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Kirghizistan

Le Kirghizstan en argentique

By 4 octobre 2016 Carnets de Voyage, Kirghizistan, Photographie argentique

Et si on repartait en voyage? Suite à l’article sur mes photos du Tadjikistan en argentique, voici une sélection de photos du Kirghizstan. Je n’en suis pas entièrement satisfaite, en partie pour les mêmes raisons qu’invoquées dans l’article sur le Tadjikistan. C’est-à-dire : le rond noir causé par mon objectif non-adapté omniprésent, les poussières sur les scans, les couleurs du développement effectué à New-Dehli en Inde… (dans un laboratoire pourtant sensé être reconnu et très pro). Mais je vous les présente quand même, ce pays est tellement sublime, je pense que cela vaut quand même le petit coup d’oeil !

Les sommets blancs, les lacs, les chevaux, l’espace.

Je ne sais plus où c’est !
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Au bord du lac Issy KulKirghizistan argentique-10

Le lac aux eaux translucides de Sary Chelek

Le village Arkit au pied du lac Sary ChelekKirghizistan argentique-14

Des cavaliers sur la route du lacKirghizistan argentique-15Le lac apparait !Capture d’écran 2016-03-14 à 19.11.48

Baignade rafraîchissanteKirghizistan argentique-17

Kirghizistan argentique-16L’article sur le lac Sary Chelek et ses eaux cristallines… ici !

Nuit dans une turbaza quasi abandonnée

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Randonnée à cheval jusqu’au lac d’altitude Kol Ukok

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L’ascensionKirghizistan argentique-2

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ça y est on voit le lac !Kirghizistan argentique-1

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L’article sur notre récit de la randonnée à cheval jusqu’au lac

Randonnée au lac Song Kol

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Kirghizistan argentique-23L’article en intégralité ici

En route pour le Tadjikistan

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Et voilà c’est déjà fini pour les photos. Il y en a peut-être encore quelques unes non scannées chez mon ami Polonais, mais nous verrons cela le jour où je reviens en Europe… En attendant j’espère que cette petite sélection vous aura plu !

Kirghizistan argentique-26 Kirghizistan argentique

 

 

 

 

 

 

 

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Kirghizistan : Budget et infos pratiques (à ma sauce)

By 1 octobre 2015 Asie Centrale, Budget, Kirghizistan, Pratique, Végane en voyage

Après un mois passé au Kirghizistan, ce superbe pays montagneux qui présente une culture peu connue de nous autres : on ne nous parle à aucun moment de l’existence de ce pays à l’école. Par exemple, on sait vaguement juste que les pays en « stans », c’est l’ex-URSS. Le pays n’a pas son Lonely Planet mais un chapitre du guide Asie Centrale et le routard ne propose pas d’édition. Nous franco-français, nous voici avec bien peu de choix ! Voici des petites infos pratiques que je vous ai distillées… ainsi qu’une idée de notre budget.

Budget

Un peu moins cher que le Tadjikistan, notre budget journalier était d’environ 15€/personne (contre 18€ au Tadjikistan).
Les « Stans » étaient nos vacances, pour le reste du voyage nous cherchons plus à faire des économies et à travailler en volontariat. Cela faisait plus d’un an que je n’étais pas partie (depuis l’Inde) donc je me suis permise deux randos à cheval : incontournables dans ce pays même pour les non cavaliers alors imaginez moi fanna de randos à cheval !! Nous avons croisé pas mal de personnes qui faisaient du trek « sérieusement » et qui avaient leur réchaud, leur tente et qui donc devaient avoir des frais encore plus minimes… mais aussi quelques groupes de voyages organisés qui devaient coûter bonbon : chacun sa façon de voyager. Le pays est encore bien éloigné du tourisme de masse et axe son développement sur l’éco-tourisme je vous rassure !

Activités :

  • une randonnée à cheval de deux jours (enfin plutôt un jour et demi) au lac Kol Ukok avec l’agence Jailoo incluant :
    la location des deux chevaux, le cheval du guide, le guide et ses repas+ sa nuit en yourte, une nuit en yourte pour deux, le diner, le drop en taxi aller-retour depuis Kochkor = 8 000 KGS soit 103€ (51,5€ par personne pour deux jours).
    Note : prix pouvant être réduit si vous trouvez d’autres personnes avec qui partir !
  • une randonnée à cheval d’une journée à Kyzyl Oi où nous avons juste loué les chevaux sans guide à la journée (ils ont accepté car je sais monter). Prix du CBT : 600 KGS par cheval pour une journée soit 8,50€.

Pour le logement, les moins chers ont été nos nuits chez l’habitant : Erjan près du lac Song Kol et au jailoo de Suusamyr où nous avons été hébergés. Pour les logements « conventionnels »

  • le moins cher : 300 KGS (4€) par personne en pension complète dans un homestay
  • le plus cher : 600 KGS (10€)  par personne dans une chambre double dans la capitale
  • en moyenne sur une mois : 12€ par nuit pour deux personnes, incluant parfois le diner, parfois juste le petit déjeuner.

En ce qui concerne les transports :

  • billet d’avion Paris-Istanbul-Bishkek (aller simple) : 250€ chacun avec la compagnie Pegasus, très fiable. Personne que nous n’avons rencontré ne s’en est plaint. Par contre elle est axée low cost donc il faut payer pour l’eau / la nourriture pendant le vol.
  • billet d’avion Bishkek-Osh pour se dépêcher d’aller au Tadjikistan : 25€ par personne avec Pegasus
  • Jeep collective Osh->Murghab au Tadjikistan (partagée entre 5 personnes) : on en a eu pour 35€ chacun (mais après il faut dénicher les bons plans, le trajet étant plus cher dans ce sens là que dans l’autre. Les Kirghizes n’ayant que peu d’intérêt à aller au Tadjikistan où tout est plus onéreux).
  • En mashroutka (mini bus) j’avoue que je n’ai pas tenu les comptes, mais ce n’est pas cher du tout : de l’ordre de 0,50€ à 4€ selon la longueur du trajet.
  • Et sinon on a fait du stop ! J’en parle plus bas dans l’article 😉

 

En espérant que cela puisse vous être utile, passons à la suite :

Nourriture

Pour moi qui suis dans une démarche de passage à une alimentation et un mode de vie végétarien/végane, le Kirghizistan est peut-être le pire pays pour cela avec un menu majoritairement composé de viande et produits laitiers. En tant que voyageur, vous dépendez des autres pour vous nourrir (restaurant, homestay, guesthouse) à moins de faire le marché tout les jours et se balader avec son stock de féculents et légumes ET avoir un réchaud.

Et lorsque vous vous retrouvez à boire le chai chez l’habitant / sous la yourte, on vous servira forcément des produits laitiers : que cela soit du beurre maison, du beurre rance, de la smetana (crème fraiche) ou encore du koumys (lait de jument fermenté). Le tout fait maison. Déjà que c’est compliqué de refuser du koumys et son gout si particulier, je ne vous raconte pas pour le reste. La barrière de la langue n’aidant pas non plus. Et je dois reconnaître que j’ai gouté certains beurres et smetana purement délicieux. Mais cela me dérange moins dans le sens où il ne s’agit pas d’élevage extensif mais plutôt de familles possédant leurs propres troupeaux. Il y a des veaux quand il y a des veaux, les vaches ne sont pas inséminées pour produire du lait en flux tendu*, elles se baladent en alpage l’été et rentrent toutes seules à l’étable lorsque l’hiver arrive, où elle trouveront du bon foin. (Véridique).

*Oui pas de veau, pas de lait. Et si le veau est un mâle en général c’est casserole si c’est une femelle elle subira le même sort que sa mère : la production de lait, jusqu’à qu’elle ne le soit plus assez rentable et finisse en steak haché. Les bovidés sont des êtres sensibles, curieux, friendly et pouvant vivre normalement une vingtaine d’années. Une vache laitière vit rarement plus de 4 ans.

De la smetana et du beurre rance

De la smetana et du beurre rance (et de la confiture)

Après évidemment, les kirghizes sont foncièrement carnivores, leur alimentation étant principalement basée sur des bouillons de viande de mouton avec plein de gras dedans, des beignets et raviolis vapeurs à la viande, des brochettes, du plov (riz pilaf aux légumes)… avec des bouts de bœuf ou mouton. Et ils élèvent énormément de moutons, dont ils utilisent également la laine pour faire du feutre. Les chevaux sont élevés pour le Koumys (lorsque les juments ont des poulains ils peuvent les traire), la monte et la viande. C’est magnifique de les voir évoluer un peu partout en totale liberté, en troupeaux structurés mais bon, il y a le revers « économique » qui en mène un bon nombre dans l’assiette (le Kirghizistan est le 5ème pays producteur de viande de cheval avec 25 000 tonnes par an / 7 500 tonnes en France).

Sinon les Kirghizes adorent les bonbons on en trouve partout, même dans les petits magasins de villages, où parfois il n’y a que quelques gâteaux périmés depuis la fin de la guerre froide, des nouilles chinoises déshydratées et… des bonbons! Moi qui ne suis pas très sucre je suis devenue accro au chocolat Alpen Gold de chez Mondelez (coucou Marie) qui me permettait une petite pause « culinaire ». Pas très local, je vous l’accorde.

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Oui c’est du chocolat AU LAIT. Ce pays rend fou. #blackchocolateimissyou #dairyproduct 🙁

Et sinon bien sur on y boit du thé à toute heure, tout le temps et quand la tasse est vide ils se dépêchent de la remplir à nouveau. Ce chai est invariablement accompagné de confiture qui est TOUJOURS délicieuse.

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Le graal de la confiture de framboise

Après manger il faut faire « l’amin » : c’est comme si on se lavait le visage avec les mains. C’est un signe de remerciement qui vient de la religion musulmane.

 

« T’es malade ? Moi aussi ! »

Nous n’avons pas rencontré un seul voyageur qui n’ait pas été malade au Kirghizistan. Faute à la nourriture apparemment, les conditions sanitaires du stockage de la viande ce n’est pas vraiment ça. Notre petite astuce après quelque temps dans le pays sera d’aller au marché et de nous faire des pique-nique… comme ça, pas de viande ou de gras de mouton qui traine ! Et j’ai également trouvé des « manti » les raviolis vapeurs à la viande normale qui soient uniquement aux patates-oignons à Osh.

Il y a ceux qui ont souffert du mal d’altitude (moi j’ai eu quelques belles migraines au Tadjikistan… mais d’un côté on manquait tout le temps d’eau et il faut boire énormément en altitude !).

 

Transports

  • Si tu as le budget ou que tu voyages en groupe, n’hésites pas à prendre des taxis même pour de longues distances, cela reste abordable.
  • Si tu n’as pas de trop longues jambes et que tu aimes bien la pop russophone, les mashroutkas (mini-bus) peuvent être une expérience intéressante. Néanmoins elles sont très pratiques, et pas chères.
  • Le train il faut oublier il n’y a genre qu’une seule ligne qui va de Bichkek à Balykshy au bord du lac Issy Kul et apparemment ça met juste dix mille ans ou alors seulement pour aller en Ouzbékistan.
  • Le stop fonctionne super bien !

    « die beste oder nichts ». Our way to hitchhike! #mercedesforever #mercedes #lechti

    Une photo publiée par RORYYYY (@roryofroom) le

    Si les difficultés de communication sont parfois un peu frustrantes, avec quelques mots, des mimes et de la bonne volonté on s’en sort et on arrive quand même à bien se marrer. Pour arrêter une voiture, on tend le pouce, ou le bras. On précise bien « Avtostop, nyet dengui » (autostop, pas de sous) au conducteur. Ce à quoi on vous dira soit OK soit on vous laissera sur le bord de route. Je trouve que lorsque l’on fait du stop et que l’on le précise bien au début, il faut s’y tenir jusqu’au bout et ne pas donner d’argent, car cela « tue » la pratique en quelque sorte, le principe même de l’autostop est un « drop » désintéressé, permettant un échange culturel par exemple. Et je trouve cela plutôt écolo : de toutes façons le conducteur se rend d’un point A à un point B, donc s’il a de la place dans sa voiture et qu’il est de bonne humeur pourquoi ne pas en faire profiter des voyageurs ? (les locaux font pas mal de stop aussi, pour palier au manque de transports). Le fameux « Atkuda ? » demande où tu vas/d’où tu viens/quelle est ta nationalité, les trois réponses fonctionnent. Les camionneurs sont souvent très sympa et lorsque vous êtes en rade au bord de la route, ce sont souvent eux votre planche de salut ! Mais bon on n’a pas été en rade plus de 30 minutes, en général une fois sorti d’une agglomération il faut moins de 5 minutes pour que quelqu’un s’arrête !

Best autostop avec le chouette Talent :)

Best autostop avec le chouette Talent 🙂

 

Hygiène

J’ai été un peu déçue j’ai du me laver plus souvent que je ne le pensais !

Plus sérieusement les saunas kirghizes sont trop top (en tous cas en été) : ils font chauffer de l’eau dans une sorte de poêle à bois spécial, et dans la petite pièce du poêle vous pouvez mettre l’eau chaude dans un seau, mélanger avec un seau d’eau froide et faire votre petite affaire. Sinon on avait des douches chaudes à Bichkek, Osh et Kochkor (mention spéciale à la super douche de chez Jailoo). On trouve du dentifrice des mêmes marques que chez nous sauf que c’est écrit en russe. Par contre ne faites pas comme moi n’oubliez pas votre pince à épiler, on a mis un mois avant d’en trouver une ! (Si jamais, on dit « pincette »). Et une barbe on dit « Sacal », ça a en général beaucoup de succès.

 

Applications pour smartphones

Mes petites sauveuses. Pour info j’ai un Samsung Galaxy S3 sauvé deux fois de la mort par sa garantie et qui rame beaucoup.

Soviet military mapsSoviet Military Maps : on nous l’a beaucoup conseillé pour le trekking mais en fait la version gratuite ne permet pas d’avoir les cartes offline. Du coup je faisais plein de captures d’écran mais en fait beaucoup moins utile que :

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maps meMAPS ME : juste le must ! Gratuit, sur Android ET iphone, vous pouvez télécharger les cartes par pays offline, vous géolocaliser grâce au GPS intégré du téléphone (sans utiliser le réseau) et en plaçant des épingles sur votre carte vous pouvez voir à combien de kilomètres se situe le lieu de vous. Il est possible de télécharger chaque carte avec ou sans la possibilité d’itinéraire, moi je prends sans cela prend moins d’espace. Il y avait des villages qui n’avaient pas de noms (les fameux « Fix me ») mais par contre beaucoup de routes, de sentiers ainsi que parfois les guesthouses, stations essences, restos etc. c’est vraiment complet et pratique. Les fonds de cartes proviennent d’Open Street Maps donc vous pouvez vous même les enrichir sur internet.

english kyrgyz dictionaryEN-KY Dictionnary : (uniquement sur android apparemment). Dictionnaire offline anglais-kirghize. M’a été d’une grande utilité !! Même si peu complet (il manque pleins de mots essentiels genre « travail » – on dit « Ish » pour info), cela nous a tellement servi à maintes reprises. Les résultats sont écrits en cyrilliques mais vous allez vous y faire, ou si votre prononciation est trop piteuse montrez simplement le mot écrit à votre interlocuteur.

ub readerUB Reader : application pour les e-book et PDF, indispensable pour nous car nous n’avons pris que des versions numériques des guides classiques. On avait les chapitres Kirghizistan & Tadjikistan du Lonely Planet Asie Centrale (et un vieux guide papier indépendant aussi). C’est super pratique pour lire un peu partout de façon discrète, ça ne consomme pas de batterie et le fait de pouvoir placer des signets, utiliser les liens pour naviguer entre les pages et avoir la recherche de mots c’est juste trop bien. Le point négatif ce sont les cartes, mais pour y accéder plus facilement j’en ai fait des captures d’écran comme ça je pouvais également zoomer.

xe currencyXe Currency : le convertisseur de sous, pour avoir les équivalences en euros et dollars. Juste indispensable, surtout quand on est des génies des maths comme nous deux. Ne pas oublier d’actualiser les devises lorsque vous avez une connexion.

Remarques générales (et idiotes)

– Les voitures ont parfois le volant à gauche, parfois à droite… mais on roule à droite. Disons qu’il y en a qui doublent un peu à l’aveugle en toute impunité mais ils ont toujours l’air de s’en sortir. Beaucoup de voitures coréennes récentes et moins récentes allemandes (Mercedes, BMW). Et des ladas bien sur, mais moins de Lada Niva qu’au Tadjikistan (amour absolu pour ces voitures).

Une pub pour la sécurité routière. No comment.

Une pub pour la sécurité routière. No comment.

– Les gens ont TOUS leurs pare-brises fissurés, une certaine marque de boucheur de trous dans les pares brises qui nous casse les oreilles aurait du boulot ici. Souvent les compteurs de vitesse ne fonctionnent pas aussi.

– Tout le monde boit et aime le Koumys, même les gosses (c’est peu alcoolisé, environ 3% je crois).

Kumys, étape 1 : la traite

Kumys, étape 1 : la traite

– La vodka est moins chère que la bière. Il y en a des bonnes pour genre 3-4€ la bouteille, nous avons aimé les marques « Kirghizistan », bouteille en verre sablé-étiquette rouge, la « Winter » et la « Zero ». Nous en avons aussi acheté une avec un magnifique léopard des neiges dessiné sur la bouteille mais à boire c’était juste du pur éthanol. Les mirages du packaging.

– on n’achète pas de CD mais des clés USB avec de la musique déjà dessus pour brancher sur l’autoradio.

– pour faire avancer un cheval on ne claque pas la langue comme en France sinon il s’arrête mais on dit « Tcho Tcho ! » avec conviction.

– le cheval kirghize passe vraiment partout, faites lui confiance et ne tirez pas sur sa petite bouche délicate. Ma théorie est qu’ils ont subi un croisement génétique avec des chèvres à un moment.

– point mode : les chaussettes dans les claquettes. TOUT LE MONDE le fait. D’un côté on comprend vite le côté pratique : il faut se déchausser en entrant, et ça caille. La solution est toute trouvée !

Un beau chinese mix !

Un beau chinese mix !

 

Petit dictionnaire personnel de Kirghize

Mots écrits de façon « phonétique »

Salam : bonjour

Rarhmat : merci

Da : oui/ Nyet : non

Nyet russian : voilà

Kancha ? : combien

Avtostop : autostop

 

Ata : papa

Chong Ata : grand père

Kiz (kuuuz) : fille

Huille : maison

Ish : travail

 

Ouille : vache (pl. ouille lar)

Tolrpoc : veau (pl. tolrpoc tor)

Coye : mouton (pl. coille lar)

Echec : âne (pl. echec ter)

At : cheval (pl. At tar)

Koulun : poulain

It : chien

 

Sacal : barbe

Teech : dents

Teel : langue

Gousse : yeux

 

 

Pas suffisant comme vocabulaire

Pas suffisant comme vocabulaire

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Kirghizistan : la vidéo !

By 30 septembre 2015 Kirghizistan, Vidéos

Comme vous avez été sage et avez bien lu mes petits carnets de routes, voici votre récompense, un peu plus divertissante : notre vidéo du Kirghizistan !

Après un mois passé à explorer le pays en stop, voici les images (animées) de nos aventures dans ce pays surprenant… mais tout bonnement magnifique. Je suis loin d’être une pro de la prise de vue et du montage mais j’aime bien cela donc je me lance ! La musique que j’ai choisi (non sans peine) n’est pas vraiment kirghize mais nous l’entendions souvent dans les mashroutkas, ces mini-bus qui parcourent les villes et villages du pays.

Pour voir d’autres de mes vidéos, vous pouvez aller voir ma chaine Youtube ou consulter mon nouvel onglet « Vidéos«  sur le blog. Bon visionnage, n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

 vidéo Kirghizistan

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Kyzyl Oi la rouge et aventures dans la vallée de Suusamyr

By 29 septembre 2015 Asie Centrale, Kirghizistan

Nous poursuivons notre route après le trek jusqu’au lac Song Kol et décidons de traverser tranquillement en stop la vallée de Suusamyr réputée très belle. Notre objectif est de rejoindre la route principale reliant les deux grandes villes du pays : Osh au sud à Bishkek au nord. Nous avons une semaine avant que notre avion décolle, et nous souhaitons passer quelques jours au village de Kyzyl Oi qui signifie « cuvette rouge », un nom plutôt évocateur!

Carte Kyzart-Kyzyl oi

Kyzyl Oi

Samedi 5 septembre : De Kyzart à Kyzyl Oi

Kyzart 2 Au revoir Kyzart !Kyzart 1

Après un lavage de cheveux en règles au seau dans le jardin entre les patates et le poulailler, nous prenons le petit déjeuner avec Erjan et son fils avant de faire nos aux revoir à la petite famille et de reprendre la route. Un monsieur nous dépose du village à la route principale pour faire du stop. C’est un camion de charbon qui nous emmènera jusqu’au village de Bashkaingdy (pardon?).
Alors que nous marchons vers le centre du village, désert, nous entendons les plaintes d’un chien dans les arbres à côté de nous. Le Barbu passe en premier, de peur de tomber sur un animal à moitié charcuté… mais en fait c’est un chiot qui assit sur la souche d’un arbre, a la corde au cou. S’il saute du tronc pour essayer de s’échapper, il se pend. SYMPA. Il a l’air d’être sevré, nous coupons sa corde et lui donnons nos restes de fromage et de pain, sur lesquels il se jette goulument. Puis nous reprenons notre chemin, en espérant qu’il s’en sortira. C’est inadmissible de traiter un animal de la sorte. Quelques mètres plus loin nous sommes saisis par la vision d’un âne qui n’a plus d’oreille qui arrive au galop en poussant des grognements (oui oui des grognements) avant de se jeter sur une pauvre ânesse attachée à un arbre. La bougresse essaye de s’échapper en tournant en rond, mais elle finit juste par se ligoter. Finalement, découragé par les coups de pieds, l’animal fou fini par s’en aller. Au centre du village nous voyons une mashroutka arriver. Etant donné le peu de véhicule circulant sur cette route et la probabilité qu’ils ne nous prennent pas en stop nous décidons de la prendre jusqu’à Chaek, la prochaine petite ville. De là nous comptons faire à nouveau du stop jusqu’à Kyzyl Oi.

autostop 1Un cimetière musulman à l’entrée de Bashhkaingdyautostop 3Drôle de statue !autostop 2Notre petit rescapéautostop 4

Mais dans la ville il y a beaucoup de taxis et personne ne veut nous prendre en stop, on marche, on marche, cela n’en finit pas. Je commence à me décourager et me dire qu’on aurait peut-être du rester dans la mashroutka finalement… quand un petit pick-up rouge s’arrête et nous embarque dans la remorque : il va à Kyzyl Oi ! On ne pouvait rêver meilleur poste d’observation pour le paysage incroyable de cette route.autostop 5

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autostop 11OK ça commence à devenir sérieux les paysages là !autostop 12

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autostop 14Le coup de la panne !

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Une fois arrivés au village dont les alentours sont magnifiques, nous cherchons la guesthouse d’Elvira, qui parle anglais et dont nous avons entendu parler. Une fois négocié avec elle nous nous installons dans une chambre avec un immense lit. Nous prendrons juste un petit snack en guise de diner (moins cher) qui s’avère en fait être une délicieuse salade de chou et des mantis.

Dimanche 6 septembre : Repos & Pêche

Kyzyl Oi 1

Journée repos et montage vidéo pour moi pendant que le Barbu est parti pêcher à la rivière. Je vais également rencontrer le coordinateur du CBT pour louer deux chevaux sans guide pour la journée du lendemain (600 KGS/cheval pour la journée, 200 KGS/heure, le choix est vite fait !). Le soir nous reprenons un snack et discutons avec Elvira en anglais. Quel bonheur de pouvoir communiquer plus facilement avec ses hôtes, même si grâce à Erjan et notre nuit à Song-Kol nous avons fait de grands progrès en Kirghize !

Lundi 7 septembre : à la recherche de la cascade

Ce matin nous allons chercher nos chevaux pour notre journée de randonnée. Il y en a un grand bai et un plus petit alezan dont on ne retiendra évidement pas les noms kirghizes. Je laisse l’alezan (que nous surnommerons Chesnut) à mon Barbu, car s’il commence à être bien à l’aise et apprécier le cheval, il ne faut pas qu’ils soient trop grands non plus ! Je demande au coordinateur de me dessiner un plan pour se rendre à la cascade et nous enfourchons nos montures.

Kyzyl Oi 2Quelle allure !

La première étape est de traverser le pont de singe à pied avec sa monture derrière, mais avec le pas chaloupé des chevaux, ça tangue ! Une fois remontés en selle, nous nous trompons de chemin mais découvrons une magnifique vue. Une fois de retour sur le bon sentier, nous profitons du paysage à base de montagnes rouges, du torrent qui coule au milieu bordé de petits arbres et herbes colorées. Si la monture du Barbu avance d’un bon pas, la mienne trainasse. J’ai cru un moment que mon cheval boitait mais après une quinzaine de minutes son pas s’est amélioré et il ne rechignait pas à grimper dans les cailloux c’est donc que ça devait aller.

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Après avoir joué à la cow girl pour bouger le troupeau de vache de notre sentier dans le pierrier et chevauché une heure dans le cagnard nous apercevons la seconde rivière. La cascade doit être au bout logiquement. Le coordinateur nous a dit qu’à un moment il fallait attacher les chevaux et continuer à pied. Nous allons donc attacher nos montures sous arbre à l’ombre dans la petite forêt qui borde le ruisseau. Le Barbu profite de la pause pour se rafraîchir dans l’eau glaciale et nous pique-niquons de chips avant de se lancer à la recherche de la cascade.

Kyzyl Oi 14Imaginez moi derrière ces vaches en train de faire du bruit et m’agiter avec ma brindille de bois sur mon cheval.Kyzyl Oi 16

Kyzyl Oi 15

Kyzyl Oi 17Siesta time.Kyzyl Oi 18Impossible d’avancer plus loin

Et c’est le cas de le dire car nous avons difficilement progressé dans la végétation dense le long du cours d’eau, devant le traverser à plusieurs reprise, parfois sur des troncs d’arbres et pour finir les pieds directement dans la flotte tant pis. Après une heure d’ascension nous voyons que nous touchons presque au but, mais impossible d’aller plus loin : des falaises rouges se dressent de chaque côté de la rivière. Nous rebroussons donc chemin car il commence à se faire tard et retrouvons nos chevaux qui faisaient tranquillement la sieste en nous attendant. Après avoir essoré les chaussettes nous échangeons de monture pour que je puisse profiter un peu d’un cheval qui a du jus au moins une fois avant de quitter le Kirghizistan ! Je profite de quelques replats pour me faire des petits galops, et il en a sous le capot, le Chesnut !

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Kyzyl Oi 21Ca descend sec ! Le barbu est fin prêt pour la rando désormais, le tout terrain ça le connait !Kyzyl Oi 22

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Lorsque nous ramenons les chevaux au CBT en fin d’après midi, le propriétaire les récupère et nous explique que l’alezan est son cheval perso (c’est pourquoi c’est un bon cheval punchy) et sur ce, il lui saute sur le dos en short / claquettes et part au triple galop au milieu de la route. Normal. Et le coordinateur nous explique qu’en fait il ne fallait pas suivre la rivière mais passer par le plateau en haut pour trouver la cascade mais que si on avait pris un guide on l’aurait trouvé (enfin, s’il m’avait mieux expliqué on aurait trouvé aussi ceci dit!).

Suite à cette bonne journée de rando, nous retournons chez Elvira récupérer nos affaires car nous voulons partir ce soir en stop pour Kojumkul, le village suivant. Elle nous a préparé la truite que le Barbu a pêché la veille, et nous dit que son mari va justement à Suusamyr emmener un enfant malade à l’hôpital et peut nous déposer à Kojumkul, qui est sur la route ! On est ravis, on a vraiment adoré nos deux nuit chez Elvira qui est une hôte remarquable, nous avons bien rigolé avec ses deux petites filles en faisant du hula hop et maintenant son mari, plein d’humour malgré la barrière de la langue, nous emmène.

Kyzyl Oi 26Avec Elvira et son mariKyzyl Oi 25Kyzyl Oi nous dis au revoir de la plus belle des manières qui soit…Kyzyl Oi 27

Nous atterrissons dans le seul homestay du village, pour 500KG par personne pour la nuit et les repas, c’est parfait car nous arrivons à cours de somonis… et le prochain distributeur est à Bichkek ! La mama de la maison est très sympathique et nous prépare un bon plov.

Vallée de Suusamyr

Mardi 8 septembre : « Karakol, Suusamyr ? » « Da, da ! »

Kojumkul 1 KojumkulKojumkul 2

Le lendemain matin, le Barbu retourne pêcher la truite dans le torrent pendant que je profite de la chaleur du poêle de la cuisine pour prendre un bon petit déjeuner et écrire au chaud, après que la mama m’aie sorti l’album photo de famille, bien sur ! Sa fille a épousé un Tchèque et habite à Prague, et elle même a pas mal voyagé en Europe en allant leur rendre visite. Lorsque le Barbu rentre tout content de sa pêche, il offre sa truite à la mama et nous pouvons reprendre le stop.

Nous avons envie de découvrir le petit village de Karakol, visiblement entre Kojomkul et Suusamyr, lui même le long de la rivière Karakol qui rejoint cellle de la vallée principale. Un jeune homme nous dépose à la jonction des deux rivière, il y a une route. Dans le guide ils disent que c’est environ à 6 km de Suusamyr. Nous marchons, et faisons des arrêts le bord de l’eau pour s’extasier devant les truites.

Suusamyr jailoo 1De la pisciculture à la kirghize. Dans cette rivière transparente on voit des dizaines et dizaines de grosse truite à l’oeil nu !

Suusamyr jailoo 2

Suusamyr jailoo 3

Suusamyr jailoo 4Coucou jolie vachette !Suusamyr jailoo 5

Nous marchons, marchons, avant de finalement nous faire prendre en stop par une camionnette orange, qui nous dépose et nous dit de grimper dans une autre camionette bleue. Nous nos retrouvons donc dans la remorque avec des bergers. « Karakol ? Suusamyr ? » « Da, Da ! ». Nous avalons les kilomètres à travers la magnifique vallée de Suusamyr mais toujours pas de village, seules des yourtes posées ça et là. Je regarde à nouveau ma carte offline sur le téléphone et nous n’allons nul part. Juste une route perpendiculaire à la route principale qui fonce droit sur les montagnes. Pas moyen d’aller à Suusamyr par cette route, à moins de faire demi tour. On voit des chameaux, des aigles, des centaines de moutons, chevaux dans les alpages. Le camion s’arrête à une yourte et fait le plein de Kumys Puis reprends la piste. Mais toujours pas de village. Karakol ne doit pas être là. La rivière qui coule dans la vallée s’appelle aussi Karakol. Donc nous demandons si nous allons à Suusamyr « da da ! » qu’ils nous disent. Le temps passe. On attend mais je ne me demande bien où nous allons atterir à part au milieu de nul part. En zoomant bien je vois que la piste continue à travers les montagnes jusqu’à Kotchkor, d’où on vient. Mais on continue « on ne sait jamais » et puis de toutes façon on a pas vraiment le choix on ne croise aucun autre véhicule.

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Suusamyr jailoo 7Un chameau de Bactriane (!!!)

Cela fait bientôt deux heures que nous avons pris ce camion bleu. Je commence un peu à désespérer. On dépose les bergers à une tente militaire puis continuons, et le camion s’arrête à la tente suivante. Apparement on est arrivés. On leur demande « Karakol ? ». Ils nous disent de marcher, que c’est à 25 km d’ici. WTF. On leur explique que l’on veut aller à Suusamyr, leur faisons comprendre que nous avons un avion à Bishkek samedi. « Suusamyr Erteng ». Ah donc demain ils vont à Suusamyr. Je leur demande, en mimant un toit « Suusamyr huille ? » (maison). Ils me disent qu’ici, c’est Suusamyr Jailoo ! Les pâturages d’été de Suusamyr. Effectivement, on est bien au milieu de nul part. On leur dit que l’on a pas de tente, où va t-on dormir ? (en réalité on en a une, mais avec un seul matelas de sol, et le duvet pourri du Barbu, il risque de mourir de froid dans la nuit). Il nous invite donc gentiment à venir dormir dans la tente avec la famille. Un peu dépités, nous allons à la tente, la femme, Aijan, nous invite à boire le thé et manger la pastèque rapportée par le camion avec les deux petites filles, Adèle et Beutleco (?). On rediscute, et il nous dit de ne pas nous inquiéter, demain on prendra le camion pour aller à Suusamyr, il part vers 10h. En fait, c’est la dernière nuit de cette famille au jailoo, demain c’est fini ils rentrent à Bichkek ! Nous nous rendons compte finalement de la chance que nous avons de pouvoir partager la dernière soirée de cette famille après une saison d’alpage ! Nous nous détendons et discutons avec la famille. Ulan, le père, un jeune aux yeux bleus d’origine russe revient et nous propose d’aller pêcher pour ramener une truite pour le diner. Nous partons avec lui et sa chienne Zlaika qui court comme une dératée pour nous ramener les cailloux qu’on lui lance (pas de bouts de bois à cette altitude). Nous pêchons jusqu’au coucher du soleil, sans succès mais au milieu d’un paysage sauvage incroyable.

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De retour à la tente, bien chauffée par le petit poêle à bouse, nous nous voyons offrir du thé… puis de l’Arak, c’est le dernier soir, cela se fête ! Puis à notre grande surprise, c’est Aijan qui grimpe sur le cheval d’Ulan (en claquettes-chaussettes évidement) pour aller chercher le troupeau de moutons et chèvres pour la nuit. Puis après quelques verres nous refaisons le monde grâce à nos progrès en kirghize et mon petit dictionnaire sur le Smartphone. Ils sont amusés par le fait que Aijan signifie « lune » en Kirghize et mon prénom signifie le lever du soleil. Ulan et son oncle qui était avec nous dans le camion et nous a invité à la tente vont demain ramener le troupeau de mouton jusqu’à Bichkek en passant tout droit à travers les montagnes. Ils y vont à cheval et en auront pour trois jours. Quand on leur demande comment il vont faire pour dormir, ils nous montrent de grandes parkas… et de l’Arak ! Forcément quand ils voient mon bon duvet en plume ils sont un peu jaloux, mais pas question de leur vendre, c’est un bien de famille vintage, cadeau de mon père. Nous nous couchons tous en rang d’oignon dans la tente, je me mets au bord pour isoler mon Barbu et son piteux sac de couchage du froid.

Suusamyr jailoo 17La fine équipe

Suusamyr jailoo 16Ulan et le Barbu

Mercredi 9 septembre : ça déménage

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Au petit matin, après un petit déjeuner de beignets préparés par Aijan, nous aidons la petite famille à faire un tas avec les affaires de l’autre coté du ruisseau pour les charger dans le camion. L’oncle attrape une jument pour le préparer, mais décidemment celle-ci n’est pas d’accord, j’aide donc Ulan à la rattraper, il a une technique bien à lui a base de « brrrr brrrr » qui fonctionne vraiment bien. On a vraiment l’impression qu’il communique avec la jument. Après quelques essais infructueux, il finit par s’en rapprocher et l’attraper fermement par la crinière pour la ramener. En grimpant sur une colline je peux apercevoir l’autre tente plus bas où ils ont fini de plier et charger le camion bleu, et le voici qui arrive pour déménager la petite famille. Ils chargent tout et enlèvent la toile de tente, ne laissant sur place que la structure en bois. Puis vient le moment de charger des moutons. Une chèvre, puis un, deux trois moutons dans la petite place restante. Dans la cabine, il y a le conducteur, Aijan et les deux filles.

Little jailoo friends. #kirghizistan #kyrghyzstan #nature #suusamyr #jailoo

Une photo publiée par RORYYYY (@roryofroom) le

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Suusamyr jailoo 22Les filles n’arrêtent jamais de jouer !Suusamyr jailoo 23

 

Finalement un camion blanc arrive et on nous dit de grimper dedans, que lui aussi va à Suusamyr. Vers 11h, c’est parti, nous voici sur la route. Après une heure de route, nous nous arrêtons à une yourte. On nous dit de venir manger. Nous somme chez Talent, et il y a toute une bande de bergers rassemblés là. A un moment, on doit enlever nos affaires du camion blanc, qui s’en va, apparemment on fini la route avec le bleu. Nous pénétrons dans la yourte où l’on nous somme gentiment de manger. A peine la coupe de chai vide que l’on nous ressert, et si l’on arrête de manger on nous dit « eat eat ». Nous prenons donc un copieux repas avec Aijain et les deux filles ainsi que Talent et sa femme, puis nous laissons nos places aux bergers pour la deuxième tournée.

Talent fixe nos sacs à dos sur le tas dans le camion, et nous dit de monter avec les moutons. On ne voit pas où l’on va mettre nos pieds entre ces pauvres bête mais l’on fini par trouver des trous. Et c’est parti, me voici avec une tête de chèvre entre les jambes et un gros mouton noir qui n’arrête pas de me marcher sur les pieds. Même si au début c’est rigolo cela en devient vite pénible, d’autant plus que nous savons qu’il reste pas mal de route. Nous nous arrêtons à nouveau à la yourte à Kumys pour qu’ils fassent le plein (même les fillettes en raffolent et pour l’avoir gouté, je peux moi même dire qu’il est bon, rien à voir avec celui de Song Kol et son fameux gout de cendres pourries. Oui, J’AI TROUVÉ DU BON KUMYS !). Ils déchargent la chèvre et nous reprenons la piste. Je n’ose penser au sort de ces pauvres bêtes. Finalement après une seconde heure de route nous voici à l’intersection où l’on avait été déposé la veille et cette fois nous allons vraiment à Suusamyr.

Voici la carte :

plan entierOn en a fait de la route, à l’arrière de ce camion bleu ! (environ 60 bornes… soit 120 bornes l’aller-retour)

Une fois arrivés au village, ils nous déposent à la guesthouse et continuent leur route jusqu’à Bichkek. Couverts de poussière, nous posons les sacs et partons à la recherche de la rivière pour prendre un bain. Malgré l’eau glaciale j’y parviendrais ! Quelle jolie baignoire. De retour à la guesthouse, la femme m’a préparé un sauna kirghize, donc je retourne me laver, mais à l’eau chaude cette fois (je devais vraiment faire peur !). Je suis épuisée et un peu malade, je me coucherai avec seulement un thé dans l’estomac, maudissant ce chien qui ne cesse d’aboyer à la fenêtre (cette fois je les ai utilisées, les boules kies ;)).

 

La rivière à Suusamyr :

Jeudi 10 septembre : En route pour la capitale

Le lendemain nous marchons jusqu’à la sortie du village (c’est à dire plusieurs kilomètres) pour faire du stop. Après beaucoup de tentatives infructueuses alors que nous ne sommes qu’à 13 kilomètre de la route principale pour Bichkek, ce sont encore des routiers qui viendront à notre rescousse ! Nous voici embarqués avec les sympathiques Ramsès et Sergei l’immense russe pour des heuuuures de route. Nous retrouvons l’asphalte sur la route principale, et le camion commence sa lente ascension sur les lacets menant au col. Une fois arrivé à l’entrée du tunnel, il doivent se mettre sur le côté pour attendre l’ouverture du tunnel aux camion (à double sens ils ne passent pas). Nous tuons le temps avec de délicieuses fèves salées qu’ils nous offrent et attendons plus d’une heure avant d’enfin nous pouvons rouler ! Une fois de l’autre côté, le camion, très chargé, descendra à 30 km. Ce qui fait qu’à midi nous n’avons toujours pas fini de descendre. Nos deux compères font une pause et partagent leur pique nique avec nous (mais quand les gens arrêteront d’être aussi gentils ? <3). Vers 16h, ils nous déposent à une intersection, un peu avant Bichkek : ils tournent ici. Nous les remercions chaleureusement et finirons notre trajet en Mashroutkas jusqu’à l’auberge de jeunesse où nous étions précédemment.

Quelques photos de BishkekBishkek-40-2

Bishkek-41

Bishkek-40

Nous y ferons la connaissance des sympathiques Bernard et Emeline qui voyagent aussi pour un bout de temps et tiennent le blog du plov au bobun (j’adore le nom !) ainsi que deux de nos compagnons de chambre, un couple de jeunes israéliens, Dani et Noemi qui

  • Sont trop sympa
  • cuisinent trop bien (la pâte de sésame avec les aubergines aka « Rastylicious » OMG)
  • prennent le même avion que nous pour New Delhi.

Nous passerons donc les jours à venir avec eux et ne nous séparerons que le dimanche, après un merveilleux vol au dessus de l’Himalaya et notre premier restaurant indien, tellement content de retrouver de la bonne nourriture (et végétarienne !). Peut-être les croiserons nous à nouveau durant nos périples indiens respectifs.

ENFIIIIINNNNN (#indianfood)Bishkek-40-3

Et pour la suite, c’est désormais en Inde que cela se passe !

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L’immense lac Song Kol (et la grimpette pour y accéder)

By 27 septembre 2015 Asie Centrale, Carnets de Voyage, Kirghizistan

Nous étions à Kockor où nous avons fait une randonnée à cheval jusqu’au lac d’altitude Kol Ukok et désormais nous voici à nouveau sur la route pour rejoindre le village de Kyzart dans la vallée de Suusamyr. Le village est au nord du lac Song Kol et permet de rejoindre celui-ci à pied à moindre frais !

Mercredi 2 septembre : une rencontre inattendue

Nous débutons le stop en début d’après-midi. Après s’être fait déposer à la jonction pour la route menant à Kyzart, un camion nous embarque. On a beau être lents et secoués comme des pruniers par la route pleine de trous, nos routiers sont bien sympathiques et on a de la place pour mettre nos gros sacs dans la cabine. Après deux heures de ballottage intensif, nous sommes déposé en bord de route et finissons le kilomètre qui nous sépare de Kyzart à pied.

Kyzart 2La « porte d’entrée » du village, mais il faut encore marcher un bon kilomètre pour y accéder

Kyzart 1

Arrivant au village, ne disposant pas vraiment d’infrastructures touristiques à part un panneau indiquant « hôtel CBT » nous déciderons d’aller jeter un œil à cette rue. Nous sommes abordés par une femme parlant anglais qui nous accompagne chez elle et nous annonce des prix exorbitants. Nous négocions, mais cela reste peu satisfaisant, et pour ce qui est de dormir sous la tente, nous avons oublié le tapis de sol du Barbu dans le camion… Il décide d’aller faire un tour dans le village pour trouver une autre solution d’hébergement et me laisse donc surveiller les gros sacs entourés de bambins envahissants.

Lorsqu’il revient, une éternité plus tard (je suis toujours entourée d’une dizaine de petits garçons qui me tournent autour, me parlent, jouent avec mes bouteilles d’eau), il a l’air plutôt content. « J’ai trouvé une super jolie maison, tu vas adorer » me dit-il.

En explorant le village (très grand) il est tombé sur cette maison qu’il a trouvée jolie. La grille étant ouverte, il est entré dans la cour (aucune gène aha) et a discuté avec le jeune propriétaire et sa petite famille avec lesquels il a négocié un bon prix. Ils sont ravis et curieux de nous accueillir, même s’ils ne parlent pas anglais. En arrivant, je fais connaissance d’Erjan, de sa femme Zlaika, le petit garçon Nourelle, la bambine Gouzelle et le papi Solr Beck qui couvre cette dernière de bisous. A peine posé le sac dans la chambre qu’ils nous glissent la collection complète de leurs albums photos de famille (une pratique très commune dans le pays). Nous découvrons alors des petits fragments de vie de cette famille encore inconnue. S’ensuit une partie d’échecs avec un très beau jeu sculpté ou le Barbu se fait laminer. Le jeune neveu qui vient d’arriver fait la revanche et s’avère un adversaire très coriacé et doué en stratégie (c’est lui qui va gagner mais il faut pas le dire). Erjan offre un kalpak au Barbu, c’est le chapeau traditionnel kirghize, une affaire sérieuse ! Et puis nous allons diner dans la petite maison attenante. On se lave les mains et c’est parti pour un délicieux plat de patates avec un œuf et bien sur des liiiiitres de chai 😉

Kyzart 3 La traditionnelle séance photosKyzart 4

echec kirkizistan

jeu d’échec

 

Jeudi 3 septembre : La grimpette jusqu’au lac Song Kol

Levés de bon matin, nous regardons Erjan préparer le petit déjeuner, Zlaika étant partie travailler à l’école. C’est tout un programme il faut couper du bois pour le feu, alimenter le feu, aller chercher de l’eau, déterrer quelques patates dans le jardin… Nous déjeunons d’un ragout de patates et tripes (tralila) avec Erjan et son fils puis il nous dessine un plan trouver le sentier du lac et nous remplissons notre unique bouteille d’eau et truffons nos petits sacs de tous les vêtements chauds que nous avons avant de nous lancer à l’assaut du col à 3 400 m d’altitude.

Kyzart 5La cuisineKyzart 9Erjan a tenu à nous montrer sa Lada… qui aparement ne fonctionne pas, quelle affaire !Kyzart 8La maison des chambresKyzart 6Petit déjeuner à base de… tripes.Kyzart 7Notre plan pour nous rendre au lac ! Limpide, non ?

carteSinon on avait aussi cela, mais je suis incapable de dessiner l’itinéraire aha (source : Soviet Military Maps)

Nous grimpons à bon rythme la première partie traversant les champs puis évoluons plus doucement dans la première arrête. Nous décidons d’aller faire une pause thé aux deux yourtes de ce versant après deux heures de marche : cela nous fera économiser de l’eau. Nous contournons donc une colline par la gauche pour éviter de grimper tout droit mais décidément les lacets ici non plus ils ne connaissent pas et descendons vers la première yourte. Nous y trouvons une petite mamie qui fait de la couture qui nous accueille pour le chai… et la confiture bien sur ! (50 KGS).

Rando Song Kol 1Ca y est ça grimpeRando Song Kol 5La malicieuse mamie devant sa yourte (et la vue !)
Rando Song Kol 6Devant la yourteRando Song Kol 4La fameuse smetana maison (et en jaune foncé, le beurre rance)Rando Song Kol 3

Rando Song Kol 2

Après avoir enfilé les coupe-vent nous reprenons l’ascension, de plus en plus dure, le long d’un ruisseau où nous rencontrons un troupeau de vaches curieuses. Le chemin disparaît et nous nous trouvons face à un mur abrupt. Le genre chèvre friendly. On s’y attaque, en faisant des lacets à flanc de montagne, on peu à peine poser nos pieds, pas intérêt à glisser car bonjour le toboggan ! Le vent souffle de plus en plus fort, ne rendant pas la tâche plus facile, mais à force de persévérance nous finissons par atteindre le haut de ce mur… et on n’est pas arrivés ! Par contre la vue est époustouflante et on a retrouvé le chemin principal. Nous suivons donc celui-ci qui grimpe fort et duquel il vaut mieux ne pas tomber : c’est vertigineux. Arrivés au col nous voyons enfin l’immensité du lac Song Kol comme une récompense et à son bord quelques yourtes. Ouf, le chemin est moins long pour descendre.

Rando Song Kol 7 Rando Song Kol 8Devant ledit murRando Song Kol 9Au dessus dudit mur. ça ne parait pas sur les photos, mais c’est sacrément pentu.
Rando Song Kol 11

Rando Song Kol 10

Rando Song Kol 12 Faut pas tomberRando Song Kol 13 On est bien monté, hein ?
Rando Song Kol 14Nos supportrices pour le passage du colRando Song Kol 15

Nous observons le vol de trois aigles immenses au col et descendons tranquillement vers le lac. Nous arrivons au niveau d’un troupeau de chevaux et je craque littéralement sur un poulain. On se regarde comme deux ronds de flancs et sa mère finit par avancer vers nous, suivie par tout le troupeau. On se retrouve entourés de dizaines de juments et leurs poulains et je dispense une séance de gratouille à ces jeunes mignons. Et c’est reparti pour les yourtes.

Song Kol 1 Love at first sight!Song Kol 3

Song Kol 7 Mon pote de gratouillesSong Kol 6

Song Kol 5

Song Kol 4 Bon aller il faut descendre maintenantSong Kol 2Tiens, un bergerSong Kol 9

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Nous longeons un petit ruisseau entouré d’un champ de bosses verdoyants et arrivons dans le « village ». Nous commençons à prospecter notre toit arrondi pour la nuit. Le premier échange n’étant pas satisfaisant nous faisons affaire avec un groupe d’hommes buvant de la vodka devant une yourte. Ils échangent leur vodka contre un chai avec des tomates à l’ail puis Myrlan, un des hommes nous propose d’aller faire une balade sur le lac avec sa barque. Nous le suivons et le Barbu n’est pas très rassuré lorsqu’il voit la barque et sa coque toute fine sur cette eau glaciale. Peu importe, nous voici à flots, admirant la vallée depuis les eaux bleues foncées ! Myrlan est tout content de faire du bateau, mais le Barbu n’étant toujours pas confiant en notre embarcation écourte notre équipée pour retrouver la terre ferme sans boire la tasse !

Song Kol 12 Myrlan le navigateur de Song Kol!Song Kol 15

Song Kol 14 Les barquesSong Kol 13

A notre retour à la yourte, c’est tournées générales d’arak avec Mars et sa femme chez qui nous logeons, Myrlan, Talaebek… et je n’y échappe pas. Après quelques verres bien remplis descendus tout droit dans le gosier, nous accompagnons Eijan la femme de Mars qui va traire les juments pour faire du Koumys. Pendant que Talaebek tient fermement le poulain, Eijan trait la jument à genoux. Il fait glacial lorsque nous apercevons de la brume sur le lac, la vue est magique ! C’est à ce moment là que Mars revient à cheval avec son troupeau de mouton qu’il rentre pour la nuit. Eijan les compte avec un bâton lorsqu’ils rentrent dans l’enclos, et nous allons donner du grain à la brave monture de Mars.

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Song Kol 18Eijan trait une jument pour le KoumysSong Kol 16Talaebek tient le poulain pendant la traiteSong Kol 17La brume sur le lac, spectacle magique… mais glacial!Song Kol 21

Song Kol 22Lights out, time for the stars.Song Kol 23

Puis c’est reparti pour une tournée ! Après quelques verres supplémentaires, on nous sert un plat de patates avec du poisson du lac, nous voici rassurés de pouvoir remplir notre gosier avec autre chose que de l’alcool bon marché. Mais trop tard, le mal est fait, j’ai vraiment le ventre à l’envers. Mais bon on s’est bien marrés! Après avoir mangé et bu un dernier chai, les invités se congédient et Eijan organise la yourte pour la nuit : nous avons le droit aux matelas près du poêle à bouse. Et les étoiles cette nuit là… un des plus beaux ciels étoilé qu’il m’ai été donné de voir.

Si l’on n’a pas eu froid, on a eu extrêmement soif ! En effet, notre unique bouteille d’eau a bien fini par être bue… et l’on ne peut absorber l’eau du ruisseau sans la bouillir ou y mettre une pastille purifiante.

 

Vendredi 4 septembre : pas de galop au bord du lac Song Kol

Le lendemain nous prenons un petit déjeuner à base de porridge tiède, de thé et de… confiture bien sur ! Et nous mettons en quête de chevaux à louer pour faire une balade le long du lac, un de mes rêves « préconçus » du Kirghizistan était de galoper sur les verts rivages du lac Song Kol (je rêvais aussi de conduire une Lada). Nous faisons le tour des yourtes, et il s’avère que cela n’est pas possible. On peut nous louer un cheval, mais bon un cheval pour deux ce n’est pas l’idéal (on est pas des Kirghizes nous, on ne se balade pas à deux sur le dos d’un cheval :P) donc on fini par laisser tomber, et annoncer à notre famille que finalement nous repartons ce matin. Nous allons tout de même faire une balade et pique niquer le long du lac, où nous verrons une bande de drôles d’oiseaux huppés et des oies sauvages !

Song Kol 24Je pose avec Eijan qui a son foulard à pompons rigolo (et le gentil chien)Song Kol 26

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Puis c’est reparti pour l’ascension, même si ce côté est plus court, on mettra énormément de temps, et nous boirons quasiment l’intégralité de notre bouteille d’eau gout piscine (merci les pastilles) dans cette montée. La rando gueule-de-bois, tout un concept. Une fois au col, le paysage est encore plus incroyable que la veille car le ciel est d’un grand bleu et l’on voit bien les sommets enneigés en face.

Song Kol 30Ich bin krank.Song Kol 31

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La descente sera lassante, en pente très raide. Nous pensons aux chevaux qui descendent cela avec des cavaliers sur le dos… mais quand nous voyons où passent les bergers à cheval et leurs troupeaux, à flan de montagne nous comprenons mieux l’ampleur de la dextérité et de l’endurance des chevaux kirghizes.

Quelle joie lorsque nous arrivons au village et racontons nos aventures à Erjan et Solr Beck, très amusés par le fait que j’ai bu. Oui une femme ça boit aussi de l’alcool ! Mais bon je ne fais pas la fière, j’ai encore mal au ventre. Après de grandes discutions dans la cuisine, nous dinons d’un plov, le plat national (du riz pilaf, des carottes/poivrons et quelques bouts de viande).

Le lendemain nous avons une longue journée de stop qui nous attend pour rejoindre le village de Kyzyl-Oi dans la vallée de Suusamyr, connu pour ses montagnes rouges…

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Kirghizistan : à cheval jusqu’au lac d’altitude Kol Ukok

By 26 septembre 2015 Asie Centrale, Carnets de Voyage, Kirghizistan
Kol Ukok

Après notre rendez-vous manqué avec le lac Issy Kul, nous voici à Kochkor où nous allons expérimenter la randonnée à cheval au Kirghizistan jusqu’au lac Kok Ukok et ses eaux d’un bleu turquoise, le tout entouré de hautes montagnes avec un glacier en toile de fond.

carte pays kirghizistan kochkor

Dimanche 30 aout : on s’organise

Après une nuit au jailoo, nous faisons le tour des agences pour organiser une randonnée à cheval soit au lac Song-Kol (le plus connu) soit au plus petit lac Kol Ukok à côté de Kochkor. C’est Jailoo que l’on choisira, elle reste la moins chère et la gérante nous semble sérieuse. Nous avons choisi une randonnée à cheval de deux jours jusqu’au lac Kol Ukok, avec guide, nuit en yourte, diner et taxi aller-retour jusqu’au village de départ (environ 60€ pour deux personnes… contre les environ 200€ pour les trois jours au lac Song-Kol, hors budget pour nous). J’en profite également pour m’acheter un pull au bazar, n’ayant que des T-shirts, une polaire et un K-Way, cela semble un peu léger pour les lacs étant donné les altitudes et ce que d’autres voyageurs nous ont raconté.

Lundi 31 aout : Hue dada, on grimpe au lac Kok Ukok

A peine levés, direction le bazar pour s’acheter des délicieux nans frais ainsi que des provisions en fromage, tomates, chocolat et eau, car nous n’avons pris que le diner pour notre rando et il faudra bien que l’on mange le reste du temps.

carte kol ukok

A 8h30, notre taxi nous attend pour rejoindre le petit village d’où se fera le départ. La route est plutôt sympa, on traverse des petits villages et fonçons tout droit sur les contreforts montagneux que l’on apercevait depuis la plaine de Kochkor. Une fois arrivée au début de la rando, notre guide arrive avec deux chevaux. Il fixe nos deux sacs à dos un peu n’importe comment sur ma monture. Un des sacs pèsera sur ma jambe en permanence ce qui fera que je ferai les parties qui grimpent moins sans étrier pour soulager mes genoux… Il ne prend pas non plus la peine de régler nos étrier (des bouts de ficelles en guide d’étrivières) si bien que l’on ressemble à des jockeys en goguettes ou des crapauds sur des boites d’allumettes.

Mais c’est parti, notre petite troupe commence l’ascension en coupant à travers champs, les chevaux avancent de bon cœur. Les paysages qui se déroulent devant nous sont de plus en plus beaux au fur et à mesure que l’on monte. On traverse des rivières et les arbres sont rares. A partir d’une certaine altitude, on commence à croiser nos premiers troupeaux : nous devons être arrivés au jailoo (les hauts pâturages d’été). Nous croisons des yourtes et notre guide descend de cheval et commence à papoter avec la tenancière et nous fait signe d’avancer tout droit avec les chevaux (il ne parle pas anglais, baragouine juste quelques rares mots). Nous continuons donc, mais sans sa présence (et sans les cravaches kirghizes que l’on voit partout) nos chevaux avancent à deux à l’heure. Je donne de la jambe et du « tcho tcho » mais cela n’est efficace que quelques minutes avant que ma monture ne ralentisse inexorablement sans son patron derrière. Il finit par nous rattraper et nous arrivons à la seconde yourte après un petit trot sur un replat herbeux. C’est ici que nous dormirons.

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Nous déposons nos sacs dans la yourte où nous passerons la nuit et commençons notre pique nique dans l’herbe, mais le propriétaire de la yourte insiste pour que nous venions prendre le chai (et le pain et la confiture qui vont avec!). Nous faisons donc connaissance avec la petite famille qui va nous accueillir pour la soirée.

Après cela, c’est reparti nous nous remettons en selle et continuons l’ascension jusqu’au lac. Un peu au-dessus des yourtes il y a une maisonnette de berger et bien entendu notre guide n’a pas manqué s’y arrêter (pour boire du koumys ?) et nous indiquant vaguement la direction. Nous prenons le chemin à flan de montagne, en poussant nos chevaux tant bien que mal (cela demande beaucoup d’efforts pour juste avancer au pas). Au bout d’un moment, nous sommes vraiment haut et la pente est abrupte et nous voyons un autre sentier en bas, nous nous demandons donc si nous avons bien pris le bon chemin. Nous décidons donc de nous arrêter et d’attendre notre « guide » pour qu’il fasse un peu son boulot. Après une attente broutting, le voici qui arrive, tout sourire. On continue sur ce chemin qui se transforme en tout petit sentier qui descend à flan de montagne, cette fois il passe devant car c’est assez dangereux. Le Barbu n’en revient pas que les chevaux passent là avec des cavaliers sur le dos… et il n’a pas encore vu le mur que nous allons franchir après.

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Une fois le mur franchi, nous nous arrêtons en haut de la crête pour admirer la vue… et le lac apparaît enfin, de l’autre côté. Il est d’un bleu turquoise contrastant avec le vert vif de l’herbe et les teintes rougeoyantes des rochers. Mon cheval qui soufflait un peu, va pouvoir se reposer lorsque nous arrivons au lac nous mettons pied-à-terre et le guide desselle et entrave les antérieurs des chevaux afin qu’ils puissent brouter en liberté relative. Il nous dit qu’il va faire un tour voir s’il ne voit pas des animaux sauvages avec ses jumelles et qu’il revient dans une heure. Je lui fais bien répéter une heure pour être sûrs que l’on s’est bien compris. Il acquiesce et part à cheval vers les sommets aux nuages menaçants.

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