Devenir végane en voyageant (Why not coconut ?)

Attention article fleuve ! (et pas sur le Mekong, cette fois). J’ai eu envie d’écrire de plus en plus sur mon expérience en tant que végane en voyageant. On pourrait s’en fiche comme de l’an 40, oh, la meuf change un truc dans son alimentation et sa consommation et en fait tout un patakès. Mais pour moi c’est un sujet important qui m’est venu via l’information, et si je me suis fait discrète au début, j’ai désormais à cœur de partager cela.

J’ai commencé par à écrire sur ce sujet en parlant de nourriture parce que l’amour, l’air et l’eau fraiche c’est bien beau mais il faut bien s’alimenter. Et quand on arrive dans un pays étranger parfois on peut être un peu désemparé lorsqu’on ne mange pas comme la majorité de la population.

J’ai conscience que cet article est un peu décousu, il s’agit d’abord du fruit de mes réflexions et expériences, que j’ai envie de partager et communiquer. Je ne prétends en rien être parfaite.

OK, encore une végane, mais pourquoi cette idée saugrenue, c’est la mode ou quoi ?

Cela fait donc un bon moment que je suis passée de flexitarienne bobo parisienne à voyageuse végane aux fringues pleins de trous.

Avant de partir de Paris (aout 2015), j’achetais mes légumes et fruits à la Ruche qui dit oui, mon fromage à la fromagerie, et je me faisais des sandwiches végétaliens au boulot en tartinant du faux-mage type ail et fines herbes dans une baguette et en garnissant tout cela de plein de bonnes choses ou encore en m’achetant de délicieuses salades libanaises, loin de la salade « poulet-mayo-salade » à 8€ de Cyril Lignac (et vive les tickets resto hein).

J’avais décidé de consommer le moins de viande possible je pense en grande partie suite à ce documentaire d’arte sur les pesticides (« pesticides, L’équation sans solution « ) qui n’avait fait que confirmer ce que je pensais déjà sur le sujet, et les images des porcelets déformés m’avait vraiment marquées. C’est vraiment un documentaire indispensable je vous recommande vraiment son visionnage !

Puis en mars 2015, toujours sur arte « voyage au bout de la viande » notamment sur l’élevage de cochons en France, le « derrière Herta, Fleury Michon et Cie » et leurs publicités avec des enfants contents dedans qui croquent à pleine dents des tranches de jambon (sans pain en plus !). (En parlant de pub, n’hésitez pas à aller faire un tour sur l’excellente page Facebook « je suis une pub spéciste »).

Et puis aussi, je fréquentais beaucoup ma chère copine A. avec qui j’allais régulièrement m’occuper de mon grand poney (1m75 tout de même) en demi-pension. Et celle-ci étant végane et ayant une langue, nous parlions, beaucoup. Et il se trouve que j’étais en général bien d’accord et souvent déjà au courant des choses dont elle me parlait à propos du véganisme. Et c’est lors de mon voyage au long cours que je suis vraiment devenue végane.

(Pour les connaisseurs ou les titilleurs qui auraient envie de jouer à la « vegan police », il se trouve que nous passions plus de temps à nous occuper des canassons en question qu’à leur grimper dessus. L’un étant naviculaire et l’autre arthritique nos visites consistaient aux soins, à de copieuses gratouilles, des balades en main pour brouter car l’herbe est toujours plus verte chez les voisins et assez rarement des balades courtes au pas sur leurs dos. Les deux chevaux vivaient à ce moment là dans un grand pré avec abri dans le même troupeau, et étaient pieds nus –ça veut dire sans fers-, l’un en parage naturel)

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Donc pourquoi :

d’abord pour l’éthique et les animaux

en particulier ceux classés « bétail », que l’on a modelé à notre gout et exploité depuis des siècles avant de les massacrer après une vie de souffrance pour les bouffer. Alors que l’on peut très bien se nourrir de végétaux (sauf si on habite sur la banquise) (et encore les boites de conserves ça existe).

Et parce qui a dit que l’homme était some how SUPERIEUR aux animaux ? Déjà « l’Homme » vit avec l’idée qu’il est supérieur à la Femme, l’Homme blanc occidental qu’il est supérieur au reste du monde, donc les animaux ? Bah oui ça va de soi, ce sont des sous-tout, en plus contrairement aux anciens esclaves, ils ne nous ressemblent pas et ne parlent pas. Alors OSEF.

Si vous trouvez cela absurde, l’anti-spécisme, tout comme l’anti-rascisme et l’anti-machisme (ou féminisme) existent.

Plus sérieusement, en termes d’éthique, je vous invite à lire les articles suivants, qui m’ont beaucoup inspirée (tirés des cahiers antispécistes):

Vous pouvez les télécharger en PDF pour plus de confort de lecture, moi je les lisais sur mon smartphone dans les transports en voyage. Il y a encore plus de ressources gratuites si vous souhaitez aller plus loin : tous les numéros des cahiers antispécistes depuis 1991.

Illustration par Insolente veggie

ensuite pour les autres êtres humains

qui ne peuvent manger à leur faim (Antigone xxi explique cela bien). Je ne vais donc pas écrire un pavé dessus.

pour la planète

qui est abimée à grand feu par les industries et autres activités humaines significatives.

Oui ce n’est pas en coupant ton robinet pendant que tu te brosses les dents que tu sauveras la planète, sorry Nicolas Hulot et ton « écologisme mou », va falloir militer avec des vraies solutions maintenant. J’ai emprunté cette expression au journaliste Aymeric Caron, qui dit sur l’écologie « molle » de Nicolas Hulot : « Cette approche est vouée à l’échec en ce qu’elle accompagne le système libéral dominant qui est ultra-productiviste et, en tous points, opposé à l’écologie. Je suis convaincu que l’écologie ne peut être que de gauche, c’est-à-dire interroger profondément les bases de notre civilisation » et « Il (Nicolas Hulot) propose d’atténuer les conséquences les plus graves générées par le système, plutôt que de le reconstruire entièrement: essayons de polluer un peu moins, de prendre davantage le train, de ne pas trop exploiter les ressources naturelles… C’est l’écologie de la «bonne volonté».« 

Et ça je suis bien d’accord. Le reste de l’interview sur le Nouvel Obs.

L’élevage d’animaux pour la viande produit 18% des gaz à effet de serre et est responsable de 80% de la déforestation en Amazonie (ces chiffres viennent du FAO et de l’ONU).

Le documentaire Cowspiracy, une recherche des causes du réchauffement climatique retrace cela très bien : http://watchdocumentaries.com/cowspiracy-the-sustainability-secret/

Ainsi que cet autre article de Antigone XXI

et en dernier, pour la santé

la consommation de viande et produits laitiers n’apporte rien à la santé, on peut vivre très bien, être sportif-ou pas- en étant végétalien, et les protéines végétales suffisent et on en trouve dans une grande variété d’aliments. (Pourquoi cette obsession ? Alors qu’en général les occidentaux consomment plus de protéines que nécessaire…).

Vous pouvez consulter le guide du végétarien débutant (et végétalien) de l’Association Végétarienne de France qui explique comment avoir une alimentation équilibrée (sachant qu’en tant qu’omni je n’avais pas forcément une alimentation « équilibrée » à base de je mange des sandwiches le midi au boulot et des tartines de fromage le soir…)

Sinon c’est cadeau, cette vidéo sur la nutrition qui dure 25 mn « Manger des produits animaux, une nécessité ? » où l’expert Docteur Bernard-Pellet (qui est médecin, a un diplôme en nutrition et en sciences, et s’est spécialisé dans la nutrition végétarienne et végétalienne en étudiant les 3 000 études scientifiques publiées sur le sujet) répond point par point aux interrogations.

Mais revenons au voyage.

 

Avant de partir

Avant de partir, j’avais donc eu un déclic et je ne mangeais quasiment plus de viande… mais encore du fromage, notamment lors de mon passage de deux semaines chez ma chère Moman qui cuisine très bien et qui a toujours des blocs de Comté et de Morbier dans le frigo ainsi que des pots de Cancoillote. Et oui, en Franche-Comté, c’est un peu comme cela chez tout le monde ! Les produits proviennent directement de la fromagerie du village qui récolte le lait des fermes aux alentours, fabrique et vend le fromage après affinage dans une cave. Leur prix est compétitif et tout le monde se complait à dire que le comté de sa fromagerie est meilleur que celui du village d’à côté, et les vision de vaches montbéliardes paissant dans les verdoyantes prairies franc-comtoise est plus que courante.

végane en voyageant
Oui il ne s’agit pas ic des vaches « à lait » montbéliardes mais des vaches « à viande », les voisines de ma mère.

 

(attention, pavé sur le lait)

 

Prérequis : pour qu’un mammifère femelle donne du lait, elle doit donner naissance à un petit.

Mais on ne voit jamais les vaches et veaux dans le même pré, pourtant, si elles ont les mamelles si gonflées et qu’elles donnent du lait, c’est pour leur progéniture normalement ? Pas pour des grands gaillards sevrés, non ?

L’être humain est le seul mammifère qui consomme du lait après sevrage… et d’une autre espèce que la sienne qui plus-est (il est également le seul mammifère connu à faire cela, sauf dans des cas rares d’adoptions inter-espèces…. mais je n’ai jamais vu une vache adopter un bébé humain).

Le lait maternel sert à la croissance du petit de la mère, il est adapté à sa propre espèce et n’est pas nécessaire à la vie de l’adulte. Contrairement aux croyances, il n’apporte pas de calcium « indispensable ». En fait le calcium peut-être apporté par des végétaux, et sa fixation est améliorée par l’exposition au soleil (vitamine D) et l’exercice physique. Pas le lait d’une autre espèce. D’ailleurs il a été démontré que le principal responsable des problèmes osseux type ostéoporose était la forte consommation de produits d’origine animale, dont le lait.

Les études scientifiques ont montré que la consommation de lait n’était pas indispensable ni spécialement bonne pour la santé. Cet article paru sur lemonde.fr est une bonne source d’information sur ces questions.

Les recommandations du « Plan National Nutrition santé » (PNNS) de l’état français lancé en 2001 continuer de recommander la consommation quotidienne de produits laitiers alors que cela est contredit par la littérature médicale internationale. On se doute un peu qu’ils ont été conseillés par les lobbies du lait, financés par les grands industriels du secteurs pour défendre leurs intérêts financiers. Je vous indique deux articles sur le sujet « Enquête sur les cartels du lait » paru en février 2016 ainsi qu’un article de blog sur « les biais du PNNS ».

Vous savez ceux qui vous ont mis le slogan dans la tête via leur pub télé atroce à base de vache géante en train d’éjaculer du lait sur des squelettes en 3D qui courent dans les champs (POURQUOI ?).

Et oui, quand il y a de l’argent (facile) sous le tapis. Oui, il est « facile » d’exploiter des êtres vivants pour leur voler leur lait, après tout les vaches ne crient que trois jours quand on leur arrache leur petit, puis finissent par se résigner des inséminations forcées annuelles, grossesses puis traites bi-hebdomadaires avant de se faire réformer, doux terme qui signifie devoir monter dans un camion avec ses congénères, toutes aussi ravies les unes que les autres pour se retrouver dans les murs sereins d’un abattoir où leur vie d’esclave de l’homme d’achèvera. Ah les vaches, qu’elles sont mignonnes !

Et le métier d’agriculteur, c’est tellement valorisant de nos jours. Produire à perte, tout ça.

Ah mais suis-je bête, ils ne sont pas si heureux que ça les éleveurs, sinon la 3ème cause de mortalité de la profession ne serait pas le suicide (autre article). Si? (C’est peut-être un raccourci, mais ça vaut le coup d’y penser).

C’est dommage qu’à l’école on ne leur enseigne pas la permaculture et on ne les conseille pas de lancer des petites exploitations comme des micro-fermes bien plus rentables que leurs gigantesques fermes criblées de dettes et subventionnées par des fonds publics. :/

Revenons en aux vaches des prés franc-comtois. Parfois il y a des champs de génisses (vaches adolescentes femelles) mais pas de mâles. Oùkisont ?

Ah oui, les veaux mâles, ils sont dans les niches ! Dans lesquelles il passeront les 8 premières semaines de leur vie , sans leur maman (sympa ta crèche) et seront abattus avant leurs deux ans (une vache vit normalement entre 15 à 20 ans)… Ils sont alors alimentés de lait entier pour les chanceux sinon c’est lait en poudre pauvre en fer afin qu’ils soient volontairement anémiés. Je suis bien au courant pour avoir nourri les veaux au bib’ après l’école lorsque j’étais à l’école primaire, dans la ferme en bas de chez moi. Bah oui, ils étaient « trop mignons » les petits veaux. J’ai même assisté à une naissance une fois, avec les crochets pour tirer ce n’était pas très délicat.

Et pourquoi qu’on les anémie les veaux ? Et bien parce que le consommateur aime bien la viande blanche. Souvent elle est conseillée dans les régimes, et puis avec l’OMS qui a déclaré que la viande rouge peut-être cancérigène du coup elle est moins recommandée. Mais faut bien vendre son bifsteak, hein ? $$$

 

La transition

Pour moi, ça s’est fait lors du voyage, après le Kirghzistan/Tadjikistan (sinon je n’aurais vraiment pas eu grand chose à manger là-bas, j’en parle dans cet article du « régime Kirghize ». #Koumys).

Arrivée à New-Delhi en Inde, fini les potages avec de la viande qui flotte dedans que je refilait au Barbu.

En Inde il est extrêmement simple de manger végétarien (en plus c’est délicieux mais vraiment beaucoup) car la majorité de la population est hindou (même si certains hindous en consomment parfois de temps à autre mais après ils vont au temple se faire pardonner par leur dieu préféré – ah les religions…), mais il y a aussi les Jains qui eux sont « pure veg » ça veut dire qu’ils ne consomment pas non plus d’œuf (mais parfois du lait quand même parce que la vache sacrée tout ça-vache pas si sacrée que ça car l’Inde est devenu l’un des premiers exportateur de viande bovine). Donc au final, être végétalien là bas ce n’est pas si simple que l’on croit, mais quand même énormément plus facile qu’au Kirghizistan. Je parle de mon expérience de mangeuse végétalienne en Inde dans cet article.

Pour revenir à la « transition » donc, il n’y en a pas eu. J’ai simplement arrêté de consommer viande, produits laitiers et œufs.

 

Aujourd’hui

Aujourd’hui, plus de 9 mois après les pays en « stan » donc, je me porte très bien, la viande et le fromage ne me manquent pas le moins du monde (Ok il m’arrive de penser à ma réaction devant un bout de morbier parfois, ah drogue caséine, quand tu nous tiens).

Mais par contre, comme je ne suis pas en France et qu’il n’y a pas de magasins spécialisés au Laos-Cambodge, je consommais un peu d’œuf* de temps à autre, car je ne peux pas me supplémentaire en vitamine B12, la seule carence qui puisse être apportée spécifiquement par un régime végétalien (pour le reste, les carences c’est comme les omnivores, il peut en avoir dans le cas d’une alimentation non équilibrée ou d’une maladie). En France il existe des boissons végétales (amande, noisette, soja etc) et autrs aliments transformés enrichis en B12 ou alors des compléments alimentaires sous forme de gélules. Je ne suis pas parvenue à en trouver au Laos et Cambodge, je vais donc essayer à Ho Chi Minh Ville, deuxième ville vietnamienne. Il y a des magasins bio là bas ou peut être en pharmacie, les infrastructures médicales y sont meilleures.

Apprendre à cuisiner végane en voyageant

Un point que j’aimerai soulever, maintenant que j’ai repris une vie un peu moins « nomade » (je squatte l’appartement de potes à HCMC depuis deux semaines) et que j’ai une cuisine sous la main, je me rends compte de la richesse d’inspirations cuisine que le voyage m’a apporté. De base, je n’aime pas trop faire à manger car j’ai toujours peur de rater. OK je faisais des pâtes bolognaise maison pour 6 quand j’étais jeune et je suis la pro des soupes aux légumes l’hiver parce que j’aime bien jouer avec le mixeur plongeur mais ça s’arrête là.

Mais lors de mon volontariat en Inde du Nord, Deepu nous faisait tellement bien à manger tous les jours, de la nourriture végétalienne avec une diversité et une facilité déconcertante que j’en ai pris de la graine.

Lors de mon volontariat au Népal dans une ferme de permaculture, si en arrivant je grommelais à Etienne « il me foutrons pas en cuisine sous prétexte que je suis une gonzesse ya pas moyen, moi je veux piocher! »…. et bien très vite quand il y a besoin d’un coup de main, et bien on le donne. Je me suis retrouvée à éplucher de l’ail pour 15 personnes pendant des heures, puis à faire des chili-galic paste, puis des pates cumin-gingembre, puis à popoter des curries… j’ai beaucoup appris. De la simplicité, des épices, des légumes frais du jardin en grande diversité et selon  la saison et roulez jeunesse !

Et en goutant la cuisine asiatique, observant les différents ingrédients sur les marchés et me régalant, j’ai appris un peu sur le tas les rudiments de la cuisine vietnamienne, et thaïe.

Donc du coup, en partant de toutes ces nouvelles bases, des ingrédients que je peux trouver ici, au Vietnam et l’aide de quelques recettes trouvées sur internet que je mixe à ma sauce… je cuisine ! Et j’aime bien (enfin j’aime surtout bien manger, faut pas pousser mémé dans les orties hein).

Je me rends compte à quel point la cuisine et la gastronomie française sont si peu adaptées à une alimentation végétale (et vla du beurre, de la barbaque etc.) (à part les poireaux vinaigrette peut-être ?), et si peu équilibrée au niveau de la santé comparé à ce que l’on peut trouver en Asie, où c’est beaucoup plus axé sur la verdure (même si ici ils adooorent la viande, les petites saucisses, les barbecue de rue, etc).

Et étant lié au fait que la culture prédominante en Asie soit bouddhiste, le végétarisme/lisme est beaucoup mieux accepté et compris ici, il y a des resto végétariens/liens au Vietnam (Chay) dans toutes les villes et des options végé dans les menus.

Quelques exemples de ce que j’ai bricolé ces derniers temps :

végane en voyageant

Ne pas financer des activités touristiques impliquant les animaux

Une autre prise de conscience qui vient avec le véganisme est celle de l’exploitation des animaux, sous toutes ses formes. Donc on n’achète plus de cuir ni fourrure (si vous souhaitez vous renseigner, l’association Peta est une bonne source)… mais on ne participe pas non plus à l’exploitation des animaux dans un but touristique. Surtout si l’on voyage dans des pays « exotiques ».

J’évite donc des activités telles que les balades en éléphant (systématiquement maltraités pour être dressés), le fameux « temple des tigres » où ceux-ci sont drogués et où les moines font du trafic d’animaux sauvages (il a été fermé il y a quelques jours en juin 2016 hurra !), ne pas visiter de zoo (j’ai un article à venir là-dessus), et également éviter les ballades à cheval ou en âne, surtout si vous voyez que l’état des animaux est déplorable (je pense notamment aux ânes en Grèce à Santorin ou des calèches avec des chevaux rachitiques et blessés attelés en Inde). Par contre partir observer des animaux sauvages dans des réserves naturelles, ça oui ! Ou pourquoi pas aller dans des refuges qui sauvent et réhabilitent des éléphants jadis captifs et exploités, pourquoi pas !
(Et oui je suis montée à cheval au Kirghizistan, si vous souhaitez en discuter n’hésitez pas).

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Des rangers à dos d’éléphant au parc naturel de Bardia au Népal

 

N’hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de cet article, comme vous avez pu le constater si vous êtes curieux, cela fait quelques temps que l’onglet « végane en voyage » est venu se greffer sur mon site, avec pour le moment des articles sur « manger végane en Inde » et « manger végane à Hanoi ». Je compté écrire un article sur manger végane en Asie du Sud-Est prochainement avec quelques astuces !

Rory, digital native et fouineuse du web, éparpillée mais organisée. Aime beaucoup les jolies choses, quand ça ne dégouline pas. Vagabonde depuis l’âge de 8 mois. Fait des frasques avec ses fidèles réflex argentique et numérique Konika Minolta depuis quelques années, rejoint il y a peu par un polaroid 600 et un lomo La Sardina de Moëbius.
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9 commentaires pour “Devenir végane en voyageant (Why not coconut ?)

  1. Au top ton article! J’ai adoré! Je suis une « omni-presque végétarienne » (avec de la viande max deux à trois fois par mois) mais en volonté de passer végétarienne exclusivement petit à petit (mais en consommant quand même un peu de poisson et des fruits de mer… je sais c’est mal mais j’habite au bord de la mer! J’essaie par contre de choisir du poisson issu de pêches équitables etc… même si je sais que ça ne résoud pas le problème…). Devenir vegane? Je ne sais pas si je pourrai, peut-être plus tard, et principalement à cause des peurs de carences. Si je le fais je pense me faire suivre par un doc, histoire d’assurer la supplémentation correctement. D’ailleurs, toi qui es en voyage, pourquoi ne commandes tu pas ta vitamine B12 par internet? J’ai une question aussi (que je me pose si je deviens vegane un jour): les oeufs. Est-ce qu’il faut vraiment les supprimer alors qu’ils sont remplis de bonnes choses? Surtout s’ils viennent directement de la poule du paysan du coin? En tout cas je t’embrasse, et bonne suite de voyage! Ça donne envie! Julie

    1. Merci beaucoup Julie ! Super cette prise de conscience : ça donne de l’espoir, même si on sait qu’il faudrait des décisions politiques pour changer les choses, depuis les dernières révélations de l’association L214 j’ai l’impression que ça a donné un coup d’accélérateur à la prise de conscience en France, à la reconnection « ma viande est un animal ».

      Pour ce qui est des carences, je ne comprend vraiment pas pourquoi les gens ont si peur ! J’ai déjà eu des carences en étant omnivore (comme tout le monde, je pense) notamment en magnésium, en vitamine D (manque de soleil en hiver) et en fer et j’ai pris des compléments et hop j’étais rééquilibrée ! Sachant que ces carences n’ont eu pour effet sur moi majoritairement qu’une fatigue extrème mais j’allais au boulot, je faisais ma vie je n’étais pas à l’article de la mort !
      Si tu manges de façon équilibrée en végétarien (je trouve que les recommandations de l’AVF sur le sujet sont très bien, pas besoin de coupler 14 légumineuses par jour ou autres bullshit du « nutritionniste » Jean Michel Cohen) et que tu prends régulièrement des cures de B12 c’est amplement suffisant 🙂
      Je peux te conseiller cet article très bien sur « les carences« !
      Je ne commande pas ma B12 par internet car j’étais en road-trip en tente donc sans adresse fixe ou alors quand je restais un peu quelque part j’étais dans des coins paumés ! Par contre là je vais aller dans un pays un peu plus « occidental » donc je l’achèterai là bas.

      Pour les oeufs, nutritionnellement ils n’apportent rien d’extraordinaire. S’ils viennent de la poule du paysan du coin, celle-ci finira peut-être quand même à la casserole ! A propos des poules, je te conseille cette vidéo sur le sujet de Las Vegan Parano, très didactique.

      En espérant répondre à tes interrogations, la bise et merci pour ton commentaire !
      Rory

  2. Salut Rory !
    Je te lève mon chapeau pour cet article ULTRA complet, avec de nombreuses sources pertinentes. Et je salue aussi ta persévérance dans cette nouvelle façon de t’alimenter (et de vivre en accord avec tes principes).
    Je suis complètement d’accord avec tout ce que tu soulèves. Et ton article, qui s’ajoute à de nombreux autres, à mes recherches, à mon sens éthique, me motive encore plus à continuer de modifier petit à petit ma manière de consommer, aussi bien dans mon alimentation, que pour mes cosmétiques ou mes vêtements.
    Bon vent dans tes prochains voyages, et je te souhaite aussi de belles découvertes culinaires véganes autour du monde !
    A bientôt,

    1. Bonjour Charlène, merci pour ce gentil mot ! Je vais tacher de continuer à répertorier mes découvertes culinaires véganes, d’ailleurs je poste pas mal de recettes que j’ai découvertes en route sur pinterest 😉

  3. Merci pour cet article et ton retour d’expérience si chouette à lire. Je suis végétarienne depuis 6 mois mais j’ai une éthique particulièrement vegan en ce qui concerne le « traitement » des animaux. Cela fait des années que je voulais passer le cap du végétarisme, et alors que certains voyages se dessinent je suis assez intriguée face aux nouveaux challenges auxquels je vais devoir faire face en voyage… En Thaïlande, je mangeais cependant quasi tout le temps végétarien, alors j’imagine que ce ne sera pas trop difficile de reproduire ça dans d’autres pays !

    1. Oh merci pour ton retour! Si cela peut te rassurer concernant de « nouveaux challenges » en voyages, je n’ai jamais aussi bien mangé de ma vie et moi qui pensais que j’allais devoir être la casse pied de service à toujours demander finalement c’est d’une simplicité déconcertante. Après cela dépend des pays bien sur. En étant végane le problème n’étant pas bien souvent la viande mais plutôt l’ajout systématique de fromage ou alors les sauces type mayonnaise dans les sandwiches par exemple.
      J’imagine qu’en Amérique du sud ils sont très viande/fromage aussi… mais ils ont aussi pleins de plats à base de légumes, de légumineuses et céréales donc ça doit pouvoir se faire 😛

  4. Très chouette cet article, je découvre ton blog par la même occasion. 😉

    Je n’ose pas imaginer toutes les richesses culinaires qui vous sont offertes à l’autre bout du monde ! Tu résumes très bien la gastronomie française : compliqué à végétaliser et pas très équilibré. Qu’on n’arrête de nous embêter avec nos « carences », nos assiettes sont pleines de saveurs, de vitamines et tout ce dont on a besoin pour être en pleine forme (OK, seule la B12 est un peu embêtante).

    On n’entend pas souvent parler de véganisme en voyage, qui n’implique pas que le régime alimentaire mais tout un tas d’autres choses que tu mentionnes justement (ces fameux activités touristiques qui exploitent tant d’animaux), c’est cool, merci pour ce billet. C’est important d’en parler. 🙂

    1. Merci pour ce commentaire, très sympa !
      Justement sur le thème du végétarisme en voyage j’ai quelques articles traitant d’autres sujets que l’alimentation dans les tuyaux, l’un sur un zoo en Inde :/ et surement bientôt un sur un refuge pour les animaux de ferme en Australie 🙂

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