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Indonésie

Le temps s’est arrêté sur l’île de Gili Meno

By 3 octobre 2014 Indonésie, Photographie argentique, Voyage

Petit sanctuaire de calme et de beauté pas si caché que ça, cette petite île entouré d’un riche récif corallien était le parfait endroit pour nous remettre de nos courbatures de montagnards. Après notre ascension du volcan Rinjani, il m’a littéralement fallu trois jours avant que ceux-ci ne s’estompent, à grands renforts de massages de jambes sur la plage ! Le moindre petit dénivelé me faisait souffrir, j’arrivais à sentir des pentes indétectables à l’œil nu, même descendre une plage était devenu un calvaire ! (oui bon je devrais faire du sport un peu plus souvent). Nous avons donc trouvé refuge dans ce petit havre de paix délaissé par les véhicules à moteur au profit des gambettes, bicyclettes et petites calèches.

En débarquant sur l’île de Gili Meno, je traînasse avec des filles Suisses qui doivent régler un problème de sac échangé par inadvertance à la descente du bateau pendant que le barbu part à la recherche d’une hutte. D’emblée, le rythme se ralenti. Le fait de devoir tout faire à pied donne le ton : « hati hati* my friend » (*slowly slowly). Nous nous installons chez Oun, un drôle de personnage qui a construit des bengalows en dur dans son jardin. Du carrelage, un toit, des toilettes et lit constituerons notre modeste habitation pour les jours à venir. A la tombée de la nuit nous partageons une bière sur la terrasse avec Oun et le jeune homme hindou qui nous a mené à ces bungalows un peu confidentiels à l’époque (ils venaient d’être construits). Se réveiller avec les poulets, se faire offrir le petit déjeuner de fin de ramadan avec les enfants, découvrir les noix de cajou dans le jardin -sur l’anacardier-, parler de sa pêche du jour avec le patron feront partie de notre quotidien les dix jours qui allaient suivre. On s’est laissés prendre au piège doucereux de la vie à Gili Meno. Englués dans la tranquillité et toujours avide de découvrir des petits coins de l’île que nous n’aurions pas encore exploré. Aller boire la « coldest beer on the southern hemisphere » un soir sur deux avant le coucher du soleil chez le britannique Ranger Paul, son parc à oiseaux et son indécrottable bande son à base de Beatles. Rencontrer de chouettes gens : Oun et sa famille, Oukir notre hindou préféré, notre petit couple de hollandais, le prof de plongée et l’anglais qui se cherche. Croiser une mannequin parisienne que je reconnais des photos de Pauline. Râler sur les gens des îles voisines qui ne viennent que pour la journée faire du snorkeling. Se faire mal aux pieds sur les coraux. Se disputer pour un hamac. Chouiner quand je n’ai plus rien à lire. Chanter avec le Muezzin tous les jours. Engloutir des litres de milkshake banane et de sauce piquante indonésienne. Devenir des habitués des lieux. Se faire un resto « chic » habillés comme des pouilleux. Faire pipi la nuit dans une magnifique propriété privée. Marcher au clair de lune. Garder l’hôtel abandonné avec notre pote Oukir (dont c’est le travail). Ne jamais se lasser des couchers de soleil. Regarder de jeunes indonésiens surfer admirablement bien sur les quelques vagues qui viennent parfois caresser les côtes, narguant Gili Trawengan. Nager avec les tortues. Nourrir les poissons à la main.

Je dois reconnaître que si je me suis parfois ennuyée, j’ai pleuré comme un bébé qui ne veut pas partir de vacances la veille de notre départ de l’île.

Après tant d’émotions, il m’est impossible d’écrire un proper article. Laissons les photos parler : prises au Minolta 404si, à la sardina Lomo et à l’appareil sous-marin (on a mis de la pélicule portra dedans s’il vous plais – quand la peloche de base était épuisée)

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Le Mont Rinjani qui nous nargue, en arrière plan !F1020021

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Nous avons quand même passé un après-midi sur l’île de Gili Air… mais c’était trop « peuplé » à notre goût !
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Je dois quand même vous raconter le détail du départ de notre petite île chérie, après dix jours passés sur place. Alors que nous achetons les billets pour le bateau public pour rejoindre Lombok à l’aube, la queue s’intensifie et nous retrouvons en possessions de tickets de couleurs différentes. Ceux-ci serviront à déterminer dans quel bateau nous embarquons. Evidemment le nombre de tickets distribué par couleur est très inégal. Les responsables nous font donc embarquer par couleur dans un des trois bateaux : un est quasiment vide, un est rempli de façon « raisonnable » de personnes et de marchandises… et le notre. Qui n’est rempli ni raisonnablement de personnes ni de marchandises. Après avoir chargé notre embarquation plus que de raison, nous partons. La mer est un peu agitée et on ressent clairement que le poids de notre barque lourdement chargée n’est pas là pour aider. Assise à côté du conducteur, je le vois plusieurs fois laisser la conduite de cette barque infernale à son fils de 6 ans. Normal. Je dois avouer qu’avec le chti on était clairement en train de s’organiser à « vers quel côté nager si on coule, sachant que le courant à cet endroit là est très fort et peut nous emmener vers le large au lieu de vers l’ile de gili air… ». Mais grâce à un miracle divin (je ne crois en Dieux qu’à bord des bateaux indonésiens et des bus indiens, mais ceci est une autre histoire) nous voici arrivés à bon port !

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Je dois avouer que je n’ai jamais trop rêvé de cocotiers et sable blanc. Mais cette petite île si sauvageonne m’a littéralement envouté. 

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Indonésie : sur les cîmes du Gunung Rinjani

By 1 avril 2014 Indonésie, Photographie argentique, Voyage

Nous y voilà ! Après notre Lombok express en Bémo, nous voici au pied du Gunung Rinjani, le volcan/montagne/grand truc qui dépasse de l’île. C’est un passage obligé pour tout bon explorateur de Lombok. A Kuta,  Martin & Tali nous parlaient de la difficulté d’une telle ascension (d’ouïe-dire). Evidemment, en bonne montagnarde que je suis, je leur répliquais mon arrogante réplique « mais peuh! j’ai fait mes premiers 2 000m de dénivelée quand j’avais 6 ans, ce n’est pas un volcan de 3 726m d’altitude qui va me faire peur! Je vous le monte en tong, sans soucis ». C’est juste le plus deuxième plus élevé d’Indonésie, l’île aux 150 volcans.

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Pour preuve, me voici en haut d’une montagne pyrénéenne, avec ma maman et mes deux soeurs (l’une d’elles triche, cela saute aux yeux).

Mais mon brave barbu n’était pas emballé par l’idée de suer à flanc de montagne tout en fournissant un effort, rêvant sans relâche de plages paradisiaques où il pourrait jouer à la pêche. Nous décidâmes donc d’uniquement visiter uniquement les cascades à flanc de falaise, et profiter du bon air de la montagne avant d’entamer la dernière partie du voyage. 

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Un petit bain dans l’eau pure -mais glaciale- de la montagne, avant de se faire encercler par les singes (et de flipper, un peu)

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Sur le chemin vers la deuxième cascade, il faut suivre des sortes de viaducs, y compris sur les ponts. Vous voyez l’eau de la rivière d’en dessous ? Eh ben c’est bas.

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« Bonjour c’est bucolique par ici! »

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08Cet être humain nu sert uniquement à illustrer la taille de cette cascade. Mon appareil photo n’est pas tropicalisé mais il résisté courageusement à la brume environnante. Rien ne vaut un petit clin d’oeil Ushaïa nature à poil sous une cascade de 35 m de haut !

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Nous quittons les cascades à la tombée de la nuit et finissons notre marche dans le noir et les bruits de jungle. Pas démontés pour autant, nous décidons de suivre la route qui mêne au départ du trek pour le volcan. On y croise un couple redescendant de 3 jours de trek, épuisé. Cela me donne encore plus envie de moi aussi, allez jeter un oeil là haut, et me mesurer à la montage ! Sur la route vers notre chambre, nous mangeons dans un boui-boui où un  sympathique couple de Belges nous confient que comme nous, ils hésitaient à faire l’ascension… mais se sont greffés à un groupe finalement, et partent le lendemain matin.

Le lendemain matin, le gecko énorme qui squatte notre salle de bain et l’atmosphère du village, entièrement dédié au trek, nous convainquent. Why not coconut?  Lors du petit dej’, on demande naïvement à notre hôte si nous aussi, on peut grimper sur le volcan. Celui-ci nous demande une heure pour rassembler le matériel et engager un guide, et hop, 9:00am : c’est parti, comme en 40. Nous ne feront qu’un trek de deux jours, car le troisième jour, c’est la fête de L’Aïd (la fin du Ramadan), ainsi guides et porteurs veulent pouvoir profiter de leur famille. (et nous ça nous arrange bien, finalement).

Nous voici donc partis. Ici, une portion du chemin

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Au bout de quelques heures de marche… ou plutôt d’escalade de racines en ligne droite, voyez le chti qui n’a escaladé que des terrils dans sa vie. Et voyez ce guide rutilant. (il a un clope a la main et un sac bien lourd, je précise!).

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Au premier camp de base, nous nous asseyons un instant pour souffler. Alors que je discute avec une dynamique senior (quel mot affreux) et vois une nana qui visiblement souffre énormément en descendant la piste. Evidemment je rigole comme une baleine… puis je la reconnais: c’est Tali ! Martin ne tarde pas à la rejoindre en trottinant. On se congratule, il rigolent de nous voir là (Etienne avait juré ne pas escalader ce volcan), et Martin me félicite d’avoir tenu mon défi. Eh oui, après 20 mn de marche avec mes vans, je les ai troquées contre mes flip-flops, bien plus confortables. Sus aux chaussures de marche qui ont fortement ampoulé les pieds de Tali. On se redis au-revoir pour la troisième fois depuis le début du voyage, et c’est reparti.

Petite réflexion : moi, l’enfant des Pyrénées, suis tout de même intriguée par le fait qu’ils n’aient pas fait de chemins en LACETS, c’est à dire pas tout droit comme un escalier de racines dans la montagne. Cela reste encore aujourd’hui un mystère pour moi, mais peu importe.

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Lors de notre pause déjeuner à base de mie goreng (nouilles sautées aux légumes) et bananes, on se fait un petit pote.

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La suite de la montée se fait dans un brouillard qui nappe la montagne en quelques minutes et lui donne une atmosphère étrange…

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On commence à arriver à la dernière partie de l’ascension du jour, jusqu’au « rim »  la cime du gros volcan. La végétation commence à se raréfier avec l’altitude, et le paysage change progressivement.

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Après avoir salué ce singe gris, nous entamons la dernière partie de la montée, sur un chemin poussiéreux et glissant, où l’on peut seulement s’accrocher à des brindilles d’herbes. Je fais donc cette partie pieds nus, pour une meilleure adhérence, avant d’attaquer la partie « rochers » en mode petit chamois (on y croit). Les derniers mètres sont une torture.

Et là… le voici. Le petit volcan qui était sorti du gros. Et ce cratère massif, rempli d’un lac aux eaux turquoises. Mais n’oublions pas que dernière éruption a eu lieu en 2010: cette montage n’est pas si endormie que ça… 

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Les nuages commencent à se serrer aux flancs du volcan, nous donnant l’impression d’être hors du monde.

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Puis le soleil commence à se coucher, nous offrant un spectacle grandiose.F1000027

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Avant que les étoiles s’y mettent aussi… me permettant de m’émerveiller avant la nuit la plus pénible de mon existence (hahahahaha, je peux rire maintenant).2013-08-06 18.53.27

Le lendemain, le soleil tarde à se lever. Il fait très très frisquet. Nous retournons à la cime afin de profiter du spectacle et trouver le soleil au plus vite pour se réchauffer.

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Oui on a l’air malins. (mais on a bien rigolé avec nos belges)F1000023

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Un bon Kopi Lombok, un banana pankake (oui le jeune porteur nous cuisine des bananas pankakes, même ici), et c’est parti pour la partie la plus difficile : la descente. Le guide nous a confié aimer son travail, qui lui permet de subvenir aux besoins de sa famille pour le reste de l’année, car « hors-saison », pendant les pluies, il travaille dans les champs où il cultive le riz pour un salaire de misère. Même si j’étais un peu gênée par le fait d’employer des gens pour porter notre nourriture et couchage, ses paroles et la difficulté de l’ascension m’ont vite fait oublier ces remords….F1000015

La montagne, grandiose qui déroules les pans de sa verte robe sous nos yeux…F1000014

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Enfin arrivés en bas, et avoir dévalé la montagne comme un cabri, je découvre ma douleur… sur le plat. Bonjour les courbatures de malade. Heureusement, je me fais rapidement un petit ami pour oublier tout ça. Etienne, lui, rumine son roulé boulé sur plusieurs mètres qui lui a fait avaler la poussière. (tongs 1, Adidas 0).

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(cette photo m’est peu flatteuse, mais j’aimerai rendre hommage à ce chiot qui m’a fait oublier mes courbatures le temps d’un jeu avec une chaussette.)

à ce moment là, on décide qu’il est tant d’arrêter les acrobaties, et d’aller mourir sur une plage le temps que ces courbatures passent (elles mettrons 3 jours pour moi). Après avoir dit au revoir à notre guide et notre cher porteur, le patron de la chambre qui nous a arrangé le trek nous amène au port de Banksal, où nous prendrons un bateau public pour les îles Gili. (vous pouvez négocier pour inclure le transport jusqu’au port dans le forfait du trek, car sinon c’est un peu la galère pour partir de Senaru)

Mais avant de vous quitter, la PREUVE que j’ai bien affronté ce volcan en tongs, au même régime que les locaux.

(attention, pieds dégueus alert!)

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Prochain épisode : sable blanc, poulets et tortue

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Kuta Lombok : surfeurs, scooters et minarets

By 11 février 2014 Indonésie, Voyage

Après nos quelques jours de repos post-jungle à Bali, nous avions prévu de nous échapper sur l’île de Lombok, qui se situe un peu plus à l’est et est réputée beaucoup moins touristique. C’est pourquoi nous étions directement allés à Padang Bai (Bali), car c’est la ville d’où part le ferry public pour Lombok. Nous avions prévu de rejoindre directement la côte sud de Lombok (Kuta Lombok) pour y passer quelques jours. J’avais donc pour une fois réservé une chambre la veille, car nous ne savions pas vraiment comment ni à quelle heure nous allions rejoindre Kuta depuis le port (environ 50 km). Nous avions passé plus de temps que prévu à récupérer notre linge car nous avons partagé de l’arak avec Souare pendant plusieurs heures… ce qui nous fit prendre le ferry en fin d’après-midi.

Une fois embarqués, nous avons réalisé que nous arriverions tard, donc j’ai appelé l’hôtel depuis le bateau (car, période de ramadan, il n’y a plus de bus une fois la nuit tombée) et Susy, notre hôte nous a missionné « le chauffeur fou ». Moi qui suis plutôt téméraire et ai l’habitude des conduites sportives, j’ai bien cru que la fin était proche soit pour nous, passagers, soit pour un passant. Je suis bel et bien vivante pour vous écrire, mais la voiture a surpris un scooter au détour d’un virage qui s’est retrouvé dans le décor (enfin c’est ce qu’on n’a cru comprendre, mais on a pas vraiment eu le temps de constater, car notre chauffeur a pris la fuite. SUCH A NICE GUY).

En arrivant à l’hôtel, on réveille Suzy, qui avait cru qu’en fait on arrivait le lendemain, mais miracle, on a un confortable bungalow en bois sur pilotis dans le jardin.

Mercredi 31.

Au petit matin -enfin plutôt après avoir récupéré le sommeil post chant du muezzin toute la nuit-, nous partons nous promener tranquillement sur la plage de Kuta, pour découvrir les environs. On marche deux cent mètres sur la plage, et là deux occidentaux assis dans le sable nous font de grands signes. Ce sont Martin et Tali, avec qui nous avions passé du temps dans le village paumé de Kumai (Bornéo) avant le bateau dans la jungle. Nous sommes ravis de nous revoir, et nous passerons quelques soirées qui viennent ensemble autour de Bintang, regardage d’étoiles, mixtures étranges et fous rires. On continue donc notre balade, dégustons un curry vert de Mahi Mahi (sorte de daurade indonésienne) sur la plage, puis je vois mon premier singe (hors jungle) dans la mangrove. On va ensuite faire un petit tour dans un village à flanc de montagne, car j’ai vu un panneau « chevaux » alors je piste. Il y avait surtout des enfants qui jouaient au foot au milieu d’une vraie ménagerie : chèvres, chevaux, buffles, chiens… tout pour me plaire. Et il faut dire que tout ce que je viens de vous raconter nous as pris une journée, donc on regarde notre premier coucher de soleil Lombokien à l’autre bout de la plage de Kuta (elle fait plusieurs km quand même).

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Camera: vivitar 35 / Photo: Etienne

Jeudi 01.

On loue un scooter à Suzy notre hôte souriante et malicieuse, et partons explorer la côte est de Kuta, pour faire un snorkeling dans la baie cristalline de Tanjung Ann. Il y a plein de poissons, mais peu de fond (et un peu d’herbe marine, mais comme je ne suis pas un lamantin je n’aime pas trop ça). Sur le chemin du retour vers le scooter, des pêcheurs nous invitent à pêcher avec eux. Etienne, qui adore ça tente sa chance sans grand succès. Il y a un peu de vent et les pêcheurs sont frigorifiés. Ils sont tous habillés dans l’eau, pour se protéger du soleil et du sel.  Il est midi et il doit faire plus de 35°C, mais malgré tout ils nous parlent de la neige qu’ils n’ont jamais vue, ce qui est plutôt cocasse comme situation. Après notre pèche infructueuse, nous décidons de remonter la côte en scooter, histoire de voir chaque plage. Sur notre route, on rencontre Luca, un jeune surfeur de Guadeloupe blond comme les blés qui fait… la même chose que nous, on s’émerveille donc ensemble de chaque nouvelle baie découverte en y piquant une tête. On termine cette journée par un coucher de soleil à Mawi, le sport de surf, où s’égrainent sous le soleil rasant des multitudes de petites collines encerclant la baie, s’ouvrant sur l’océan Indien. Ça y est, on est scotchés à cet endroit.

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Vendredi, samedi et dimanche.

On explore de plus en plus loin toutes les routes et les chemins que l’on connaît désormais par cœur, et Etienne réalise qu’il a oublié sa carte bleue dans un ATM à Bali huhuhahaaha (BIG TIME). Mais à part ce désagrément qui nous aura coûté beaucoup de hors-forfaits et de crédit indonésien, on profite de la plage, et louons une planche de surf. Etienne qui n’a pas surfé depuis ses 12 ans a quand même de bons restes techniques, mais pour ce qui est de la souplesse et de la musculature on repassera (sorryyyyy). Pour moi c’est une première, l’idée même d’élever mon popotin au-dessus de l’eau autrement qu’en nageant comme une baleine me semblait farfelue à la base, mais finalement je prends quelques vagues à genoux et presque accroupie, c’était une journée très marrante. Mais la planche a fini par se rebeller et m’a asséné un coup sur le nez ce qui a mis cours à mes tentatives d’élévation. On est donc retourné regarder des gens faire ça de façon plus élégante que nous au coucher du soleil. Le dimanche après notre dernier coucher de soleil à Mawi, nous décidons de quitter le doux nid de Suzy, les banana pankake de winnie et la bonhomie du bonhomme à tout faire (les geckos de toutes façons, yen a partout, faut juste pas leur fourrer les doigts dans la bouche).

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Lundi 05.

C’est parti pour une journée marathon « bémo ». Les bémos, ce sont des mini-bus publics, qui ne coûtent pas grand chose et qui relient villes et villages entre eux. Quand vous êtes au bord de la route, il suffit de leur faire des grands gestes pour qu’ils s’arrêtent. Au début c’est rigolo, mais quand vous êtes devant que le mec conduit d’une façon relativement étrange avec un klaxon qu’ils déclenche toutes les 1m20 avec un sac de riz d’environ 30kg qui menace de vous tomber sur la tête et un poulet entre les tongs, vous êtes quand même bien content de descendre! Mais j’ai trouvé ce voyage très amusant (excepté la partie négociation dans la capitale qui était un peu pénible), que nous avons effectué en 6h non stop –sansmangersansboire– en changeant quatre ou cinq fois de bémo. Nous avons même eu l’appui de la police de Bengsal qui nous a assis sur des chaises en plastiques et a réquisitionné -et payé- pour nous notre dernière étape dans le véhicule loué par des hollandais. Les sans-gênes quoi. MAIS 6h de trajet les gars! Et tout cela pour arriver où ?

Ben la suite dans prochain épisode pardi.*

Petit bonus (photos du téléphone) : 1. Markets on the road, 2. Beautiful sunsets, 3. Scooter’s advives

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* Soit dans 6 mois. Plus sérieusement : j’ai mis énormément de temps à finir et publier ce post. J’ai commencé à rédiger cet article en brouillon il y a 4 mois, le 20 octobre 2013. Pas le syndrome de la page blanche, mais presque. Déjà, un gros manque de temps (la vie tüssa) et puis des questionnements : est-ce que je dois continuer à écrire ces mini-récits ? L’écriture n’ayant jamais été mon fort. Bien sur je préfère les raconter de vive voix, les revivre, les mimer… mais au final, quand mes compagnons de voyage ou moi-même relisons certains « vieux » passages, et ça nous rappelle des souvenir, des anecdotes. La mémoire n’étant pas infaillible (et elle l’est de moins en moins avec les technologies) je vais donc continuer à alimenter cette petite page de mes blablatages incessants sur les merveilles de mes voyages, à qui veux bien les lire 😉 

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Escale à Bali

By 31 octobre 2013 Indonésie, Voyage

Repartir de Bornéo pour rejoindre Bali ne fut pas une mince affaire. Après une course en taxi, un avion qui a failli être arrêté à 5 mn du décollage juste pour nous mais en fait trop tard il est en train de décoller, une soirée affamés où on s’est retrouvé à manger des cœurs de poulet grillés dans la rue, un décollage en avance, une copine de Candy Crush du Sulawesi à l’aéroport à Surabaya (Java), nous qui croyons que le mec dit « emergency landing » et qu’on va se crasher dans l’eau et en fait pas, la négo de taxi sans pitié, et la nuit sur un toit dans un port, nous voici à Bali, plus précisément à Padang Bai.
Avec le lever du jour, on découvre cet endroit où les touristes ne se rendent habituellement que pour prendre le ferry ou les bateaux rapides pour les îles Gili, ou l’île de Lombok. C’est un petit port sympa, la vie y est plutôt paisible et les ruelles du village sont agréables. Malgré tout, il règne cette atmosphère un peu plus « touristique », les gens nous accostent pour nous vendre des trucs dans la rue ou sur la plage, et après une semaine dans la jungle où les gens te regardent comme une curiosité et non un porte-monnaie.
Nous avons profité de ces quelques jours pour faire une pause, s’offrir notre premier snorkeling, et aussi nettoyer nos vêtements de leur semaine équatoriale (l’humidité, ça ne pardonne pas). Je suis étonnée de voir des gens en short ou décolleté, mais Bali étant Hindou, les occidentaux ne se gênent. (J’appréciais pourtant beaucoup la pudeur musulmane)…

La baie, depuis la mer (avec une photo floue de la Sardina, dure dure la mise au point avec ce toycamera!)

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La plage du sudBali padang bai

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Le temple Hindou

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Les rues du villageBali padang bai

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Nous faisons une belle rencontre dans une laverie du village : Souare, qui nous offre un verre de son Arak maison (Un alcool qui ressemble à l’Ouzo grec, mais qui est distillé à partir de riz ou sève de cocotier). Il nous présente ses enfants : Koma, Jeny, le bébé Satria. Et nous parle de sa vie autour du monde : il travaille sur des bateaux de croisière, et a plus arpenté la planète que n’importe quel Jet-Setter. Une à deux fois par an, il rentre à Padang Bai, dans sa maison familiale.
Lui nous parle de Lombok, il a travaillé au Novotel (le seul grand hôtel au sud de l’île). D’après lui, Lombok serait « le Bali d’il y a 20 ans », la beauté naturelle… Là-bas, les gens sont cultivateurs, commerçants, artisans et « ne souhaitent pas voir le visage de leur île envahi par le tourisme de masse ».

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L’arak maison de Souare : les hippocampes ont été séchés au soleil avant d’être introduits dans l’alcool.

Après ces quelques heures merveilleuses, on se dépêche de faire nos sacs, prendre une douche et de sauter dans le ferry public pour Lombok. C’est un peu le bazar au port, on ne sais pas trop où passer, où est l’entrée, les policiers rigolent et me demandent si je suis musulmane (j’ai mon voile sur la tête, et Etienne sa grosse barbe), mais ne nous indiquent pas du tout la bonne direction. Finalement on saute dans le bateaux entre deux camions (l’embarquement était en train de terminer), montons les escaliers au son des milliers de poussins dans des cartons dans la soute, et finissons par s’affaler sur un banc sur le pont. Assise à côté d’un jeune homme qui ne parle que Sasak (la langue de Lombok), on essaye de communiquer malgré les barrières de langage, finalement on ne s’échangera que quelques cigarettes et sourires dès le coucher du soleil (ramadan oblige).

On remarque un mécanicien du ferry qui attache une ligne à la rambarde du bateau. Une vingtaine de minutes plus tard, ça mord! Les hommes à différents niveaux du bateau remontent la ligne. A l’arrière, ça s’active aussi! Au final, un grand poisson n vert qui ressemblait à une Dorade Coryphène et quelques thons dodus ont mordu aux hameçons… pour finir dans les casseroles du cuisinier du ferry.

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Le cuisinier du bateau

Pour la suite: comment on a connu pire trajet en voiture de notre vie (pour l’instant), les merveilles la côte sud autour de Kuta Lombok, la traversée de Lombok en minibus public (en 6h chrono), et pourquoi on a du rester dix jours sur la petite île de Gili Meno pour nous remettre en état…

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Trois jours au fil de l’eau

By 21 septembre 2013 Indonésie

Après nos quatre jours d’aventures aéroportuaires, nous voici arrivés au Kalimantan. La troisième plus grande île d’Indonésie, et encore relativement peu touristique excepté les parcs naturels, les villages de tribus Dayak ainsi que certains lieux de trek. Cette île se développe plus par l’industrie (pétrole, gaz,  mais aussi charbon, bois et huile de palme) que par le tourisme.

En atterrissant à Pangkalan Bun, on est apaisés par le calme qui y règne. On descend tranquillement à pied sur le tarmac pour rejoindre une salle fraiche où nos bagages arriveront. Ici, on est un peu plus bas de l’équateur, donc l’air est moins moite qu’à Pontianak (la ville sur l’équateur)

L'aéroport de Pangkalan Bun et ses taxi bleus / Camera : Sardina

L’aéroport de Pangkalan Bun et ses taxi bleus / Camera : Sardina

Un mec avec des ongles très longs vernis en noir nous parle à l’aéroport et nous donne quelques indications. Après une cigarette les fesses dans les fourmis rouges géantes devant l’entrée, on prend un taxi bleu pour rejoindre Pangkalan Bun. Comme on a pas mal faim, notre chauffeur nous recommande un restaurant qu’il aime bien. Là-bas, on se rend compte qu’on est un peu les seuls occidentaux qui trainent. Les gens nous accueillent avec des grands sourires et nous dévisagent. Au restaurant, il faut passer par les cuisines pour aller aux toilettes. Le barbu en revient, puis repart avec l’appareil photo : les cuisiniers voulaient poser pour lui, et lui ont montré les énormes coqs dans les cages derrière la cuisine. Autre surprise, on accède au restaurant par la route, mais il est en réalité sur pilotis au-dessus d’une rivière !

Photo : Etienne / Camera : Vivitar 35 ES + Kodak Portra 160

Photo : Etienne / Camera : Vivitar 35 ES + Kodak Portra 160

Photo : Etienne / Camera : Vivitar 35 ES + Kodak Portra 160

Photos : Etienne / Camera : Vivitar 35 ES + Kodak Portra 160

Après cela, il a fallu retirer du cash, beaucoup de cash car en Indonésie, tout se paye comme ça ! Et on était pas sûr qu’il y ait de distributeur à Kumai, le village où on allait payer et prendre le bateau (en fait, il y en a un, pour info). Il fallait également que j’achète de nouvelles piles plates pour mon Minolta, que je n’ai pas trouvé à Paris rapidos avant de partir mais que j’ai mis quinze minutes à trouver dans un bled indonésien. Normal. J’ai trouvé que Pangkalan Bun était une ville plutôt agréable, une fois que l’on a compris le système : comme la rue principale fait plusieurs kilomètres, il faut choper un des minibus jaune qui tournent en boucle, et vous dépose n’importe où, pour le prix fixe de 3000 rupiah (soit 20 centimes d’euros). Ou alors faire comme le barbu, squatter le scooter d’un indonésien, ils en ont tous un. Un scooter pour tous, tous sur un scooter!

Pangkalan Bun / Camera : Minolta + Kodak Portra 160

Pangkalan Bun / Camera : Minolta + Kodak Portra 160

Pangkalan Bun / Camera : Minolta + Kodak Portra 160

Pangkalan Bun / Camera : Minolta + Kodak Portra 160

Pangkalan Bun – Photos: Rory/ Camera : Minolta + Kodak Portra 160

Une fois avoir fait quinze aller-retour en minibus et scooter dans tous les distributeurs de la ville, on a trouvé un mini-bus pour nous emmener à Kumai. Là une indonésienne avec un téléphone Hello Kitty et qui parle anglais nous dit qu’elle a un bateau à Kumai et nous négocie le prix de la course. Elle s’appelle Lisa. Petite parenthèse, les gens qui parlent anglais au Kalimantan ne courent pas les rues. J’en ai fait l’expérience pendant que je poireautais à côté d’un distributeur. J’échangeais des cigarettes avec des mecs (qui ne faisait pas le ramadan d’ailleurs, étrange), et le seul qui parlais trois mots d’anglais était un policier. On a parlé de Zidane. Je dois dire que je ne connais pas de joueur de football indonésien, je connais juste Anggun comme célébrité indonésienne, mais je ne sais pas si elle joue bien au foot. Bref, nous voici partis en minibus pour Kumai, un des mecs devant à un petit oiseau dans un bambou.

A Kumai, on va faire la sieste dans l’hôtel que nous a indiqué Lisa (bon en fait il n’y a pas cinquante hôtels dans ce village en fait).  C’est là qu’on a rencontré Martin et Tali, les premiers occidentaux qu’on croise dans le coin. Martin est autrichien, Tali est canadienne anglophone, ça fait trois ans qu’ils vivent en Inde du sud et six semaines qu’ils voyagent en Indonésie. Le courant passe tout de suite et ils nous conseillent le guide qu’ils ont engagé pour le trip en bateau et me rassurent sur le fait que ce n’est pas grave que j’aie oublié mes médocs anti-paludisme. (Oui, oui, j’ai fait ça). Et me conseillent fortement de ne pas prendre ceux que j’ai achetés dans des Apotek indonésiennes pour quelques centimes.

Kumai / Camera : Minolta + Kodak Portra 160

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Kumai – Photo: Rory / Camera : Minolta + Kodak Portra 160

Si quelqu’un devine qui habite dans cet immeuble bleu, il aura le droit à un bisou de mon chat. La réponse est surprenante !

Le jeudi matin, après moult négociations et rebondissements la veille, on embarque dans un grand bateau tous les deux, avec une équipe composé du capitaine, de Charia la cuisinière, de l’aide et de notre guide Aria. Un autre couple nous a rejoints plus tard sur le bateau. Et hop, c’était parti pour le Tanjung Putin National Park…

Les trois jours qui ont suivi ont été merveilleux pour moi. Se laisser vivre au rythme du bateau, guetter les arbres à la recherche d’oiseaux, de singes et aussi de crocodiles (on a finalement vu un bébé crocodile le dernier jour. Ça faisait trois jours que j’y croyais. Un peu ma petite réjouissance personnelle. Oui j’adore les crocodiles.). On a vu des gibbons mignons, des nasiques gros pif, et évidemment plein d’orang-outan (les semi-sauvages de la réserve, mais aussi des sauvages au coucher du soleil). Evidemment j’ai oublié de prendre mon téléobjectif, mais en fait je ne regrette pas, j’ai préféré faire des vidéo nulles avec mon portable et juste apprécier la présence des singes sans systématiquement les prendre en photo.

Pour moi, ces quelques jours dans la jungle sont comme l’accomplissement d’un rêve de gosse, celui de devenir une exploratrice de la jungle (mais Dora n’existait pas à l’époque). J’aurais juste préféré trouver des sangsues dans la forêt et pas dans les toilettes de l’hôtel…

Very blury picture, but I love it / Camera : Sardina

Very blury picture, but I love it – Photo: Rory / Camera : Sardina

Love trees / Camera : Vivitar 35 ES + Kodak Portra 160

Camera : vivitar 35 ES + Kodak portra 160

Love trees – Photos: Rory / Camera : Vivitar 35 ES + Kodak Portra 160

Camera : Minolta + Kodak portra 160

Camera : Minolta + Kodak portra 160

Camera : Minolta + Kodak portra 160

Camera : Minolta + Kodak portra 160

Camera : Minolta + Kodak portra 160

Camera : Minolta + Kodak portra 160

Camera : Minolta + Kodak portra 160

Camera : Minolta + Kodak portra 160

Camera : Minolta + Kodak portra 160

Camera : Minolta + Kodak portra 160

Photos: Rory / Camera : Minolta + Kodak portra 160

The cute cook Charia / Camera : Minolta + Kodak portra 160

The cute cook Charia – Photo: Rory / Camera : Minolta + Kodak portra 160

Our lovely guide Aria / Camera : Vivitar 35 ES + Kodak Portra 160

Our lovely guide Aria – Photo: Rory / Camera : Vivitar 35 ES + Kodak Portra 160

Camera : Sardina

Photo: Rory / Camera: Sardina Lomo

Still a blury picture / Camera : Sardina

Photo: Etienne/ Camera: Sardina Lomo

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« Je veux que tu voies des cocotiers »

By 15 septembre 2013 Indonésie, Voyage

C’était la phase déclenchante. J’ai toujours voyagé en Europe, avec pour objectif de finir d’explorer mon propre pays et les 27 pays européens  pendant que j’étais  étudiante. Or cette année, je suis toujours étudiante, mais en apprentissage, ce qui veut dire que j’ai un salaire mensuel.

Une fois que le barbu s’est mis dans la tête qu’il allait m’emmener voir les cocotiers, on a commencé à regarder les billets d’avion. Lui était déjà parti seul en Inde du sud, on a donc regardé le Sri Lanka, les Philippines…. pour tomber sur des billets d’avions pas trop cher pour l’Indonésie. De l’ordre de 700€ aller-retour pour l’autre bout du monde ! Le temps d’arranger nos congés et de retourner sur internet pour acheter le billet, il a pris 100€. Mais ça reste correct, d’autant plus qu’une fois sur place, l’hébergement et la nourriture sont peu chers…

Etant donné qu’en juillet j’étais en plein dans la rédaction de mon mémoire, j’avoue que j’ai laissé le Lonely Planet dans un coin, j’ai juste « piné » quelques photos d’Indonésie pour m’inspirer. Le blog de « carnets de traverse » m’a donné envie d’aller dans la jungle à Sumatra pour voir les orangs-outans et les éléphants forestiers.

Le dimanche 20 juillet, nous avons donc décollé à Charles de Gaulle sans savoir vraiment où nous allions. Bien sur nous avons fait un vaccin, et emmené des médocs, mais aucun plan de route. Avec plus de 17 000 îles et un mois, on avait l’embarras du choix. Mais c’est comme ça que j’aime voyager, et que je me sens le plus libre !

C’est lors de notre interminable transit dans l’aéroport de Riyadh que le barbu a remarqué qu’on pouvait également voir des orangs-outans sur l’île de Bornéo, qui est en fait moins loin de Jakarta que l’île de Sumatra.

A l’aeroport de Riyadh

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Aéroport de Jakarta / Une place près de la gare

Aéroport de Jakarta / Une place près de la gare

Arrivés à Jakarta, on s’est dépêchés de rejoindre le terminal des vols locaux afin de rejoindre Bornéo. Notre objectif était de passer 3 jours en bateau dans le parc national de Tanjung Puting, dans la partie indonésienne de Bornéo : le Kalimantan. Mais à l’aéroport, c’est un casse tête avec toutes les compagnies locales, qui proposent souvent un vol par jour par destination. On a donc fini par acheter un billet pour le lendemain qui nous emmenait à Pontianak, la ville sur l’équateur, avant de prendre un petit avion pour nous emmener vers la grande ville la plus proche du parc : Pangkalan Bun.

Mais, si vous souhaitez aller plus rapidement au parc national depuis Jakarta, il y a en fait des vols directs entre Jakarta et Pangkalan Bun, sans passer par Pontianak. Il y a un vol par jour depuis Jakarta avec les compagnies Trigana et Kalstar. Trigana est souvent moins cher que Kalstar. De toutes façons nous avons pris quasiment toutes les compagnies aériennes d’Indonésie, elles sont toutes dans la liste noire de l’UE donc finalement ça ne change pas grand chose… Vous pouvez aussi y aller en ferry, mais apparemment c’est l’horreur 😉

Selamat tinggal Jakarta ! / Camera : Sardina

Selamat tinggal Jakarta ! / Camera : Sardina

On a donc du passer une nuit à Jakarta +  un vol, une nuit à Pontianak + deux vols, arrivée à Pangkalan Bun, une nuit à Kumai. Et le lendemain on avait un bâteau. Donc techniquement, on est arrivé à notre première destination après quatre jours de voyage autour du monde !

Mais je dois vous parler des vols entre Pontiank et Pangkalan Bun. On a pris un petit avion qui a marqué plusieurs étapes sur 900km, à bord duquel on a pu admirer l’immensité de cette île remplie de forêt. La forêt vierge est seulement découpée de quelques fleuves serpentants entre les arbres, quelques routes autour desquelles des cabanes se regroupent…

L'empreinte des nuages / Camera : Sardina

L’empreinte des nuages / Camera : Sardina

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Et puis, lorsque nous arrivions vers notre destination, des trous dans ce poumon de la terre : des plantations de palmiers à huile. Les occidentaux demandent de plus en plus de matière première dont cette huile de palme qui compose votre cher Nutella. Cette culture mutile la jungle équatoriale. C’est pourquoi des parc nationaux ont du être créés, afin de mettre à l’abri les dernières populations sauvages d’orang-outans, mais aussi tout l’écosystème des jungles du Kalimantan. Après avoir vu tant de documentaires et lu tant d’articles sur la déforestation, y être confronté « pour de vrai » laisse toujours une marque…

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Dans le prochain article, on atterrit à Pangkalan Bun, et  le voyage commence vraiment avec la découverte du Kalimantan !

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