Tadjikistan : la route du Pamir

Durée de lecture : environ 15 mn

Après une brève introduction, voici nos aventures tajikes sur la route du Pamir ! Il s’agit d’une de la deuxième route la plus haute du monde. Elle démarre au Kirghizistan et traverse la chaine de montagne du Pamir au Tajikistan pour finir au nord de l’Afghanistan.

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7 aout 2015 : on attaque la route du Pamir

Nous nous levons à 6h pour prendre le 4×4 qui nous emmènera au Tajikistan avec nos acolytes suisses et français, mais lorsque celui-ci arrive il s’avère qu’il a un tout petit coffre et pas de galerie de toit. Impossible de mettre les vélos de Claude et Alexandre ! Comme il n’y a plus de jeep libre (les autres sont encore dans le pays voisin) notre chauffeur et le boss partent donc au bazar voir quelqu’un qui fixe les galeries de toit… mais son container n’est pas ouvert et n’ouvrira pas aujourd’hui. La solution sera de faire convoyer les vélos par une autre jeep le lendemain. Nos deux Suisses emballent donc leurs précieux compagnons de leur mieux, un peu inquiets. La jeep s’élance enfin sur les route du Kirghizistan jusqu’à la frontière.

route du Pamir Highway

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Sary Tash lada
Sary Tash

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Après Sary-Tash, nous apercevons le majestueux mont Lénine culminant à plus de 7 000 m d’altitude, la cime dans les nuages. Puis nous passons la frontière Kirghize, où le douanier trouve un air de Pierre Richard à Claude. Arrivent les kilomètres sur piste de montagne dans le « no man’s land », sorte de zone tampon apatride entre les deux états où nous apercevons nos premières marmottes dorées et obèses.

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Photo kékés dans le ventTadjikistan route du Pamir highway

La frontière Tadjike nous fait patienter un bout de temps et les militaires grattent plein de clopes à notre chauffeur. Le 4×4 descend ensuite dans une vallée incroyable où déroulent les paysages minéraux à perte de vue. A couper le souffle. Alex n’arrête pas de stopper la voiture pour descendre faire des plans pour son documentaire, ce qui me permet de sortir le reflex également. Nous avons nos crises d’euphorie et de fous rire des 4 000 mètres d’altitude, Claude n’hésitera pas à menacer de manger son passeport et de courir partout !

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Tadjikistan route du Pamir highway

Nous faisons une pause repas à Kara-kul, petite bourgade plantée au milieu d’un paysage désolé, à côté du lac du même nom. Ce serait le deuxième plus haut lac navigable du monde, après le lac Titicaca en Bolivie/Pérou et il aurait été formé par une météorite. Au homestay on nous sert du chai bien chaud, de la délicieuse confiture d’abricot suivi d’un plat de patates (cette information est tout à fait primordiale).

Nous reprenons la route longeant la frontière chinoise matérialisée par une barrière courant sur des centaines et des centaines de kilomètres au milieu de nulle part. On pense à ceux qui ont du la monter… peut-être une œuvre du goulag ?! (on la voit mieux dans les photos du retour en fin d’article 😉 )

Nous passons le col le plus haut à 4 600 m un peu avant la nuit avant de descendre sur Murghab, notre destination. Nous arriverons de nuit et irons directement au Homestay d’Erali, chez qui Claude est déjà passé deux fois.

8 aout 2015 : le festival At Chabysh à Murghab

Au réveil, nous apprenons que le festival At Chabysh pour lequel nous devions être volontaires est annulé. Faute aux inondations et coulées de boues qui ont eu lieu il y a une semaine et ont emporté des maisons et des vies. Certains des participants étaient occupés à réparer des maisons, des ponts et avaient donc d’autres priorités. De plus, un camion qui devait ramener des chevaux pour la course d’endurance devait traverser une rivière qui n’était plus praticable tellement son niveau d’eau avait gonflé, ce qui aurait été trop dangereux pour le chauffeur et les chevaux. Il s’est donc tenu un mini-festival avec la compétition de Kuz-Kumai « pourchasse la fille » joué par des adolescents ayant été entrainés par Jacqueline Ripart pendant un an lors de stages. Très impressionnant de voir ces jeunes élancés au grand galop sur ce terrain caillouteux ! (voir la vidéo) C’était en quelque sorte notre première rencontre avec la culture Kirghize. La région autonome du GBAO à l’est du Tadjikistan, exclusivement montagneuse est habitée par des Kirghize, mais aussi des Pamiris, et quelques afghans au sud près de la frontière.

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Nous retournons à Murghab à pied et mangeons près du bazar avant d’aller explorer les parages. Comme les banques sont fermées, nous changeons nos euros au Pamir Hôtel, qui le fait à un même taux que la banque, c’est à dire plus bas que le dollar… on aura bien regretté de ne pas avoir retiré de dollars à l’aéroport ! A un moment le Barbu s’embrouille dans les chiffres, les zéros, les taux de change et pris d’un doute il se met à courir jusqu’à l’hôtel. Ce qui n’est pas l’idée du siècle à plus de 3 000 mètres d’altitude, en côte et sur des kilomètres… j’essaye de le stopper courant en criant, mais il ne m’entend pas ! Finalement je finis par arriver à l’hôtel où il discute avec la personne qui nous a changé les euros et je peux enfin lui dire que c’est bon, il n’y a pas d’erreur… mais je suis au bout du rouleau !

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Nous rentrons donc à la guesthouse et retrouvons nos Suisses et les 3 israéliens pour diner… et les vélos finissent par arriver alors que la nuit est tombée !

9 aout 2015 : on se lance, à pieds, dans l’immensité des hauts-plateaux

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Ce matin c’est dur dur, je suis dans le pâté, je laisse donc le soin au Barbu d’aller faire les courses au bazar, car nous avons décidé d’aller camper vers le lac de Bulunkul. Il y trouvera des concombres, des nans, du fromage de chèvre en boule super fort et des sardines russes périmées depuis 2012 (mais ça on s’en est rendus compte après les avoir goutées !). Nous testons le sauna kirghize : une petite pièce où l’on fait chauffer de l’eau avec un poêle qui fonctionne à la bouse séchée (pas de bois à cette altitude) et on fait couler l’eau chaude dans un seau pour se laver. Le tout dans une petite pièce qui sent bon le bois et avec vue sur les montagnes !

Et nous partons changer à nouveau de l’argent pour l’aventure. Alors que nous avons nos gros sacs sur le dos, nous croisons un taxi local et négocions un super prix pour nous emmener à la jonction Pamir highway/route de Bulunkul. Après avoir fait un stop au poste police à la sortie de Murghab et chargé un mouton sur le toit (emballé dans un tapis) le taxi repart sur la piste pleine de trous traversant des paysages picturesques.

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Nous faisons une petite pause repas dans le premier et sympathique resto routier de la bourgade d’Alichur. Et une quarantaine de kilomètres plus tard sur cette route gruyère (bien que le vrai gruyère n’aie pas de trous, en réalité, mais vous comprenez l’image) nous sommes déposés à la jonction. Nous voici donc à pied pour parcourir les 16 km jusqu’au lac, avec nos bien trop lourds sacs à dos. Mais on le fera ! On aura bien sué, mais on a réussi. On campe près du lac et après s’être fait assaillir par une nuée de moustiques surmotivés un français sur une motocross apparaît et nous demande si nous n’aurions pas un réchaud à pétrole, car il est en panne sèche ! (ce qui n’est pas le cas, sinon on ne mangerait pas de boulettes de fromage avec des concombres). Nous discutons un moment avec Damien (c’est son nom) avant de le regarder s’élancer vers sa galère…

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10 aout 2015 : camping d’altitude… improvisé!

Il fait un peu gris et nous n’avons plus beaucoup d’eau, je pars donc avec des bouteilles vides au village. Je croise 1 cycliste pendant mes 45 minutes de marche qui me mèneront au village. Là bas j’arrive à me faire ouvrir le petit « magasin » du village. Il s’agit en fait d’une petite pièce avec quelques gâteaux, bonbons, pâtes entreposés sur des étagères. Pas de bouteilles d’eau. Une nana me puise l’eau dans un trou du village en me faisant comprendre qu’elle est bonne à boire et j’achète quelques barres chocolatées pour agrémenter notre régime concombre-fromage-pain. La femme du seul homestay du village m’échange un pain russe contre des bonbons.

De retour à la tente, nous partons un peu plus loin, vers la rivière entre les deux lacs. Mais marcher avec les gros sacs est un calvaire et nous finissons par monter le camp à la jonction rivière/lac. Je fais une sieste sous la tente à l’abri des moustiques pendant que le barbu s’amuse à faire un feu avec des bouses sèches pour essayer de cuire des pâtes qu’il avait trouvé au bazar. Le feu fonctionne, mais l’eau de bouillira jamais ! Nous partons le long de la rivière où le Barbu pêche une petite truite et marchons jusqu’au second lac dans ce paysage désertique. Nous apercevons des marmottes et plein d’oiseaux. Mais le vent se lève et nous allons nous mettre à l’abri dans notre mini tente. Nous n’avons déjà presque plus d’eau, et mon Barbu qui a un duvet pas top aura bien froid cette nuit là. (moi avec le duvet topiol de mon Paternel, non. Merci papa !)

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Heu je ne sais pas ce que j’ai essayé de faire mais c’est plutôt drôle
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11 aout 2015 : bleu lac, sac à dos et autostop raté

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Le lac BulunkulDSCF4827

Un délicieux petit déjeuner après les concombresDSCF4825Mosquito harassementDSCF4830

Le temps est a nouveau magnifique et nous marchons jusqu’au village où nous espérons trouver un taxi car nous ne comptons pas nous rendre à Alichur à pied avec nos sacs à dos ! Au homestay, nous prenons un petit déjeuner salvateur à base de litres de chai et de pudding, de confiture et de bonbons. Une troupe d’italiens en moto voyageant avec une camionnette de ravitaillement envahissent la place et n’acceptent pas de nous prendre en stop jusqu’à Alichur alors qu’ils ont plein de place et que c’est sur leur route. Seul un italien moustachu est sympathique et discute un peu avec nous. Ils repartent en grand fracas. Nous voici à nouveau les seuls touristes dans le village. Le mec de la guesthouse nous propose de faire le taxi mais à un prix exorbitant. On attend. Mais aucune voiture n’arrive. Des polonais à pied nous rejoignent, mais eux vont continuer à marcher. Une femme du groupe nous servira de traductrice en russe pour faire baisser un peu le prix, mais cela reste cher. Quoi qu’il en soit, nous n’avons pas vraiment le choix si nous ne voulons pas faire la route à pied et trouver un véhicule en stop à la jonction. Vu le passage dans le coin et nos réserves en nourriture et eau, il vaut mieux éviter. Nous partons donc à Alichur avec le mec et retournons au resto routier où nous étions allés. Nous nous régalons d’un langman (ce qui n’arrivera plus beaucoup par la suite aha) et partons faire du stop, mais aucune voiture ne va dans le bon sens !

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Quelques heures plus tard, nous retournons au routier où nous discutons avec Nasar, le fils du tenancier qui parle anglais. Il nous invite à camper à l’abri du vent à côté de chez lui. Nous jouons un peu avec les enfants du village avant d’aller manger et passer la soirée avec Nasar, jusqu’à que l’électricité se coupe. Nous allons nous coucher dans la tente que j’ai fixée avec des gros cailloux, car les sardines ne rentraient pas dans la terre toute tassée. Notre habitation n’a pas fière allure, mais tant pis. J’emballe le Barbu dans une couverture de survie pour qu’il ait moins froid cette nuit. Nous commençons à nous assoupir quand soudain… WOUH, WOUH, WOUH (x17).

La troupe d’une dizaine de chiens géants qui trainent dans le village. Oups. Je les ai vus se battre dans la journée, je n’ai pas trop envie qu’il leur viennent l’idée de croquer dans la tente. Ils s’approchent. On ne fait plus de bruit, on ne bouge plus. Le Barbu fait des bruits de bonbon froissé quand il respire avec sa couverture de survie. Les minutes passent… puis ils finissent par repartir. Une belle frayeur ! Mais il paraît que deux minutes après je ronflais comme un camionneur. Ils referont un passage fracassant dans la nuit, mais je serai trop dans le pâté pour avoir peur.

12 aout 2015 : longer la frontière afghane en camion

Vers 4-5h du matin, nous nous réveillons et la tente est toute mouillée de condensation à l’intérieur. Nous sortons en priant les nuages de dégager le soleil pour nous réchauffer. Vers 6h du matin, le premier camion chinois arrive et entre dans le resto pour manger un bout. Nous en ferons de même, et leur demandons s’ils peuvent nous prendre en stop. Pas de souci, sitôt le chai avalé nous chargeons les sacs dans la citerne du camion (vide) et embarquons avec notre sympathique chauffeur ainsi que ses deux autres passagers kirghizes : Bibi Muslima et son fils Muhamed. Nous communiquons avec nos quelques mots de kirghize, un peu d’anglais et en mimant ! Arrive la jonction après Alichur et là… nous ne prenons pas à droite sur la Pamir Highway mais une petite piste à gauche. Peut-être va-t-on passer par la fameuse Wakhan Valley, qui longe la frontière afghane ? Nous verrons bien, en attendant le camion s’attèle à monter un col par des pistes en terre.

Nous croisons des semi-remorques coincés là, vision improbable sur cette piste de montagne que l’on pensait réservée aux Land Rover géants qui font office de transports dans le coin. Que nenni, notre camion grimpe vaillamment jusqu’à 3 444 mètres ! Avant de redescendre le long du lac de Kargush.

DSCF4853Il y a un lac sur cette photo.DSCF4852
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Nous entamons bien notre descente pour la Wakhan Valley, c’est maintenant sûr. Après le poste de contrôle militaire de Khargush, notre chauffeur tend le bras et nous désigne la rive d’en face du torrent Panj : « Afghanistan ! ». Nous apercevons les immenses sommets enneigés du Pamir Afghân en face, émus. La piste monte et plonge le long du torrent, taillée dans des sillons vertigineux de montagne. Le camion traverse vaillamment des ruisseaux et affronte cette piste vraiment flippante sans ciller. Mieux que les montagnes russes pour les sensations, je me rassurais parfois en me disant que le chauffeur avait des enfants et qu’il ne voulait pas tomber dans le ravin. Un peu plus loin nous doublons une longue file de semi-remorque chinois à l’arrêt : il y en a un dans le ravin justement. Mais pas trop bas, il est en train de se faire tracter vers la route et apparemment pas de dégâts humains, mais impressionnant.

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Etienne et Bibi Muslima, derrière eux, l’AfghanistanTadjikistan wakhan valley

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Oui on va passer là.Tadjikistan wakhan valley

Après ces émotions, nous finissons par arriver à la verdoyante Langar. Vision d’une oasis dans la vallée cernée d’immenses montagnes. Et nos premiers arbres depuis longtemps. Le torrent se transforme en large fleuve qui forme une sorte de delta. Nous traversons les mignons villages verdoyants de la Wakhan Valley sans pouvoir nous arrêter : nous avons besoin d’argent, et nous pourrons seulement en trouver à la capitale Pamirie qui dispose de distributeurs. Nous profitons d’une pause repas à l’ombre des peupliers pour échanger entre passagers, sans le vrombissement du camion.

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Tadjikistan wakhan valley Nous en prenons plein les yeux toute la journée… avant d’en prendre plein les fesses. En fin de journée, nos postérieurs et nos jambes que l’on ne peut pas déplier dans l’espace exigu de la cabine (c’est un petit camion) vivent un enfer. Et le Barbu est triste car il s’est rendu compte qu’il a oublié son vieux hoodie (17 ans de bons et loyaux services) un peu avant Langar. Nous arriverons à Khorog de nuit, épuisés. Je piquais du nez dans le camion sur la fin : nous avons fait plus de 13h de route et nous avions passé une drôle de nuit. Nous déchargeons nos affaires dans une sorte de dortoir pour routier qui fait la nuit vraiment pas cher, mais il ne reste plus assez de place dans les dortoirs. Un des mecs nous propose de dormir dehors mais finalement nous parvenons à en convaincre un de nous faire taxi jusqu’à une guesthouse un peu plus « occidentale ».

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DSCF4950 Nous passons les jours suivants à nous reposer, trainer dans l’agréable Khorog et retrouver internet, pour prendre connaissance des derniers évènements (l’attentat raté du Thalys par exemple).

15 aout 2015 : la magnifique vallée de Chok Dara et le mont Karl Marx (6 723m)

Nous reprenons la route vers le nord, cette fois en passant par une autre vallée, celle de Chok Dara. Nous avons pu nous greffer à un taxi collectif avec un américain qui parle Tajik et deux allemandes qui parlent russe. Le trajet en soi était magnifique, cette vallée vaut vraiment le détour ! Pour ce qui est de l’ambiance dans la jeep, rien à voir avec les fous rires avec les Suisses, cette fois c’est plutôt ennui et indifférence. Quand ils ne parlent pas de linguistique, ils dorment. Et nous on a évidemment encore les sièges pourris du fond de la jeep où l’on a pas de place pour nos grande pattes (oui je fais 1m81 voilà voilà) et à aucun moment l’un d’eux n’a proposé à faire une petite rotation de sièges (pour des trajets d’une journée, ce n’est pas cool). En plus j’étais en premier jour de mon cadeau mensuel de dame nature, pliée en deux de douleur. SYMPA QUOI. (oui j’écris ce que je veux sur les internets).

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Le voilà, le mont Karl Marx (à droite) et ses 6 723m d’altitude! D’ici il n’a pas l’air si haut… Et à sa gauche le pic Engels (6 510m)
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DSCF4965 Heureusement à Murghab, cette fois nous allons dans la guesthouse la moins chère qui est en fait trop bien ! Nous y rencontrons une irlandaise qui voyage avec sa copine polonaise rencontrée en Australie, un anglais et son pote anglo-néérlandais qui voyagent en stop et y retrouvons Damien le français en moto qui était en panne sèche à Bulunkul. Une bonne équipe, quelques bières et une bonne ambiance qui nous remontent bien le moral après cette journée !

16 aout 2015 : poker & moustiques

Journée off à Murghab. Je bois des litres de thé au petit déjeuner. La Polonaise se régale de confiture avant d’aller alpaguer du camion chinois pour faire du stop. Nous allons au Bazar avec nos deux britanniques avant d’aller faire une partie de freesbee endiablée dans le « champs » vers la mosquée. Les moustiques s’en donnent à cœur joie sur la moindre de nos parties visibles.

On va ensuite voir le pont de singe, qui a été réparé depuis notre dernière visite Murghabienne mais qui fait quand même peur quand on est dessus. Je m’assomme à la poutre en métal en ressortant du pont, je ne sais pas si mon front va tenir jusqu’à la fin de ma vie ! L’après-midi sera consacrée à jouer au poker avec les grains de mais, offerts avec les bouteilles de bières. Nous serons rejoints par un couple américano-russe vivant à Londres qui nous apportera du ravitaillement et cette joyeuse équipée se décide d’aller manger tous ensemble au Pamir Hôtel.

17 aout 2015 : c’est reparti pour le ki-kir-ghistan

On reprend les mêmes et on recommence. Nous retrouvons la même équipe que pour le trajet Khorog-Murghab pour aller à Osh. Un réel plaisir de retrouver la Pamir Highway, mais tellement peu de fun et de bonne humeur en voiture. Ces demoiselles auront même réussi à me faire pleurer de désespoir pour leur cas après Sary Tash. Finalement on arrivera à Osh en fin d’après-midi où nous retrouvons la chaleur et notre super guesthouse (et le wifi hihi).

Je vous laisse avec des images de la sublime Pamir Highway.

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Le No-Man’s LandDSCF5067Sorouuul (marmotte en Tajik)DSCF5080

Marmotte obèse.
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Arrivés au Kirghizistan !DSCF5088

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Nos aventures Kirghizes peuvent désormais commencer…

Rory, digital native et fouineuse du web, éparpillée mais organisée. Aime beaucoup les jolies choses, quand ça ne dégouline pas. Vagabonde depuis l’âge de 8 mois. Fait des frasques avec ses fidèles réflex argentique et numérique Konika Minolta depuis quelques années, rejoint il y a peu par un polaroid 600 et un lomo La Sardina de Moëbius.
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11 commentaires pour “Tadjikistan : la route du Pamir

  1. waouh quelle aventure!!!
    j’aime beaucoup ta photo celle où tu dis que tu ne sais pas trop ce que tu as voulu faire mais elle est originale!
    et j’aime aussi beaucoup cette « sculpture » de fil de fer au milieu de nul part, sans doute le fruit du hasard, mais c’est chouette!
    bisous

  2. Bon Dieu que ca m’avait manquer de te lire ma Rory !! Cet article est bien long comme je les aime et je me retiens de réagir à chaque petit passage de récit qui m’interpèle sinon mon commentaire va être un roman ! haha. Mais quel bonheur d’être ainsi transportée. Vraiment, j’y étais et c’était juste fou <3 Ces paysages sont juste incroyable…*_* Je soupçonnais la richesse de ce pays et de cette région mais alors là, je me rends compte que j'étais bien loin du compte. Et puis toutes ces petites anecdotes que tu nous livres (surtout ne change rien à ta manière d'écrire, c'est tellement bon, spontané, vrai <3. Ca se lit comme un roman, et tu viens de faire ma soirée 🙂 ). Si je puis me permettre un petit commentaire pour la suite, insérer de-ci delà une petite carte quand tu nous évoque les trajet avec tous ces noms inconnus. Car pendu à ton texte et votre voyage, je n'en perds pas une miette mais suis vraiment perdue à chaque nouveau noms que tu évoques, et la flemme me gagne de faire toujours des allers-retours dans gmaps pour situer ce que tu dis 😉 Donc si ca pouvait être direct inséré dans l'article ce serait top 😀 (oui je suis exigente, pardon ^^).

    A nouveau, une HUGE mention spéciale pour tes portraits *_* Celui au tout début dans le rétroviseur, celui d'Etienne avec Bibi Muslima, ou encore mon préféré de chez préféré…celui sur le toit avec le mouton dans le tapis (non mais WTF ?!) et le visage de cet homme <3 Je te la jalouse comme tu n'as pas idée 🙂

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