cela me rappelait les sessions de poterie avec ma mère lorsque j’étais enfant ou des heures de désherbage les fesses en l’air.

Pour le Barbu, il s’est découvert une certaine pugnacité au maniement de la pioche (et je ne suis pas en reste, coriace la Rory).

Voila a quoi ressemble du gingembre!DSCF8179 les tomates au chaud dans la serreDSCF8211

DSCF8214

La vie à la ferme

Pendant deux semaines, nous avons vécu au rythme népalais : on se lève avec le soleil, un thé sur le banc côté soleil pour se réchauffer le matin en regardant la vallée, puis il faut traire Mali, la vache avant de partir bosser à nos taches, puis on a un copieux déjeuner vers 11h : riz, dal, légumes, pickle maison. L’après-midi, on se repose, on travaille, on digère, on va se laver tant que le soleil tape bien (quand il fait soleil), on joue avec les gamins… et le soir c’est préparation du diner, souvent à la lampe frontale car les coupures de courant avaient toujours lieu au bon moment ! Et on se faisait également des apéros à un alcool importé sous le manteau de l’Etat Indien du Sikkim, pas mauvais en gout mais il nous a donné de terribles cauchemars ! J’ai été bien malade à un moment, clouée par la fièvre pendant un jour et demi j’ai donc mis fin à mes apéros pour quelques jours et fini les cauchemars… Ils m’ont soigné avec des litres de thé, des infusions au gingembre, de l’ail du jardin à croquer et quelques jours plus tard j’ai arrêté de tousser mes poumons, mon corps a fait son boulot aidé par la nourriture saine et les vertus de ces bonnes plantes.

… et nouriture moins saine : les frites maison du Chti avec les patates du jardin, un delice ! Et au feu de bois s il vous plaitDSCF8148 le paysage depuis la fermeDSCF8152

DSCF8155 lever de soleil sur la crete d en faceDSCF8164 matin nuageuxDSCF8166 des pimentsDSCF8169

DSCF8177 la plantation de gingembreDSCF8178 un des poussins a cheval sur sa mereDSCF8195 Mali et son veau se reposentDSCF8199 un enclos pour les poules mais elles n y restent jamais bien longtempsDSCF8215

DSCF8216

DSCF8218 l heure du bain dans la riviereDSCF8222

DSCF8227 glaglaDSCF8231

DSCF8236

DSCF8232 encore un poussinDSCF8238 une petite areignee…DSCF8242 la lune nous salueDSCF8273 potager du matinDSCF8286 L heure du repas pour le veauDSCF8291 Pendant que Mali se regale de feuillesDSCF8297 Le Barbu fend du bois pendant que je joue au freesbee avec JenniferDSCF8301 Les haricotsDSCF8320 La minette des voisinsDSCF8345 encore un joli lever de soleilDSCF8338 les lapins d AlissiaDSCF8355

DSCF8352

DSCF8351

DSCF8347

DSCF8337

Nous avons eu la chance d’assister au festival de Diwali dans la famille, avec la célébration de la vache et son veau qui a ont le droit à un déjeuner spécial, des colliers de fleurs et des décorations aux pigments. Puis Bejay a commencé à fabriquer la décoration en pigments devant la porte jusque dans la maison où ils ont préparé un joli autel pour Laksmi afin qu’elle puisse venir visiter la maison le soir et bénir la maison et ses habitants. Ils ont ensuite installé des petites lampes à huile le long du chemin pour Laksmi et devant la maison et lorsque Grand’ma et Zac sont rentrés de Katmandou, les garçons nous ont fait un beau feu de camps devant lequel on s’est réchauffés avec nos tasses de Brandy. Quelle belle façon de clore notre expérience à la ferme. Le lendemain, Soba nous a béni d’un point rouge sur le front et offert fleurs et oranges, et c’est le sourire aux lèvres que nous avons entamé notre route pour la frontière indienne, notre visa népalais expirant ce jour. Une jeep, un bus, la traversée de la frontière à pied et un second bus plus tard nous voici à la gare de Siliguri pour prendre notre train pour Kolkata, mais ceci est une autre histoire. 😉