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Australie

Mes six incontournables en Tasmanie

By 7 mai 2017 Océanie
Tasmanie

…. c’est difficile de choisir! Nous sommes restés, comme beaucoup d’Australiens du mainland et de voyageurs avant nous, « coincés » en Tasmanie, et ce pendant quasiment six mois !

« C’est donc vrai ce qu’ils disent! »

Lorsque nous évoquions notre projet de Tasmanie aux australiens rencontrés sur le mainland il prenaient cet air ravi et penseur. C’était soit « j’ai toujours rêvé de m’y rendre » ou alors « c’est le plus bel endroit d’Australie ».

Auparavant j’étais une « noob »* de l’Australie ! Mes connaissances liées à la Tasmanie se résumaient à: « le tigre de Tasmanie » et le vieux film rigolo « Young Einstein ». Le film raconte la jeunesse fictive d’Einstein qui aurait grandi en Tasmanie et aurait découvert la formule qui fait mousser la bière… Mais  bien sûr! E=mc2 !

(*Je n’y connaissais rien)

En gros la Tasmanie pour moi c’était ça:

Mais lorsque j’y ai posé le pied et commencé à en explorer les recoins, je peux définitivement dire qu’il s’agit de l’un de mes endroits préférés d’Australie. (Bien que je n’ai pas vraiment visité TOUTE l’Australie, bien loin de là). Et finalement, l’un de mes endroits préférés tout court !

Et on ne va pas se mentir, les drôles d’animaux que l’on peut croiser sur ces terres y sont pour quelque chose de son charme particulier. Voici quelques unes des créatures de Tasmanie : ornithorynques, diables de Tasmanie, Dasyurus (spotted quoll), Echidna, pademelons (petits wallabies), wombats, variétés d’oppossums et j’en passe!

De gauche à droite : ornithorynque (CC), diable de Tasmanie (CC), dasyurus (CC) et echidna (CC)

De gauche à droite : pademelon (CC), wombat (CC), brushtail possum (CC) et pygmy possum (CC)

Ma liste d’incontournables en Tasmanie :

Cette liste de recommandation m’est bien sûr personnelle en tant qu’amoureuse de la nature et amatrice de bons produits. Ce n’est pas la liste que l’on trouve partout : le top 10 des choses à faire en Tasmanie, mais de ce que moi j’ai préféré! L’idée de cet article étant de vous faire découvrir un peu cet endroit si isolé et loin de tout. J’ai aussi vécu quelque mois à et aux alentours d’Hobart mais je ferai un article spécial pour cette ville que j’adore je pense !

  1. Maria Island, l’île à la beauté sauvage… et aux animaux
  2. La Tasmanian Wilderness World Heritage Area
  3. Mont Field, ses alentours et les arbres géants dans la vallée du Styx
  4. Les plages paradisiaques de Bay of Fire et Wineglass Bay
  5. Zigzaguer sur l’une des routes du vin
  6. Découvrir les bières artisanales locales

1. Maria Island, l’île à la beauté sauvage… et aux animaux !

Si j’ai été séduite par la Tasmanie de par sa nature préservée par de nombreux parcs naturels, la quintessence du sujet est peut-être représentée par Maria Island. C’est une île/parc naturel proche de la côte Est de Tasmanie. On y accède en tant que piéton ou cycliste avec sa tente, pas de voiture sur l’île! Il y a plein de randonnées à faire dont deux sommets, ainsi que des marches plus accessibles. L’île est certes très visitée par les familles et touristes de passage, mais cela n’entache rien à l’expérience. Et c’est peut-être votre meilleure chance pour rencontrer un diable de Tasmanie et des wombats !

La randonnée vers les sommets « Bishop & Clerc »

 

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2. La Tasmanian Wilderness World Heritage Area

Cette zone protégée immense qui couvre quasiment tout le quart sud-ouest de l’île est l’une des dernières véritables zones sauvages sur la terre, préservée de l’empreinte de l’homme. Cette zone protégée couvre 20% de la surface de l’île. Elle s’étend au nord de Cradle Mountain jusqu’aux côtes sud donnant sur l’océan Antarctique. Ici, pas d’exploitations forestières, pas de routes. Pour y accéder, c’est à pied avec un sac à dos!

Il est également possible de s’y rendre en bateau, en longeant les côtes, ou si vous avez les moyens, en petit avion pour survoler ses splendides panoramas.

De mon côté, j’ai pu y mettre le pied notamment en grimpant le Mount Eliza ce qui m’a permis d’avoir une vue panoramique sur le lac Pedder.

Si vous avez du matériel de marche et que vous êtes accompagnés, je vous recommande de poursuivre après le Mount Eliza et de poursuivre sur le circuit « Mount Anne » sur trois jours.

Je n’ai pas non plus eu l’opportunité de le faire, mais une amie américaine vivant en Tasmanie m’a soufflé que la marche vers Frenchmans Cap était l’une de celles qu’elle avait préférée, en terme de variété de paysages et de nature sauvage.

Il faut trois à quatre jours pour parcourir les 46 km. Il y a deux points de camping avec des huttes sur le chemin.

Tasmanie

A gauche le lac Pedder, à droite le mont Anne

Tasmanie

Vues pendant la randonnée de Mont Eliza

Camping au bord du lac Pedder

Hiking Mount Eliza : 11 km, 936m de dénivelée.

La hutte avant le sommet de mont Eliza, un drôle de champignon, et vue durant la randonnée

Au sommet!

Southern Cape

Une autre marche vous permettant de vous enfoncer dans la « Tasmanian wilderness« , c’est Southern Cape: une demi-journée suffit pour vous retrouver au point le plus au sud de l’Australie, face à l’océan antarctique qui se déchaine sous vos yeux. Il est également possible de continuer ce sentier en s’engageant dans la rando « South Coast Track » d’environ 8 jours et d’où l’on repart… en avion! (ou alors il faut avoir suffisamment de provisions pour continuer à pieds. Il est également possible de se faire livrer des provision par avion à Melaleuca). Enfin bref une sacrée expédition! La marche de Coockle Creek jusqu’au Southern Cape est déjà très satisfaisante. Elle dure environ 5 heures aller-retour.


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3. Mont Field, ses alentours et les arbres géants dans la vallée du Styx

Le parc national de Mount Field est à environ une heure de route de Hobart, la capitale Tasmane. C’est l’un des préférés des gens du coin. Pas étonnant : des coins de fraîche rainforest aux paysages sub-alpins en passant par les arbres gigantesques du Styx sauvés par les environnementalistes, c’est un splendide écrin de nature.

Mount field

Il y a nombre de marches à faire à Mont Field comme les superbes Russell Falls à seulement 20mn. Mais également des plus longues et ardues menant sur les hauteurs de Mount Field et ses multitudes de lacs !

Tasmanie Mont Field

Marches courtes aux alentours de Junee cave

Imaginez que vous marchez sous un toit de fougères arborescentes surmontées d’eucalyptus regnans pouvant atteindre les 80-90m de hauteur. (Les plus grands arbres du monde avec les sequoias). Vous vous promenez, à la recherche d’une cascade ou d’une grotte, le long d’un ruisseau translucide, vous observez de jeunes truites…

Les Eucalyptus géants de la Styx valley

Ce sont un groupe de « tree huggers » comme on les appelle ici (câlineurs d’arbres) qui ont oeuvré à la préservation de cette vallée, sa biodiversité unique et ses arbres géants. Il y a une multitude de petites marches à faire, notamment celle qui mène au Gandalf Staff, la plateforme sur un eucalyptus de 84 mètres de haut sur laquelle les protecteurs de l’environnement ont campé pendant cinq mois afin de sauver ses arbres des tronçonneuses de l’industrie forestière qui faisait pression !

Aujourd’hui, le lieu est serein, mais la piste qui y mène en voiture traverse des paysages dévastés par les coupes de bois intégrales des exploitations forestières laissant la forêt rase, comme une menace qui souligne l’importance de la protection des lieux sauvages.

Tasmanie rainforest
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4. Les plages paradisiaques de Bay of Fire et Wineglass Bay

Ouh yeah. La température de l’eau ne sera bien sûr pas aussi haute que sur la côte Est du mainland, mais tellement turquoise et claire ! Impossible de résister à une baignade sur l’une des plages de sable blanc et rochers décorés de lichens orange et vert. Bien sûr, cela reste sauvage, il est possible de se trouver sa petite plage rien que pour soi. Dois-je en dire plus ?

Tasmanie Bay of fires

Il y a plein de points de camping gratuits le long de la Bay of Fire. Si vous voulez vraiment vous la jouer à la Robinson Crusoe: enfilez vos « hiking boots », prenez une tente et des provisions et vous voici partis pour camper sur la splendide plage de Wineglass Bay. Si vous en avez l’occasion allez également faire un tour à Hazard Beach, un peu moins visitée mais tout aussi superbe!

Tasmanie wineglass bay

Wineglass Bay sur la gauche et on aperçoit Hazard beach sur la droite

Vues à différentes heures de la journée depuis le point « camping autorisé » sur Wineglass Bay

Nouvel an au paradis!

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5. Zigzaguer sur l’une des routes du vin

Les Pinots Noirs, Rieslings et Chardonnays tasmaniens sont chers pour une raison : ce sont d’extraordinaires vins. La majeure partie du temps, les vignobles de l’île sont des petites affaires familiales avec une production limitée. Mais pas besoin d’être plein aux as pour apprécier le bon vin ! De nombreuses possibilités de dégustations existent. Il y a quatre options de « Wine trails » :

  • la Tamar Valley au nord vers Launceston,
  • la côte est,
  • le nord-ouest,
  • la région du sud.

Je ne vais vous parler que de la dernière car c’est la seule que nous avons faite, et en particulier, la Coal Valley.

Mes coups de coeur ont été

  • Pooley Wine près de Richmond (Coal Valley): très chic, une ancienne demeure en pierres à l’entrée de Richmond, cette maison a été primée à de nombreuses reprises pour son Riesling, très frais et vert (rien à voir avec le breuvage moelleux que je détestais) et ses Pinots Noirs réserve. L’accueil est sympathique et l’expérience formidable.
  • Puddleduck Vineyard (Coal Valley) : un vignoble familial très accueillant, avec sa grande mare à canard entourée des vignes, et une formule qui permet d’emmener son pique nique tout en dégustant leurs vins au bord de l’eau! Leur pétillant (type champagne) m’a enchantée.
  • Domain A (Coal Valley) : ce qui m’a attiré là-bas c’est d’abord un équivalent du Pouilly Fumé à tomber par terre (le Lady A fumé blanc). Le vignoble a une position unique sur un des coins qui lui permet les plus longs ensoleillements d’Australie, le tout dans un climat frais sur un terroir de dolérite datant du jurassique. Un must.
  • HomeHill Wineyard : l’occasion de gouter d’excellent Pinots Noirs âgés, qui seraient hors de prix pour moi à la bouteille dans un cadre très agréable (à faire aussi dans le village, aller acheter un pain à la Summer Kitchen Organic Bakery, délicieux!).
  • Hartzview Vineyard : charmante propriété où l’on peut visiter les huttes dans lesquelles vivaient les cueilleurs de fruits le siècle dernier, et goûter des « ports » (type Porto) et liqueurs de fruits à la façon « crème de cassis » de Dijon… des délices sucrés qui changent un peu, et quelques vins intéressants également!

Tasmanie vin

Dans la plupart des établissement vous pouvez faire une dégustation de vin.

  • De 2 à 5$ par personne, vous aurez une palette de 5 à 7 vins différents à goûter.
  • Pour 10$-17$ vous pourrez goûter soit un peu plus, soit des vins plus chers (réserve, etc).

Bien sûr, faites attention sur la route entre les dégustations. Les vins tasmaniens ont des teneurs en alcool assez élevées. Si vous ne souhaitez pas conduire (ce que je recommande) vous pouvez organiser une tournée des vignobles avec un mini-bus.
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6. Découvrir les bières artisanales locales…

De plus en plus de brasseries artisanales ouvrent leurs portes sur les terres Tasmanes. Ces passionnés « craft » des bières de folie! Il y a désormais un « beer trail » en parallèle du « Wine trail ». Bien sûr j’ai mes petites favorites.

Autour de Hobart je vous recommande Last Rites (à Cambridge), Devils Brewery (à Margate), sinon au nord je suis fan de Van Dieman et Morisson à Launceston (<3 <3). Dans le nord on peut découvrir Seven Sheds à Raiton et Little Rivers à Scottsdale (pas mes favorites). Tout un programme!
(Toutes ces bières sont vegan friendly, excepté une référence de Seven Sheds avec du miel)

Au menu: des IPA, des stouts brunes au goût caféiné, des irlandaises, des rousses, mais en général du très très houblonné : dans le coin de New-Norfolk (au sud) il y a plein d’immenses piquets étranges le long des routes… ce sont des champs de houblons!

Aux bières il faut ajouter bien évidemment le cidre. N’oublions pas que la Tasmanie a très longtemps été un fournisseur mondial de pommes. Pour moi l’incontournable à visiter, c’est l’apple shed de Willie Smith qui fait du cidre bio à tomber par terre! L’apple shed est un lieu super sympa pour se détendre, parfois ils organisent des concerts. On peut visiter gratuitement un mini-musée sur l’histoire de la famille de Willie Smith, des débuts d’exportateur de pommes jusqu’à la production de cidre.

Ils ont une super variété de pommiers dans le jardin, super intéressant aussi. Je suis repartie avec des pommes dans les poches, les saveurs n’ont rien à voir avec celles des pommes normalisées que l’on nous refourgue tristement de nos jours ! Cela m’a rappelé mon pépé, qui est décédé lors de mon séjour en Tasmanie, et qui était un passionné de pommes, de boutures et faisait son propre cidre. Comme une visite hommage, en quelque sorte.


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J’espère que mes incontournables Tasmans vous auront plu autant qu’à moi! Me voilà bien triste de quitter mon île chérie après six mois. Six mois à vivre au gré de la météo, des envies et des rencontres… Je suis désormais excitée par notre nouvelle aventure qui commence la semaine prochaine!

 

Vous pouvez poursuivre le voyage en vidéo, direction YouTube :

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Rory en Australie #jeRaconteMaVie

By 24 septembre 2016 Carnets de Voyage, Daily Life, Océanie

Les jours s’écoulent, j’inonde instagram et twitter mais je n’ai pas vraiment raconté comment ce-fait-ce que nous nous soyons retrouvés en Australie, c’est donc l’occasion de faire un point sur notre « voyage au long cours ».

Le 5 aout, cela faisait un an que nous étions partis, notre voyage ayant pris une tournure que nous espérions : nous devons bien l’avouer maintenant qu’on est totalement à l’autre bout du monde, non, jamais nous n’avions prévu de rentrer au bout d’un an… ou au bout d’une durée quelconque. Nous sommes enfin libérés de notre vie en société et de nos obligations (loyer & travail en priorité) et je dois l’avouer (car c’est on dirait qu’en France on a pas trop le droit de crier cela sur les toits) : nous sommes heureux. Après notre road-trip Bécane et Pétrolette, à scooter à travers 3 pays d’Asie du Sud-Est, nous avons eu le luxe de pouvoir vivre un mois en appartement à Ho Chi Minh chez un copain. Un lit, une douche, du wi-fi pour s’organiser et binge watcher des séries TV (The Leftovers notamment, je recommande !), nos scooters pour vadrouiller en ville et tester tous les resto végétariens… et puis préparer la suite.

C’est la mousson. #rain #rainseason #rainyseason #hochiminhcity #hcmc #vietnam #asia #southeastasia #travel

Une vidéo publiée par RORY (Travels Anywhere) (@roryofroom) le

 

Le Vietnam, et après ?

On fait quoi après l’Asie ? Au début on pensait aller aux Philippines ou en Indonésie (c’est encore en Asie nunuche) mais bof, pas trop motivés. Et puis on a rencontré quelques personnes sur la route qui nous ont parlé de l’aspect lucratif de l’Australie (oui on ne fait pas que dépenser tous ses sous là-bas, on peut aussi travailler !) qui permettait au backpacker fauché de se refaire une santé financière afin de continuer ses pérégrinations.

A là base moi j’étais surtout attirée par la Nouvelle-Zélande et ses paysages sauvages, MAIS (attention faut suivre) la rencontre du boyfriend australien de notre amie Allemande avec qui nous avons voyagé au Cambodge a un peu tout changé ! Et oui il nous offrait de nous prêter son appartement en Australie pendant qu’il travaillerait dans les mines à l’autre bout du pays, ce qui me permettrais, armée d’un Working Holliday visa (visa Vacances-Travail) de trouver un job et remettre des sous de côté afin de pouvoir nous assurer un futur dans notre vie nomade.

Et nous voici à Ho Chi Minh, donc, à faire les demandes de visa, aller à l’hôpital vérifier qu’on est bien portant (les Australiens ne veulent pas de gens malades sur leur grande île), trouver des billets d’avion et enfin… vendre nos scooters bien aimés !

Ma bécane appartient désormais à une expat espagnole qui ne savait pas conduire et l’essai fut épique : elle a failli foncer dans un mur et se gaméler. Je lui ai donc fait jurer d’apprendre à conduire le week-end suivant avec des amis dans son quartier avant de s’aventurer dans le trafic sauvage d’Ho Chi Minh avec une Bécane qui pèse 100kg.

Pour la Pétrolette du Barbu ça a pris plus de temps… si des locaux n’arrêtaient pas d’essayer de lui négocier pour des prix un peu trop serrés (mais ils étaient intéressés, c’est le principal), c’est finalement un Belge flamant qui avait revendu sa moto Honda Win –trop de problèmes mécaniques- pour enfourcher la petite Pétrolette… il paraît qu’ils sont allés jusqu’en Thaïlande tous les deux !

 

« G’Day mate ! »

Le 20 juin et deux avions plus tard, nous passons de l’Asie à l’Océanie et atterrissons à Sydney en plein hiver australien – ça caille mais le ciel est, comme l’océan, d’un bleu éclatant et nous nous faisons accueillir par un agent des douanes barbu et notre premier « G’Day mate ».

sydneyBleu « Sydney en hiver »…

On ne le sait pas encore, mais on va adorer l’Australie, pour laquelle on n’était pas enthousiastes au premier abord. C’est remplis d’idées préconçues du genre : c’est surfait, c’est trop cher, c’est rempli de backpackers français et de surfeurs blonds peroxydés, tout le monde le fait… que l’on pose le pied dans le pays.

Trois mois plus tard, on est fan de chez archifan, et plus heureux que jamais ! La nature ne cesse de nous surprendre et nous émerveiller. Même si les terres sont très exploitées par l’agriculture, la nature est quand même partout, que ce soit dans les parcs naturels hyper nombreux jusque dans les villes où l’on croise multitude d’oiseaux. Lorsque l’on arrive à Ballina, là où l’on nous prête l’appartement, on se fait accueillir par la vue des baleines qui font leur migration que l’on peut observer depuis les côtes, bientôt suivie de celles de dauphins dans la rivière, pélicans, perroquets colorés de toutes sortes, chants de Magpie tous les jours… il n’y a pas à dire, c’est dépaysant. Le tout dans un pays très occidental mais où l’on accueille avec le sourire « how are you mate ? » même à la caisse du Aldi, où les gens ont beau rouler dans des 4×4 énormes ils mangent local et bio et où l’on trouve des options végéta*iennes partout !

Le premier mois est passé entre découverte des us et coutumes locales si l’on peut dire, et ce grâce à notre couple d’amis qui nous a fait la surprise d’être à l’appartement (ils étaient censés aller en Europe après leur voyage en Asie mais fauchés, il sont retournés en Australie). J’ai pu me familiariser avec la conduite à gauche grâce à « Burito » la petite voiture de notre copain Dan, on a passé des journées entières à chercher du boulot à la bibliothèque car on avait pas le wifi à l’appart, aller à la plage, faire les courses, découvrir les alentours…

ballina-1Une des plages de notre petite ville, bon point pour l’observation des baleines

byron-bayUn coucher de soleil sur les montagnes dans la baie de Byronballina-8Avis de tempêteballina-7

ballina-6Drôle de météo à Ballinaballina-5Coucher de soleil sur la Richmond river à Ballinaballina-4

ballina-2Les minion falls ! (un nom pareil ça ne s’invente pas)

Après avoir passé un diplôme me permettant de servir de l’alcool dans l’état du New South Wales, j’ai décroché un job comme bar girl dans un gros festival de musique, Splendour in the Grass, non loin de Byron Bay. Ca jette dans le bain direct, de se retrouver en rush de 7 à 11h par jour derrière un bar à servir la jeunesse Australienne « intoxicated » mais pas trop (bein oui il y a des règles comme je l’ai appris dans mon petit diplôme). Il y a des accents, des gens rigolos, des looks improbables mais bon globalement rien de très original, mais une super équipe au bar, bonne ambiance et lieu de travail, et l’apothéose du truc, c’est que j’ai réussi à voir la fin du concert des Strokes, un de mes groupes préféré depuis que j’ai 11 ans, premier album CD acheté de ma vie (à Londres en plus).

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Le dernier jour où j’ai bossé 11h d’affilée j’ai été envoyée en renfort sur un deuxième bar avec une carte trois fois plus longue que celle de mon bar initial… et après un temps d’adaptation j’ai fini par comprendre ce qu’étais un « Bundaberg » ou leur marque de cidre, à faire plein de cocktails en un temps record… et c’était cool. Si un jour quelqu’un m’avait dit que je ferai bargirl et que j’aimerai bien ça je lui aurai bien rigolé au nez. Après je ne me vois pas bosser non plus dans un bar dans un bled au fin fond du bush, l’ambiance festival et le rush constant ont rendu la chose intéressante je pense ! Et puis on y a retrouvé notre copain Pierrick, avec qui on avait voyagé en Thaïlande, et ça, c’est cool aussi.

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Bye bye Bécane, salut Mémère #passionVéhiculesCouleurBordeaux

Et puis on a acheté notre voiture. Comme finalement nos amis étaient là pour rester, que l’on ne trouvait pas de job dans le coin on s’est dit qu’on allait partir à la recherche d’un job en ferme, et pour cela il faut un véhicule. Achetée par un couple de backpacker italo-anglais à une grand-mère un peu plus au sud de l’état, notre nouveau véhicule, un break Holden de 1993 a très vite eu un nom tout trouvé « Mémère » ! Mais notre mamie en a sous le capot (un V6 – 3,7L tout de même, eh oui on est en Australie) et équipée de technologie de pointe des années 90 (elle a un régulateur de vitesse qu’on a baptisé « Bender », le robot de Futurama) elle nous permet de faire des économies d’essence. C’est donc ce gros break avec matelas et matos de camping qui est désormais notre maison, et c’est super chouette.

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Pour l’instant tout roule, on a juste eu une grosse frayeur le jour où une durite s’est détachée du radiateur et tout le liquide de refroidissement s’est barré… on s’est donc retrouvé avec le moteur fumant (nous « yaaaa l’feuuuuu !!!! ») à balancer notre bidon de 10L d’eau dessus pour le refroidir, craignant fort pour le joint de culasse –head gasket en anglais pour votre culture personnelle. Heureusement notre copain australien, qui était mécano avant est venu à la rescousse et depuis la dame est bien hydratée du radiateur. Moi au final je suis super contente de continuer mon apprentissage en mécanique après le scooter et les réparations de Pétrolette je passe au niveau supérieur !

Et puis après un tour d’une dizaine de jour dans le Queensland, de Brisbane où l’on a retrouvé encore une fois Pierrick en passant par plusieurs coins pour trouver du boulot – un contractor véreux qui nous laisse tomber pour du pruning de vignes puis un « presque » aux mandarines dans la charmante bourgade de Gayndah, finalement le Barbu me trouve du boulot… à Byron Bay ! En une journée, nous parcourons les 650 km retour à la case départ et me voilà dans les pêches et les nectarines. Cela fait plus d’un mois que nous y sommes, entre ferme, wallabies et Kookabaras avec pour programme les jours de repos : plages vierges avec dauphins surfeurs de vagues, on est loin d’être malheureux.

peach-1Un bébé pêche peach-11Une nectarinepeach-10Un collègue de boulotpeach-9
peach-8Aux aurorespeach-7

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peach-2Les autres collègues

peach-13Bed with a view

Les jours de congés:

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peach-beach-7Sandwiches et bodyboard peach-beach-5à Yambapeach-beach-4 Angourie beachpeach-beach-3 Shark baypeach-beach-2

Et ensuite ?

Maintenant on a plein de projets, d’abord la Tasmanie cet été (hiver français, donc), puis peut-être la Nouvelle-Zélande à pieds par la suite, puis chercher un voilier en bateau-stop pour les îles (Vanuatu, Fidji et/ou Polynésie) dans le but de traverser le Pacifique… et de parcourir les Amériques !

Je n’ai pas vraiment envie de bloguer l’Australie parce que j’ai plus l’impression d’y vivre plutôt que d’y voyager, que je n’ai pas touché à une pellicule depuis que je suis arrivée et que l’appareil numérique est vraiment en train de décéder. Mais j’ai encore plein d’aventures asiatiques à raconter donc je continuerai d’écrire par ici !

Du coup, Maman, Papa, mes chères sœurettes, mon cher frérot, les copains…on n’est pas rentrés. Et si vous voulez nous rejoindre sur les routes, amis ou inconnus : le plus rapide sera l’Océanie dans l’année à venir, le moins onéreux le continent américain, donc, plus tard. Voilà vous savez tout !

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