Kirghizistan : Arslanbob et son apaisante forêt de noyers

Après nos quelques jours à la découverte du lac Sary Chelek, nous restons au sud du Kirghizistan pour visiter le village de montagne d’Arslanbob, connu pour sa forêt de noyers et point de départ de superbes randonnées.

Dimanche 23 aout : arrivée au village d’Arslanbob

Nous nous levons aux aurores pour prendre la mashroutka pour Arslanbob, village de montagne ouzbek conservateur bien vendu dans les guides qui abriterait la plus ancienne forêt de noyer du coin. On a la mémoire courte mais c’est reparti pour les genoux coincés et la musique à fond la caisse à 6h du matin (ciel, mes boules kies). Nous arriverons dans la matinée à la route jonction avec Arslanbob, mais il nous reste encore 60km à parcourir. Nous nous mettons donc en quête d’un véhicule voulant bien nous prendre en stop. Un petit camion nous prend et nous essayons de converser avec lui, mais nos lacunes en langues finissent en rires sur les constatations de ce qui se passe sur la route. Nous finissons par arriver à Arslanbob où nous nous jetons sur la première Tchaikana (maison de thé) que nous trouvons pour y dévorer des samsa (beignets de viande, plus ou moins bons). Nous partons en suite en quête du bureau du CBT : Community Based Tourism, organisation au Kirghizistan qui s’occupe de proposer des hébergements et activités de façon à ce que cela profite aux habitants. Chaque coordinateur travaille un peu comme il l’entend donc c’est plus ou moins réussi et toujours assez cher. Nous avions envoyé un mail pour une demande de volontariat au coordinateur d’Arslanbob, demeuré sans réponse. Lorsque nous lui en parlons, il dit qu’il l’a bien reçu mais qu’il attendait de nous voir. Il nous propose de rester un mois à vivre chez un guide, notre mission serait de parler anglais avec ledit guide tous les jours afin d’améliorer son niveau et d’aider aux tâches de la maison et du village. Il nous propose également un hébergement chez l’habitant. Nous nous retrouvons donc à loger dans la magnifique maison de l’ancien maire, un religieux sérieux dont le regard pétillant de malice contraste avec son apparence austère. Ayant été mis au courant qu’un championnat national de lutte kirghize avait lieu à la Turbaza du village, quelques kilomètres plus haut, nous nous y rendons à pied. C’était intéressant, mais bien trop machiste pour moi : seule femme dans la foule de spectateur, j’étais vraiment regardée de travers. Et bon ça va cinq minutes mais au bout d’un moment cela en devenait pesant. Quelqu’un a aussi jeté une pomme sur le Barbu (le genre d’agression qui ne passe pas, une POMME QUOI.) On est plutôt allés manger des glaces et sommes retournés au calme dans notre homestay à l’autre bout du village. Le soir la fille de notre hôte nos a servi une montagne de délicieux plov (le plat national, sorte de riz pilaf aux carottes plutôt bon et réconfortant en général, change des raviolis à la viande pas spécialement bons, des brochettes des viande –chashliks- et des ragouts de viande/gras de mouton : langhman, shorpo etc.). Et le plus, il y a une salade betterave rouge/chou avec. Une salade ! Rendez-vous compte.

Les montagnes sont partout dans ce pays, même dans l'assiette
Les montagnes sont partout dans ce pays, même dans l’assiette

Lundi 24 aout : promenade dans la forêt de noyers

Le homestay le matin
Le homestay le matin
Pas réveillée mais quelle lumière
Pas réveillée mais quelle lumière

Nous prenons un gargantuesque petit-déjeuner dans le jardin et partons marcher jusqu’à la petite cascade avant de grimper nous promener dans la forêt de noyers. C’est super joli et calme, on voit plein de plantes, insectes et croisons des groupes de chevaux et vaches en liberté sur les chemins.

Arslanbob

Arslanbob

Arslanbob

Arslanbob

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Arslanbob

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Arslanbob

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Arslanbob

Arslanbob

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Lorsque que nous rentrons au village, nous allons au bazar pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent lorsque, horreur et damnation, nous apercevons nos traumatisantes teutonnes au loin ! Nous trouvons un camouflage et attendons que l’orage passe. Nous retournons voir Hayat qui nous invite dans son jardin pour un petit apéro. Nous sommes rejoins par un Anglais qui ressemble à Sheldon Cooper et qui est plutôt hilarant, ainsi qu’une sympathique Française. Nous croisons également deux français rigolos, Tic et Tac dans leur T-Shirts décathlon fluos ! Nous les recroiserons par la suite à Bishkek. Puis nous repartons guillerets dans notre homestay avec Alexandre, un Allemand qui voyage en stop au Kirghizistan (et ailleurs) et avec qui on partira le lendemain pour Bishkek.

Mardi 25 aout : journée marathon d’auto-stop

Nous nous levons de bonne heure et nous envoyons un solide petit dej’ pour partir à Bishkek en stop (plus de 600km sur des routes de montagne). A peine sortis de la maison qu’Alex nous a déjà dégoté une voiture pour le centre du village ! Il parle russe, cela simplifie grandement les choses. La seconde voiture nous conduira bien loin du village et s’arrêtera finalement à un stand de pastèque au bord de la route. Les commerçants, curieux, viennent nous parler et nous offrent une de leurs fameuses pastèques géantes ! Nous sommes également pris en stop dans un petit camion soviétique où nous nous entassons à 9 dans le petit habitacle avec une belle bande de gaillard jusqu’à Toktogul où nous faisons une pause déjeuner. La suite s’annonce plus compliquée, nous marchons quelques kilomètres pour sortir de la ville et nous faisons alpaguer par les taxis quand finalement un petit camion s’arrête mais n’a qu’une place. Nous prions Alexandre de le prendre, il a une amie à retrouver le soir même à Bishkek. Alors qu’il monte dans le véhicule, une voiture blanche nous dépasse et s’arrête : le conducteur a une de mes baskets à la main, qui était tombée de mon sac ! Je ne m’en étais même pas rendu compte… Cinq minutes plus tard, une magnifique camionnette Mercedes sprinter bleue nous prend, et nous dépassons finalement Alex dans un joyeux boucan de klaxons. Notre chauffeur s’appelle Talent et super sympa, il rigole bien avec nous, malgré le barrage de la langue.

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Nous finissons par apercevoir le lac Toktogul qui est très beau et juste après…. panne sèche !

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Le coup de la panne
Le coup de la panne

 

Talent prend un taxi et va un peu plus loin chercher des bouteilles d’essence pour pouvoir rouler jusqu’à la station service la moins chère. Lorsqu’il revient, il remplit le réservoir. Nous sommes en descente. Il se met en roulette et passe la première, le sprinter ne démarre pas, seconde… toujours pas. Nous commençons à atteindre la fin de la descente lorsqu’il passe la troisième et là c’est parti, le brave Mercedes ronronne et nous pouvons reprendre la route à base de magnifiques vallées puis longues steppes, cols, lacets pour enfin arriver au tunnel qui nous mènera du coté de Bishkek.

Les alpages
Les alpages

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Talent, notre joyeux conducteur
Talent, notre joyeux conducteur
Lors d'une pause, au bord de la route
Lors d’une pause, au bord de la route

Mais arrivée à l’entrée du tunnel, celui-ci est fermé ! Nous patientons dans la file quand nous apercevons le camion qui a pris Alex en stop. Nous sautons du Sprinter et allons le saluer, hilares et en profitons pour lui donner rendez-vous à Bishkek autour d’une bière. Renseignements pris, il s’agissait d’un troupeau de mouton qui bloquait le tunnel, une fois ceux-ci évacués nous pouvons circuler et descendre la minérale vallée jusqu’à la capitale. Nous y arrivons de nuit et Talent essaye même de nous déposer à notre guesthouse mais un peu difficile à trouver, nous finissons par le libérer en le remerciant mille fois pour prendre un taxi qui finira par trouver l’endroit.

Bishkek

Mercredi 26 aout & Jeudi 27 aout : Repos à la capitale

Nous avons profité de nos quelques jours dans la capitale pour faire un peu de shopping et nous reposer… et le jour où nous avions prévu de partir le Barbu est tombé malade. Il a partagé cette journée de convalescence avec nos amis Français Tic et Tac, eux aussi malades, à se demander si la vodka kirghize pourrait éventuellement soigner leurs maux de ventre.

Issy Kul

Vendredi 28 aout : auto-stop de Bishkek à Kochkor, en fait non, Issy Kul.

Finalement le vendredi c’est parti, nous nous propulsons hors de la ville grâce à une mashroutka. Ce fut une vraie mission de trouver la bonne. Il y en a tellement et comme les destinations sont écrites en cyrillique il faut avoir l’œil. Une fois hors de la ville nous faisons des petits sauts de puce jusqu’à Tokmok où nous nous faisons une pause pique-nique. Après s’être fait enquiquiner par un monsieur qui voulait de la nourriture / nous donner un nan ? (on ne saura jamais) nous trouvons une magnifique Mercedes conduite par deux sympathiques jeunes hommes allant vendre des livres coraniques à Karakol, en haut du lac Issy Kul (l’immense lac faisant office de mer intérieure au pays). A la base il devait nous déposer à Balikchy, juste avant le lac, pour que nous fassions du stop pour Kochkor, une bonne base pour organiser sa visite au lac Song-Kol, mais étant donné les prévisions météo peu favorables nous nous sommes dit que nous pouvions faire un tour au lac Issy Kul plutôt que de faire de la haute montagne. Notre chauffeur étant d’accord, il nous dépose donc au village de Barkshoon, au milieu de la rive sud. La route pour s’y rendre est magnifique mais arrivés sur place la météo n’est toujours pas favorable : les montagnes sont couvertes de menaçants nuages gris sombres et nous prenons pluie et rafales de vent. Comme il n’y a pas de guesthouse « officielle » dans le village, j’appelle un numéro donné par le lonely planet (merci la carte sim Kirghize) et nous nous retrouvons dans la maison d’une dame qui donne des cours d’anglais à domicile. Après un chai-confiture bien réconfortant nous allons nous coucher.

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Samedi 29 aout : bon finalement on va quand même à Kochkor !

Le lendemain, après un tour au bord du lac, voyant que la météo n’allait pas en s’améliorant et que tout était compliqué dans ce coin sans véhicule, nous décidons finalement d’aller à Kochkor et de s’organiser un peu cette pour voir le lac Song Kol. Après une demi-heure de stop sous la pluie un véhicule nous emmène directement à Kochkor !

au réveil
au réveil
'You shall not pass !"
‘You shall not pass ! »

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Il y aura des pommes cette année...
Il y aura des pommes cette année…

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Quelle temps radieux
Quelle temps radieux
J'ai pêché un chti !
J’ai pêché un chti !

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Cow Boy des bords de route

Sur la route

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Pour ce qui est de la suite, cela se passe ici et il y a du poney, des montagnes et un lac surprenant…

Rory, digital native et fouineuse du web, éparpillée mais organisée. Aime beaucoup les jolies choses, quand ça ne dégouline pas. Vagabonde depuis l’âge de 8 mois. Fait des frasques avec ses fidèles réflex argentique et numérique Konika Minolta depuis quelques années, rejoint il y a peu par un polaroid 600 et un lomo La Sardina de Moëbius.
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