Road-trip en scooter : Bécane et Petrolette from Hanoi to Laos

Grosse ellipse temporelle, je vous ai quitté en Inde du nord-est, et vous retrouve à Hanoi quelques mois plus tard pour vous partager les carnets de route de notre nouvelle aventure… Un road-trip en scooter !
Entre l’Inde du Nord-est et la Thaïlande, suite à notre impossibilité de passer la frontière Birmane (je reviendrai là dessus) il s’en est passé des choses : nos aventures thaïlandaises entre fête et copains à Bangkok, escapade de 5 jours au sud de la Birmanie, retrouvailles des copains sur une île paradisiaque, découverte du nord de la Thaïlande, le festival hippie Shambhala, le nord du Laos en stop… Et nous voici à Hanoi, dans le but d’acheter des véhicules pour changer notre façon de voyager.
Gagner en liberté et en autonomie, pouvoir s’arrêter quand ça nous chante, se remettre à camper et le plaisir de conduire, activité qui me manquait tant depuis mon départ de France.

A Hanoi nous aurons donc fait réparer la tablette tactile du Barbu (il avait pété l’écran en dormant dessus), fait l’acquisition de nos compagnons de route et découvert la gastronomie vietnamienne (je partage d’ailleurs dans un article mes bonnes adresses pour manger végane à Hanoi parce que ce n’est pas si simple !).

Les équipes du road-trip en scooter :

Le Barbu et « Mobylette » que j’ai moi même rebaptisée « Pétrolette »

road-trip en scooter

Une Honda Dream, un scooter semi-automatique au look rigolo et plutôt résistant. En tous cas il y en a plein au Vietnam, c’est que ça doit rouler. A l’heure où je vous écris elle a perdu quelques boulons, mais nous avons réglé le désagrément de la fuite d’huile toute noire persistante mais qui ne l’empêchait pas de rouler bravement. Elle est désormais comme neuve (même s’il lui manque quelques vis). Le Barbu qui roulait pas mal en scoot sur Paris et banlieue nord ne se voyait pas conduire une moto alors qu’il est habitué aux scooters, et comme celui-ci a des vitesses il a des sensations sympas. Son phare avant étant défaillant, votre dévoué Barbu conduit donc de nuit à la lampe frontale (ou en se collant aux fesses de la Bécane).

Rory et sa « Bécane » japonaise

road-trip en scooter

Un scooter automatique Yamaha nouvo, la fiabilité japonaise et un moteur qui développe 150cm3 de puissance. Il n’y a peut être pas de vitesses pour rétrograder dans les grosses montées mais avec de l’élan ça grimpe très très bien. La Bécane bien qu’au physique un peu ingrat est super efficace, aussi bien en tant que motocross sur les infernales pistes laotiennes que moto de route pour doubler les camions et faire des pointes de vitesse sur les jolis bitumes. (Et les phares fonctionnent :D)

Carnets de route, d’Hanoi à la frontière laotienne

carte roadtrip vietnam nord

J1 – Mercredi 16 mars : le départ ! De Hanoi à Ninh Bin (126 km)

3h du matin. Insomnie, impossible de me rendormir. Le Barbu se lèvera bien des heures plus tard, et voilà, nous chargeons les sacs à dos sur les véhicules pour la première fois du road-trip en scooter et… le Barbu s’inquiète un peu du fait que ma roue avant oppose une résistance (moi ça ne me dérange pas) et voudrait quand même faire vérifier ça par les mecs qui nous ont vendu les bécanes avant le grand départ. On arrive sur place, ils sont fermés. On va donc voir un garage à côté, chez le mec qui m’avait changé le pneu quelques jours plus tôt mais il ne parle pas anglais, il gesticule puis nous fait poireauter… nous emmène dans un autre garage. On attend. Un des mecs qui nous a vendu la bécane fini par arriver et là se produit la chose la plus stupide et invraisemblable au monde : le mec met de l’HUILE sur mes FREINS. Facepalm géant. Quel imbécile. Donc du coup on est très énervés, on lui dit d’essuyer l’huile et on se barre.

On sort d’Hanoi sans trop d’encombres et trouvant une route de digue qui suit la rivière pour descendre au sud sans se taper les bouchons/les camions/les lignes droites interminables et le trajet de la matinée est donc plutôt sympathique. Nous bifurquons dans un village pour déjeuner et là, on nous sert du tofu tomate, du bon riz chaud, des légumes… juste délicieux !

Passion tofu-tomates.tofu tomate

Puis on reprend la route. On galère un peu avec les panneaux, on se paume, on prend des routes toutes droites pleines de graviers/camions/circulation et c’est pas cool mais on arrivera au bout de ces 126 km ! Il était sûr que la première étape pour sortir de la capitale ne serait pas des plus bucoliques, même si j’ai bidouillé un trajet perso pour éviter de justement rester sur une ligne droite pendant 100 km.

On arrive donc sur place, on mange en dehors du village dans un boui-boui de bord de route qui a posé des tables et chaises en plastique sous les arbres et finissons par camper non loin de la route, partout des rizières et il fait déjà nuit ! On améliorera nos bivouacs quand on sera un peu plus dans des coins sauvages.

J2 – Jeudi 17 mars : de Ninh Bin au parc de Cuc Phuong en passant par Van Long (97 km)

Réveil humide, mais ce n’est pas grave, on secoue la tente et plions le camp. Nous prenons le petit déjeuner au Anna Tham Hotel où nous sommes accueillis très sympathiquement puis leur laissons nos scooter le temps d’une visite. On refait un tour sur le site en scooter, mais tout cela fait très carte postale de tout organisé, d’ailleurs la partie « parc aux oiseaux » n’est accessible qu’en payant à une barrière pour avoir accès à tout un complexe spécialement designé pour le tourisme. Ce n’est pas notre came, je propose à Etienne d’aller voir la réserve naturelle de Vân Long, plus au nord, il paraît que c’est encore très préservé et sauvage.

Nous passons par Ninh Bin pour acheter des dollars car on a oublié de le faire à Hanoi et on aura besoin de dollars pour payer les visas Laos et les douanes pour les scooter. On fait deux banques… elles en achètent mais n’en vendent pas ! Finalement la réceptionniste de la deuxième banque, qui parle un peu anglais nous sera d’une grande aide et finira par nous indiquer les magasins qui achètent et vendent de l’or et là bingo, on parvient à acheter nos 150$ à un taux très correct.

Nous déjeunons dans un boui boui où il n’y a que des filles à la sortie de la ville… encore du tofu aux tomates mais c’est tellement bon on ne s’en lasse pas !

On se galère un peu sur la route car au bout d’un moment on se retrouve sur une route neuve qui n’existe pas sur mon GPS… et les anciennes ont disparu, tout un mic-mac, mais on fini par arriver à Van Long. A l’embarcadère, un monsieur nous parle en français. Il est guide, et attend son groupe de touriste mais ici tout est désert. Devant nous, en bas de la digue, un espace immense qui semble vraiment sauvage et intouché par l’homme, dans lequel on peut faire des promenades en barque avec un guide. On discute un moment avec lui, puis essayons de rejoindre un village plus à l’est. Après coup je regrette un peu de ne pas avoir fait cette visite, je pense qu’elle devait vraiment valoir le coup, surtout si en plus on a un guide qui parle bien français et peut nous parler des espèces de faune et de flore…

On fait sécher la tente dans un petit coin et faisons une sieste au milieu des vaches… puis reprenons la route, tant qu’à faire on peut aller jusqu’au parc naturel de Cuc Phong.

Sur place, nous sommes affamés et même si la nuit va tomber, la priorité c’est de bien manger. Nous trouvons un restaurant sympathique où la tenancière qui parle anglais cuisine avec son mari. On se régale, et EN PLUS ils ont des toilettes avec douchette et évier avec de l’eau chaude donc ça nous permet de faire un point hygiène non négligeable ! On profite également  des prises du resto pour recharger les batteries du téléphone et de l’appareil photo. #astuce

Nous partons de nuit à la recherche d’un coin pour camper, et c’est finalement une bordure de champs de canne à sucre qui aura nos hommages.

Réveil humide à Ninh Binroad-trip en scooter  On visite de bon matin.Processed with VSCO with b1 preset

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La petite biquette mignonne aime bien les chips de banane.

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Et on reprend la route !Processed with VSCO with hb1 preset

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L’entrée de la réserve naturelle de Van Long, explorable en barqueProcessed with VSCO with b1 preset

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Sur la route…Processed with VSCO with b1 preset

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Diner royal à l’entrée du parc national de Cuc Phuong (dans le bidon à droite ce n’est pas de l’eau mais… du whiskey de riz !)road-trip en scooter

 

J3 – Vendredi 18 mars : du parc de Cuc Phuong au village de Canh Nang (101 km)

Le vent souffle, il y a plein de bruits toute la nuit et fais un cauchemar terrible. Donc de 4h à 5 heure, plus moyen de dormir, je me retrouve à faire de la compta pour chasser les images de ma tête. A 5h, trop de bruits suspects, je mets les boules quies et me rendos jusqu’à 6h. Puis à partir de là je suis en mode zébulon : je fais un tour dehors, je commence à remballer les affaires mais le Barbu lui est encore tout sleepy.

Notre campement dans le champs de canne à sucreroad-trip en scooter au Vietnam

Après quelques grognements et incompréhensions on finit par se mettre d’accord, remballer et prendre le petit dej au resto de la veille. En sortant du petit chemin de notre champs, je fais un bon de 3m de haut sur mon scooter car il y a une vingtaine de personnes en train de s’affairer à couper de la canne à sucre… je ne m’attendais pas à les voir, et je pense qu’ils ont été aussi surpris que moi !

Nous partons vers 8h à l’entrée du parc national, on nous explique comment cela fonctionne (ça avec guide, ça sans guide), nous donne le prix du camping (par personne même si une tente pour deux) et nous indiquons qu’on ne peux pas ressortir du parc par le nord. On réfléchit… et puis finalement on a pas plus envie que ça de visiter le centre des primates, de conduire dans le parc pour voir une grotte préhistorique, ou de conduire dans le parc 20km, faire un trek de 2h heures, voir un arbre très très vieux, remarcher 2h, refaire 20km et prendre la route. Au moment où nous décidons d’abandonner le parc et de prendre la route directement (mon GPS refonctionne youpi) un car de touristes allemands (« de retour de la fête de la bière à Munich ») vient de débarquer. On prend la poudre d’escampette !

Sur la charmante route qui nous mènera à un tronçon de la bien connue « Ho Chi Minh Highway » qui traverse le pays du nord au sud et est réputée traverser des paysages magnifiques, nous faisons ressouder le support du scooter d’Etienne pour son sac à dos.

Puis la route devient de plus en plus sympa, nous traversons des petits villages, longeons des rivières et alors que nous trouvons un très chouette coin dans l’après-midi, à la recherche d’un endroit pour planter la tente je sens ma roue arrière qui se balade sur un sentier de terre. Je vais jeter un oeil et effectivement mon pneu est carrément à plat ! Heureusement il y a un garage à 50m de là et le garagiste est aussi étonné que moi de sortir un clou de 5 cm de mon pneu ! Sacré crevaison. Du coup il faut changer la chambre à air qui est trop déchirée pour rustiner, et nous pouvons repartir en exploration sur les chemins du coin, c’est tout à fait charmant. On fait quelques commissions et achetons des légumes frais à deux mamies marrantes. L’une des deux qui me trouve bien grande me soulèvera du sol, je ne m’y attendais pas ! Le Barbu va acheter de l’eau et il voit un grand bidon d’eau pour remplir les bouteilles. Ravi il demande un « refill » d’une de nos bouteilles vides… mais en fait l’eau est bien trouble. Il revient et me dit « goute l’eau »… c’est du whiskey de riz ! Il ne perdent pas le nord les vietnamiens. 😀

On boit une bière au bord de la grosse rivière et saluons un garçon et ses buffles qui font des petits bruits marrant, et rejoignons le super spot campement que j’ai repéré dans une clairière de bambous.

Les écoliers rentrent chez eux :road-trip en scooter au vietnamPaysages le long de la routej3-vietnam-10.jpg.jpeg

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img_20160320_211932.jpgLes roues à aube servent à irriger les champs de rizj3-vietnam-6.jpg.jpeg

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Le « gara ôto » ça me fait rire, je sais il en faut peu…
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Le soir tombe
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Préparer le diner :
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Au coin du feu de bois

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J4 – Samedi 19 mars : de Canh Nang à Nà Nghia (72 km)

Nuit parfaite ! Notre petite clairière de bambous a fait tout à fait l’affaire, nous cachant bien des yeux du monde.

Alors que le Barbu est retourné pêcher, je prépare le petit dej au feu de bois, des gens arrivent. D’abord une dame, elle nous indique qu’ils vont couper de la canne à sucre dans le champ d’à coté. Ses collègues affluent, petit à petit. Certains n’hésitent pas à venir profiter du feu, et sont très curieux de notre tente. Alors que je prépare des œufs brouillés pour le Barbu, une jeune fille semble effarée par ce que je fais avec mes œufs. Mais le résultat est parfait finalement ! Quelqu’un ramène des branches de canne à sucre qu’ils nous offrent, et nous voilà autour du feu à mâchonner de la canne à sucre, et à notre grande surprise c’est tout à fait délicieux.

Suite à ces rencontres petit-déjeunesque, nous plions bagage et repartons sur la route. Un plein d’essence, et nous voici direction ouest. Si la route est d’excellente qualité, les paysages sont quand même moins sympas que la veille. On roule, on roule… on passe des cols. Un moment je flippe un peu je sens que ma roue arrière n’a pas trop d’adhérence, une sensation de flottement donc on s’arrête faire gonfler celui-ci. Peut-être est-ce du au changement de chambre à air de la veille. La pétrolette du Barbu perd toujours de l’huile. On verra ça au Laos.

En début d’après-midi, la route redevient un peu pourrie avec plein de cailloux, à un col je vois un panneau « Border Area » : aurait-on avancé plus que prévu ? Nous continuons, alors que nous redescendons je commence à être bien KO. Je demande au Barbu de faire une pause, moi je voulais m’arrêter dans la nature mais il s’arrête devant une sorte de resto rempli à craquer. Alors que l’on s’arrête mon petit sac à l’avant bascule et en essayant de le rattraper le poids de ma machine basculent avec sans que je ne puisse rien y faire. Les mecs soul à l’arak se marrent, le Barbu m’aide à relever l’engin et nous repartons. Nous finissons par trouver un petit village au bord de la rivière et une plage tranquille où nous pouvons camper.

Alors que je fais une sieste sur la plage et le Barbu cherche du bois pour le feu, me voilà encerclée par un groupe d’enfant. Un plus agé les rejoints, et nous encerclent. Pour avoir l’image : on est assis sur la plage, sur notre bâche et en face de nous une dizaine d’enfants accroupis. Qui nous regardent. On attend, rien ne se passe. Finalement le Barbu parvient à débloquer cette situation un peu akward en essayant d’apprendre à compter en vietnamien, et ça fonctionne. On « discute » un peu, avec les gestes et une jeune fille qui parle anglais vient. Le jeune homme nous invite chez lui pour manger, et nous dit d’emmener nos gros sacs avec nous. On s’exécute, c’est gentil. Il nous dit de garer les scoots sous sa maison aussi. C’est lui qui l’a construite, en bambou et grosses poutres de bois, c’est très joli. Il y a une grande bâche au fond avec sa photo de mariage, la date et des photomontages kitchounets, c’est chou. Il se trouve qu’il a 24 ans, et qu’il veut aller pêcher ce soir à la lampe torche et au harpon dans la rivière. On reste assis chez lui tout le reste de l’aprèm, le chti joue avec un bébé qui a des chaussures qui couinent quand il marche, la fille qui parle anglais nous prend en photo, me dit que je suis belle (lol) et s’en va, des gens vont et viennent. Sa femme arrive, elle est super jolie. On boit de l’arak, on lui offre du notre, et lui du sien, et le repas arrive : du chou braisé, des morceaux de viande au piment et une sorte de bouillon pimenté au chou avec du sticky rice. Moi, sans manger la viande je me régale ! Un fois le repas fini les garçons sont surexcités ils veulent aller pêcher. Ils nous proposent encore une fois de dormir chez eux, mais on veut dormir dans notre tente sur la plage (et je suis désormais persuadée qu’on a chopé la gale à l’hôtel à Hanoi donc du coup je n’ai pas envie de contaminer les gens). On monte donc la tente, Etienne fait du feu pendant qu’ils courent dans l’eau chasser des poissons. Moi je m‘endors à moitié dans la tente en regardant le feu alors que les jeunes reviennent se réchauffer autour du feu : et ils ne reviennent pas les mains vides : ils ont trois poissons et une écrevisse. Sitôt grillés et avalés, ils repartent comme d’un seul homme, et moi je suis déjà profondément endormie.

Le campementj4-vietnam-11-vsco.jpg.jpeg Sur la routej4-vietnam-10-vsco.jpg.jpeg

j4-vietnam-6-vsco.jpg.jpegRoues à aubes et bamboo rafting dans cette jolie valléej4-vietnam-7.jpg.jpeg

img_20160321_091654.jpgLe petit du voisin qui était en visite chez notre hôtej4-vietnam-5-vsco.jpg.jpegRepus !j4-vietnam-4.jpg.jpegLes deux tourteraux, merci encore pour votre accueil, trop mignons !j4-vietnam-3.jpg.jpegLes fruits de la partie de pêche nocturnej4-vietnam-2.jpg.jpeg

J5 – Dimanche 20 mars : du Vietnam au Laos, Nà Nghia à Viangxay (86km)

Réveil au bord de la rivière… 7h du mat, grasse mat de folie ! (d’un côté je tombais de sommeil à 19h30 la veille). Nous recevons la visite des vaches qui viennent traverser la rivière, puis de quelques dames et filles qui accompagnent également des vaches jusqu’à la rivière, mais qui décidément bien plus intéressées par notre campement et notre feu. Elles se mettent à chercher des branchages, disent des trucs en viet en rigolant, l’une se met à coté de moi et éclate de rire en remarquant le différence de taille, me prend mon bras pour regarder ma peau claire : et oui ils sont loin d’être timides les viets !

j5-vietnam-1-vsco.jpg.jpeg La jolie rivièrej5-vietnam-3-vsco.jpg.jpeg« Il y a un mec qui fait du rafting sur un tronc d’arbre dans ma baignoire ! »2016-04-03-06.35.24-1.jpg.jpegVisiteuses du matinj5-vietnam-2-vsco.jpg.jpeg

On fait notre toilette matinale dans la rivière, un thé sur le feu avant de remballer nos affaires tranquillement. Alors que je vais pour descendre mon scooter pour y charger mes sacs, celui-ci ne démarre plus, alors que j’ai un demi plein d’essence. Après de longues minutes d’insistance, c’est parti. Nous saluons la jeune femme de notre hôte de la veille, et faisons route vers la frontière.

On s’arrête manger et faire le plein dans un boui boui de bord de route… et enchainons les virages sur la route sans charme qui mène à la frontière : partout c’est soit des tronçons de route tous neufs, soit en travaux, tout remodelé par l’homme. Pas beau. Alors que l’on passe le dernier col avant la frontière, le soleil fait son apparition : quasiment la première fois que nous le voyons depuis que nous étions au Vietnam !

Nous descendons à la frontière, secouons le mec de la douane qui voulait faire sa pause dej à 11h30 au lieu de midi, côté vietnamien, cela nous prend donc qu’une quinzaine de minutes pour les formalité (douane pour les scooters et tampon de sortie)… par contre quand nous arrivons du coté lao, c’est pause dej time. Mort de chez mort. Un officiel consent à contre cœur à renfort de gros soupirs à nous faire notre visa. Par contre pour la douane, il n’y a personne. On poireaute donc une heure. On a l’impression que le temps s’est arrêté ici, rien ne se passe. Quelques douaniers regardent de la boxe thaïe à la télé en somnolant… puis à 13h30, des scooters arrivent, la vie reprend d’un coup, ça en est presque choquant ! Nous pouvons faire nos papiers, on paye finalement 3$ par scooter au lieu de 10 000 kips (ils n’ont pas voulu nous faire de change en Kip sur nos dollars) mais ça reste vraiment pas cher. Tout heureux, roulez jeunesse, c’est parti pour la route coté lao sous le soleil.

Derniers paysages vietnamiens…j5-vietnam-4.jpg.jpegUne salle de réunion au QG des douanes vietnamiennesj5-vietnam-5-vsco.jpg.jpegLe poste frontière du Laos !road-trip en scooter La torpeur de la pause déjeuner au poste frontière Laoimg_20160324_070155.jpg

On monte le premier col et là… « mais c’est splendide ! » C’est quand même dingue, tu passes une frontière et tout change. La route est plus petite et il faut faire gaffe aux graviers, aux trous, aux portions sans macadam… mais les paysages sont magnifiques, le soleil tape et on roule à bonne allure, répondant aux « hello » des enfants lorsque l’on traverse les villages. Plus besoin de mon GPS : il n’y a qu’une route, et des bornes kilométriques indiquant notre avancée de la prochaine ville, Vieng Xai. La dernière heure, cependant, est fatigante avec toutes ces bosses mais nous y voici, vers 16h.

On essaye l’ATM pour obtenir des Kips laotiens, la monnaie locale, mais il est en panne. Comme on est vraiment KO et que ça fait 5 jours que l’on roule je propose d’aller à l’hôtel avec douche chaude et wifi. Proposition acceptée, pour 8 euros on a une chambre grand luxe. On se jette sous la douche et allons chercher de quoi nous sustenter. Au diner on voit apparaître un rasta scandinave avec qui on discute un peu, il nous apprend que cette ville est un lieu hautement historique du Laos avec ses grottes dans laquelle s’est organisée la résistance aux américains pendant les bombardements. On peut les visiter seulement avec un guide apparemment. On verra ça demain, et pour le docteur on ira voir dans la prochaine ville, le chef lieu de la région. Pour moi, on a chopé la gale dans notre hostel à Hanoi, il n’y a plus de doutes possibles !

Premiers paysages Lao j5-laos-3-vsco.jpg.jpeg

j5-laos-2-vsco.jpg.jpeg L’apparition des bornes kilométriques, très très pratiques !j5-laos-4.jpg.jpeg Coucher de soleil sur les paysages karstiques de Viang Xaij5-laos-6.jpg.jpeg

La suite de notre road-trip en scooter au Laos… dans un prochain post, et ça va dépoter 😉

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