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Et moi alors, suis-je vraiment une voyageuse écolo?

By 25 février 2017 Daily Life, Végane en voyage, Volontariat, Voyage

Mon article « Le paradoxe du voyageur écolo… mais carniste »  a récemment fait quelques vagues sur un groupe facebook où quelques commentaires agressifs m’ont réveillée de ma torpeur bloguesque… Beaucoup de gens me trouvaient moralisatrice. Ce qui arrive souvent lorsque l’on touche à un sujet aussi émotionnel que celui de l’alimentation, même si le propos était plutôt celui de l’information sur un impact écologique souvent oublié! Mais cette agitation m’a un peu fait bouillonner… puis réfléchir!

Mon meilleur avocat a finalement été ma soeur dont je me permets de recopier le commentaire :

« C’est marrant, dès qu’on parle du rapport à l’alimentation les esprits s’échauffent. Perso de ce que j’ai compris de l’article c’est que l’auteure dénonce l’absence d’information à propos de l’impact écologique de l’industrie animale sur les blogs voyages prônant le respect de l’environnement. Elle blâme l’information non relayée et non le lecteur carniste. Je vois plus une personne affectée personnellement par les questions environnementales au détriment de l’objectivité que quelqu’un de moralisateur et egocentré. Le sujet est source de débat, c’est bien la preuve d’un problème sous jacent.« .

Après deux jours à cogiter, voici que je vous ponds cet article, non pour me justifier de quoi que ce soit (même si c’est un peu ce que je fais au final, non?), mais plutôt dans un soucis de partager mon mode de vie actuel. C’est donc un article qui est plutôt personnel/mode de vie que « carnet de voyage »… même si je vis en voyage!

Pas mal de gens ont dans les commentaires relevé que le voyage était par essence pas « écolo » car, par définition, se déplacer par plaisir et non par nécessité c’était polluant etc… Si au début j’ai trouvé cette réflexion un peu ridicule « à ce moment là, on ne fait plus rien, hein »… cela m’a quand même remué les méninges.

Et j’ai réalisé qu’au cours du voyage, mon approche a évolué.

J’ai toujours aspiré à faire de cette épopée une découverte et un temps nous permettant de réfléchir, de découvrir d’autres cultures, de magnifiques paysages et animaux… et aussi des modes de vie plus respectueux de l’environnement et proches de la terre, notamment via des principes de permaculture appliqués par les familles chez lesquelles nous faisons régulièrement du volontariat.

Notre situation actuelle de voyageurs

Pour faire le point. Cela fait désormais un an et demi que l’on est partis, s’il fallait compter… D’abord du stop en Asie Centrale, puis des transports en commun, de la marche et du volontariat en Inde et au Népal, puis quelques mois en Asie du sud-est dont un road-trip en scooter.

Cela fait huit mois que nous sommes en Australie. Ce grand continent sur lequel on avait pas du tout prévu de passer nous aura enfin fait ralentir. Du « slow travel »? Je ne sais pas trop. En huit mois nous avons passé en gros quatre mois dans la zone de Byron Bay, un mois de « road-trip » jusqu’en Tasmanie et trois mois sur cette ile, dont un mois et demi dans des familles en volontariat. Plus quelques voyages d’environ une semaine chacun dans notre voiture convertible en lit sur l’île tasmane. J’ai d’ailleurs posté une vidéo sur ces road-trip si ça vous intéresse plus que mes élucubrations! 😉

 

Notre woofing dans une vallée reculée de Tasmanie

Au niveau du travail rémunéré en monnaie sonnante et trébuchante (il faut bien gagner sa croute, un peu), j’ai trouvé un peu au pied levé un job dans un verger de cerises sur la magnifique Bruny Island. La saison était catastrophique et on était tous payés au rendement… mais nous rencontrons un super groupe de français, belge, italien et une américaine avec lesquels nous campons dans une « rest area ». On a une routine rigolote, tous les matins : caravane de voitures jusqu’au ferry que l’on prend gratuitement en tant que piétons, puis le bus nous attend sur l’île pour nous emmener à la plantation. Comme à l’usine! Je gagne à peine 700$ en 8 jours, maigre consolation quand le prix de l’essence ne redescend toujours pas (environ 80$ le plein). « On n’est pas cher payés, mais qu’est-ce qu’on se marre ! »

Et depuis, nous sommes en woofing à côté de la capitale Tasmane… et je cherche à nouveau du travail pour financer la suite de nos aventures. Peu de déplacements, donc.

Yep

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Suis-je une voyageuse écolo ?

Pour en revenir aux questionnements posés en début d’article je me suis interrogée sur mes pratiques de voyage qui pouvaient faire de moi une voyageuse plus écologiste et moins « consommatrice ». J’aime bien l’expression « consommateur de paysage », c’est un peu ce que l’on fait lors de road-trips! Je suis certainement un peu des deux, mais je trouve intéressant de prendre un peu de recul et me poser des questions. Même si pour moi, de longue date, les véritables progrès écologiques se feront par des changements de société et de législation et non par les comportements individuels (stigmatisés d’ailleurs). Je dois nuancer et reconnaitre malgré tout que l’un ne va pas sans l’autre…

Quels gestes je fais au quotidien?

J’ai un peu listé mes gestes « quotidiens » liés à mon mode de vie actuel. C’est marrant de faire des listes des fois, allez avouez vous aussi vous aimez bien!

Alimentation

  • Je consomme au maximum local, par exemple les légumes dans des petits magasins/marché et veille à ce que la provenance soit locale et bien sûr de saison. En grande surface je vais acheter des produits venant autant que possible d’Australie (ce pays produit tellement de choses, dont le meilleur beurre de cacahuètes ever), et si possible non transformés.
  • Je ne mange toujours pas de viande ni autres produits animaux, d’abord pour des raisons éthiques (#antispécisme) mais aussi écologiques (cf article)
  • Dès que possible, nous cuisinons au feu de bois lorsque l’on campe (dans les lieux où c’est autorisé, on ne plaisante pas avec les feux de forêt en Tasmanie) et ainsi éviter d’utiliser le « gas stove » et ses bouteilles jetables. A savoir pour les prochains (nous on a découvert ça que récemment #boulets) : en Australie on peut acheter des petites bouteilles de gaz rechargeables pour le camping avec un bruleur, un peu plus lourd mais si vous voyagez en voiture/van c’est quand même mieux que les cartouches qui vont à la poubelle.

Transports

  • J’essaie de limiter un maximum les aller-retour en voiture, et, dès que je le peux, je prends des passagers (même si lorsque notre voiture est installée en mode « nuit », il est très galère de caser des gens). Mais l’Australie reste tout de même un pays de voiture. Je n’ai pas encore sauté le pas de voyager en vélo ou à pieds, un jour peut-être! Mes démarches évoluent.
  • Je fais du « slow travel » : plutôt que de faire trois fois le tour de l’Australie, je m’implante plus durablement dans des coins, en travaillant et/ou faisant du woofing/house sitting.
  • En 2016 j’ai pris un avion pour faire Inde-Thailande car je souhaitais passer la frontière Inde-Myanmar a pied mais celle-ci a fermé pour les étrangers pile une semaine avant ma date de passage prévue. Et il a bien fallu que je m’extracte de l’Inde alors que mon visa expirait! Puis j’ai pris un avion Vietnam-Australie mi-2016.
  • En 2017 nous souhaitons également éviter un maximum l’avion. Nous avons pour projet d’essayer de rejoindre la Nouvelle-Zélande en voilier… mais si nous échouons, ça sera par les voies aériennes que nous nous y rendrons bien sûr (je ne suis pas si bonne nageuse 😉 ). Et pour la suite, pareil : nous tenterons le voilier selon les opportunités et saisons, et sinon nous nous rabattrons sur un avion si nous sommes vraiment coincés par des visas.

Logement

  • Lorsque je dors dans la voiture ou dans la tente : pas de chauffage, mais plein de couvertures!
  • Lorsque nous dormons en woofing : en général les habitations sont des constructions écologiques au possible, et c’est intéressant de voir ce qu’ont fabriqué les gens pour s’intégrer à leur environnement. En Tasmanie (et en Australie d’ailleurs) dans les coins reculés quasiment tout le monde a des panneaux solaires, récolte l’eau de pluie/des ruisseaux pour boire, la vaisselle etc, des toilettes sèches dont le compost sert au jardin ainsi que des douches au chauffage solaire (super efficace!). Les maisons sont souvent « passives » et bien isolées, chauffées en complément au bois l’hiver.

Hygiène (même si pour moi cela a peu d’impact global sur la planète, je le répète)

  • Je me lave peu : une à deux fois par semaine environ, et avec du savon solide, local, éthique et tout le tralala. En road-trip on se trempe dans la mer et les rivières et parfois il y a des douches (chaudes) gratuites (<3 Australie).
    Du coup je n’ai pas besoin de m’hydrater car ma peau est moins agressée et je ne me sens pas « sale » pour autant (malgré le fait que je fasse souvent du travail physique). Je lave mes cheveux aussi au savon à la noix de coco, et ils ne me dérangent pas alors qu’à Paris ils étaient toujours gras au bout de deux jours.
  • J’utilise peu de « produits de beauté« . Après des années j’ai fini par trouver le combo parfait pour ma peau mixte : protection du soleil  (crème solaire, chapeau et manches longues, comme les bébés) et huile de jojoba qui est bien plus efficace que n’importe quelle crème que j’ai pu avoir. J’avais vu un jour une vidéo marrante sur la ressemblance cellulaire de cette huile avec le sébum produit par la peau et le fonctionnement du derme et depuis je ne jure que par cela. Lorsque j’en rachète (tous les 6 mois environ) je privilégie le local et le cruelty free.
    Et du dentifrice, puis c’est tout! J’ai aussi fait l’acquisition d’une brosse à dent en bois hahaha !! (La « environmental toothbrush » australienne, trouvée en magasin bio, lien non sponsorisé, of course).

Habillement

  • Quasiment tous mes vêtements sont « recyclés », c’est à dire de seconde main. En arrivant en Australie en hiver nous avons dû nous équiper, nous nous sommes donc rués sur les « second-hand shops » tels que Vinnies (l’équivalent de notre Emmaus français) et autres. Bravo l’Autralie pour cette culture du second hand (et vive les vide-grenier en France!). Nous avons également trouvé des vêtements laissés par des backpackers dans une auberge de jeunesse à Brisbane, dont mon jean de travail que j’ai bien « rentabilisé ». Le dernier vêtement neuf que j’ai acheté ce sont peut-être des chaussettes en vrac… ou encore une robe d’une créatrice locale en Thailande. Je suis loin de soutenir les grands groupes industriels de mode. Il est bien sur hors de question pour moi d’acheter des vêtements neufs contenant de la laine/ du cuir, mais il peut m’arriver d’acheter des produits « de seconde main » en contenant. Comme par exemple une paire de Vans superbes, modèle vintage avec peut-être un peu de cuir (mais même pas sûr) tout à fait à ma taille dans un « Opportunity shop » au fin fond de la Tasmanie pour… 5$. La non-accro au shopping que je suis n’a pourtant pas pu résister.

Dans cette société de data, quantifions! Mon empreinte écologique.

Par curiosité j’ai aussi eu l’idée de calculer mon empreinte écologique sur plusieurs outils* pour croiser les sources. Les résultat sont quantifiables en nombre de planètes qu’il faudrait pour soutenir mon mode de vie si tout le monde vivait comme moi. J’ai répondu de la façon la plus proche et honnête possible. Je me suis dit que cela pouvait être intéressant pour compléter l’article.

Les résultats sont entre 1.1 à 1.7 planètes*, ce qui est beaucoup moins que  lorsque je vivais en appartement à Paris et avais une alimentation non végéta*ienne .Mon résultat pour mon mode de vie alors était de 2,3 planètes environ, et pourtant je n’avais pas de voiture et recyclais abondamment. La moyenne mondiale est de 1.6. Pas si mal pour une « occidentale ».

Il faut aussi noter que l’alimentation est un facteur présent dans tous les tests.

 

Je ne sais pas si ces questionnements peuvent vous intéresser où vous touchent un peu, mais j’avais envie de les partager et d’avoir votre avis sur la question, mes chers lecteurs (qui que vous soyez 😉 )

 

La bise des buissons connectés en wifi.

 

*Outils utilisés : e-graine (résultat 1.1), le calculateur d’empreinte du WWF (résulat 1.7), celui du Global Footprint Network (résultat 1.7).

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Volontariat au Nepal : la vie à la ferme

By 9 janvier 2016 Népal, Volontariat, Volontariat

Nous avons traversé le pays d’ouest en est mais nous nous sommes arrêtés pour deux semaines de volontariat au Nepal dans une ferme qui fonctionne en permaculture avant de quitter le sol népalais.

La ferme

Située tout à l’est du pays, à 1 600 m d’altitude dans les montagnes non loin d’Illam et de la frontière avec l’Inde, cette petite ferme est l’œuvre de la famille de Jeevan et sa femme Soba. Ils ont également des centres d’accueil d’enfants dont les mères sont en prison à Katmandou et dans les plaines du Terai. Ce dernier centre fonctionne en autonomie au niveau de la nourriture : c’est aussi une ferme pratiquant la permaculture et ils cultivent riz, légumes et fruits. Dans la ferme où nous étions dans les montagnes c’est par contre des jardins en terrasse, et trop haut pour y faire pousser du riz. Ici poussent donc ail, gingembre, oignons, carrottes, tomates sous la serre, pommes de terres, tomates arboricoles, curcuma et toutes sortes d’herbes médicinales. Peu de temps après notre arrivée, cinq enfants ont déboullé dans la ferme pour les vacances, et nos travaux quotidiens ont varié plus ou moins pendant ces deux semaines. Nous étions également avec une jeune bavaroise de 19 ans qui a décidé de voyager après le lycée pour prendre du recul ainsi que Jordan, le cousin canadien du patron qui est à la ferme pour 6 mois et a déjà fait une formation de permaculture au Népal. Au début, Liz, une canadienne qui travaille 6 mois par an pour l’association avec les enfants des prisonnières était présente également à la ferme, et nous partagions nos piqures d’insectes en tous genres…

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Le travail

Ensemble, nous avons tassé le sol de la mare à canard avant que les enfants ne la recouvrent d’une couche de bouse de vache… puis qu’elle soit remplie ! Nous avons rempoté des tournesol et planté quelques uns en terre pour voir comment ils se comportent ici, semé du quinoa, enlevé les mauvaises herbes sur des rangées et des rangées d’ail, Jordan allait arroser tout ce beau monde régulièrement (et oui hors saison des pluies il ne fait pas bien chaud tous les jours mais il ne pleut pas pour autant). Nous avons retourné plusieurs terrasses à la pioche, déterré et nettoyé gingembre et curcuma (c’était la première fois que je voyais la plante du gingembre). Il y a aussi un poulailler ainsi qu’une étable avec une vache et son veau à la ferme donc le matin il fallait mettre à part la poule qui s’occupait des poussins, couper l’herbe à la faucille aux alentour ainsi que des branches d’arbre pour nourrir la vache, lui nettoyer sa couche régulièrement et lui préparer une soupe ainsi que la traire (et faire boire le veau) deux fois par jour. Si je ne bois pas de lait, j’ai quand même aidé à la traite en gratouillant la vache ou la laissant me faire des léchouilles afin qu’elle soit calme pendant la traite et ne donne pas de coups de pieds à la personne qui trait. Le veau avait trois-quatre mois et c’était le premier de Mali, la vache. J’ai aussi aidé à la cuisine en épluchant des kilos d’ail, des « chocos » les délicieux légumes du coin, préparé des pates ail-gimgembre ou ail-piment pour accompagner les quotidiens Dahl Batt… Pour la cuisine, faite en terre et argile, il fallait nettoyer le sol régulièrement et tous les jours ou deux jours après le déjeuner (vers 11h) refaire le sol avec de l’argile. Une tâche que j’affectionnais particulièrement.

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Les tournesols que nous avons planteDSCF8172 des plantations en terrasse d oignons et d ailDSCF8175

DSCF8174 On retourne les terrasses a la pioche DSCF8184 la traite de la vacheDSCF8191petit veau mange sa soupeDSCF8193 la mare aux canards, en coursDSCF8213 reparations de la maison avec de la terre argileuseDSCF8252

DSCF8256 Argilation de la cuisine tous les deux jours environDSCF8262

DSCF8264 et la vaisselle, bien entendu !DSCF8317

 

Nos apprentissages

Nous avons appris le concept de la permaculture ainsi que quelques notions à propos de certaines plantes, découvert le rythme de vie d’une ferme népalaise et de mon côté j’ai lu à côté du travail pour me renseigner sur les plantes médicinales ce qui m’intéresse vraiment, en fait. J’ai également réalisé après cette expérience ainsi que notre précédente à planter du romarin en Inde du nord que la terre est vraiment mon élément. Je ne me sens rarement aussi bien que quand je pioche, je gratouille, je plonge mes mains dedans, je plante, je désherbe (à la main bien sur !) et aussi quand je refais le sol et les murs de la cuisine avec l’argile, cela me rappelait les sessions de poterie avec ma mère lorsque j’étais enfant ou des heures de désherbage les fesses en l’air.

Pour le Barbu, il s’est découvert une certaine pugnacité au maniement de la pioche (et je ne suis pas en reste, coriace la Rory).

Voila a quoi ressemble du gingembre!DSCF8179 les tomates au chaud dans la serreDSCF8211

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La vie à la ferme

Pendant deux semaines, nous avons vécu au rythme népalais : on se lève avec le soleil, un thé sur le banc côté soleil pour se réchauffer le matin en regardant la vallée, puis il faut traire Mali, la vache avant de partir bosser à nos taches, puis on a un copieux déjeuner vers 11h : riz, dal, légumes, pickle maison. L’après-midi, on se repose, on travaille, on digère, on va se laver tant que le soleil tape bien (quand il fait soleil), on joue avec les gamins… et le soir c’est préparation du diner, souvent à la lampe frontale car les coupures de courant avaient toujours lieu au bon moment ! Et on se faisait également des apéros à un alcool importé sous le manteau de l’Etat Indien du Sikkim, pas mauvais en gout mais il nous a donné de terribles cauchemars ! J’ai été bien malade à un moment, clouée par la fièvre pendant un jour et demi j’ai donc mis fin à mes apéros pour quelques jours et fini les cauchemars… Ils m’ont soigné avec des litres de thé, des infusions au gingembre, de l’ail du jardin à croquer et quelques jours plus tard j’ai arrêté de tousser mes poumons, mon corps a fait son boulot aidé par la nourriture saine et les vertus de ces bonnes plantes.

… et nouriture moins saine : les frites maison du Chti avec les patates du jardin, un delice ! Et au feu de bois s il vous plaitDSCF8148 le paysage depuis la fermeDSCF8152

DSCF8155 lever de soleil sur la crete d en faceDSCF8164 matin nuageuxDSCF8166 des pimentsDSCF8169

DSCF8177 la plantation de gingembreDSCF8178 un des poussins a cheval sur sa mereDSCF8195 Mali et son veau se reposentDSCF8199 un enclos pour les poules mais elles n y restent jamais bien longtempsDSCF8215

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DSCF8218 l heure du bain dans la riviereDSCF8222

DSCF8227 glaglaDSCF8231

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DSCF8232 encore un poussinDSCF8238 une petite areignee…DSCF8242 la lune nous salueDSCF8273 potager du matinDSCF8286 L heure du repas pour le veauDSCF8291 Pendant que Mali se regale de feuillesDSCF8297 Le Barbu fend du bois pendant que je joue au freesbee avec JenniferDSCF8301 Les haricotsDSCF8320 La minette des voisinsDSCF8345 encore un joli lever de soleilDSCF8338 les lapins d AlissiaDSCF8355

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Nous avons eu la chance d’assister au festival de Diwali dans la famille, avec la célébration de la vache et son veau qui a ont le droit à un déjeuner spécial, des colliers de fleurs et des décorations aux pigments. Puis Bejay a commencé à fabriquer la décoration en pigments devant la porte jusque dans la maison où ils ont préparé un joli autel pour Laksmi afin qu’elle puisse venir visiter la maison le soir et bénir la maison et ses habitants. Ils ont ensuite installé des petites lampes à huile le long du chemin pour Laksmi et devant la maison et lorsque Grand’ma et Zac sont rentrés de Katmandou, les garçons nous ont fait un beau feu de camps devant lequel on s’est réchauffés avec nos tasses de Brandy. Quelle belle façon de clore notre expérience à la ferme. Le lendemain, Soba nous a béni d’un point rouge sur le front et offert fleurs et oranges, et c’est le sourire aux lèvres que nous avons entamé notre route pour la frontière indienne, notre visa népalais expirant ce jour. Une jeep, un bus, la traversée de la frontière à pied et un second bus plus tard nous voici à la gare de Siliguri pour prendre notre train pour Kolkata, mais ceci est une autre histoire. 😉

DSCF8368 Les offrandes pour les vachesDSCF8370 C est la fete de MaliDSCF8376

Soba et les enfants honorent la vacheDSCF8379

DSCF8395 Et Helena s essaye a la tradition de passer sous la vache, attention aux coups de pieds !DSCF8396

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DSCF8417Alissia cuisine a la frontrale, coupure de courant !DSCF8422 Le feuDSCF8448

DSCF8451 Le temple de Laxmi dans la maisonDSCF8432

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Si vous cherchez un volontariat au Nepal dans une ferme en permaculture, n’hésitez pas à les contacter, mais attention il y a des périodes de l’année où ils peuvent être très sollicités.

Vous pouvez aussi avoir un aperçu de la vie à la ferme via ma vidéo du Népal. 🙂

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Volontariat en Inde : planter du romarin dans l’Himalaya

By 14 décembre 2015 Inde du nord, Volontariat, Volontariat

Hier soir encore, je soupirais, songeuse : il nous manquent ces bougres ! Et oui, après deux semaines passées avec Deepu, Sunny et Beeru fin octobre 2015 à jardiner, faire la cuisine, nettoyer, jouer au badminton ou au criquet, aller au marché en moto avec Deepu… on s’est vraiment attachés et sommes devenus amis avec le staff de l’hotel de Deepak, qui nous a gentiment accueillis pour notre premier volontariat.

Sur l’annonce, il s’agissait de jardiner 4h par jour pour créer un jardin d’épices dans la forêt de pins près de Raniket, en Uttarakhand, et ce en échange d’un lit et de nourriture.

Ranikhet se situe sur le point orange

Ranikhet se situe sur le point orange

Lorsque nous arrivons à Raniket, nous n’avons aucune idée d’où nous allons tomber. Nous avons eu le patron vite fait au téléphone depuis le bus, et il nous a dit qu’un de ses employés allait nous joindre, un certain Deepu. Celui ci nous a bel et bien appelé mais impossible de le comprendre entre son anglais et le bruit du bus, nous échangeons donc par texto. Arrivés à la gare de bus, nous finissons par obtenir qu’il vienne nous chercher car nous sommes claqués après nos trois premières heures de bus indien dans la montagne, et après les six heures de train de la veille où j’étais malade comme un chien. Nous attendons donc, assis sur des marches à côté de la station essence où défilent les motos. Peu de voitures hormis le défilé des jeep collectives qui vont et viennent au milieu des bus. On commence à se dire « il ne va quand même pas venir nous chercher en moto avec nos gros sac ? »… et ben si, justement le voici qui arrive avec un grand sourire et sa petite moto ! Il nous dit que pas de problèmes ! Il monte devant, moi juste derrière lui avec mon gros sac sur le genou droit et le Barbu derrière moi avec le sac sur le genou gauche. Deepu prend le petit sac en ventral, et nous voici partis à trois sur la moto, chargés comme des baudets (et sans casque évidemment) à descendre la petite ville en roulette. Après quelques kilomètres, le barbu commence à avoir bien mal aux reins, et alors que nous arrivons au terrain d’entrainement des militaires il y a une voiture arrêtée. Deepu échange deux trois mots en hindi avec le conducteur et celui-ci prend les sacs ainsi que le Barbu en stop, alors que je finis le trajet en moto, à essayer de comprendre ce que Deepu essaye de me raconter…

Nous arrivons à un panneau Rhodo ReTreat and Resort, apparemment c’est là que nous passerons nos deux semaines. Ce n’était pas précisé dans l’annonce donc nous sommes un peu surpris mais c’est parti, nous montons à pied avec les sacs et Deepu nous montre notre chambre : c’est grand luxe ! « Today rest » nous dit-il. Il nous dit que demain on fera du jardin, et qu’il faudra qu’on lui apprenne l’anglais aussi, il va nous chercher ses livres d’apprentissage de l’anglais : « my daily routine : every morning, I work my inglisse ». Pas de soucis, on veut bien lui donner des cours. Nous avons le patron au téléphone qui nous explique à nouveau le travail à effectuer, nous confirme que nous n’avons rien à payer (on ne s’attendait pas à tomber dans un hotel standing) et nous dit de profiter, qu’il passera nous voir dans la semaine.

Nous faisons la connaissance de l’équipe :

  • Deepu, 25 ans, le manager. Il fait les courses au marché, la cuisine, accueille les invités, fait des réparations, le jardin et manage ses deux compagnons d’équipée :
  • Sunny, 28 ans, qui est marié et a deux enfants qui aide à toutes les tâches
  • Beeru, 22 ans, qui va essayer de rentrer à l’armée fin octobre et qui lui aussi aide à un peu tout.

Et plus tard dans la soirée voici le quatrième larron qui arrive, très poilu, il s’agit d’un mastiff tibétain nommé Timmy, d’un flegme impressionnant mais qui connaît très bien son boulot de gardien.

Le lendemain nous allons au jardin, qui se situe au dessus de l’hôtel : il s’agit de terrasses en friches abritées par des arbres. Il faut couper l’herbe pour faire du foin, retourner la terre à la pioche, enlever les racine avec des petits outils, ratisser et enfin planter. Deepu nous dit « slow work, not hard work » et nous assigne à l’enlevage des racines de la terre. Nous voici donc accroupis à casser des mottes de terres et en trier racines et cailloux, et croyez moi, ça prend du temps !

Notre « daily routine » des jours à venir se composera ainsi :

Réveil vers 8h, Beeru nous apporte le thé au lit (dure la vie).

Après un brin de toilette, on va manger dans la cuisine avec notre fine équipe. (Deepu a appris à dire « madame, petit déjeuner » sauf qu’il le dit d’une façon étrange et pour tous les repas aha). Le matin on mange souvent du Dhal (soupe de lentilles épicée) avec des chapatis fris par exemple, ou du riz, ainsi que des légumes. Une fois Deepu nous a fait un South Indian petit déjeuner avec des boulettes vapeurs, du chutney avec de la noix de coco et des légumes qui piquent, un délice.

Après cela, on lave nos assiettes de métal et c’est parti pour le jardin pendant deux heures. Ensuite l’un d’eux s’éclipse et va préparer le déjeuner, on le rejoint pour faire les chapatis (le Barbu est devenu un pro du rouleau à patisserie pour faire des chapatis bien ronds) et on mange, assis dans la cuisine.

L’après-midi, il fait trop chaud donc c’est repos : le Barbu fait la sieste et j’en profite pour écrire.

En fin d’après-midi on retourne jardiner deux heures et lorsque le soleil se couche nous allons préparer le diner.

Nous dinons  dans la cuisine avec les autres puis : « subh ratri » (bonne nuit en hindi).

Le tout entrecoupé de parties de badminton, fléchettes ou cricket, notre virée chez le docteur pour soigner mon angine qui persistait depuis huit jours (oui en fait cette fois il me fallait des antibiotiques) qui se termine en balade dans la forêt jusqu’au Shiva Temple, sur un petit chemin où des dizaines de papillons s’envolent à notre passage, longeant un petit ruisseau transparent qui coule au milieu de la forêt de pin aux pieds desquels poussent de jolies fleurs blanches. #BUCOLIQUE

Deepu nous emmènera visiter son temple hindou où ils se rend presque tous les matins vers 6h30 : « le temple de grand père ».

Nous rencontrerons Deepak, le constructeur de ces lieux qui est un ancien cadre/ingénieur dans les télécoms qui a préféré arrêter plutôt que de prendre un poste à hautes responsabilités qu’on lui proposait, et créer cet endroit peaceful, ainsi que des jardins d’épices. C’est un monsieur très sympathique et intéressant et nous aurons le plaisir de le revoir la semaine suivante. Il essaie vraiment d’œuvrer pour le développement du village de façon positive. Tout comme l’Uttarakhand qui est vraiment un état pionnier en matière d’écologie en Inde, où de la récolte de déchets est mise en place dans certaines villes, et où le retour à une agriculture écologique et paysanne est vivement encouragée par des actions concrètes, grâce a Navadanya un réseau de conservation de graines qui propose la formation gratuite des agriculteurs et la mise à disposition gratuite également de banques de graines non OGM (et oui les responsables politiques de l’Etat se sont opposés à Monsento… à quand chez nous ???).

Notre dernier week-end, une famille de guest sera présente à l’hotel et nous partirons avec eux et Deepu pour un trek dans la jungle puis le lendemain ils auront la gentillesse de nous inviter à les joindre dans leur immense voiture pour un tour du côté d’Almora a visiter le Nanda Devi Temple puis jusqu’à Jagheswhar et ses temples séculaires…

DSCF6773Le RhodoDSCF7107

DSCF7103Les « I love you flowers », partout dans l’hotel !DSCF6659

On va dans la maison de DeepuDSCF6575 Notre récolteDSCF6635

DSCF6626 La vueDSCF6613 Je fais connaissance avec le chevreau de la familleDSCF6610 la fière maman et son regard perçant ahaDSCF6594 Chez Deepu la vache est bien traitée.
DSCF6592 Les cucurbitaceae qui grimpent aux arbres !DSCF6580 Une sorte de bruyere
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Retour au Rhodo et au boulot ! Il faut couper l’herbe, ratisser les feuilles, retourner les terrasses à la pioche, enlever racines et cailloux à la main et enfin dessiner les parcelles et planter le romarin !volontariat inde

Je plante avec mon assistant Timmy, qui pour une fois n’est pas couché sur un endroit inopportun volontariat indeUne parcelle terminée volontariat inde Et voilà, romarin planté ! Il n’y a plus qu’à arroser et laisser pousser…volontariat inde

Les terrassesDSCF7109 Et un petit coucher de soleil en bonusDSCF7111

Voici Timmy, le mastiff tibétain de Deepu, il l’a acheté chiot, et il s’est déjà battu avec un léopard (véridique, il en a les traces sur le corps)DSCF6661 Une de ses principales activités après être allé se balader dans les villages environnants est de dormir n’importe où à l’hôtelDSCF7090 Mais surtout sur la terrasse toute fraiche. Sinon il monte aussi la garde, quand il ne dort pas.DSCF6780Allons en cuisine
DSCF6937 Ici, des palaks (épinards) qui seront bien sur accompagnés d’une délicieuse sauceDSCF6936 Deepu prépare les oignons (sinon ce mec est un véritable chef il cuisine juste TROP bien, en plus d’être drôle)DSCF6935Cuisson du chapati en cours !
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Une belle journée ensoleillée au Rhodo, comme on en a tant eu au mois de septembre-octobreDSCF6934

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La vue…DSCF6778

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DSCF6763 On ne s’en lasse pas…DSCF6746Il y a pire comme cadre pour écrire !DSCF6758

En voilà deux qui travaillent durDSCF6756

Pour ses vingt trentre-huit ans le Barbu a eu droit à un merveilleux coucher de soleil sur l’HimalayaDSCF6791

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Et un sacré gâteau !! (« Happy Birthday Atin »)DSCF6822 L’équipe au complet, avec notre bout de gâteau
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Et notre « Atin » national a même eu le droit à un petit cadeauDSCF6835

On a aussi dansé sur de la musique Kumaoni

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Et fait les idiots !DSCF6862

On a découvert les magnifiques forêts de pin de l’Uttarakhand en partant à la recherche du léopard. Finalement j’en aurai croisé deux, de nuit : un bébé qui a traversé la route depuis la moto, et un adulte dans un arbre que l’on a pu voir grâce aux phares de la voiture des guests.
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Un rhododendron ! (mais sans les fameuses fleurs rouges, ce n’est pas la saison)DSCF7004

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Dernière soirée, mon Chti nous a fait de délicieuses frites « belgian style »DSCF7124

Notre chambreDSCF7130 Timmy ne veut pas nous laisser partir, il monte la garde devant notre porteDSCF7128 Dernier délicieux petit dej, sur la terrasse cette foisDSCF7094

Suite à cela, nous passerons un dernier jour avec l’équipe du volontariat avant de reprendre la route. Direction le nord de l’état, plein cap sur l’Himalaya pour aller voir de plus près ces magnifiques sommets blancs qui nous ont en mis plein la vue pendant deux semaines ! C’est parti pour la découverte de l’état de l’Uttarakhand

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