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Alexander Berkman, What is Anarchism? pp. 164–5

By 24 décembre 2017 Inspiration

… equality does not mean an equal amount but equal opportunity … Do not make the mistake of identifying equality in liberty with the forced equality of the convict camp. True anarchist equality implies freedom, not quantity. It does not mean that every one must eat, drink, or wear the same things, do the same work, or live in the same manner. Far from it: the very reverse in fact … Individual needs and tastes differ, as appetites differ. It is equal opportunity to satisfy them that constitutes true equality … Far from levelling, such equality opens the door for the greatest possible variety of activity and development. For human character is diverse.

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Mes aventurières préférées en vidéo

By 22 juin 2017 Inspiration

J’en parle souvent mais mes premières inspirations de voyage, ce sont les aventuriers et aventurières, les explorateurs et les exploratrices. Si le Truman Show et la fameuse phrase « mais Truman il n’y a plus rien à explorer sur terre » a mis fin à mes aspirations de carrière enfantines, j’ai par la suite pris inspiration des exploratrices. Et oui, je trouve cela vraiment important d’avoir des références d’inspirations correspondant à son genre. Ou du moins pour lesquelles le genre n’est pas un élément déterminant. Par exemple, si un enfant veut devenir secrétaire, qu’il soit fille ou garçon, il doit pouvoir trouver des références non excluantes. Donc pour moi, il est important que les exploratrices femmes soient plus représentées et mises en avant, pour inspirer et ouvrir des possibilités, tout comme je trouve important de rééquilibrer les écrits des femmes au même niveau que celui-des hommes. C’est une envie de représentation qui rejoint celle que Diglee a illustré sur le nombre de livres écrits par des femmes présentés au bac littéraire, ou encore le documentaire sur les YouTubeuses féminines, et les problématiques auxquelles elles font face (liées à leur genre).

Enfin bref, tout ça pour vous présenter cette petite liste que je vous ai concoctés :

Anne-Marie Schwarzenbach, Suissesse rebelle

Issue d’une famille de riches industriels suisses, cette militante antifasciste était journaliste, photographe et aventurière, notamment connue pour son voyage jusqu’à Kaboul en voiture en compagnie de Ella Maillart. Ce documentaire revient sur la vie, les voyages et les drames de la vie d’Anne-Marie, qui était également homosexuelle et dépendante à l’opium, ce qui à l’époque n’est pas une mince affaire. C’est une personnalité que j’admire vraiment.

Marianne North, la botaniste passionnée

J’adore les plantes, et cette exploratrice tenace a parcouru le monde seule pour peindre des plantes inconnues, jusque dans les endroits les plus isolés… Ses peintures sont sublime, elle a un talent fou. Fille d’une bonne famille, elle n’a pas suivi la voie toute tracée de « faire un bon marriage, des enfants, ne pas faire de vagues etc. », mais elle commence ses voyages avec son père en 1865. D’abord vers la Syrie et les bords du Nil, puis en Sicile avant de rejoindre le continent américain.

Elle écumera le Canada, les Etats-Unis, la Jamaïque, passera un an au Brésil puis en 1875 elle commence un périple de deux ans autour du monde où elle peindra les plantes de Californie, du Japon, de Borneo, Java and Ceylan (Sri Lanka). Elle passera un an en Inde, puis se rendra en Australie sur le conseil de Charles Darwin (rien que ça). Ses autres voyages seront en Afrique du sud, aux Seychelles et au Chili… mais voyez plutôt :

Laura Dekker, qui a navigué en solitaire autour du monde à seulement 14 ans

Moi qui ait pour projet d’apprendre la voile et traverser le Pacifique afin de rejoindre les îles marquises dont je rêve depuis mon enfance, quelle meilleure inspiration qu’une fille… de 14 ans qui a navigué autour du monde à 14 ans? Elle est née et a grandi sur et au milieu des voiliers et n’a pu résister à l’appel des océans. J’aime beaucoup sa détermination, son humour et le fait qu’elle soit parfois grumpy et rude dans le film, bref, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds! Mais de son voyage, c’est encore elle qui en parle le mieux.

Vous pouvez voir le film « Maidentrip » en intégralité (passionnant) sur NETFLIX. Elle continue désormais de sillonner les océans…

 

Je rajouterais peut-être de nouvelles inspiratrices à cette liste, où peut-être connaissez-vous des personnalités extraordinaires dont les aventures sont contées?

En tous cas je vous souhaite bon visionnage si cela vous intéresse.

 

Image de couverture : Anne-Marie Schwarzenbach par la photographe allemande Marianne Breslauer

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Je parle du village de Lava dans les montagnes et de bouquins

By 14 janvier 2016 Inde du nord, Inspiration

Suite à nos quelques jours à Darjeeling dans le West Bengal en Inde, nous sommes partis à la recherche d’un endroit plus calme et dans la nature, c’est alors que nous est venue l’idée de nous rendre dans le village de montagne de Lava, à la même latitude que Darjeeling mais en dehors des grands circuits touristiques. Ce carnet de voyage fait aussi office de carnet de notes littéraires en son milieu, ne me demandez pas pour quoi, c’est comme ça.

Si vous avez un peu de temps devant vous pour lire c’est par en dessous sinon n’hésitez pas à aller voir (ou revoir) ma vidéo « Darjeeling & Lava« .

Lava-21Vue depuis le village, un chien dormeur et un coq chanteur dans ses rues calmes.Lava-20

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Samedi 28 novembre 2015 : Darjeeling to Lava

Nous faisons nos adieux au papi de la guesthouse avant de descendre Darjeeling avec les sacs à dos à la recherche de la gare des jeeps collectives. Nous devons en prendre une d’abord pour Kalimpong, autre ville importante du Gorkhaland puis nous verrons là-bas comment rejoindre le village qui ne sera plus qu’à 36 km en théorie. Coup de chance, nous arrivons pile poil pour compléter les deux derniers sièges d’une jeep et partons sur le champs. La route est jolie, à serpenter entre les montagnes, encore ces jolies maisons en bois colorées, ces fleurs et cette végétation luxuriante. Puis nous descendons dans une vallée où nous longeons puis traversons une rivière turquoise avant que la route ne remonte sur la montagne suivante.

A Kalimpong, après nous être renseignés des horaires des jeeps et bus pour rallier Siliguri, où un train de nuit nous attendra le dimanche soir, nous embarquons dans une jeep partagée à destination du village de Lava. Les paysages sont absolument magnifiques mais la route complètement défoncée (d’où l’utilité de la jeep) et au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude, les forets se parent de conifères et une brume épaisse nous enveloppe. C’est gris clair et frais avec les nuances de sombres des troncs foncés des pins. Nous arrivons donc à Lava dans le froid et le brouillard. Après une collation dans l’hotel-restaurant sur la place principale, mon Barbu part à la recherche d’un logement à prix abordable.

Le soir.

On est là, au chaud sous les couvertures dans le village de Lava. C’est dans le nord est de l’Inde, entre le Népal à l’ouest, le Sikkim au nord et le Bhoutan à l’est. La route pour s’y rendre est trouée, la forêt et les paysages sublimes. Sans prétention, juste subliment bruts. Les hameaux traversés, les maisons colorées, les arbustes à énormes fleurs rouges, la forêt de bambou et au loin, ce ciel gris qui menace, encore, notre soif de vues sur les sommets blancs de l’Himalaya. Les montagnes se dessinent entre les napes de brume, couvertes de forêts dans lesquelles vivent pandas roux et léopards. La route devient de plus en plus défoncée. Pour une fois, nous sommes assis sur les sièges avant de la jeep. Entre mon Barbu et le jeune chauffeur, né en 88, groupe sanguin O positif, je sens le levier de vitesse s’enfoncer dans ma cuisse droite à chaque fois qu’il repasse la seconde. Je conduis à nouveau, par procuration. Ses pieds sur les pédales, les virages qui s’enfilent, le bosses qui se dessinent. Je me demande s’il les connaît par cœur, ces virages et ces trous. S’il aime son travail. Comme la route monte perpétuellement on finit immanquablement par prendre de l’altitude. Nous sommes dans les nuages, la température se rafraîchit. Des personnes attendent sur le bas côté. La jeep s’arrête, les trois hommes grimpent sur le toit, la jeune femme en pantalon de pyjama pilou avec pinguins et étoiles de neige s’assoit entre le chauffeur et moi, levier de vitesse entre les jambes. Ils ont l’habitude, ici, de conduire alos qu’ils sont quatre sur la banquette avant.

Nous arrivons dans le village embrumé. Alors que nous cherchons un restaurant, nous poussons une porte sous une enseigne… mais dans la pièce seulement une table de ping pong et deux joueurs.

Nous entrons dans un hôtel restaurant. Pour accéder à la seconde partie il faut traverser une boutique de souvenir. Deux moines bouddhistes quittent la salle et nous nous retrouvons entourés d’assiettes pleines de restes de poulet. La télévision joue un film d’action où des filles blondes aux décoltés avantageux et fringues de « rangers » tirent sur des militaires, le tout doublées en hindi (ou bengali), ce qui est très cocasse. Je mange tout mon riz avec les doigts, et mon Barbu part en quête d’une bonne auberge. Je me plonge alors dans mon bouquin et retrouve les romances adolescentes de mes deux nigériens. Parfois je regarde un peu le film, ente deux chapitres. Dehors il a l’air de faire froid. Deux jeunes grimpent sur le toit d’une jeep et essayent de se protéger de celui à venir en emmitouflant leur visages dans des foulards. L’un des foulard est rose fluo, ils s’esclaffent.

Le Barbu reviens, il a trouvé ! Il me promet une jolie vue demain matin. On pose les bagages, essayons d’avoir des infos au « point tourisme » vers les jeep. Sans succès ! Ce sont juste les conducteurs des jeeps qui vont et viennent, mais personne pour vraiment nous rensigner ni sur le parc naturel ni sur les activités du coin. Trois touristes du Bangladesh sont là, ils se prennent en photo avec nous, on échange quelques mots et ils repartent. La nuit commence à tomber. On descend le village.

On atterri dans un des seuls troquets à soupe, momos (raviolis vapeurs de légumes ou viande) ou fryed noodles (« Chomein ») avec un peu d’animation. Les Bengalis que nous avons rencontré au point tourisme sont dedans. On boit une bière Sikkimi que l’on va nous chercher sous le manteau, commandons momos et soupe. Si seulement nous avions pris des chowmein (nouilles frites)… La soupe est infecte ! De l’eau chaude avec des cubes en poudre pas dilués et en trop grosse quantité, avec quelques morceaux de chou et des grains de mais qui ressemblent à du plastique qui flottent dedans. Mais le tenancier est tellement gentil et souriant que l’on se force ! Et finalement on rigole bien, et on discute un peu avec les Bengalis. Puis rapatriement au chaud.

Après avoir constaté qu’à la tévé il n’y a qu’Alien 3 en anglais, on se plonge dans les films que Pankaj nous a donné à Kolkata.

La Vénus à la fourure, de Polanski. Un délice, une merveille.

Et puis, Dans la maison, de François Ozon. Tout pareil.

Après ces deux films si géniaux, me voici à penser à nous. Deux idiots devant des films plutot intelligent, ça fait du bien. Tous les deux, on était en classe littéraire au lycée. Certes, pas à la même époque. Lui il aime bien les livres du genre Bret Eston Ellis, et Sur la Route de Kerouak. Mais je ne l’ai jamais vu lire autre chose que des magazines. Il a acheté un livre sur un fonctionnaire indien qui plaque son boulot et part en road trip en Inde. Je l’ai commencé, c’est plutôt marrant même s’il se répète. Moi j’aime les Kundera (comme toutes les meufs), les livres qui se passent dans les années folles où ceux qui me font voyager.

Je me rappelle que ma maitresse me disait d’aller jouer avec les autres plutôt que de lire à la récré. Balle aux prisonniers ou tomate ? Les encyclopédies en 12 volumes dans le placard. Les magazines sur les papous, les danses balinaises, les « africains » qui se teigent les cheveux à la paille de riz. Les livres piqués dans la bibliothèque des parents.

J’aurais du lire plus.

Après, il y a eu les lectures obligatoires. Au collège, je lisais encore beaucoup à coté, j’étais forte en rédactions.

Et puis il y a eu internet.

Au lycée, je n’ai même pas lu tous les bouquins au programme. J’adorais mes cours de littérature même si la prof était rosse, un des seuls cours où je ne squattais pas les sièges du fond. J’ai adoré étudier le Guépard de Lampedusa, décrypter les pensées de Pascal, analyser Sheakspeare même si en anglais c’aurait été mieux. Ensuite, l’IUT, la fac, le master pro. Vous croyez vraiment que j’allais lire des livres sur les théories de la communication et autre bullshit ? En licence, j’ai adoré les extraits de livres de sociologues sur lesquels notre « maitre de conférence » beau gosse nous obligeait à bosser toutes les semaines (pour notre grand bien).

Et puis, on travaille. J’ai lu des études de 500 pages sur l’économie des médias pour en faire des synthèses, des études sur les thunes que le business du sport allait rapporter au niveau mondial, des articles sur les nouvelles technologies mobiles dont je ne comprenais pas tout, et puis, dans mon dernier job, des CV et books d’architectes, d’ingénieurs. Des articles sur l’architecture. Et puis le lonely-planet Kirghizistan. J’ai eu des passages où ça me reprenais, où j’essayais de lire toute la bibliothèque du Barbu pendant mes trajets de bus pour aller bosser. Mais rien à faire, le temps passe, l’attrait irrésistible des écrans persiste, surtout quand il y a du wifi.

Kalimpong, j’y étais déjà allée auparavant… par le livre de Kiran Desai, une auteure indienne, « La Perte en héritage » en français. Ici une critique complète de ce roman qui m’avait beaucoup plu, publiée sur le New York Times en février 2006. Et le thème du multiculturalisme y est largement abordé, que ce soit de façon directe ou en sous-couche tout comme dans le livre « Americanah » que je viens de lire. Je l’ai acheté à Kolkata, c’est de Chimamanda Ngozi Adichie. C’est bien écrit, intelligent, « sharp », et en anglais américain & nigérian.

Dans le premier, une petite fille indienne, Sai, qui a été élévée chez les bonnes soeurs se retrouve chez son grand père à Kalipong. Le fils du grand père s’exile aux Etats Unis, attirés par les sirènes du rêve américain, mais en fait il va se galérer et finir par rentrer. Dans le second, ce sont des jeunes ayant grandi ensemble, qui étant à l’université sont contraints de s’exiler pour continuer à étudier, à cause des instabilités politiques et grèves au Nigeria, leur pays. Ifemelu, la fille, réussi à partir aux Etats-Unis, et découvre qu’elle est noire, Obinze, le personnage masculin part lui à Londres, avant de revenir au Nigeria et d’y faire fortune. Mais dans ces deux histoires on retrouve : un exil, des histoires de rêves, de dure confrontation à la réalité (ou aux réalités), de découverte et adaptation ou non / observation d’une autre culture… et de retours au pays. Les deux sont au final très sociologiques. L’un décrivant avec dureté la culture de l’ouest menée par la société de consommation, l’autre les questions raciales aux états unis de façon très franche, et les différences culturelles avec le Nigeria.

PS 1 : Oui je viens de passer d’un carnet de voyage à un carnet de bouquins mais c’est mon blog je fais ce que je veux ! (non mais ho).

PS 2 : et oui il n’y a pas que les mecs qui écrivent de bon bouquin, vive les auteurEs. A voir, la planche de BD de Maureen (Diglee) sur les femmes de lettres et leur absence dans les programmes du bac.

Dimanche 29 novembre 2015 : de Lava à Siliguri

J’ouvre les yeux et réalise que la lumière est déjà là. Je bondis de mon lit pour la fenêtre, voir si la « petite vue » dont m’a parlé le Barbu existe vraiment. Je dois faire vite, avant que les nuages ne se lèvent, il est 6h30. Après avoir lutté avec la fenêtre et son drôle de système d’ouverture, une bouffée d’air frais me saute au visage, et devant moi :

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Pour plus d’images de cette magnifique ligne de crêtes, voir la vidéo de Darjeeling & Lava également.

Les crêtes couvertes d’arbres qui se dessinent, légèrement estampées et au loin, la ligne saillante des hautes montagnes, celles qui jouent à cache-cache avec nous depuis que nous avons quitté l’Uttarakand (Inde). Tout à gauche, j’aperçois même des sommets blancs qui rougeoient et rosissent alors que l’astre rouge pointe le haut de sa sphère au dessus des crêts arborés.

Il ne faut pas trop tarder, aujourd’hui nous voulons visiter le village de Lava où nous sommes, situé à une grosse trentaine de kilomètres de Kalimpong. Après un petit déjeuner de biscuits secs, nous partons sur la route, après avoir demandé quelques indications à des habitants nous grimpons direction le sommet de notre petite montagne. Un chien sympathique avec de beaux yeux vairons nous accompagne jusqu’à la forêt, où il nous dégotte un chouette sentier. Nous continuons de grimper sur ce sentier caillouteux. Sur le sol, de grosses feuilles mortes colorées, châtaignes et drôles de glands : c’est la première fois que l’on se sent en automne « comme on a l’habitude en France » depuis que nous sommes partis. Et l’hiver approche. Un glissement de terrain coupe notre route forestière, nous escaladons ce mélange d’arbres morts au combat, fougère, terre sablonneuse et cailloux dans la fraicheur de l’odeur d’humus.

Un peu plus loin, de grands conifères succèdent aux feuillus, et alors que la transition inverse se réalise, je vois mon Barbu au loin qui me fait de drôles de gesticulations et pointe la forêt du doigt. Ah, il imite un singe. Le temps que j’arrive, j’aperçois une sorte de gros macaque qui nous montre ses fesses en se sauvant, sautant d’arbres en arbres.

Un peu plus loin, il m’indiquera toute une troupe, une horde ou je ne sais plus comment on dit chez les singes malgré tous les documentaires animaliers ingérés. Nous les suivons des yeux, fascinés par ses animaux qui s’expriment en petits cris, sifflements et gazouillements, et leur agilité à se déplacer en sautant d’arbres en arbres. C’est toujours autre chose d’observer des animaux sauvages, ce n’est pas comme ces singes « de bord de route » qui ne craignent pas l’homme, leur regard nous narguant presque, avec cet air de racaille qui veut nous voler notre gouter.

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Un cottage du département des forêts (l’ONF local si on veut)Lava-7

Une fougère arboricole on diraitLava-8 Igor le chien.
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Il est temps de redescendre au village, on nous a dit qu’il y aurait une jeep partagée à 13h qui se rendrait à Kalimpong, et rien plus tard. Et oui, on est dimanche, il y a moins de transport en commun. Nous faisons un tour dans le village et avalons quelques veg momo et chowmein (nouilles chinoises sautées aux légumes) avant d’aller visiter le temple bouddhiste situé en bas du village.

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Ceci fait, nous retournons sur la « place principale » pour attendre notre jeep. Les infos sont contradictoires, certains nous disent que non, il n’y a pas de jeep pour Kalimpong maintenant, d’autres que si à 13H… puis à 13H, à 13h30. Mon Barbu commence à s’impatienter. Puis un jeune homme de la coopérative de jeeps partagées nous dit qu’il y a une jeep qui va arriver, elle va à Siliguri. Nous sautons sur l’occasion, nous avons un train ce soir à Siliguri, nous ne pouvons pas nous permettre de rester coincés ici. Lorsque le véhicule arrive, on monte avec un monsieur (et son pull Maya l’abeille) accompagné de son acolyte, c’est tout. Un des passagers précédents a dû être malade, l’odeur à l’intérieur du véhicule est infecte… mais les paysages qui vont se dérouler sous nos yeux lors de notre descente vers les terres me la feront (presque) oublier. La petite route serpente entre hameaux fleuris et leurs maisons colorées, sur fond de pans de montagnes où s’égrainent quelques habitations en bois. Le soleil fait son apparition, et le paysage change, nous avons perdu de l’altitude et des plantations de thé s’étalent à nouveau de chaque côté de la route. Rangs de buissons tous ronds protégés par quelques arbres par ci par là.

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Alors que nous entamons la partie plate, où une route goudronnée toute neuve qui remplace notre piste à trous, le chauffeur nous informe par le biais de Mr Maya l’abeille (car il ne parle pas anglais) qu’il ne va pas jusqu’à Siliguri car son véhicule a un problème. Ce qui est très étrange car il se faisait plaisir à foncer comme un bourrin sur la route dépliée de ses virages… Il nous dépose au croisement avec la route de la plaine, Maya et son copain descendent mais ne sortent pas leurs sacs, le chauffeur nous passe nos sacs nous fait payer genre 20 roupies moins chers que prévu et nous dit qu’il faut que l’on prenne un bus, justement en voilà un qui arrive à toute allure, il l’arrête, nous courrons après le bus… et là nous avons le temps de réaliser que le chauffeur s’est bien foutu de notre gueule. Il nous reste plus de la moitié du chemin à parcourir jusqu’à Siliguri, il nous a fait payer plein pot, nous avons du payer le bus en plus et Maya l’abeille ne s’est pas précipité pour prendre le bus. Je pense qu’ils se sont fait leur petit arrangement dans notre dos les *****.

Enfin bref après une bonne heure de route sur la banquette du bus à se faire secouer comme des pruniers, nous nous faisons déposer à une intersection en dehors de la ville (car le bus ne va pas jusqu’à la gare, ça serait trop beau). De là on nous dit de prendre un « auto » (les rickshaws partagés) jusqu’à NJP, la gare. On roule un bon moment, la tête dans la pollution, les oreilles dans les klaxons avant de nous retrouver pour la troisième fois du mois à la « délicieuse » gare de NJP à Siliguri.

Prendre le train

Un marché à la bougie, devant la gare de SiliguriLava-36

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Affamés, nous retournons au restaurant où nous étions venus la dernière fois en arrivant du Népal qui sert un délicieux dal fry (vraiment délicieux). Il s’agit de PRAKSH HOTEL* dans la ligne de restau en face de la gare. (*Oui dans l’est de l’Inde les « hotels » sont souvent juste des restaurants. Pour dormir c’est plutôt des « lodging » qu’il faut demander).

Après avoir tué le temps à l’internet, nous marchons sur la gare pour voir qu’en est-il de notre train. Et bien il a deux heures et vingt cinq minutes de retard.

Ca prend évidemment du temps et plein de vérifications auprès des monsieurs de la gare pour déterminer cela car les annonces sont faites en trois langues (hindi, bengali et anglais) et la dame annonce un numéro de train et sa destination et non le nom du train, sauf qu’entre tous les autres numéros dur de savoir si c’est bien notre train ou l’autre train de nuit qui se rend également à Guwahati.

Une fois que nous sommes sûrs que c’est bien le notre, nous allons nous assoir dans la « waiting room » masculine de la classe « sleeper » (le Barbu n’a pas le droit d’entrer dans la waiting room féminine). Je m’assois près d’un monsieur souriant qui m’accueille sur le siège voisin du sien. Alors que mon Barbu se réfugie du bruit incessant des annonces de la gare en regardant un film sur la tablette près des prises (OUI il y a des prises électriques accessibles dans toutes les gares), le monsieur me fait la conversation, bientôt rejoint par mon autre voisin. Le premier a 50 ans, est Népalais et travaille au Qatar où il est chauffeur de taxi. Il a des vacances tous les deux ans et là il va prendre le train pour Hampi dans l’Inde du sud avec sa famille qu’il voit donc rarement : sa femme et ses deux fils, un petit garçon et un ado. A ma gauche, plus jeune, c’est un militaire, son anglais est basique mais son envie de me parler énorme. Il ne cesse de me poser des questions et se révèle très intéressant. Il voyage avec deux autres hommes, qui dorment par terre devant nous sur leur paillasse en plastoc. Son père est fermier dans l’état de l’Haryana, à l’ouest de Delhi, il cultive du riz pour en faire de la farine (qui sert à faire les rotis/chapatis). Il me parle des problèmes des femmes qui ont trop d’enfants dans les campagnes par manque de contraception/ éducation. Il me demande si les gens sont aussi blancs que moi en France, ce qui m’amuse beaucoup.

Après diverses discutions tous les trois, ils décident que j’ai une bonne propension à apprendre l’hindi donc ils me mitraillent de mots. Heureusement le Barbu me rejoint et interrompt mon cours de langage improvisé à minuit dans une gare. Il est temps d’aller voir si notre train arrive, et a quel voie. Une fois le quai trouvé, on se régale de samossas, étonnés de voir que tout est encore ouvert, des fonctionnaires travaillent dans les bureaux, et ce surement toute la nuit, étant donné que le train de mon nouvel ami le militaire aux longs cils a 5h de retard ! (sur un trajet de 32h originellement).

Et hop, dans le train direction Guwahati la capitale de l’Assam où nous arriverons demain matin. De là nous rejoindrons l’état du Meghalaya, notre incursion dans les états peu connus du nord-est de l’Inde peut commencer !

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Cavaliers au long cours

By 3 février 2015 Asie Centrale, Daily Life, Inspiration, Kirghizistan

Dans mon article sur les aventuriers, je vous avais évoqué deux livres que je venais d’acheter :

  • « La chevauchée des steppes : 3000 kms à cheval à travers l’Asie centrale » de Priscilla TELMON et Sylvain TESSON, ainsi que
  • « Cavalier des Steppes, à travers les montagnes d’Asie Centrale » de Nicolas DUCRET.

Les deux premiers ont voyagé entre l’été et l’hiver 1999 et le second quasiment dix années plus tard, en 2007. Ils parcourent chacun environ 3 000 km sur leurs chevaux, entres steppes et montagnes d’Asie centrale. J’ai choisi de vous présenter les deux livres avec un résumé (un peu exhaustifs, mais je pense que c’est vraiment important pour saisir l’idée des livres) ainsi qu’une citation de mon choix, puis des photographies, avant de vous donner mon avis. Et pour terminer, je vous présente deux portraits de voyageurs à cheval : en France… et également en Asie Centrale.

Le pitch de La chevauchée des steppes:

La chevauchée des steppes

Partis du Kazakhstan sur les routes de la soie, avec un étalon et deux hongres, Priscilla Telmon et Sylvain Tesson, à vingt-trois et vingt-sept ans, ont affronté, durant six mois, trois mille kilomètres de steppes, de montagnes et de désert : vallées arides du Tadjikistan, oasis de Samarkand et de Boukhara, Sables rouges d’Ouzbékistan, marais de la Karakalpakie… Une cavalcade qui n’est pas de tout repos. Il faut échapper aux voleurs de chevaux, faire le gros dos quand un orage vous surprend à quatre mille mètres d’altitude, sortir du marais un cheval qui se noie, passer entre les mailles d’une guérilla islamique, dénicher chaque jour l’alpage ou le fourrage goûteux pour leurs compagnons, et négocier aux frontières avec des fonctionnaires bornés tout droit sortis d’un album d’Hergé…
Ils ont de bons guides, heureusement : les récits de grands voyageurs, comme Guillaume de Rubrouck ou Ella Maillart – lesquels à leurs époques ont subi les mêmes avanies -, et par chance tous ces peuples cavaliers, descendants des hordes qui derrière Gengis Khan faisaient trembler la steppe, sont merveilleux d’hospitalité. Même s’ils vous gavent de lait fermenté agrémenté de vodka. Et même si sous toutes les yourtes de laine et dans toutes les maisons de terre on regrette le bon vieux temps de Brejnev… la bolchevita !
C’est au seuil de l’hiver que la caravane atteint la mer d’Aral, pauvre flaque épuisée par les pompages agricoles. Et là que « La petite fleur » et « L’homme que l’on pleure quand il part » lèguent, le cœur serré, Ouroz, Boris et Bucéphale, leurs meilleurs compagnons d’aventures. (source)

Livre de poche d’environ 300 pages.

Une citation (p. 94) :

Au fond du Thalweg affleure une veine de marbre. Parfois la nature dispose aussi des pavements du luxe. […] Le sentier accroché à des versants très raides disparait parfois dans une saignée d’éboulements. Les chevaux passent lentement, au bord de l’équilibre, avec cette sûreté des machines que leur poids rive à la pente. Depuis la selle, la vue est vertigineuse sur le filet d’eau qui s’inscrit sous l’étrier, à des centaines de mètres en contrebas.

Photos de Pricilla TELMON et Sylvain TESSON

Photos de Pricilla TELMON et Sylvain TESSON

Le pitch de Cavalier des steppes :

cavalier des steppes couverture Cavalier émérite amateur de voltige cosaque, Nicolas Ducret s’est lancé le défi de traverser l’Asie centrale à cheval. Parti seul des contreforts de l’Altaï avec un étalon et un hongre de bât, il chemine sur plus de 3 000 kilomètres, franchissant les monts Célestes et les chaînes du Pamir et de l’Hindu Kush. De l’aridité des steppes kazakhes aux riantes montagnes kirghizes, des plateaux tadjiks balayés par le vent aux vallées afghanes baignées de soleil, il s’aventure sur des terres mythiques marquées par les conquêtes successives, et découvre des peuples à la fois généreux, aguerris et libres
En mai 2007, le printemps s’annonce tardivement. Les grandes transhumances ont repris, entraînant familles et troupeaux dans les alpages. Nicolas Ducret, pas encore trentenaire, s’installe chez un Russe dans un petit village à quelques heures d’Oust-Kamenogorsk, au pied des montagnes de l’Altaï, dans le nord du Kazakhstan. En quelques semaines, il rassemble deux chevaux : Tsigane et Musicien des steppes, puis part sur les pistes en direction de Kaboul avec l’ambition de se lancer dans une longue dérive dans laquelle il côtoiera des hommes, traversera des steppes et des montagnes, et peut-être découvrira-t-il alors le cœur de l’empire des steppes.
Il parcourt d’abord les vastes steppes du Kazakhstan, couvertes de folle avoine aux reflets argent qui ondoie et scintille à l’infini. Ensuite la caravane s’enfonce dans les Tian Shan. À plusieurs reprises, elle est arrêtée et contrainte de prendre des voies parallèles. Au son des joueurs de dumbra et du chant des conteurs, sous les cascades de thé et les litres de vodka, le cavalier des steppes partage la vie de ces peuples et écoute leurs histoires mouvementées.
À la fin de l’été, il arrive sur les hauts plateaux du Pamir tadjik qu’il parcourt dans la solitude la plus complète. Ses chevaux intriguent : certains villageois en voient pour la première fois.
Après trois jours de négociation avec les douaniers, il entre en Afghanistan. Le pays n’est pas sûr. Depuis l’été, il a de nouveau plongé dans le chaos, et les enlèvements d’étrangers se multiplient. Les seigneurs de guerre lui délivrent un laissez-passer et un berger accepte de le guider jusqu’à Kaboul. La caravane s’agrandit et reprend la route à travers les vallées isolées de l’Hindu Kush. Les chevaux peinent sur les sentiers de muletiers. La nourriture est rare. Dans les villages où ils se réfugient la nuit, ils rencontrent des hommes, comme sortis d’une autre époque. Au seuil de l’hiver, après six mois de marche, la caravane descend la vallée du Panjshir et entre dans Kaboul. Dans quelques jours, se tient le premier bouzkachi de la saison. Le cavalier venu du Kazakhstan y participe. Et le hurlement des tchopendoz résonne de nouveau dans la plaine de Chamali, là où Ouroz, le tchopendoz
des Cavaliers de Joseph Kessel, disputa le « jeu du Roi ». (source)

Une citation (p.257) :

Je laisse mes chevaux boire un peu d’eau saumâtre puis nous quittons les rives du lac. Le plateau est sec, désolé. Le sol caillouteux se fragmente en poussière. Sable, terre et roc se mêlent. Je contourne pendant des heures une montagne épaisse, ocre, géante, dont la base s’étire sur des kilomètres. N’est-elle pas en mouvement ? À chaque regard que je jette en arrière, l’impression que je n’ai pas bougé me décourage. Marche lente sur le tapis des pierres. Comment des hommes peuvent-ils vivre ici ? Quel chef a pu un jour avoir l’idée de mener son peuple dans un tel territoire ? Dans ce pays de la démesure, les hommes ne sont que poussières offertes aux caprices et à la rudesse du climat. L’humain s’efforce d’y trouver une place qu’il n’a pas, d’y maintenir coûte que coûte sa présence.

cavalier des steppes

Photos de Nicolas DUCRET

Pour voir plus d’images, ce diaporama. Vous pouvez également lire un interview de l’auteur a propos de ce voyage;

Mon avis :

J’ai lu ces deux livres à peu près en même temps, en commençant par celui de Sylvain & Priscilla, pour des raisons chronologiques principalement. Je me disais qu’ainsi je pourrais voir l’évolution des pays traversés par les deux équipées à huit années d’intervalles. Mais je dois avouer que j’ai eu un peu de mal parfois avec le style de Sylvain TESSON, un peu trop « riche » à mon gout. Beaucoup de références historiques, sur des personnages, des œuvres non expliquées clairement et comme je lisais principalement dans le RER je n’avais pas spécialement envie d’ouvrir Wikipédia tous les trois pages. (à moins d’être un pro sur la géopolitique du Turkménistan dans les années 60 ou à l’ère d’Alexandre le Grand). Là où la lecture de la situation géopolitique était expliquée de manière très fluide, sans nuire au récit de voyage chez Nicolas DUCRET.

itinéraires

Cliquez pour voir en plus grand (cartes par mes soins)

On est très vite embarqué dans ses descriptions de paysages, on a peur avec lui lorsque, seul avec ses deux chevaux, au milieu de nul part il se fait parfois alpaguer par des groupes d’hommes louches et alcoolisés, on savoure la solitude d’un désert, s’émerveille de ces chevaux qui bravent tout, malgré quelques coups de déprime, on vit avec lui ces soirées où l’on se moque de ces occidentaux qui « referment les bouteilles pour les finir plus tard ». Par contre les trajets ne sont pas tout à fait les mêmes, et l’on découvre d’autre choses avec Priscilla et Sylvain, comme leurs déceptions de ces villes modernisées, là où ils avaient projeté une image mentale nourrie des descriptions lues dans des livres. Dans leur livre, ils s’effacent beaucoup plus : ils parlent du voyage en soi, des rencontres, des paysages, de leurs chevaux, mais on manque un peu de leur opinion, leur propre ressenti, c’est comme si le narrateur s’était caché. Ce qui peut plaire à certain, mais qui m’a un peu déstabilisée dans ce récit. La partie sur la découverte de la mer d’Aral qui recule inéluctablement, déshydratée par les cultures intensives m’a vraiment bouleversée, aussi bien par leur rencontre avec cet ancien pêcheur que la description de leur avancée qui semble sans fin avant qu’enfin, apparaisse cette eau.

Vous l’aurez compris, j’ai préféré « Cavalier des steppes », que j’ai dévoré à toute vitesse, riant parfois aux situations cocasses, étant effayée avec ce jeune homme voyageant seul qui se retrouve parfois dans des situations un peu craignos, rêvant avec lui, les yeux perdus dans ce paysage que j’entrevois à travers ses mots. Un vrai coup de cœur !

Les voyageurs à cheval

Après lecture de ces deux ouvrages, il m’est venu à l’idée d’écrire un article plus global sur le voyage à cheval et pourquoi pas dresser le portrait de quelques cavaliers au long cours « actuels ».

J’ai réalisé que malgré la profusion de randonnées « all inclusive » partout dans le monde ou en France que l’on réserve sur internet (je n’ai rien contre, mais ça coûte une fortune), il y a également pas mal de gens qui font ça « à leur sauce », qui vont voyager en autonomie et c’est plutôt cela qui m’inspire. En voici quelques exemple de ma connaissance : une liste qui n’a pas pour but d’être exhaustive, mais si ce genre de petit portrait vous plaît je pourrais développer cela de façon plus fournie.

Sur les routes de France

Photos de Irwin Zenatti

Photos de Irwin Zenatti

A l’image d’Irwin & Mirha, leur chienne Canelle et leurs trois chevaux Olga, Razel & Jeki qui ont fabriqué eux-même leurs selles et leurs bats qui sont partis sur les routes avec le projet d’aller des Pyrénées jusqu’en en Europe de l’Est, dans les Carpates… mais il sont eu une surprise en route. Leur jument Olga était pleine sans qu’ils sans soient rendus compte et a donné naissance à un poulain au bout de deux mois de voyage. Ils ont donc rebroussé chemin et terminé leur équipée en France avec ce nouveau petit voyageur. Ils ont remis ça en 2014 avec un nouveau voyage vers le sud : les Pyrénées avec pour ligne de mire la péninsule Ibérique… et vous pouvez les suivre sur Facebook où ils postent leurs magnifiques photos régulièrement. J’ai beaucoup aimé le fait qu’ils aie fabriqué eux même leur matériel comme les selles et les bâts et aie expliqué cela sur leur site (moi qui suis très sensible au bricollage/bidouillage/Do It Yourself), même si évidemment, on ne s’impose pas bourrelier. Le fameux Emile Brager qui a écrit la Bible du voyageur à cheval propose d’ailleurs des stages sur le bâtage.

Step by Steppe : la chevauchée initiatique d’un père et son fils au Kirghistan

stepbysteppe

Renaud décide d’emmener son fils Tom, qui « tourne mal » au Kirghizistan pour trois mois de vie nomade en totale autonomie… Le jeune homme aurait gâché son temps à « perturber, provoquer, chercher la bagarre jusque dans le sport où il excellait auparavant, à s’anesthésier au cannabis dans les fêtes de copains, et même le matin, en partant au lycée. Et encore le soir, seul dans sa chambre… » (Article du Monde)

Tous deux, ils commencent en France par se préparer au voyage à cheval chez Pierre Maupas, dans l’Aveyron. Et puis c’est le grand départ. A l’aide d’un contact sur place, ils achètent leurs chevaux au bazar, puis mettent trois semaines à achever leur préparations : confection des sacs, sacoches, selles, intendance… et c’est parti !

Je n’en dis pas plus, et vous laisse rêver avec cette vidéo présentant leur voyage :

Vous pouvez voir les photos et vidéos de l’aventure sur leur page Facebook.

 

 

 Et vous,  avez-vous des idées d’aventures équestres ? Cela vous plairait-il que je vous parle d’autres expéditions du même acabit ici ?

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Mongolian Steppes by Linh Vien Thai

(image : Mongolian Steppes by Linh Vien Thai)

Quand j’étais petite, j’avais envie d’être « fermière ». A l’école primaire, après avoir fini la classe, je prenais mon vélo et descendais ma rue pleine de trous à toute vitesse pour aller à la ferme des frères Guyot. Pendant qu’ils procédaient à la traite des vaches Montbéliardes, ils me donnaient les « biberons » : des gros cubis de plastiques remplis de lait avec une tétine plantée en bas, avec lesquels j’allais nourrir les jeunes veaux. Les cubis étaient lourds. Les box des veaux étaient construits en bottes de paille avec une palette en guise de porte. Parfois ils étaient dans des sortes de grandes niches. Après les avoir abreuvés, je leur faisais téter ma main pour sentir le contact de leur petite langue rugueuse qui allait plus tard arracher la bonne herbe des prés francs-comtois. Après ça, j’essuyait cette bave de veau toute laiteuse sur un revers de mon pantalon, et allait jouer dans les bottes de foin avec Roxy, la chienne de la ferme. Parfois j’allais observer les gestes des deux frères en train de traire. Puis on prenait un bâton, on appelait Roxy, et on ramenait les vaches aux mamelles allégées au pré, en prenant garde de ne pas glisser sur une bouse. Un jour j’ai assisté à la mise bas d’un veau. Et puis est arrivé le collège, dans la ville d’à côté. J’ai arrêté d’aller à la ferme après l’école.

Quand j’étais encore plus petite, je voulais être « exploratrice ». J’habitais alors au pied des Pyrénées, cette chaîne de montagne peuplée d’animaux sauvages et parcourue par les troupeaux d’estive et leurs bergers en été. J’adorais marcher, découvrir. Et puis j’ai découvert les collections de « Terre Sauvage » et de « des Pays et des Hommes » de mes parents. Les reportages sur les tribus africaines qui se teignaient les cheveux avec de la paille de riz, les papous dans la jungle, la danse balinaise… j’étais fascinée par tout ce monde inconnu qui semblait en tous points différent de mon quotidien. Je me rêvais donc en costume d’exploratrice beige comme dans les bandes dessinées, en train de naviguer sur le fleuve Amazone sur une pirogue, évitant les piranhas et en étant persuadée qu’on allait découvrir une nouvelle espèce de marsupilami.

des pays et des hommes magazine sur l'argentine

Si le film « The Truman Show » m’a fait descendre de mon nuage avec une phrase du type « mais Truman toute la terre a déjà été explorée il n’y a plus rien à déccouvrir » (casseur d’ambiance), j’ai pu me rendre compte qu’heureusement, il existait encore des explorateurs du XXIe siècle. Il  a quelques temps déjà que j’avais découvert l’existence d’une société des explorateurs français.

Mais aujourd’hui, en tombant par hasard sur un épisode de « Le grand trec – en république Dominicaine » sur Campagne TV (ça ne s’invente pas), j’ai découvert Priscilla Telmon, qui participait à cette émission. En me renseignant sur elle, j’ai tout de suite voulu lire son livre sur sa traversée des steppes d’Asie centrale à cheval en compagnie de Sylvain Tesson… Selon wikipédia, elle est « photographe, écrivain voyageur, documentariste et membre de la Société des explorateurs français (SEF) » : tout un programme!
Pour la découvrir, vous pouvez commencer par regarder ce film documentaire « Au Tibet interdit » où elle nous emmène à pied de Hanoï (Vietnam) à Lhassa (Tibet) avant de rejoindre Calcutta (Inde). Elle suivra ainsi les traces de l’exploratrice Alexandra David-Néel, la première occidentale à pénétrer au Tibet interdit et gagner sa capitale Lhassa en 1924 en marchant six mois.

Pochette dvd voyage au tibet interdit priscilla telmon

Le documentaire dure une heure, la BO est composée par Wax Tailor et je dois avouer que j’ai un petit faible pour la voix de Priscilla, et tellement d’admiration  quand je la vois marcher sans relâche, manger de la tsampa tous les jours et parler si bien tibétain !
(Pour lire la vidéo, il faut attendre environ 15 secondes puis vous verrez apparaitre en dessous de la pub la mention « start video » en rouge. Ensuite vous pourrez visionner la vidéo en plein écran) 

Après avoir visionné le film, je me suis empressée d’acheter son livre sur sa chevauchée des steppes effectuée en 1999, ainsi que celui de Nicolas Ducret qui a lui aussi traversé les montagnes d’Asie Centrale à cheval et en solitaire en 2007. Si cela vous intéresse j’écrirais peut-être un article après la lecture de ces deux ouvrages 🙂

Aujourd’hui, je viens de finir mes études supérieures. Mais je ne rêve pas de CDI. Je rêve toujours d’oser être exploratrice, ou fermière. Et le moment est peut-être enfin venu…

Et vous, vous avez déjà rêvé d’être explorateur/trice ?

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Pour la peine, une selection de super gifs Mr White style.
 
 
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