Meghalaya #1 : ponts de racines et piscines naturelles à Cherapunjee

Meghalaya, la demeure des nuages

Depuis Darjeeling & Lava, nous partons découvrir notre premier état du nord est de l’Inde : le Megalaya. Nous avons entendu parler des « living root bridges » à Cherapunjee, ces ponts suspendus constitués de racines d’arbres qui évoluent encore et toujours. Cette curiosité se trouve au sud de Shillong, la capitale de l’état, à la frontière nord du Bangladesh.

Map cherapunjee

Pour les flemmards de la lecture, la VIDEO c’est par ici ! 😉

Lundi 30 novembre 2015 : en route pour le Meghalaya

Nuit compliquée pour moi dans le sleeper, alors que les deux derniers trains de nuit j’ai dormi comme un bébé avec mes boules quies et la capuche sur les yeux, cette fois, ça ne fonctionne pas. Nos voisins sont évidemment super bruyants et je crois que mes boules quies ont énormément perdu de leur efficacité. Le Barbu discute avec un monsieur qui nous renseigne en fumant à la porte du train, mais il oublie de lui faire confirmer la station et nous nous trompons de gare. Elle est petite et propre, ce qui est très étrange pour une gare de capitale d’état. Normal… ce n’est pas la bonne. Nous réaliserons vraiment cela que lorsque l’auto que nous avons engagé (200 Rp arrrrghhh) nous conduit à la bonne gare après 45 bonnes minutes de zigzag dans la ville et les bouchons. Bon finalement on est quand même au bon endroit pour prendre un bus ou jeep partagée (« sumo ») pour Shillong la capitale du Meghalaya. Après avoir fait le tour des comptoirs de bus on nous dit qu’il n’y a plus de bus qu’ils sont tous déjà pleins, on va donc au comptoir des sumo où on finit de compléter une jeep et partons sur le champ. La route pour Shillong est une sorte d’autoroute qui ne fait que monter en serpentant, les gens ne klaxonnent quasiment pas et le Barbu se découvre une nouvelle passion culinaire pour les sortes de galettes de purée de patate aux piments frites lors d’une pause. Le lac-barrage avant Shillong est très beau, entouré de forêts. Nous arrivons en ville où nous sommes déposés on ne sait pas trop où, nous marchons donc jusqu’à le découvrir, essayons l’auberge de jeunesse sur laquelle on tombe par hasard mais c’est plein (et le réceptionniste est tellement pas sympa !) mais au moins on a un point de repère. On longe le lac du centre ville, très mignon et propre, avec les ados qui font du pédalo dessus. Après de nouvelles péripéties d’hôtels complets ou trop chers, le Barbu nous dégotte un joli hôtel dans le « police bazard » (le centre ville, beaucoup moins charmant) où nous aurons une chambre moitié prix sur un bungalow en bambou sur le toit, avec lit confortable et douche chaude. Et on en a bien besoin, mon dernier passage à l’eau remontant à Darjeeling et le seau d’eau bouillante dans la salle de bain à 4°C.

Une fois installés nous allons voir la dame de l’office du tourisme, très aimable et serviable qui nous renseigne un peu plus et confirme quelques choix pour notre itinéraire dans le Meghalaya. Ces états du nord est étant encore peu touristiques, il est parfois compliqué de trouver des infos à jour et intéressantes. Nous voilà fixés, demain, nous irons bien à Cherapunjee, voir ces fameux « root bridges » : des ponts « vivants » en racine et des paysages apparemment incroyables.

Mardi 1er décembre 2015 : Cherapunjee

Nous nous réveillons dans la cabane en bambou avec les rayons du soleil et après un petit déjeuner nous sortons au police bazar pour dégoter un bus. Evidemment les gens que nous croisons nous disent que les bus sont partis à 8h, et veulent nous emmener en taxi pour 1 200 RP (le bus c’est 40 Rp pour comparaison). Une femme d’un couple de backpackers indiens me demande où je veux aller, je lui demande où elle veut aller, et c’est la direction opposée. On tourne en rond entre les guichets, pas d’info. Alors que l’on se retrouve à nouveau encerclés de taxis qui nous proposent des prix indécents, la baroudeuse indienne revient vers moi et me dit : pour les jeep partagées (sumo), il faut aller à bara bazard, ça sera 70 Rp. Le guichet des jeeps pour Cherapujee est au premier étage. Pour aller à bara bazard vous pouvez prendre un bus depuis le rond point ça sera 10 Rp. Et elle s’en va ! Notre sauveuse !!

On suit donc ses indications, sautons dans le premier bus que l’on trouve et nous voici à « bara bazar », une longue rue. On demande aux gens où est le Sumo counter, certains ne savent pas et pointent le bras vers une direction aléatoire après avoir fait une moue. Et oui, l’indien ne dit pas « désolé, je ne sais pas », il ne dit rien et pointe son bras dans une direction. Et n’espérez pas avoir plus d’informations du genre « prenez la seconde rue à droite » ou une idée de distance. Il faut donc demander à plusieurs personnes, quand vous avez plusieurs bras qui se tendent dans la bonne direction, foncez, et redemandez votre chemin régulièrement jusqu’à enfin, vous trouver devant, pour notre cas, un immense parking avec un étage, rempli de jeeps jaunes. Il nous faut monter au premier étage par la rampe des voitures, aux côtés d’hommes qui portent des sacs en toiles à la force de leur tête (et oui, ça a l’air lourd).

Une fois les taxis pour notre destination trouvés, nous devons en laisser partir deux qui était déjà quasi pleins mais qui n’avaient pas de barres sur le toit pour mettre les sacs à dos. Alors que nous patientons, Etienne se fait inviter à s’asseoir par une femme qui vend des oranges. Malgré la barrière de la langue, elle lui pose des questions, essaye de communiquer, loin d’être farouche comme la plupart des femmes indiennes dans d’autres états (pas au West Bengal non plus, j’en conviens). Alors qu’il s’est trouvé une nouvelle vocation en vendeur d’orange dans un parking de jeeps jaunes, nous devons y aller, une mamie essaye de nous piquer une place sur la deuxième banquette de la voiture. Non mais ho !

Une photo publiée par RORYYYY (@roryofroom) le

Nous voici donc partis, et après avoir quitté les rues pentues et embouteillées de Shillong nous revoici dans la nature. Le début du trajet est entouré de camps et villes militaires, puis viennent les rizières, les carrières et enfin le premier « canyon », qui s’ouvre sous nos yeux. La route est en excellent état, mais alors que nous arrivons plus haut en altitude la brume et les nuages nous bouchent les paysages plus montagneux. Nous arrivons finalement à Cherapunjee, on nous dépose au marché. A peine descendus on part à la recherche d’un restaurant avec aucune idée de l’où on va dormir… et nous croisons deux occidentaux barbus. L’un qui a l’air de bien connaître le coin nous indique des restos… et finalement l’endroit où ils dorment, le repaire de backpackers du coin, apparemment. Et tiens voilà le patron qui est là, l’air bonhomme, des dreadlocks sur la tête. Il s’appelle « Abred » et est né dans le village, voici trois ans qu’il a crée sa guesthouse « by the way » où la nuit est à 250 Rp par personne !

Nous nous entassons donc comme des sardines dans un petit taxi avec d’autres passagers et dix roupies plus tard nous voici à la guesthouse. Comme le patron est encore au marché, nous déposons nos sacs, partons à la recherche de nourriture et visitons le village.

montage insta

Le village est très sympa, ce côté un peu au milieu de nul part mais la brume nous empêche d’avoir un horizon trop lointain. Nous retrouvons nos compères, deux israéliens dont l’un est ici depuis presque un mois, le second a fait à peu près le même parcours que nous Inde-Népal-Inde ainsi qu’un suisse allemand qui est aussi tombé amoureux du lieu près des ponts en racine et veut à nouveau y retourner. Cela s’annonce de bon augure ! Après un restau tous ensemble, nous allons nous cailler / coucher. Demain, la nature.

Cherapunjee-2 Quelqu’un qui fait sécher quelque choseCherapunjee-3

Cherapunjee-4

 

Mercredi 2 décembre 2015 : les ponts vivants

Réveillés par le froid et le soleil, nous prenons un petit déjeuner avec nos compères dans une Tea Stall fait un délicieux thé de Shillong (nous avons aperçu quelques plantations sur la route) et un bol de gras et cervelle de porc pour le Chti…

Along qui est ici depuis un mois nous emmené acheter les succulentes sucreries que nous avons gouté la veille : il s’agit de pate et de sucre liquide, après les secrets de la recette je ne les connais pas mais c’est croustillant, moelleux et étonnamment pas très sucré !

Le biscuit en question :

Une photo publiée par RORYYYY (@roryofroom) le

Après cela, on se retrouve tous au bord de la route : Simon le Suisse doit aller réserver un billet de train à Shillong, un de nos israélis s’en va vers le nord, nous partons dans le village des root bridges et Along reste au village pour ses cours de vannerie.

Nous traversons un charmant village avant d’arriver à la fin du plateau, qui se finit abruptement parfois en falaises rocheuses, parfois en pentes très raides recouvertes de jungle. Au loin, nous devinons les plaines du Bangladesh et ses rivières. C’est bien plus bas : ces plaines se situent à -300 m du niveau de la mer et le sommet de notre plateau à 1000 m environ, autant vous dire que la route est constituée exclusivement de lacets !

On nous dépose dans un petit village : d’ici on a trois kilomètres à marcher avant de trouver les marches qui descendent jusqu’aux ponts vivants en racines. Le paysage est sublime, la diversité de plante incroyable et les gens que nous croisons nous saluent, souriant et nos posent quelques questions. On est un sur un petit nuage !

Cherapunjee-7

Cherapunjee-9

Cherapunjee-10

Cherapunjee-14

Cherapunjee-13

Cherapunjee-15

Mais ensuite, ça se corse : les terribles marches pour descendre au village de Nongriat dans la jungle ont raison de nos genoux !

Au début, c’est pente douce, mais ça ne dure pas longtemps !Cherapunjee-16 Des papillons partoutCherapunjee-17 Ce n’est malheureusement pas la saison des orchidées (on ne peux pas tout avoir !)Cherapunjee-19

Cherapunjee-20 La végétation luxurianteCherapunjee-21

Mais lorsque nous arrivons en bas nous avons quelques surprises de taille :

Cherapunjee-22Des ponts suspendus… et un premier pont en racinesCherapunjee-23 Je fais genre mais en vrai je ne suis pas fière… ça bouge !Cherapunjee-24 Et ça remonteCherapunjee-26

Cherapunjee-27 De nouveaux ponts :Cherapunjee-28

Cherapunjee-30

Cherapunjee-29

Cherapunjee-31

Cherapunjee-32

Cherapunjee-33

Après ces obstacles mouvants, plus que quelques marches (à monter, maintenant) et nous voici à la homestay de Byron, sa femme et leurs 5 enfants. Nous sommes accueillis par sa femme qui nous attribue une chambre, puis après un repas de nouilles sautées nous partons à la recherche de ses fameuses « swiming pool » : des bassins d’eau turquoise formés par des rochers le long de la rivière. Nous marchons sur un petit chemin bétonné entouré de jungle, des papillons colorés nous tournent autour… on a l’impression d’être dans le jardin botanique parfait.

Rejoindre les piscines naturelles s’avère ardu : après avoir traversé deux ponts suspendus, un en métal, un en racines c’est une véritable partie d’escalade et de contorsion entre les rochers qui s’opère pour rejoindre les piscines plus en aval. Nous ne parviendrons qu’à la seconde, la troisième étant juste parfaite, mais aussi parfaitement inaccessible sans prendre de risques inconsidérés. Ce n’est que partie remise !

Cherapunjee-44

Le soir nous rencontrons Byron et nos nouveaux compagnons de homestay, un couple qui est arrivé dans le noir, émotions fortes garanties sur les ponts suspendus de nuit pour Christina qui a le vertige. La nourriture est délicieuse et abondante, et nous faisons plus ample connaissance avec le fameux Byron, hôte de ces lieux, un bien intéressant et curieux personnage ! Il nous parle un peu plus des gens de la tribu Khasi, prédominante dans cette partie du Meghalaya. Ils viendraient de nord thailande et étaient des guerriers. C’est une société matriarcale, ce qui est une exception en Inde : en effet, les terres et le nom de famille sont conservées par les femmes, car elles vivent plus longtemps et risquaient moins de mourir dans une guerre des clans. De plus, les terres et la maison reviennent à la fille cadette de la famille. Lorsqu’un homme Khasi épouse une femme, c’est lui qui doit déménager dans le village et la maison de sa promise et non le contraire !

Jeudi 3 décembre 2015 : la rainbow waterfall

Après un copieux petit déjeuner, nous prenons notre packed lunch auprès de l’adorable femme de Byron et nous voici partis en compagnie de Nikkil, il est indien mais a grandi dans le sud de la France puis a vécu aux USA avant de s’installer en Inde. Sa compagne Christina, est originaire du Nagaland et danseuse expérimentale (et trop choue !!). Je sais ça fait un peu Jean-michel, 59 ans électricien dans le Loir-et-Cher mais ce sont deux personnes super sympathiques et intéressantes. Nous visons la Rainbow fall, une cascade ainsi nommée car elle produirait un joli arc en ciel lorsque le soleil s’en mêle. Sur notre route néanmoins nous apercevons une piscine d’eau turquoise facile d’accès. Il fait gris mais tant pis, on se jette à l’eau. Nos deux comparses étant un peu fatigués de leur arrivée nocturne de la veille rebrousseront chemin alors que nous continuons notre ascension jusqu’à cette fameuse cascade… qui en cache en réalité plusieurs.

Encore des root bridgesCherapunjee-47

Cherapunjee-49 Dans la forêtCherapunjee-50 Tiens donc…Cherapunjee-51Voilà !Cherapunjee-59elle n’est pas chaude non plus 😉Cherapunjee-54

Après un bon déjeuner et quelques plongeons pour le Barbu, nous reprenons le chemin dans la forêt, saluant les travailleurs qui l’entretiennent, à la force de leurs bras et de quelques outils. Nikkil et Cristina rebroussent chemin, il est encore un peu malade.

Cherapunjee-60 Si papillon il y a… voici un cocon.Cherapunjee-61 Les escaliers artisanauxCherapunjee-62 Cherapunjee-64 En voilà une sacré cascade…
Cherapunjee-65 On fait nos photos d’indiens, pour de rire.Cherapunjee-66

Cherapunjee-67

Cherapunjee-68Le déjeunerCherapunjee-69

Cherapunjee-77
Cherapunjee-74

Cherapunjee-73

Sur la route du retour, entre le pont en racine et le long pont suspendu en métal, il y a également un petit pont en bambou créé directement sur l’arbre qui enserre de ses racines le massif caillou noir central. Allongés sur ce cailloux, nous observons un bien curieux ballet aérien : des dizaines et dizaines de libellules volent en tous sens d’une façon qui nous semble aléatoire. Nous découvrons leur capacité de faire des virages et demi-tours secs, c’est impressionnant.

Cherapunjee-81 Perchés sur le caillouCherapunjee-79

Le soir, c’est une grande tablée qui se partagera le repas préparé par Violetta et Byron : riz, pommes de terres et haricots, boules de soja en sauce, dal, pickle de radis, pickle de mangue, petits piments verts… un véritable festin !

Nous nous endormirons bercés par les chants de Byron à la guitare et l’orage qui gronde avant de déverser ses gouttes sur notre toit métallique…

Vendredi 4 décembre 2015 : le village voisin

Aujourd’hui nous décidons de nous rendre au village voisin, à une demi-heure de marche dans la jungle, sur un magnifique sentier, tapissé de feuilles. Evidemment, il y a encore des escaliers, mais ceux ci sont faits de pierres. Cette jungle est incroyablement belle et riche, parfumée de l’odeur fraiche de la terre forestière, du humus, de fleurs aux fragrances qui ressemblent au chèvrefeuille et parfois des notes d’agrumes. Il y a en tellement qui poussent ici. Avec nos deux compères de la veille, nous descendons les centaines de marches qui mènent du village à un double pont suspendu métallique et de là partons à la recherche d’une nouvelle piscine naturelle pour profiter de ce magnifique soleil de décembre. Une fois nos mollets rudement mis à l’épreuve, nous escaladons les énormes blocs de roche pour trouver un lieu de baignades. Après quelques acrobaties nous trouvons un nouveau bassin d’un joli bleu, tout en longueur. Je me jette dans l’eau cristalline la première alors que les autres lézardent au soleil la clope au bec.

Cherapunjee-84

Cherapunjee-87

Cherapunjee-86 Encore ds marches !Cherapunjee-88 Un double pont suspendu
Cherapunjee-89Et la piscine !

Cherapunjee-91

Cherapunjee-92

Mais après un moment, il faut bien remonter toutes ces marches, Nikkil et Christina doivent retourner à la civilisation cet après midi, nous nous séparons donc au village après des au revoirs « swety ». Alors que nous discutons avec des enfants devant une maisonnette au cœur du village, nous demandons à l’un d’entre eux de nous indiquer la voie vers le pont et la « rocky river ». Il nous accompagne volontiers, communiquant avec d’autres enfants dans la forêt par des cris qui ressemblent à ceux des singes. Nous marchons dans cette joyeuse cacophonie de cris d’enfants qui se répondent et finissons par tomber sur un petit groupe de ces bambins qui accompagnent une femme partie chercher de l’eau dans un des nombreux réservoirs disséminés dans la montagne. Un bambin cul nu est fasciné par le Barbu, il ne le quitte pas du regard et se marre. Notre petit guide nous emmène sur le pont suspendu et de là nous apercevons les gens du villages assis sur les pierres de ce qui doit être un torrent lors de la saison des pluies. Nous les saluons depuis le pont et accompagné du petit garçon, descendons les saluer de plus près. L’homme le plus agé parle bien anglais et discute avec nous alors que le Barbu se voit offrir une noix de bétel. Nous passons quelques temps avec le petit groupe avant de repartir sur le chemin de Nongriat. Notre guide nous montre un essaim d’abeilles dans un arbre et nous montre plein de végétaux, arbres et fruits en nous donnant leur nom en Khasi, le langage du coin. Un véritable petit botaniste ! Il nous accompagne jusqu’à la sortie du village et nous le quittons après une bonne poignée de main.

Notre petit guide a le sweet jauneCherapunjee-93

Cherapunjee-94

Cherapunjee-95

Cherapunjee-97

Cherapunjee-98

Cherapunjee-99

Cherapunjee-100

Cherapunjee-102 De retour à notre villageCherapunjee-103

De retour à Nongriat nous nous jetons sur un plat de chowmein, affamés et relatons nos découvertes du jours avec Byron.

Samedi 5 décembre 2015 : on a trouvé notre piscine

Ce matin nous faisons un point budget et effectivement, on est à court de cash, on a même pas assez pour payer notre séjour il nous manque une centaine de roupies. Le couple d’israéliens nous avancent et nous leur laisserons un billet au By The Way à Cherapunjee. Nous devons donc repartir aujourd’hui. Nous décidons alors de finalement accéder à cette piscine naturelle turquoise que nous avions repéré le premier jour mais impossible d’y accéder. Grace à quelques infos récupérées ça et là, des incursions dans la forêt et l’aide providentielle d’un local, on parvient finalement à cette piscine tant convoitée ! Problème : on est samedi et le week-end, le village est littéralement envahi par des hordes de touristes indiens. Et là il y a tout un groupe sur un rocher au dessus de la petite cascade qui, comme nous il y a trois jours, cherche un moyen de descendre. Et je n’ai pas envie de faire bête de foire en maillot de bain, l’irlandaise que nous avions croisé lors de notre descente des marches nous avait que le samedi elle avait eu à s’abriter de hordes de paparazzis en goguettes. Et oui une occidentale en bikini c’est le degré ultime de la photo de l’indien voyeur. Et si il peut en plus incruster sa tête en selfie au premier plan c’est le gral du selfie.

La voilà !Cherapunjee-109 Une autre un peu plus basCherapunjee-110

Tadam !Cherapunjee-105

Une fois que la voie est libre, nous pouvons enfin nous glisser dans cette eau turquoise. Aujourd’hui le soleil tape fort et l’on sèche en une fraction de seconde, toujours entourés de papillon curieux. L’un s’est mis en tête de butiner les fleurs de ma robe.

Cherapunjee-108

Cherapunjee-106

De retour chez Byron, nous faisons nos sacs, discutons un peu avec lui et c’est parti pour la montée des marches (pas celles-ci). Et ici pas besoin de tenue de soirée, car vous allez en suer ! Nous sommes impressionnés par le nombre de touristes indiens que nous croisons, des hordes d’ados habillés comme s’il allaient sortir en boite, une fille en talons (compensés mais quand même) qui a traversé les ponts suspendus. Et des mecs locaux qui comme nous montent… mais avec des énormes morceaux d’arbres sur le dos. On dirait du bois précieux certainement pour faire des meubles. Une fois en haut des marches il nous reste à remonter la route jusqu’au croisement ou nous pourrons trouver un véhicule pour remonter à Cherapunjee où nous attendent douche chaude, repas copieux et froid de canard.

Pour la suite, nous avons prévu d’aller nous cacher dans un autre petit village le long d’une rivière aux eaux transparentes, juste collé à la frontière Bengalaise. L’état du Meghalaya ne manque décidément pas de merveilles !

prev
next
Your Comments
  • ouahhhhh punaise je veux y aller ! avec l’Homme on adore l’Inde … ces ponts me rappellent des treks au Sikkim mais on n’a jamais eu de si belles piscines ! ça donne tellement envie ! ton histoire de cash m’a fait sourire car nous c’est un trek au Népal qu’on a terminé sans le sou car on n’avait pas prévu assez ! en tous les cas l’Homme était étonné qu’on puisse désormais aller au Meghalaya comme ça ! en 2001 il a été clandestinement dans les seven sisters faire un reportage photo avec un de ses meilleurs amis (voici le livre : http://livre.fnac.com/a1302875/A-Abdoun-Inde-du-nord-est) et ils se sont fait arrêter par des militaires dans le manipur (une longue histoire de folie) … donc je viens de lui montrer votre blog et je crois qu’on a trouvé une chouette destination ! Il sera à Delhi en mars et va essayer de choper des infos … notre seul souci c’est que depuis nos derniers treks on a fait des enfants … encore trop petits si ils doivent marcher bcp et trop grands pour les porter ! en ts les cas les ponts suspendus je déteste car j’ai trop le vertige mais j’ai bien dû m’y faire !!! superbe article merci pr les infos et les photos !!!

    • Son livre à l’air intéressant ! Oui désormais il ne faut un permis pour les étrangers que pour l’Aranushal Pradesh. Du coup ça laisse le champs libre à pas mal d’exploration car le tourisme en est encore à ses balbutiements… Ça fait du bien même si en même temps c’est plus galère ehe.
      Oui il faudra attendre que les enfants puissent marcher pour les ponts suspendus… Mais la jungle est parfaite il y a tellement matière à s’émerveiller. C’est un peu la jungle de mes rêves d’enfant de quelques sortes !

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :