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Inde du nord

Forêt de pins et monts blancs himalayens (Argentique)

By 15 février 2017 Inde du nord, Photographie argentique

Lors de notre dernier passage en Inde, nous avons eu le bonheur de découvrir la région de l’Uttarakhand au cours de notre volontariat non loin de Ranikhet. Je n’avais pas encore dévoilé les photographies de ce coin si spécial et encore intouché, entre pinèdes et sommets himalayens… cette vue est inoubliable, et je souhaite aujourd’hui vous la partager.
Juste des photos argentiques prises avec le vieux Minolta de mon père, ni plus ni moins.

Balade dans la forêt de pins

… et les monts blancs himalayens

Un paysage dont on ne se lasse pas de sitôt.

Au boulot!

Plantation du romarin

Une collègue
Et une de mes préférées :

J’espère que ce petit voyage visuel vous aura plu, cela me fait plaisir de ressortir ces souvenirs sur pellicule.

 

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Badrinath en argentique : regard sur les sommets himalayens

By 18 juillet 2016 Asie, Inde du nord, Photographie argentique

Je reste marquée par ma visite de Badrinath, village indien sacré situé sur un plateau à 3 500 d’altitude entourés de sommets himalayens, et à deux pas du Tibet interdit. Je partage aujourd’hui avec vous mes photos de Badrinath en argentique. J’ai capturé cette lumière, ces roches et cette immensité avec un plaisir infini… et du film Kodak Portra, l’un de mes favoris.

Si vous souhaitez (re)lire mon parcours pour arriver jusqu’à Badrinath depuis le sud de l’état de l’Uttarakhand en Inde du nord, c’est par ici.

Si vous voulez vous rincer l’œil sur des montagnes (ben quoi ?), restez-là et déroulez gaiement ! Je sais qu’il y a « trop » de photos mais à mes yeux c’est tellement splendide.

Jour 1 – arrivée en fin de journée à Badrinath

Badrinath argentique-1

Badrinath argentique-2

La rivière, le pont, le village et le fameux temple.Badrinath argentique-6Détail de la rivière, sous les sources d’eau chaudeBadrinath argentique-3

Le temple, bannières au ventBadrinath argentique-4

Jour 2 – randonnée jusqu’au dernier village avant la frontière Tibétaine et une cascade sacrée

Badrinath argentique-7

Quittant Badrinath à piedsBadrinath argentique-8

Badrinath argentique-9 « Last indian village »…  le sens le la formule !Badrinath argentique-10

Dans les rues de ManasBadrinath argentique-15

Badrinath argentique-12

Badrinath argentique-14La vendeuse de pull-over

Potager montagnard

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Un homme spirituel indien (les deux photos sont prises par mon Barbu) et la Rainbow waterfallBadrinath argentique-21

Badrinath argentique-20Badrinath argentique-19 Badrinath argentique-22Nos yeux rêveurs se perdent dans cette eau d’un bleu glacier…

Et la grimpette commence sur un chemin de pierre, travail gargantuesque si proche des sommets.Badrinath argentique-23

Vent, soleil et lumière enchanteresse sur les glaciers et pentes herbeuses

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Cascade de glaceBadrinath argentique-26

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La cascade Vasudhara qui chute de 122 m.

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Au pied de la cascade, une nouvelle vallée s’ouvre sous nos yeux ébahis.

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Chapeau pointu turlututu

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Jour 3 – Montagne de Shiva et ballet aérien

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Ici les randonneurs ne portent pas de gore texBadrinath argentique-43

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Coucou toi !Badrinath argentique-45

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Avant de repartir, dernière visite au temple coloréBadrinath argentique-48

J’espère que ça vous a plu. En attendant, vive le grain, la chimie c41, aimez-vous les uns les autres et bonnes vacances !

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On a failli aller en Birmanie par la frontière terrestre Inde-Myanmar

By 10 avril 2016 Carnets de Voyage, Inde du nord, Myanmar, Pratique
frontière terrestre Inde-Myanmar

Petit billet d’humeur que j’avais écris en Inde du nord-est à propos de la frontière terrestre Inde-Myanmar, au moment où l’on a appris ben qu’en fait malgré tous nos efforts, et bien là on était impuissant, le gouvernement indien venant de fermer la frontière aux étrangers, frontière qui avait été ouverte toute l’année (et, nous l’apprendrons plus tard, rouvrira deux semaines après).

J’ai tout bien fait comme il faut. Je vous promets. Mais là, je suis vaincue. L’armée indienne se met en travers de notre chemin, et à une semaine de notre passage de frontière, l’Inde ferme sa frontière avec la Birmanie aux étrangers pour une durée indéterminée.

Et oui. On avait fait notre demande de permis à une agence de tourisme birmane pour traverser la frontière terrestre Inde-Myanmar, ouverte aux étrangers depuis peu.

On avait fait notre demande de visa Birman à Calcutta.

On s’était pris la tête pendant un mois pour pouvoir réussir à effectuer le payement à l’agence birmane.

D’abord on a voulu faire un virement mais avec les coordonnées bancaires que l’agence nous a donné impossible de le faire depuis nos banques en lignes via internet. Donc j’ai contacté ma banque en France, comme c’était dimanche, il aurait fallu attendre deux jours avant d’avoir un retour mais en plus mon banquier était en (petits heureusement) congés. Il me dit pas de problèmes je fais ça. Il fait ça. Puis quelques jours plus tard dans un internet café, il me dit qu’en fait la France a un embargo avec le pays dans lequel était située la banque à laquelle faire le virement. Il faut que j’imprime un papier, le remplisse, le signe, le scanne et lui renvoie. Et que je joigne une facture de l’agence de tourisme. Ce qu’elle ne pas fourni malgré plusieurs demandes. Je les recontacte, cette fois (quelques jours plus tard donc) j’arrive à avoir une facture. Mais dans le mail mon contact me dit qu’en fait je peux faire un payement en ligne sur internet. Ce qu’elle ne m’avait jamais dit auparavant. De plus, je découvre que le virement a l’étranger a engendré 50€ de frais dont je n’avais pas été informée au préalable. Mail au banquier : on annule tout, et je veux être remboursée des frais dont je n’avais pas été informée au préalable. On essaie le payement en ligne. CB 1 : code d’activation par SMS. CB 2 : idem. CB 3 : pareil, et en plus je n’ai plus de sous dessus, et pour mettre des sous dessus je dois me faire un virement banque 1 à banque 2 que je dois valider… par un code reçu par SMS.

Et pas de chance, dans les états du nord-est de l’Inde, notre opérateur téléphonique français (Free) ne capte pas. Mais pas du tout. Et un ami français à nous ne peut même pas accéder à sa webmail free, l’opérateur est bloqué bloqué.

Donc pas possible de payer comme ça là où on est, et on n’est pas prêt de quitter la région, au contraire, on va s’y enfoncer de plus en plus profondément. Juste avant de nous rendre au Nagaland par le nord, nous allons essayer d’autres alternatives : essayer de changer le numéro français par mon numéro indien chez ma banque en ligne. (Mais bon en fait ça ne sert à rien car on ne peux pas virer des sous dessus).

Sur la banque du chti, pas possible de faire ça. Je fais l’opération pour modifier le numéro et ça bug. J’envoie un mail à ma banque en ligne. Désespoir. Puis une idée. Je vais demander à ma mère, qui est très réactive par e-mail et sait faire des paiements en ligne, de l’effectuer pour nous et nous la rembourserons lorsque nous serons en Birmanie en espérant que Free passe là bas. On est rassurés par cette idée.

Nous allons pour prendre notre Jeep partagée pour aller à Mon au Nagaland. On marche deux kilomètres avec les gros sacs jusqu’au parking des sumos. Quand on arrive, pas de véhicule, mais un mec près du guichet.

« Pas de voitures aujourd’hui, glissements de terrains, route impraticable ».

Demi-tour, on va essayer d’aller au Nagaland par le sud. 3 jours de voyage. Ma mère a effectué le paiement. On reçoit le permis. On est sauvés youpi.

Bon comme il fait vraiment trop froid au Nagaland, on va à Manipur, l’Etat où on passera la frontière terrestre Inde-Myanmar. Il nous reste deux semaines avant le passage de frontière (oui on a un seul jour précis à déterminer lors de la demande de permis pour le passage de frontière).

On y reste une semaine, pas grand chose à faire, rien n’est compliqué mais rien n’est simple.

On décide d’aller passer une semaine dans l’état de Tripura à 400 bornes de là environ par la route. Deux jours de jeep partagées, les pires routes qu’on ai vues en Inde, des bouchons de 1h30 immobilisés à cause de camions, de la poussière, des bosses, des virages de ouf, des passagers qui vomissent à la fenêtre (ou dans la jeep), 12-13h de route par jour. Mais des paysages incroyables !

Etat de Tripura, enclavé dans le Bangladesh. Il fait chaud, la bouffe est meilleure qu’à Manipur (d’un coté easy de rivaliser avec leurs bouillies cheloues, leur chou à l’eau et les étals de têtes de poisson et pâtes de poulet), et c’est joli.

Une semaine à Agartala, on trouve un hôtel chouette qu’on négocie bien, staff sympa, on part deux jours visiter les environs. Alors qu’on est dans les environs, tremblement de terre à 4h37 du matin.

Le chti « Aurore tremblement de terre »

Moi « mmmh. Oui je sais »

Le chti « Aurore, tremblement de terre »

Moi  « oups. »

Ca dure 1 petite minute, le chti descend fumer une clope. Quand il remonte il me dit qu’il n’a pas pu sortir, les grilles de l’hôtel sont toutes fermées (et il y a des grilles aux fenêtres). Heureusement, pas d’autre tremblement, on se rendort. Au matin, un des staff de l’hôtel nous dit que l’épicentre était à Imphal, état de Manipur (où on a passé une semaine quelques jours auparavant) que des immeubles sont tombés, qu’il y a eu des morts et blessés. On l’a échappé belle. Dans l’état de Tripura, on a bien eu les tremblements et heureusement, pas de dégâts humains ni matériels. Par contre si l’épicentre était à Imphal ça a aussi tremblé coté birman et donc à la frontière, et possiblement sur la route que l’on a pris pour venir d’Imphal à Agartala, une partie étant dans les montagnes. Et au moment où l’on a pris cette route, des tractopelles nous ont immobilisées un moment à un endroit pour déblayer et prévenir des glissements de terrain.

Cette route sera t-elle accessible ? Ou faut il que l’on prenne un avion ? L’aéroport fonctionne t il correctement ?

On rentre à la capitale, Agartala. On va se renseigner, office du tourisme, coup de fil, apparemment c’est bon pour la route et pour l’aéroport.

Je reçois un mail d’Eric, notre ami français qui, comme nous, a eu envie de passer en Birmanie par la terre et qui a eu des problèmes avec sa boite mail free. Il me dit que le contact à l’agence de tourisme que je lui ai communiquée lui a dit qu’elle ne pouvait pas lui émettre de permis car l’Inde a fermé la frontière. N’ayant reçu aucune nouvelle de la part de l’agence à ce sujet, je leur envoie un mail.

Le lendemain, on va acheter nos tickets de bus dans le but d’entamer notre voyage vers la frontière, 3 jours de route.

Puis le soir on va à l’hôtel d’à côté squatter le wifi du restaurant, mail de l’agence :

« la frontière est fermée depuis hier pour les étrangers du coté Indien. Du coté birman c’est bon. On ne sait pas quand elle rouvrira pour les étrangers. »

Coup de massue.

« on va vous rembourser. Vous pouvez venir par avion. »

On regarde les avions : depuis Agarlata, Imphal pour la Birmanie : trop cher. En passant par Calcutta : toujours une fortune. Et puis finalement, Agarlata-Bankok : pas cher du tout.

Demain on vérifie en passant quelques coups de fils que la frontière est bien fermée, et si oui, on va en Thaïlande. Nous qui voulions éviter l’avion à tout prix, la border-police indienne aura eu raison de nous.

Pourtant j’avais tout donné, tout fait comme il faut.

Je bois une bière, je suis triste.

Alors pour la bière, c’est jeudi. Le jeudi, à Agartala, les booze shop sont fermés. On vient de l’apprendre. Mais astuce, il y a une trappe dans le rideau de fer. (En bas à droite). Il faut passer les billets dans la trappe et on a des bières. Voilà.

Les frontières c’est vraiment une invention débile.

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Passer la frontière terrestre Inde-Myanmar

By 10 avril 2016 Inde du nord, Myanmar, Pratique
frontière terrestre inde myanmar

Aujourd’hui je vous explique comment passer la frontière terrestre Inde-Myanmar car il est compliqué de trouver des informations récentes sur la marche à suivre.

Notre vision de ce voyage, puisqu’on a le temps, est d’éviter un maximum de prendre l’avion et favoriser transports publics (train, bus, jeep collective, rickshaw partagé, ferry public), de faire du stop et peut-être un jour même du voilier stop.
Si l’on a du se résoudre à prendre l’avion du Kirghizistan à l’Inde :

  • passage par le Pakistan pas possible, il fallait obtenir le visa depuis la France, et à cette époque là il n’était pas recommendé du tout de voyager au Pakistan pour des raisons de sécurité,
  • passage par Chine-Tibet possible mais compliqué et pour le Tibet, extrêmement onéreux, de l’ordre de 900€ par personnes pour traverser en une semaine
  • passage Chine-Inde impossible autrement, ou alors il aurait fallu contourner le pays et traverser une frontière avec le Vietnam puis traverser le Laos, la Thaïlande, la Birmanie pour arriver en Inde… et être à contresens de notre trajet ! Pareil ça nous aurait coûté une blinde.

Du coup on a pris un billet d’avion Bishkek-Delhi pour 150€ chacun environ, et avons eu le luxe de survoler l’Himalaya dans un avion quasi vide.

Mais cette fois, hors de question donc pour nous de prendre l’avion pour rejoindre le Myanmar, pays voisin de l’Inde à l’Est, après le Bangladesh.

Au début nous avons regardé des possibilités de traverser en bateau depuis Chennai (Madras) ou Kolkata (Calcutta) mais ce n’est visiblement pas possible. On peut se rendre de cette façon aux îles Andaman (qui ont juste l’air incroyables) ou en Thaïlande… mais pas au Myanmar (Birmanie).

La dernière solution restait de traverser la frontière terrestre, comme nous l’avons fait pour le Kirghizistan-Tadjikistan ou encore Inde-Nepal. Or on trouve très peu d’informations en ligne sur le sujet, que cela soit sur les forums de voyages, blogs et absolument aucune dans les guides. Mais grâce au super blog du couple de Wonderluster et leur article très clair sur comment faire son visa Birman à Kolkata on a fini par s’en sortir.

Etape 1 : contacter une agence Birmane à propos du permis MTT

En effet, pour traverser la frontière entre les deux pays il vous faudra un permis spécial qui ne sera valable qu’un jour. Et pour le moment, depuis l’Inde le seul moyen de se le procurer est en contactant une agence Birmane.

Sur internet on a trouvé via diverse sources ces deux agences qui la proposent :

Etape 2 : le visa Birman

Vous pouvez vous rendre au consulat de Birmanie

à Delhi

3/50F, Nyaya Marg,
Chanakyapuri,
New Delhi 110021

 

à Kolkata

57, Ballygunge Circular Rd, Beck Bagan,
Ballygunge,
Kolkata, West Bengal 700020

 

 

Il faudra vous munir :

  • 2 photocopies de votre passeport
  • un impression des mails à propos du permis avec l’agence birmane OU votre billet d’avion
  • une « cover letter » pour expliquer votre itinéraire, que vous souhaitez visiter le pays en tant que touriste et que vous souhaitez rentrer par la frontière terrestre avec l’aide de l’agence de votre choix
  • 1 400 INR (roupies indiennes)

Temps de traitement par le consulat : environ 2 jours ouvrés

Ce que vous obtiendrez : un visa pour le territoire Birman de 28 jours (chaque jour supplémentaire sera facturé 3$ US à la sortie du territoire) valable 3 mois à partir du moment d’émission

 

Etape 3 : le permis MTT

Re-contactez donc l’agence birmane par e-mail en joignant :

  • un scan de la page identité de votre passeport
  • un scan de votre visa pour le Myanmar
  • un scan de votre visa indien
  • le détail de votre itinéraire avec les dates
  • la date exacte de votre traversée de la frontière

Le délais de traitement est de 14 à 20 jours selon les agences mais bien sur il est possible que vous l’obteniez avant.

Avec Exotic Myanmar vous pouvez payer en ligne avec votre carte bleue. J’avais fait l’erreur d’essayer de leur faire un virement au début et cela n’a fait que compliquer les choses car j’ai du passer par ma banque française.

Vous recevrez le permis par e-mail que vous pourrez imprimer.

Etape 4 : Passer la frontière à Moreh – Tamu

Donc vous devez vous présenter au poste frontière le jour précis indiqué sur votre permis, ne lambinez pas trop en chemin car les territoires de Nagaland et Manipur sont moins facilement accessibles en transport en commun (ça serait bête de devoir prendre l’avion pour ne pas être en retard…). Depuis Imphal il doit y avoir une journée de jeep partagée jusqu’à Moreh je pense.

Etape 5 : rejoindre une zone autorisée pour les touristes au Myanmar

ça, on ne l’a pas fait, vu que l’Inde a fermé sa frontière pendant deux semaines, et ce à deux jours de notre date de passage. Malgré tous nos efforts on a finalement du prendre l’avion pour quitter l’Inde, j’en parle dans cet article : « On a failli aller en Birmanie par la frontière terrestre Inde-Myanmar« .

 

Bon courage et ne lâchez pas l’affaire !

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Manger vegetalien en Inde du nord

By 9 mars 2016 Inde du nord, Pratique, Végane en voyage

J’ai décidé d’écrire cet article purement à titre informatif, comme un retour d’expérience en tant que végane après mes quelques mois en Inde du nord.

S’il paraît vraiment simple de manger végétarien en Inde, mais pour ce qui est de l’alimentation végétalienne, c’est à dire sans consommer aucun produit issu de l’exploitation des animaux à savoir : pas de viande (cela inclus le poisson, et oui, c’est un animal !), pas de produits laitiers, ni de miel.

Dans Inde du nord, j’inclus évidemment seulement les états que nous avons traversé lors de notre voyage au long cours à savoir : Delhi, l’Uttarakhand, le West Bengal, l’Assam, le Meghalaya, le Nagaland, Manipur et Tripura.

A propos du titre : j’utilise volontairement l’appellation « végane », une traduction francisée de l’anglais « vegan ». Cela correspond à l’alimentation végétalienne mais pas que, englobant également le fait de ne pas utiliser de produits issus de l’exploitation des animaux.

Le thé

du thé à Darjeeling

du thé à Darjeeling

Indispensable et omniprésent en Inde, je vais commencer par celui-ci. C’est la partie « laitière » qui pose le plus soucis : en effet, dans pas mal d’endroit, le chai (thé) que l’on trouve partout, des petits étals de rue aux Tea Stall des sortes de mini restaurants, est au lait. Il coute en général 5 roupies et est servi dans des petits gobelets en papier, plastique ou même terre cuite. Il est parfois « masala » (c’est à dire avec un mélange d’épices) parfois pas, juste super sucré.

Mais dans les états d’Inde du nord-est, les « Seven Sisters », le « black tea » ou « red tea » est largement consommé et servi partout… et il est bon ! Souvent très sucré, les tea stalls proposent souvent des gâteaux pour manger avec ou un petit encas type « chana » (une sorte de mini salade de pois chiche). Le Barbu a voulu tester la version viandue de l’encas au Meghalaya et s’est retrouvé avec du cerveau de porc au petit dej’… bon appétit bien sur.

L’état de l’Assam (au Nord-est, donc) est le plus grand producteur de thé de l’Inde, c’était en sorte le « grenier à thé » des anglais sous l’empire colonial. Et dans l’état du Meghalaya, « l’écosse indienne », on trouve également des plantations autour de l’ancienne ville coloniale Shillong. Et il est délicieux !

Dans l’Uttarakhand et à Kolkata, impossible de trouver du thé noir dans la rue, par contre dans l’hôtel où nous avons fait notre volontariat ils proposaient du thé noir au gingembre, du thé à la « lemon grass » (une tuerie).

A Darjeeling il est bien sur possible d’avoir du thé noir ou vert (sans lait donc) mais il y a différentes gammes de prix ! (Ce n’est pas le chai de rue quoi).

Le petit-déjeuner

Dans l’Uttarakhand, on mangeait principalement des aloo paratha avec du mix veg au petit déjeuner. Traduction : un chapatti dans lequel un mélange pomme de terres, piments, herbes et autres trucs bons sont incorporés dans la pâte avant qu’elle soit étalée puis cuite, servie avec un mélange de légumes préparés je ne sais comment mais toujours très savoureux.

Un petit dej en Assam

Un petit dej en Assam

Dans l’est de l’Inde, on a découvert le puri sabji : des sortes de chapatis très légers (la farine utilisée doit être différente) frits donc bien gras qui accompagnent un curry de pois chiches, pommes de terres et piments grillés. Parfois avec du gobi (chou fleur) ou d’autres légumes.

Il m’est arrivé de manger des chowmein (nouilles sautées aux légumes) au petit dej aussi.

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Petit dej au Meghalaya

A Nongriat j’ai eu le droit à de délicieux porridges chauds aux fruits et cacahuètes. Et oui, c’était cuisiné à l’eau et non au lait.

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Les plats

On aura mangé énormément de dahls cette année en Inde sans jamais se lasser. Les dahls, ce sont des sortes de soupes de lentilles, plus on moins épaisses que l’on verse sur le riz quand c’est très liquide ou que l’on mange avec des chapatis quand c’est la version plus épaisse (« dahl fry »). Parfois servis avec du beurre au milieu, il faut bien préciser « no butter » à la commande. Sinon il y a une variété impressionnante de plats de légumes vraiment délicieux sans viande ni fromage, un jeu d’enfant ! Il y a pas mal d’endroits où les gens cuisinent avec du Ghee, le beurre clarifié : quand vous avez un doute vous pouvez leur demander si votre plat sera cuisiné au ghee, et si oui leur demander d’utiliser de l’huile végétale (type huile de moutarde par exemple). Cela a du m’arriver une ou deux fois en 3 mois de devoir demander.

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Un thali dans un petit resto local à Darjeeling avec mon pickle préféré : celui de radis !

Un coup de cœur aussi : plusieurs fois on nous a servi des currys avec de la fleur de banane, c’est très consistant et le gout est incroyable.

Une fleur de banane

Une fleur de banane

Sur la route

Dans les gares ou pendant les trajets en bus, on mangeait soit des thalis dans les restos de bord de route, soit les fameux samosas TOUJOURS bons. Même dans la gare à 1h du mat, les samosas sont bon. L’encas magique. Dans pas mal de coins il y a aussi les pakoras, ce sont des patates râpées, du piment, une sorte de pate jetée dans la friture. Ou des piments dans une pâte puis frits. On a eu des pakoras à base de sortes d’algues et de jeunes pousses d’oignons dans l’état de Manipur aussi, bien croustillant. Moi ça m’a bien plu.

Image d'illustration : à quoi ressemblent les samosas indiens !

Image d’illustration : à quoi ressemblent les samosas indiens !

Et voilà à quoi ressemblent des pakoras

Et voilà à quoi ressemblent des pakoras.

Les fruits

C’est ce qui nous aura le plus manqué au final. On était hors saison des mangues (rooh) mais dans la saison des ananas. On a gouté des ananas pimentés bien mûrs au Meghalaya et ça déboite ! Dans la même région on avait également gouté du pomelo servi avec des morceaux de piment sec et du sel, ainsi que des oranges fraiches directement cueillies à l’arbre. En dehors de cet état c’était surtout bananes mais on fini par s’en lasser bien qu’elles soient goûtues. Sur les marchés au final on voyait surtout des fruits industriels : pommes et oranges calibrées entre autres et franchement ça ne donne pas envie!

Les snacks

Pendant les trajets en bus, bananes et samosa sont de rigueur, mais je suis également devenue une grande fan des chips industriels, super épicées et piquantes !

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Lay’s est vraiment présent partout dans le monde…

Les desserts

Les régions que nous avons traversées ne sont pas trop « dessert », mais plus « pâtisseries très sucrées au lait » (surtout les bengalis). Malgré tout, nous sommes tombés amoureux des « longs » au Meghalaya, cette pâte croustillante autour et fondante au milieu, sucrée mais pas trop et frite mais pas trop grasse. Parfait avec le thé ! Sinon pour les pâtisseries parfois il y en avait au lait de cajou au lieu du lait de vache, vraiment bon. En demandant on en trouve des végane, mais souvent c’était quand même super sucré.

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On a découvert des samossas sucrés dans l’Assam et c’est franchement délicieux !

un spot de pique nique pas mal !

un spot de pique nique pas mal !

La junk food

Et oui parce qu’on aime tous les frites et les burgers, j’ai eu la joie de gouter le (végé) burger le plus pimenté de ma vie au Burger King! Il ont plein de junk food spéciale « VEG » en vert dans leur burger King j’aimerais tant y retourner aha

vegetarian burger king india

Nom nom nom

A l’aéroport de Kolkata j’ai également demandé une alternative originale dans mon plateau repas : au lieu d’épinards au fromage (palak paneer)… des frites !

Un thali-frites, une inventon perso !

Un thali-frites, une invention perso !

Donc au final, cela demande quelques précautions mais finalement le choix et la disponibilité de nourriture végane en Inde du Nord fait que cela est vraiment facile et agréable !

Mon Barbu n’étant pas végane et a mangé végétarien/végan pendant plusieurs mois sans ressentir de lassitude ni d’éprouver de manque. Les indiens savent très bien cuisiner de sorte à ce que l’on ne manque pas du tout de protéines : beaucoup de pois type pois chiche, les lentilles, le soja (des fois il y avait des sortes de boulettes de soja séchées qui gonflaient dans la sauce pendant la cuisson, au top !). Pour les fibres, avec tous les légumes que l’on a mangés on était au taquet ! Pour ce qui est des vitamines, minéraux, idem, on en trouve dans les légumes, fruits ainsi que les noix (j’ai mangé des tonnes de noix de cajou).

Je n’étais pas végane lorsque j’ai visité l’Inde du Sud mais je ne me rappelle pas y avoir consommé de la viande, par contre des produits laitiers type lassi (sorte de yaourt liquide, avec de la mangue c’est délicieux), et du paneer, le fromage indien (on en avait d’ailleurs gouté un artisanal à Gokarna).

La suite, en Thaïlande, on voyait surtout de la viande partout mais il est possible d’avoir pas mal de plats version végé donc au final c’était super simple il suffit de demander ! Et j’ai enfin pu remanger une glace noix de coco faite avec du lait de coco et des morceaux de coco ! Et des dragon fruits… et des mangues ! (La saison commence plus tôt qu’en Inde pour les mangues).

Si cela intéresse certains d’entre vous, je ferai un feedback sur le manger végane en Asie du sud-est après nos passages dans ce pays.

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Tripura : les palais de maharajas aux confins de l’Inde

By 4 mars 2016 Carnets de Voyage, Inde du nord

Après nos « échecs » successifs dans les états du Nagaland et de Manipur (l’un le froid, l’autre le manque d’infrastructures) nous avons décidé de faire un « saut » dans l’état de Tripura, l’une des « seven sisters » des états du nord est de l’Inde. C’est quasiment une enclave dans le Bangladesh avec les frontières communes du nord, de l’ouest et du sud, rattachée à l’Inde par l’est à l’état du Mizoram et un morceau du nord à l’Assam.

Tripura est le dernier royaume à s’être rattaché à l’Inde au moment de la partition après le départ des britanniques et si les habitants originels de cette région sont tribaux (nom des tribus), à Agartala la capitale la population est majoritairement Bengali, et apparemment pas mal d’indiens de Kolkata et du West Bengal y ont de la famille et font la navette en avion au dessus du Bangladesh. C’est le troisième plus petit état de l’Inde, habité à 30% par des populations indigènes (19 tribus). L’état compte de nombreux sites archéologiques notamment les bas reliefs en pierre d’Unakoti datant du 7ème siècle après JC.

Lors de l’Indépendance de l’Inde des britanniques en 1957, l’état de Tripura fut d’abord rattaché au Bangladesh (Pakistan de l’est) avant de signer un traité en 1949 qui en fit l’un des derniers états à rentrer dans l’Inde actuelle.

J’étais attirée par cet état car il y a de magnifique palais à voir à Agartala, la capitale ainsi qu’un autre palais… posé sur un lac le Neermahal. Et aussi car le climat y est plus sympa en hiver qu’au Nagaland !

D’Imphal à Agartala

carte imphal agarlataMais pour rejoindre Agartala depuis Imphal, il y a environ 500 km… et comme on a pas d’internet à Imphal on ne sait pas combien coute l’avion, nous optons donc pour les deux jours de route. Grand bien nous fasse, car les paysages sont magnifiques. Mais c’est une sacrée aventure ! 12 heures de route le premier jour et 13-14h le second. Le premier jour nous restons en plus coincés plus d’une heure dans un bouchon un peu avant d’arriver à Silchar, la ville étape. Et quand je dis bouchon c’est en fait une interruption complète de la circulation, moteur coupé… et on essaye de savoir ce qui se passe. Apparemment ce sont des conducteurs de camions qui ont abandonné leurs véhicule sur la route et qui sont partis manger et du coup impossible de passer. Mais ce n’est qu’une théorie parmi d’autres ! Personne ne parle anglais dans le véhicule. Arrivés de nuit à Silchar, nous nous joignons un peu petit groupe de voyageurs du Nagaland (qui parlent un peu anglais eux) pour partager les rickshaws et trouver un hébergement. Ils pensaient se rendre au presbytère chrétien pour y dormir mais déjà le temps que les rickshaw le trouve c’était coton et arrivé sur place on se fait refouler de trois bâtiments… nous partons donc tous ensemble dans un hôtel pas trop cher.

P_20151229_143731éboulements sur la route, on doit attendre qu’une pelleteuse la désemblaieP_20151230_144047

Le lendemain, levée aux aurores pour trouver un bus pour se rendre à Agartala mais une fois sur le lieu dit il se trouve que le bus n’est pas là, on ne comprend pas très bien s’il est déjà parti (c’est à dire en avance de l’heure prévue) et on se fait confirmer par plusieurs personnes qu’il faut y aller en jeep partagée. Rebelote, on trouve une jeep, négocions le prix, attendons qu’elle se remplisse de passagers et c’est repartis pour 12h de route, et cette fois nous n’aurons pas la primeur des places avant, nous seront à quatre sur une banquette à l’arrière, mais face à la route, tandis ce que les passagers du fond donneront tout ce qu’ils ont dans le registre « je suis malade en voiture » une fois les virages entamés. Une fois encore, les paysages sont superbes, impossible de s’ennuyer. Et puis on a tous deux développé une sorte d’état méditatif durant ces trajet, chacun laissant libre cours à ses pensées, comme les conversations et ce qui se passe à l’extérieur ne vient pas troubler ce vagabondage mental, cela pouvait durer un sacré moment, les yeux perdus dans les paysages qui défilent.

Nous arrivons le soir à l’immense gare des bus et les rickshaws sont plutôt tranquilles, à discuter avec moi plutôt que de nous agresser, puis proposer un prix correct pour une course. Et oui, nous sommes désormais plus proches des pratiques du Bangladesh (oui les Bengalis sont réputés êtres plus affables et moins négociants que les indiens). C’est d’ailleurs le chauffeur du rickshaw qui nous dégotte un hôtel avec bon rapport qualité-prix, après quelques échecs de nôtres côté !

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Mais le lendemain, comme nous avons besoin de récupérer de nos deux jours de voyage, nous partons à la recherche d’une chambre un peu plus confortable quand même. Le Barbu nous négocie parfaitement une chambre immense pour 650 roupies avec un lit double et un lit simple, une fenêtre, de l’eau chaude, des draps propres et trois chaines en anglais (le confort tient parfois à peu de choses). Il n’y a du wifi que dans les hôtels de luxe en Inde du nord-est. Il se trouve dans une sorte de centre commercial, au troisième étage, c’est plutôt cocasse : au rez de chaussée, des échoppes qui vendent produits de beauté, accessoires pour les cheveux et bijoux puis l’allée des vendeurs de pyjamas, au premier étage la réception de l’hôtel et d’autres commerces et au troisième étage un restaurant qui fait aussi room service en face d’un couloir de portes où sont les chambres.

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Les jours qui viennent, bien sur nous visitons le palais, mais nous agrémentons notre séjour d’une nouvelle galère type les « l’administration » dans les douze travaux d’Astérix, à savoir trouver le service client de la marque Seagate dans la ville, sachant qu’il est sensé en avoir un pour pouvoir réparer ou faire rembourser ou remplacer mon disque dur externe. Deux jours à courir partout dans la ville, à se faire rediriger pour au final un problème à ce jour toujours non résolu…

Agartala-21Le temple de Jagannath Bari, dédié aux dieux hindous Jagannath (le seigneur de l’univers, rien que ça), Balabhadra (le frère de Krishna) et Subhadra (une jeune soeur de Krishna).Agartala-17

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Agartala-19 Mais à part ça la ville est plutôt agréable, on peut s’y balader à pieds et le palais tient ses promesses : magnifique ! Il abrite un musée que l’on a du malheureusement du faire au pas de course car il fermait plus tôt que ce que l’on pensait, mais qui informe beaucoup sur la géologie de l’état, ses cultures, son histoire, des tribus ethniques aux différents royaumes, et même ses monarques féminines influentes, très intéressant !

Par contre c’est 150 Roupies pour les étrangers donc on vous conseille de ne pas y aller trop tard car pour pouvoir profiter pleinement de la visite.

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Neermahal

Après quelques temps en ville, nous décidons d’aller visiter le clou de l’Etat : un magnifique palais royal de Marajah construit sur un lac. Le Maharaja Bir Bikram Manikya Bahadur a eu l’idée de se palais que l’on dirait flottant en 1921 et a fait exécuter sa construction par une compagnie britannique.

On prend un vieux bus public pour se rendre à Meghalar, le village non loin du lac, et prenons un touk-touk jusqu’à l’hôtel gouvernemental au bord du lac.

Et là… c’est tout sauf calme ! Nous découvrons avec stupeur la « saison des piques niques » indienne. Toute la famille prend un van, des casseroles, des énormes systèmes sons et les groupes s’installent tous à quelques mètres les uns des autres en faisant pêter leur sono grésillante au maximum, les mecs boivent et dansent et les nanas font un feu et sont à la tambouille. Riz, curry, assiettes en carton-plastiques et cadavres de bouteilles laissés sur place : ils ont tout prévu ! Nous observons avec stupeur tout ce petit monde amassé sur la rive du lac vers le débarcadère. Au loin, nous apercevons déjà le magnifique palais, et nous décidons de prendre le large en marchant le long du lac, traversons des rizières et petits villages pour échapper au bruit. Et là, c’est tout ce que j’aime : de jolis villages en bambou et jardins potagers familiaux au bord du lac, plantations de riz protégées des canards par des filets, des vaches, veaux, cochons et poules qui cohabitent plus ou moins librement, et bien sur ce lac et ce palais majestueux sur lequel nous regardons le soleil lui donner ses couleurs du soir.

Nous revenons à la nuit tombée, et tout le monde à disparu laissant place à des monticules d’ordures, et nous sommes seuls dans le grand bâtiment de l’hôtel gouvernemental. Nous dinons à la cantoche (et c’est délicieux, of course !) et partons nous coucher.

Neermahal-61C’est le bordel. Neermahal-60Coucou le palais ! (et les canards) Neermahal-59

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4h37 du matin, ça gigote. Ca secoue, même. J’entends des bruits de claquements métalliques. Ce sont les vitres qui tapent contres les barreaux de fer… C’est un tremblement de terre ! Et pas un petit. Pour en avoir déjà vécu des légers, celui-ci déménage ! Mais le temps que l’on se demande si l’on reste là dans nos lits ou si l’on essaye de descendre à l’extérieur du bâtiment, les tremblements ont cessé. Le Barbu descend fumer une cigarette, et en remontant il me dit que si l’on avait voulu sortir, on aurait été mal car ils nous ont enfermé dans l’hôtel et il y a des barreaux à toutes les fenêtres et portes ! Mais ça ne tremble plus, et le matin nous partageons notre stupeur avec les employés, non ce n’est pas un truc courant dans le coin les tremblements de terre ! Nous apprendrons quelques jours plus tard quand nous aurons à nouveau internet qu’il s’agissait d’un tremblement de terre de 6.7 sur l’échelle de Richter dont l’épicentre se situait à Imphal… où nous étions quelques jours plus tôt. On a eu chaud aux fesses, malheureusement la catastrophe a fait des victimes : 9 tués et plus d’une centaine de blessés, et les secousses se sont ressenties jusqu’au Bhoutan, au Myanmar et au Bangladesh.

Mais à ce moment là, nous on a pas toutes ses infos, et nous partons de bon matin (le plus tôt possible pour éviter les hordes de touristes indiens) au quai pour prendre une barque et glisser sur l’eau jusqu’au palais sur le lac, ce fameux Neermahal.

Neermahal-36Dans la brume matinale Neermahal-34 Neermahal-32 Neermahal-31Nous nous rapprochons… Neermahal-30

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reflets…Neermahal-28

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Neermahal-25 Le jardin intérieurNeermahal-24

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Neermahal-21 le garage à bateau, qui n’est pas submergéNeermahal-20

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Neermahal-13Ma petite demeure d’été.Neermahal-2

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Udaipur

Après cette fantastique visite du Neermahal, nous prenons un bus pour Udaipur, où nous voulons passer une nuit avant de rejoindre la grand-ville (Agartala). Sur place, rien de spécial à faire : un temple, un bassin… mais par contre on a trouvé un restaurant surement l’un de nos préféré de notre voyage en Inde du nord : le Tripiti. Après l’hôtel gouvernemental, prenez la route à gauche sur 200 m et c’est un grand bâtiment en béton avec un étage… c’est délicieux !!! Ils font comme souvent dans le coin une sorte de thali où l’on te sert le riz et plein d’assortiments savoureux, tu manges avec les doigts. Et eux ils ont vraiment PLEINS d’assortiments différents. Évidemment ton assiette est ré remplie « refill » jusqu’à ce que ton estomac soit proche de l’explosion. Nous y sommes même allés deux fois, le midi et le soir. Le patron est super sympa, et rien que de repenser à ces plats j’en bave. (vision de rêve bonjour !). Voici donc l’activité que je pourrais vous recommander à Udaipur (et ils ont des super nappes).

Udaipur mobile-4Le templeUdaipur mobile-3la super poubelle du temple (une poubelle, objet assez rare pour être notifié) Udaipur-1Le bassin

Udaipur mobile-2Meilleure assortiment nappe + assiette ! Udaipur mobile-1Ça a pas l’air visuellement mais ça envoie !

Retour à Imphal pour passer la frontière birmane

Lors de notre retour sur Agartala, nous nous sommes arrêtés dans une réserve naturelle (qui s’avérait en fait être un zoo, mais j’y consacrerai un article pas content bientôt) puis sommes allés acheter nos billets de bus pour remonter sur Imphal, et passer ensuite la frontière avec la Birmanie (soit trois jours de jeep partagée en perspective).

Alors que nous revenons de nos achats de tickets de bus, on va faire un tour au cybercafé pour tuer le temps et se renseigner sur le tremblement de terre et c’est alors que je vois un e-mail d’Eric que nous avons rencontré à Majuli qui me dit que l’agence Birmane lui a dit qu’ils ne pouvait pas lui délivrer les permis pour traverser la frontière indienne car cette dernière serait FERMEE. Nous l’agence ne nous ne l’a pas dit, bizarre. Nous avons un ou deux jours de marge, j’envoie donc un mail de toute urgence à l’agence birmane et cette dernière ceci :

« I would like to let you know that there were some bad situation in India side and they was closed the border from Yesterday and they are not allow for entry or exit for the foreigners. I have also very sorry this information actually our border counter is OK it was their border and we are also don’t know exactly which day they will open again their border because they are not sending and issue the legally letter. As this case you can enter our country by flight only and you can’t use their border. I would like to also help to you but it is not our side and I can’t.As our side, I will refund to you for permission service. »

 (J’aimerais vous laisser savoir qu’il y a un mauvaise situation du coté Indien et qu’ils ont fermé la frontière depuis hier et n’autorisent plus d’entrée ni de sortie du territoire pour les étrangers. Je suis vraiment désolée pour cette information, du fait notre frontière (côté birman) est OK, c’est leur coté et nous ne savons pas exactement quel jour ils vont rouvrir leur frontière à nouveau car ils n’envoient pas le lettre légale (?). Dans ce cas vous pouvez entrer dans notre pays par avion seulement et vous ne pouvez pas utiliser leur frontière. J’aimerais vous aider mais ce n’est pas nôtre côté et je ne peux donc pas. De notre coté, nous allons vous rembourser pour le permis que nous vous avons fourni.)

Douche froide. Notre visa va expirer, après des mois de galères pour obtenir ce permis spécial, et un défi personnel pour moi de passer cette frontière terrestre, le gouvernement indien se place entre moi et mes plans. On essaye de se renseigner un peu de notre coté en passant quelques coups de fils mais rien à faire, ça sera avion.

Nous regardons les billets d’avions pour quitter l’Inde avant l’expiration de notre visa, Rangoon la capitale du Myanmar, c’est trop cher, nous nous envolerons donc pour Bangkok pour une centaine d’euros chacun, mais évidemment cela ne se passera pas encore tout à fait comme prévu, mais la suite aux prochains épisodes !

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Pour conclure sur l’état de Tripura, je ne regrette absolument pas d’avoir décidé d’y mettre les pieds, effectivement il faisait plus chaud, les visites étaient bien jolies, mention spéciales aux palais qui ne m’ont pas déçue et à la culture et l’histoire du coin qui m’ont vraiment bien intéressée ! (et c’est plus facile d’y voyager que Manipur par exemple).

Mais les territoires du Nord-Est indien m’ont définitivement envoutée, et j’y reviendrai un jour, j’ai encore tant de choses à découvrir là-bas !

Si vous avez des questions sur les endroits que nous avons traversés en Inde qu’il s’agisse de l’Uttarakhand, de Kolkata, du Meghalaya, de l’Assam ou encore du Nagaland/Manipur n’hésitez pas à me contacter je me ferai un plaisir d’en discuter avec vous ! 🙂

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Nagaland et Manipur : cahin-caha, glagla et poneys de polo

By 28 février 2016 Carnets de Voyage, Inde du nord, Vidéos

Et oui, après notre délicieuse semaine sur l’île de Majuli en Assam, nous avons repris la route en Inde du nord-est, toujours en direction de la Birmanie. Prochaine étape visée : l’état du Nagaland et ses tribus nagas.

Nos comparses de la guesthouse nous avaient parlé du Nagaland dont ils arrivaient et nous avaient donc conseillés de nous rendre à Saunali et prendre un Sumo pour le village de Mon dans les montagnes Nagas au nord de l’état. Les derniers arrivés de Mon à Majuli, Laura & Cornelius nous avaient également dit que la piste pour redescendre de Mon était très boueuse en raison de fortes pluies et que leur trajet avait été dangereux. Mais bon, pour moi le Nagaland, c’était resté coincé dans ma tête depuis qu’ils y avaient fait un tour dans l’émission de télé « Pekin Express » (même pas honte), donc je voulais aller voir (et pas que pour ça, je vous rassure !).

NE_RegionAvec une jolie carte, on comprend mieux ! (vous pouvez zoomer en cliquant sur la carte, cette fois l’action se situe dans l’est de l’Assam, le Nagaland et Manipur.

trajet
Notre trajet… expliqué ci-dessous.

Jour 1

Nous reprenons donc le ferry depuis l’île de Majuli, (rien de terrible pour nous, pas comme Brice), moi j’ai eu une place assise en bas tranquille, et Laura la Hollandaise m’a rejointe donc on a discuté tout le trajet. (Après nous le trajet a duré seulement une heure, je soupçonne le port de ferry d’avoir changé de place depuis le passage de Brice). Puis nous sautons dans le mini-bus jusqu’à Johrat. Marchons jusqu’à la gare de bus. Prenons un bus pour Sivasagar. Passons une nuit à Sivasagar.

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Jour 2

Le lendemain, première heure, nous prenons un bus pour Sonari.

Les paysages assamis sont magnifiques, avec les rizières, les forêts, les canaux et bassins d’irrigation, les rivières et les petits ponts en bambous pour rejoindre les maisons… les maisons de poupées en béton toutes colorées et rigolotes, les maisons traditionnelles en bambou tressé, les filets en carlin, les barrières en fin bambou coupé en deux puis assemblés en losanges ou carrés, les cultures de légumes bien organisées en petits carrés, les animaux qui vont et viennent librement.

Une fois à Saunali, nous nous hâtons de trouver un café internet pour encore, essayer de payer notre permis pour pouvoir passer la frontière avec le Myanmar… toujours sans succès, notre opérateur téléphonique Free étant bloqué dans ces états et nos banques envoyant des SMS pour confirmer le payement en ligne. Mais on a fini par trouver une solution ! Puis nous partons chercher la gare des sumos (jeep partagées) pour nous rendre à Mon, au Nagaland.

Nous marchons un kilomètres et demi jusque devant l’hôtel « seven sisters » où il y a un bureau pour booker les sumos et là : pas de véhicule, rien. Un mec est là au bureau des bookings et nous dit qu’il n’y a pas de sumos aujourd’hui, à cause d’un glissement de terrain, la route n’est pas praticable.

Demi-tour, donc.

Nous prenons cette fois un auto-rickshaw pour retourner à la gare des bus, attendons que le mini-bus se remplisse et retournons à Sivasagar où nous passerons une nouvelle nuit… et continuons à chercher un water-heater, notre nouvelle obsession depuis qu’Eric nous en a parlé à Majuli. On veut se faire du thé ! Malgré tout, on s’achète 200 grammes de thé d’Assam et une tasse en métal chacun.

On visite un peu Sivasagar, c’est une ville plutôt sympa avec cette immense bassin et ses temples.

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Jour 3 : on entre au Nagaland

Le lendemain matin, nous prenons un bus très tôt pour nous entrer au Nagaland par le sud (au milieu il n’y a pas vraiment de route empruntée par les transports en commun). Un premier bus pour retourner à Johrat puis un mini-bus pour aller jusqu’à Dimapur, à la frontière Assam-Nagaland (environ 5h de route depuis Johrat). La route est toujours jolie mais qu’est ce que ça tape les fesses ! A Dimapur nous trouvons un hôtel bon marché très bonne qualité prix, mais harcelée par trois moustique je fermerai à peine l’œil de la nuit.

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DimapurJ’ai été très intriguée par ces magasins d’armes (fermés ce jour là)Dimapur-1

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Jour 4 : vers l’infini et Kohima

Au petit matin, nous marchons dans la ville de Dimapur à la recherche de la gare de bus. Nous achetons nos places au guichet puis grimpons dans le bus, après avoir enfin trouvé quelqu’un pour mettre nos gros sacs sur le toit. Je m’installe devant où il y a une barre pour que mes genoux rentrent… et un autre passager du bus, qui lui est installé au fond vient me voir et commence à m’enquiquiner avec les numéros de place… et oui on a des numéros de sièges, première nouveauté en Inde. Et les nôtres sont tout au fond devant la banquette. Moi –qui n’ai pas dormi de la nuit et vient de me taper trois jours de bus tape-cul- je pète un peu une durite et mes nerfs commencent à fissurer mais vais quand même « m’installer » à cette place, en grommelant, furieuse.

Il faut dire que ce bus public Naga est pire que tous les autres transports en communs qu’on a eu avant au niveau confort. Des banquettes de trois sur le coté, un intérieur qui a l’air d’être tout en bois et la place des sièges prévus pour des gens qui font 1m30. Mes 1m81 sont durs à caser dans des espaces exigus comme cela (mais dans des cas comme ça je pense aux géants russes que l’on a rencontrés dans le Sumo pour Darjeeling et je me dis que mon cas n’est pas si pire). On fait donc la route : le goudron est correct, moins de trous qu’en Assam. Par contre c’est juste une succession de virages secs et nos compères indiens, comme toujours, s’en donnent à cœur joie par les fenêtres.

On arrive à Kohima, où la circulation est littéralement bloquée : les véhicules le moteur coupé à l’entrée de la ville. Après une heure de bouchons on fini donc par descendre du bus et finir la route à pied. Pour une fois, on a réservé un hôtel un peu « bien » (et au dessus de notre budget). C’est l’hôtel Heritage, qui est très charmant, avec son style d’époque coloniale… mais l’isolation est d’époque aussi. Traduction : on est à 1 200 m d’altitude au mois de décembre et ça caille sévère. Et il n’y a pas de « chauffage » vraiment dans ces coins là. C’est « extra-blanket » (couverture supplémentaire) et parfois petit radiateur électrique. Il y a vaguement le wi-fi à l’hôtel, quand il fonctionne… ce qui nous permet d’envoyer quelques mails et de discuter sur facebook mais gère plus. On se balade dans la ville le soir à la recherche d’un resto, amusés par les décorations de noël : et oui ils sont chrétiens au Nagaland, les missionnaires ont bien bossé…

Mais comme tout ferme à 19h on doit se rabattre à l’hôtel, heureusement le restaurant est délicieux !

Victoire du jour : on s’est fait offrir une passette à thé et du sucre au marché! Il ne nous manque plus que le fameux water-heater maintenant.

Kohima 1Vue sur la ville, toute en collinesKohima 5

Kohima 4

Kohima 2

Kohima 3Une magnifique crèche 😀Kohima 6Des décorations de noël

Kohima 7à l’hôtel (c’est une fausse tête de buffle, je vous rassure)

Jour 5

Notre jeune de l’accueil de l’hôtel Heritage nous aide à chercher un autre hôtel (trop sympa), ayant jusqu’à emmener le Chti sur sa moto jusqu’à un autre établissement… mais soit les numéros de téléphones ne fonctionnent pas, soit ils ne répondent pas, soit les hôtels sont fermes pour les fêtes (merci les chrétiens). On finira donc par se rabattre par une option chère, après s’être renseignés à la gare des bus et à l’internet café sur Imphal et l’état du Manipur (plus au sud) car c’est là que nous irons demain !

L’hôtel que l’on a réservé se trouve être en fait loin de tout et trop cher pour ce que c’est mais ça dépanne. Quand on est en galère, on est en galère hein. Kohima a l’air d’une ville très sympa, très jeune mais comme elle est sur des collines et complètement congestionnée par les bouchons permanents c’est quasi-impossible de la visiter en voiture/bus… ou à pieds (très grand !!). Et en décembre, il fait froid : entre -1°C à 15°C pour nous en fin de mois de décembre.

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Jour 6

Nous revoici dans un Sumo. Puis dans les bouchons. Puis sur des pistes de cailloux, représentée sur la carte comme la route principale. Et oui la pauvreté et la corruption ici ne se mesurent pas à l’habillement des gens mais celui des routes. Le Sumo nous dépose à un poste à la frontière avec Manipur. A partir de ce moment nous croiseront une quantité infinie de convois militaires et de militaires en armes patrouillant au bord de la route. Avec un jeune qui nous aide à nous dépêtrer de la situation « d’au bord de la route » à « dans un bus », nous prenons un taxi collectif qu’il a appelé, puis sautons dans le bus qui démarre presto. La route n’est pas mieux et on est sur la banquette, mais mon voisin de bus, un prof d’économie très curieux me fait la conversation et il est très intéressant.

Nous arrivons à Imphal à la tombée de la nuit et nous faisons déposer par le bus dans un coin où il y a plusieurs hôtels. L’hôtel Imphal qui était sensé être l’établissement du gouvernement avec des chambres pas chères a été racheté par la chaine de luxe « hotels Classic ». Donc notre bon plan tombe à l’eau. Nous visitons toutes les chambres aux environs et finissons par nous rabattre sur l’hôtel Tampha (nouveau bâtiment, pas l’ancien), 900 roupie la chambre simple avec grand lit, eau chaude, et télé branchée sur le câble pour une double occupation. On y restera quelques jours, même si c’est au dessus de notre budget (encore) mais ça fait une semaine que l’on bouge et on est un peu KO.

Imphal 1Des rues d’ImphalImphal 2

Imphal 5

Imphal 4

Imphal 3

Jour 7 à 12

Repos des voyageors à Imphal. Je parviens à finir mon article sur Kolkata dans un cybercafé sous-terrain, on trouve le water-heater (VICTOIRE!) et buvons des tas de thé tous les jours en mangeant des cookies vegan aux cramberies que j’ai trouvé et en regardant les chaines de cinéma (blockbusters) en anglais.

Dans l’état de Manipur, le tourisme se limite à Imphal, la ville dans la montagne de Ukrul (mais ça caille), le Loktak lake, quelques cascades et grottes dans des coins reculés, un barrage et voilà. D’un côté le tourisme n’a pas été favorisé par les problèmes avec la frontière Birmane au début mais surtout les troubles tribaux : certaines ethnies veulent leurs indépendances et d’autres tribus se battent entres elles. D’où l’omniprésence des militaires dans l’état. Nous on a pas ressenti de tension particulières chez les gens mais c’est en quittant l’état que l’on a fait face à des contrôles routiers tout le temps mais vraiment et dans un village j’ai aperçu une banderole « pour une paix tribale » avec des photos de personnes soulignées comme des « martyrs tribaux ». Mais c’est tout, rien de terrible ni d’effrayant, les gens étaient plutôt curieux et content de nous voir en général.

Nous passerons Noël en allant manger dans l’hôtel « le plus chic » de la ville, mais au final la bouffe, rien d’extraordinaire, mais on a bien rigolé ! (sachant que notre diner de Noël « extrêmement cher » selon nos critères indien et notre mini-budget nous a en fait couté moins de 10€ !)

Manipur-29Les douves autour du palais royal étaient en cours de rénovation, ils vidaient l’eau ce qui a donné lieu a une pêche sans relache des habitants avec des carlin, ces filets si caractéristiques.Manipur-28

Manipur-27Les portes du palais royal Manipur-34

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