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Tonga – sept drôles de choses que nous avons faites à Vava’u

By 16 novembre 2018 Carnets de Voyage, Océanie, Tonga

Honnêtement, j’aurais pu poster cet article il y a bien longtemps. Hors nous sommes resté un mois à Vava’u, vivre là bas c’était devenu notre quotidien. Alors je ne sais pas bien quoi raconter. Je raconte des anecdotes moi, pas la vie « de tous les jours ».

On en a quand même fait, des choses… bon allez je vais faire une petite liste de 7 choses que nous avons faites à Vava’u, j’ai l’impression que cela me simplifiera la tâche!

1 – Nous avons voyagé en ferry au milieu du Pacifique sud

Nous avons de nouveau embarqué depuis les îles paradisiaques d’Ha’Apai dans le ferry qui fait la liaison une fois par semaine. C’était parti pour douze nouvelles heures de transport (24h si on fait le voyage Tongatapu-Vava’u sans s’arrêter) mais cette fois, il y avait de la mer. Une météo grandiose, certes, mais un sacré swell de plusieurs mètres qui a envoyé au tapis une bonne partie des passagers. Mais bon à part roupiller, mal de mer ou pas il n’y a pas grand chose à faire sur le pont d’un ferry pendant si longtemps.

2 – Nous avons fêté les 40 ans du Barbu sur un voilier

Nous avions rencontré le tout frais propriétaire d’un beau Westsail 32 dans LE resto de l’archipel d’Ha’apai où nous étions précédemment, un irlandais facétieux. Allan, notre Australien grand organisateur avait d’abord prévu de louer un petit bateau de pêche pour nous emmener voir des caves sous marines, mais finalement on a recroisé l’écossais et quelques négociations plus tard, nous mettions les voiles le jour de l’anniversaire de notre Barbu préféré. Ce fut splendide, la sensation de glisse, tenir la barre, boire des canon, bien sur… et puis au moment de plonger pour aller dans les caves sous-marines, j’ai décidé de rester avec le capitaine pour manœuvrer car ne pouvant jeter l’ancre (trop profond) nous devions récupérer nos acolytes en virant de bord (en faisant des zig zag) à la voile à une vitesse peu variable!
Ils ont été bien braves et les filles ont nagé un bon moment avant de pouvoir grimper ! En tous cas je me suis bien amusée à la barre, et aussi lorsque nous sommes rentrés dans le port uniquement à la voile en tirant des bords dans l’entrée en goulot du fameux « port of refuge ». Cette expérience à signé ma ré-addiction à la voile, le virus m’a piqué, trop tard!

voilier tonga

Pas de bougie « 4 » alors on a improvisé…

voilier tonga

3 – Nous sommes allés farnienter sur une île voisine…

Comme cela faisait quelque temps que nous trainions un peu trop dans les bars du coins jusqu’au milieu de le nuit, il était temps d’aller reposer nos foies dans une île voisine sans magasins! Nous avons été accueillis magnifiquement par la famille du « Beautiful Ofu island backpacker » dans leur petite guesthouse composée de quelques chambres dans la maison et deux bungalows dans le jardin. Le jardin est superbe et donne sur la jolie plage. Entre petits déjeuners aux fruits tropicaux, diners locaux, balades à pieds sur l’ile, lectures dans nos hamacs respectifs, kayak et pêche pour certains, autant dire que nous étions détendus ! Il n’y a pas d’engin à moteur sur l’île, à part les bateaux.

La famille, avertie qu’il s’agissait de l’anniversaire du Barbu, lui a cuisiné un festin le soir de notre arrivée, un délicieux gâteau ainsi qu’un grand feu sur la plage… quel accueil !

Les images aux drône sont de Allan

4 – Nous avons exploré l’ile avec notre fameux petit camion chinois

Comme notre groupe avait tendance à s’élargir facilement, au lieu de louer une voiture « boring » nous avons loué un petit camion à remorque chez un des épiciers chinois. Aux Tonga de toutes façon, tout le monde roule doucement (40 km), personne n’est pressé et de toutes façons les routes ne sont pas état d’enfer.
Une fois l’engin en notre possession, nous nous sommes entassés dans la remorque et c’est parti pour la gloire… L’île principale de Vava’u s’étend comme une araignée avec ses bras donc il y a plein de coins et recoins à partir découvrir. Pas de plages paradisiaques mais des points de vue, des jolis villages avec des maisons en bois, la végétation luxuriante partout, saluer un poulain, sauter avec les enfants depuis le pont… pas le temps de s’ennuyer. Nous avons loué ce mini camion bon nombre de fois lors de notre séjour à Pangai et ils nous a toujours procuré de sacré aventures !

5 – Nous avons participé à une régate et gagné un prix… spécial!

Nous avions tenu à arriver à Vava’u à temps pour le Blue Water Festival, un rassemblement de voileux et plaisancier qui comprends divers évènements et bien sur une régate à la fin. Cela nous a permis de bien nous amuser, rencontrer du monde, apprendre de nouvelles choses (comme les strictes règles de biosécurité pour entrer en Nouvelle-Zélande haha) mais aussi et surtout participer à la régatte en tant qu’équipiers, avec notre capitaine irlandais préféré !

Qu’on se le dise, son voilier le Westsail est un vieux quillard c’est à dire que sa longue quille, sa solidité et son poids en font un super bateau marin pour affronter les tempêtes, pas vraiment un oiseau de course! Nous n’avions aucune chance contre les catamaran et les mono qui déployaient tous à un à leurs spinnekers. Mais nous ne nous sommes pas démontés pour autant, comme nous avions un crew nombreux nous avons tiré un nombre de bord digne des records et nous nous sommes appliqués à quelques petits raccourcissements du parcours tel que ce passage entre deux îles (qui nous a permis de voir des dauphins au passage) puis un demi-tour devant le catamaran de tête qui nous a permis de gouter à une courte gloire avant de nous faire doubler à nouveau consciencieusement par l’intégralité des concurrents!

Le soir, remise des prix à la Taverne Basque où nous sommes surpris d’entendre le nom du bateau appelé pour un prix.. spécial : « most crew and shortest amont of miles under keel » soit en français « l’équipage le plus nombreux et la distance parcourue la plus courte »!

En tous cas on aura beaucoup rigolé…

voilier tongavoilier tonga

6 – Nous avons couchsurfé sur une île aux Tonga

En compagnie de notre acolyte Rory (masculin) nous sommes allés couchsurfer chez un Peace Corp installé dans l’école primaire d’une petite ile du groupe de Vava’u. Rory en hamac dans la casba avec Ryne, notre hôte et nous à la tente et à la belle étoile dans la cour de l’école (en gazon bien sur). Les Peace Corps, ce sont des jeunes américains qui viennent faire des missions, souvent éducatives ou environnementales dans des pays partenaires. Ceux qui viennent au Tonga sont formés 3 mois, apprennent la langue et viennent donner des cours d’anglais et de bien d’autres choses dans les écoles. Ils font également en sorte de récupérer du matériel pédagogique (livres etc). On l’a aidé à classer la bibliothèque de l’école, et on a surtout beaucoup joué avec les enfants, entre football et snorkelling juste en bas de l’école pour aller voir les coraux et poissons. L’île où il résidait (sa mission vient de se terminer) est splendide donc on a passé pas mal de temps à s’y balader et aller faire du snorkelling, on a cuisiné pour lui quasiment tous les soirs, c’était vraiment une belle rencontre et semaine !

La maisonnette de Ryne Rory entouré de quelques élèves En ballade dans l’île des mangues ! En train de bouquiner perchée dans le grand figuier (ovava tree) de l’école La nuit d’un gros orage nous avons dormis dans l’école pour nous abriter de la pluie !

6 – Nous avons trouvé un repaire d’espagnols aux Tonga

Lors du festival et de nos sorties noctunes nous avions fait la connaissance d’un personnage les plus appréciables : Victor, un espagnol hilarant qui allait s’occuper d’un resort et restaurant monté par un couple d’espagnol Maria et Eduardo sur une petite île de Vava’u : Tapana. Un restaurant espagnol sur une île tongienne, voilà qui nous semblait original ! Nous avons eu la chance d’être invité pour un barbecue sur l’île en compagnie d’une australienne en mission à l’office d’agriculture local, un thésart italien spécialiste des cétacées, une chilienne photographe de baleines, un tahitien bateau-stoppeur, son capitaine espagnol et bien sur notre hôte et ses deux cousines, tous espanols! On ne s’attendait pas à une telle mixité en venant si loin dans le pacifique. Pour les végétariens et véganes nous avons eu du fruit à pain rôti au feu, délicieux. Avec Etienne nous avons passé la soirée sur le voilier du capitaine ibérique, Marc avec qui nous sommes devenus amis et que nous avons revu récemment, un an après cela en Nouvelle Calédonie! Le lendemain nous sommes retournés à la ville en voilier, et rebelote en tirant des bords comme des pros jusqu’à Port Refuge… Nous y avons également rencontré Gonzalo y Ana et leur joli bateau rouge avec lequel nous auront, 12 mois plus tard, le plaisir de nous enfuir de Nouméa 😉

 

7 – Nous avons… terminé en beauté !

Pour nos dernières semaines, nous avons tenté sans succès de trouver un voilier-stop pour les Fidji mais difficile car la plupart étaient déjà partis pour éviter la saison cyclonique. Nous avons assisté à la fin de la saison touristique. La petite ville de Pangai, auparavant grouillant de monde et d’activité, se vidait, les commerces fermaient leurs devantures, les Tongiens continuaient à vivre tranquillement au rythme du soleil et des messes du dimanche.

Nous avons donc loué une petite voiture pour arpenter une dernière fois l’île dans tous les coins que nous souhaitions, et dormir dedans. Nous y avons découvert la splendide cote escarpée du nord, et quelques cochons mangeurs de coquillages en compagnie de Sarah, notre amie anglaise arpenteuse du Pacifique…

Bon bien sur je n’ai pas tout raconté ni tout photographié, mais je trouve que cette drôle de liste est un bon résumé du temps passé à Vava’u… où nous faisions quelque chose (car nous avons aussi passé pas mal de temps à glander, ça fait du bien. Car on en Nouvelle Zélande – et avant – on a quand même sacrément bossé, et crapahuter en Robinsons dans des îles ce n’est pas de tout repos non plus !).

Puis tout doucement la date de notre vol pou les Fiji est arrivé. Il était temps de découvrir autre chose mais nous avons tous deux une certitude : nous reviendrons aux Tonga. Un de nos vrais coup de cœurs du voyage.

 

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Marcher d’île en île à Ha’Apai aux Tonga

By 23 juin 2018 Tonga

Nous avons toujours des idées aussi saugrenues. Comme celle de marcher d’une île à l’autre pour aller y camper sur ses plages désertes.

Des fois la vie, ça doit être aussi simple que ça.

On était une équipe de six gaillards hardis, à se partager nos affaires de camping prévues pour deux mais comme on trimbale toujours trop de bazard on a réussi!

Voici donc l’équipée :

  • Rory et le barbu, vos dévoués serviteurs
  • Rory le Hollandais-Irlandais, très doué pour boire du rhum dans des noix de coco
  • Allan l’Australien, notre GO plein de ressources
  • Romy la Tchèque des sommets, monitrice de ski et suiveuse de baleines sans palmes
  • Florencia l’Argentine, instigatrice du jeu de Gabon qui a rythmé (trop) de nos soirées

Tout cela a commencé lorsque Romy a découvert à Nuku Alofa (la capitale tongienne) que nous transportions un hamac. Et comme nous avions très envie d’aller découvrir l’archipel Ha’apai avant le festival de voile de l’archipel de Vava’u, nous avons tous trois sauté dans le ferry de 12h circulant une fois par semaine pour faire une pause Paradis et Robinson crusoe.

En route pour la gloire

Nous embarquons donc pour une nuit de ferry :  Au revoir, Tongatapu…

Notre petit coin de bâche pour cette nuit de ferry dans le Pacifique….

Au lever du jour, les embruns frais et des souffres de baleines nous sortent de notre sommeil. Nous avons tous les trois dormis comme des bébés, emmitouflés dans nos duvets à même notre bâche toute neuve. Nous approchons de Pangai, la « capitale » du groupe d’Ha’Apai et longeons la belle île d’Uoleva.

Romy lâche des cris de joie : c’est la première fois qu’elle voit des baleines… mais loin d’être la dernière. On ne pouvait rêver meilleur accueil !

Une fois à terre, nous partons en quête d’une guesthouse pour poser notre barda. Nous avons la joie d’être acceuillis par un copieux petit déjeuner : pancakes, papayes fraîches et café. Nous rencontrons Florencia l’Argentine et Rory le hollandais/Canadien et très vite notre petit groupe part en stop au nord de l’île pour piquer une tête… quel paradis* :

(* souvenez-vous des îles de Tongatapu et ‘Eua, plus rocheuses et corailleuses que sableuses)

Un petit tour sous l’eau…

En fin d’après-midi, nous sommes rejoints par le dernier comparse qui viendra former notre petite expédition à venir : Alan, l’Australien, aussi rencontré à Tongatapu, mais lui arrivé en ferry « de luxe », celui qui met seulement 4h pour venir depuis la capitale.

Nous organisons une trépidante course de Bernard l’ermite sur la plage (visible dans la vidéo).

Romy Alan Notre tiercé de bernards l’hermitesRory et Romy

Nous avons concocté notre plan chez Fifita’s Guest House (fifitaguesthouse@yahoo.com, T$35-40 for a double /via wiki travels). Entre un coucher de soleil au port généreusement arrosé de rhum tongien bon marché et un copieux repas au Mariner’s Café, nous avons eu une idée : nous allions rejoindre la sompteuse île d’Uoleva, au sud de Lifuka à pieds, à marrée basse avec notre matériel de camping.

Rien de tel qu’une bouteille de rhum local pour échafauder des plans….

Notre matériel de camping. Pour 6 personnes. Rory a son propre hamac, sinon on a la bâche, notre mini tente Vietnamienne pas imperméable, 3 sacs de couchages, une couverture, deux casseroles, des baguettes et quelques couverts, une grille de barbecue, une cafetière en métal, deux cannes à pêche… on va s’en sortir pour une semaine ! Nous nous chargeons de nourriture : des légumes et fruits, du manioc, du riz, des nouilles, des pâtes et tous deux bouteilles d’eaux chacun, nous trouveront bien un arrangement avec l’un des « resorts » sur l’île pour remplir nos bouteilles de précieux breuvage non salé…

Pour ce qui est de la traversée, les tongiens pêchent souvent des crustacés dans la passe à marée basse, et sur la photo satellite de Google, ça a l’air d’être faisable. Après on sait que les locaux pêchent à la main et à pieds dans cette passe, mais parfois il ont de l’eau jusque sous les aisselles, il va donc falloir trouver la meilleure fenêtre dans la marée la plus basse possible afin de ne pas se mouiller. Il y a environ un kilomètre à traverser.

Rory nous accueille en pacha sur son île…

Il est difficile de marcher dans le sable dans lequel on s’enfonce avec son barda, et très vite nous trouvons un coin pour y passer notre première nuit. On fait un petit feu, les garçons pêchent et nous élaborons un stir fry avec nos popotes.

Bienvenue sur l’île… Notre premier campement, au matin :

Photo de Romy

Un local discret. Ces mini gecko ont pu coloniser les îles du Pacifique en dérivant sur des débris flottants, des rois de la survie

Le lendemain après un bon petit déjeuner de pain grillé sur le feu et beurre de cacahuètes (la base) nous continuons notre découverte de l’île.

 

On a fini par trouver un parfait emplacement pour installer notre camp pour quelques jours. Nous n’étions pas trop loin de la « civilisation » à savoir le resort « backpacker » d’une famille tongienne, avec qui nous allions nager avec les baleines. à une vingtaine de minutes de marche également d’un éco-resort plus « upmarket » tenu par des néo-zélandais ou Australiens… qui avait de la bière fraiche. Comment résister à une bière fraîche en fin de journée, pour changer de notre cocktail signature : le rhum tongien tiède au lait de coco, mélangé directement et bu dans la noix.

Notre campement Le rhum coco ! Un des meilleurs lits du monde… réveillée par les crabes et l’aurore…

Et quels levers de soleils !

Certains de nos camarades on déserté les nuits fraîches à la belle étoile pour s’offrir un bungalow chez nos voisins, et d’autre ont dîné là bas, ce qui a permis de nouer des liens avec la famille, et ils nous ont invité à remplir nos bouteilles d’eau chez eux, ce qui était bienvenu !

Nous sommes également allés nager avec les baleines, une seconde fois pour moi et Allan, mais une grande première pour Romy et Rory, et quel moment ce fut… après ma première fois et des rencontres avec beaucoup de baleines adultes et mâles dans les eux profondes de la côte d’Eua, ici nous avons cotoyé des mères et leurs petits.

Les petits étaient extrêmement joueurs, mais nous faisions attention de garder nos distance, car ils sont tout de même très rapides, vifs et taquins !

Nous avons eu une rencontre incroyable avec cette mère et son petit, nous sommes restés longtemps dans l’eau puis avons fait une pause pour les laisser en intimité lorsque, en confiance elle a commencé à le nourrir à nos coté, nous sommes allés déjeuner sur le bateau. Lorsque nous sommes retourné dans l’eau, ils étaient encore là, le petit a encore joué avec nous…

nager avec les baleines tonga ethique

A notre départ en bateau, les deux baleines nous ont suivi et on sauté dans notre sillage durant de longues minutes… un moment de pure émotion qui restera gravé.

Je parle plus en longueur de nager avec les baleines aux Tonga de façon éthique dans mon article sur le sujet.nager avec les baleines tonga ethique

Si les bords de l’île sont juste une succession de plages paradisiaques entouré d’une barrière de corail remplie de poissons, le milieu de l’île est une jungle dure d’accès mais pleine de vie, notamment la splendide colombe « Ptilinopus porphyraceus » (ou « Ptilope de Clémentine »). On l’entend beaucoup mais elle est très élusive et a un vol rapide. Mon obsession durant tout mon séjour au Tonga (un mois et demi en tout) a été de réussir à les photographier. Sans grand succès à Ha’apai en tous cas !

De l’autre côté de l’île…Plus rocheux et venteuxUne grande oeuvre collective de « land art » (souvenir des cours d’art plastique au collège, tmtc)

 

Ainsi s’achève ce souvenir d’Ha’apai en images… la suite des aventures se déroule dans le dernier archipel des Tonga où nous passeront un mois, stay tuned comme on dit.

 

Je vous invite également à prolonger le voyage sur Ha’apai en images animée…

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Falaises, camping et chevaux sauvages dans le Pacifique : bienvenue à ‘Eua (2)

By 8 janvier 2018 Océanie, Tonga

Suite de l’article « Falaises, camping et chevaux sauvages dans le Pacifique : bienvenue à ‘Eua »

Partie II

Deuxième tentative de camping : plage de Ha’aluma

Suite à notre premier essai humide la météo se rétablit. Après quelques nuits à camper sous un toit du jardin de la guesthouse sur un sol dur comme du béton, nous sommes heureux de reprendre la route. Mais cette fois-ci c’est la bonne. Nous faisons des provisions : pâtes, riz, haricots rouges, tomates, pain, beurre de cacahuète et 3 ou 4 bouteilles d’eau. Nous laissons une partie de notre barda à l’auberge et marchons au bord de la route. La première voiture qui s’arrête nous fera traverser toute l’île jusqu’à ladite plage. Enfin on a quand même marché un petit peu !
Pour notre plus grand bonheur nous avons remarqué que plus l’on s’enfonçait vers le sud plus c’était paumé et inhabité. Au moins nous ne dérangerons pas de voisins !

Nous traversons une forêt luxuriante et la splendide plage de Ha’aluma nous apparait :

Le comité d’accueil

  

Notre campement

 Une bonne baignade (bien qu’un peu fraiche) Cuisiner le diner !

Le sud d’Eua : rock garden & chevaux sauvages

Nous marchons sur le bitume pendant six kilomètres, et pourtant, on ne s’ennuie pas, entourés par la végétation luxuriante.

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Enfin, nous entrons dans la réserve naturelle, fermée par une barrière (pour ne pas que les chevaux sauvages ne s’enfuient j’imagine).

Les falaises dramatiques au dessus de l’océan Pacifique nous permettent d’observer des oiseaux de mer : les « fous bruns » (Sula leucogaster, espèce des Sulidae) et leurs petits.

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Les chevaux (semi) sauvages au milieu du jardin de roches remontées à la surface lors de la formation de l’île. 

Nous gardons nos distances

Fluffytude absolue

Nous retournons à notre campement…

Talève australe (Porphyrio melanotus Temminck), semblable aux « Pukeko » de Nouvelle-Zélande

Ascension de la « montagne » au centre d’Eua

Nous passons une dernière nuit au campement puis le lendemain matin nos réserves en eaux s’épuisant nous marchons jusqu’à la civilisation, environ 6 km à pieds sous le cagnard avant le prochain village. Nous allons rendre visite à la lodge Taiana’s place qui malgré quelques commentaires assassins sur Tripadvisor est tout à fait charmante. Un des fils, très sympa, m’emmène faire le plein d’eau au réservoir de pluie chez sa famille, nous laisse recharger le téléphone et nous montre sa carte super complète de l’île! Nous voici parés pour trouver la « bat’s cave » ainsi que des piscines d’eau fraiche en bas de la montagne.

Nous commençons à grimper sous le soleil de midi, sur des pistes forestières défoncées. La forêt est décidément très exploitée, la réserve naturelle doit être plus loin…

Sur la route, captures de GoPro

Vue depuis la « bat’s cave » (grotte de la chauve souris)

On se rafraîchi dans une piscine d’eau douce créée par les locaux… bain bien mérité après tant de kilomètres à randonner sous le soleil de plomb avec tout notre barda et quelques nuits dans la tente !

Puis nous revoici au contact de la civilisation : un village

Nous faisons du stop pour retourner au port

Puis nous partons camper pour notre dernière nuit sur ‘Eua à la plage de ‘Ufilei Beach, la première que nous avions visitée en arrivant !

 Au matin…

Il est déjà tant de repartir… le Barbu a fait un petit reportage sur la jetée du ferry, que je vous livre comme ça, brute de décoffrage :

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Et une dernière baleine a salué notre départ.

Pour la suite, direction Ha’apai : une nuit en ferry pour se rendre à cet archipel isolé et paradisiaque et de nouvelles nuits sur les plages tongiennes !

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Falaises, camping et chevaux sauvages dans le Pacifique : bienvenue à ‘Eua (1)

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Plus ancienne îles des Tonga, Eua est encore sauvage et il y a tant à découvrir. Entre falaises abruptes et plages de rêves, perroquets rares, baleines et chevaux sauvages.

Ah ‘Eua… la description qu’en avait fait le Lonely Planet m’avait fait rêver. L’une des plus anciennes îles du Pacifique (40 millions d’années tout de même) découpée de falaises et de grottes, d’arches de calcaire et protégée des hauts fonds par un reef de pierre. Et pour moi, cerise sur le gâteau : des espèces de plantes et d’animaux endémiques dont un splendide perroquet coloré. L’île est une destination Ecotourisme, loin des resorts de luxe.

J’ai publié cet article en deux parties car les pages seraient trop longues à charger autrement (au secours, trop de photos !)

Partie I

Nous avons embarqué sur le vieux ferry qui, malgré sa réputation de rendre ses passagers verts, nous a offert une traversée des plus tranquilles. Nous avons même pu admirer quelques baleines curieuses sortant une tête non loin du gros bateau.

Voyage en ferry depuis Nuku’Alofa

Quelques heures plus tard nous débarquons et allons élire domicile non loin du quai, au Ovava Tree Lodge. Notre copain Portuguais résidant à Sydney ayant visité l’île nous l’avait conseillé (merci Pedro !). Si le lieu est très charmant, le bruit des machines chargeant et déchargeant les containeurs/grumes de bois du ferry est quelque peu incommodant. Mais la salle à manger en plein air est charmante, on y fait de chouettes rencontres et le Barbu est redevenu un as du billard ! Il s’est même improvisé entraineur de la petite fille de la famille tenant la guesthouse, une vraie passionnée de ce jeu.

L’un de mes buts pour ce voyage au Tonga est de profiter de la bonne saison pour réaliser un rêve de gosse : nager avec les baleines. Ni une ni deux, nous appelons Kiko dont nous avions eu de bon retour et le lundi même, c’est parti!
J’ai consacré un article entier sur la nage avec les baleines où je relate cette expérience : « nager avec les baleines aux Tonga : guide éthique« .

Un dimanche à ‘Eua

Nous faisons la connaissance de Flavio, un italien charmant vivant au Mali. Cheveux bouclés et grisonnants, toujours une blague ou un éclat de rire au coin du bec, il s’entend comme cul et chemise avec notre Barbu (Chti-italo-polonais rappelons-le). Après la messe dans un premier village, nous marchons en direction d’une église que le barbu a repéré lors de sa dernière mission « auto-stop pour aller chercher des bières dans le seul bottle shop de l’île… Qui est en fait le garage d’une dame ». Pas très catholique tout ça.
Arrivés à l’église en question après une bonne heure de marche, c’est bien calme : les fidèles ont déserté. Nous restons tout de même dans le coin au cas où il se passe quelque chose. Et sur le muret encerclant l’église nous apercevons quelques personnes qui s’activent près d’une annexe. Quelques voitures font des allers-retours. Au bout d’un moment on se retrouve naturellement invités pour le repas de clôture d’un séminaire roman Catholic des jeunes du coin. On se voit distribuer de généreuses barquettes plastiques pleines de victuailles et les jeunes prennent la parole tour à tour. Tout le monde mange en même temps, et une mamie qui parle un peu anglais nous explique vaguement ce qu’il se passe. On mange, on écoute même si l’on ne comprend rien au langage, nous distinguons un schéma qui se répète : l’orateur commence à parler, puis il pleure, continue son discours en sanglotant ou d’une voix chargée d’émotion pendant environ 5 à 10 minutes. Le récit se termine toujours par un trait d’humour qui fait rire l’assemblée. Puis rebelote.
À un moment les filles chantent. Lorsque c’est fini nous les aidons à débarrasser, les remercions et Silvio fait un discours en tant qu’italien chrétien (voisin du pape attention !). Nous descendons jusqu’à une jolie plage où nous passerons un moment avant de marcher les 6 km du retour et de se faire prendre en stop par un tongien bourré.

 

Première tentative de camping

Nous ressortons notre fidèle petite tente vietnamienne (celle de Bécane et Pétrolette) pour une nouvelle aventure.
Nous partons en stop et à pied vers cette plage tout au nord de l’île afin d’y camper quelques jours. Dans le Pacifique chaque bout de terrain appartient à quelqu’un, il faut donc demander l’autorisation avant de planter la tente quelque part. Nous avons fait part de notre projet à la Guesthouse qui nous a dit que cela ne posait aucun problème.
Nous voilà donc en bord de route le bras tendu. Le premier véhicule qui s’arrête est… Le bus scolaire ! Et bien cela fera l’affaire. Nous nous installons au milieu des écoliers en uniforme blanc et rouge. Une demoiselle téméraire nous fait la conversation durant tout le trajet. Les plus petits se contentent de glousser en nous jetant des coups d’œil d’un air amusé. Arrivés à destination, c’est à dire au bout de la route, nous payons le chauffeur la modeste somme de deux TOP. Nous cheminerons désormais à pied. Nous nous guidons dans les chemins entre les plantations grâce à maps.me, incroyable application qui liste des autoroutes jusqu’aux chemins perdus du Kirghizistan et des Tonga.
Arrivés en haut de la colline nous avons enfin la plage convoitée en visuel. Le chemin indiqué par Maps.me, cette fois, n’existe pas. À moins d’avoir deux ailes et de pouvoir sauter une falaise haute de plusieurs centaines de mètres. Nous nous délectons de cette vue panoramique, ouverte sur l’immensité du Pacifique…

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La nuit ne va pas tarder à tomber. Nous plantons donc la tente sous quelques arbres protecteurs. Un bon stir-fry au chou et nouilles cuisiné au feu de bois plus tard et nous sommes prêts pour le lit.
Le matin cependant, le réveil est pour le moins… Humide, très humide. Et le point faible de notre tente est qu’elle n’est pas spécialement imperméable. La pluie diluvienne ne semblant pas s’apaiser nous déplaçons la tente à travers le champs des vaches jusque sous un autre bosquet. L’endroit est légèrement moins mouillé. Nous replions et repaquetons notre bazar à la hâte et nous lançons sur le chemin du retour, trempé jusqu’aux os. Mon jean n’a jamais pesé aussi lourd.
De retour au village, nous nous abritons sous l’auvent d’un petit magasin fermé, je me change vite fait et la chance nous sourit. Un 4×4 qui passait par là accepte de nous prendre en stop, et nous revoici penauds à la Guesthouse. Nous avions prévu de partir plus d’une nuit…
Il pleuvra pendant quelques jours que nous occuperons à déambuler dans les rues presque désertes des villages de ‘Eua…. et le Barbu à jouer au billard !

Pour lire la suite de l’article c’est par ici : partie II

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