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Forêt de pins et monts blancs himalayens (Argentique)

By 15 février 2017 Inde du nord, Photographie argentique

Lors de notre dernier passage en Inde, nous avons eu le bonheur de découvrir la région de l’Uttarakhand au cours de notre volontariat non loin de Ranikhet. Je n’avais pas encore dévoilé les photographies de ce coin si spécial et encore intouché, entre pinèdes et sommets himalayens… cette vue est inoubliable, et je souhaite aujourd’hui vous la partager.
Juste des photos argentiques prises avec le vieux Minolta de mon père, ni plus ni moins.

Balade dans la forêt de pins

… et les monts blancs himalayens

Un paysage dont on ne se lasse pas de sitôt.

Au boulot!

Plantation du romarin

Une collègue
Et une de mes préférées :

J’espère que ce petit voyage visuel vous aura plu, cela me fait plaisir de ressortir ces souvenirs sur pellicule.

 

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Badrinath en argentique : regard sur les sommets himalayens

By 18 juillet 2016 Asie, Inde du nord, Photographie argentique

Je reste marquée par ma visite de Badrinath, village indien sacré situé sur un plateau à 3 500 d’altitude entourés de sommets himalayens, et à deux pas du Tibet interdit. Je partage aujourd’hui avec vous mes photos de Badrinath en argentique. J’ai capturé cette lumière, ces roches et cette immensité avec un plaisir infini… et du film Kodak Portra, l’un de mes favoris.

Si vous souhaitez (re)lire mon parcours pour arriver jusqu’à Badrinath depuis le sud de l’état de l’Uttarakhand en Inde du nord, c’est par ici.

Si vous voulez vous rincer l’œil sur des montagnes (ben quoi ?), restez-là et déroulez gaiement ! Je sais qu’il y a « trop » de photos mais à mes yeux c’est tellement splendide.

Jour 1 – arrivée en fin de journée à Badrinath

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La rivière, le pont, le village et le fameux temple.Badrinath argentique-6Détail de la rivière, sous les sources d’eau chaudeBadrinath argentique-3

Le temple, bannières au ventBadrinath argentique-4

Jour 2 – randonnée jusqu’au dernier village avant la frontière Tibétaine et une cascade sacrée

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Quittant Badrinath à piedsBadrinath argentique-8

Badrinath argentique-9 « Last indian village »…  le sens le la formule !Badrinath argentique-10

Dans les rues de ManasBadrinath argentique-15

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Badrinath argentique-14La vendeuse de pull-over

Potager montagnard

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Un homme spirituel indien (les deux photos sont prises par mon Barbu) et la Rainbow waterfallBadrinath argentique-21

Badrinath argentique-20Badrinath argentique-19 Badrinath argentique-22Nos yeux rêveurs se perdent dans cette eau d’un bleu glacier…

Et la grimpette commence sur un chemin de pierre, travail gargantuesque si proche des sommets.Badrinath argentique-23

Vent, soleil et lumière enchanteresse sur les glaciers et pentes herbeuses

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Cascade de glaceBadrinath argentique-26

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La cascade Vasudhara qui chute de 122 m.

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Au pied de la cascade, une nouvelle vallée s’ouvre sous nos yeux ébahis.

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Chapeau pointu turlututu

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Jour 3 – Montagne de Shiva et ballet aérien

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Ici les randonneurs ne portent pas de gore texBadrinath argentique-43

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Coucou toi !Badrinath argentique-45

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Avant de repartir, dernière visite au temple coloréBadrinath argentique-48

J’espère que ça vous a plu. En attendant, vive le grain, la chimie c41, aimez-vous les uns les autres et bonnes vacances !

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Volontariat en Inde : planter du romarin dans l’Himalaya

By 14 décembre 2015 Inde du nord, Volontariat, Volontariat

Hier soir encore, je soupirais, songeuse : il nous manquent ces bougres ! Et oui, après deux semaines passées avec Deepu, Sunny et Beeru fin octobre 2015 à jardiner, faire la cuisine, nettoyer, jouer au badminton ou au criquet, aller au marché en moto avec Deepu… on s’est vraiment attachés et sommes devenus amis avec le staff de l’hotel de Deepak, qui nous a gentiment accueillis pour notre premier volontariat.

Sur l’annonce, il s’agissait de jardiner 4h par jour pour créer un jardin d’épices dans la forêt de pins près de Raniket, en Uttarakhand, et ce en échange d’un lit et de nourriture.

Ranikhet se situe sur le point orange

Ranikhet se situe sur le point orange

Lorsque nous arrivons à Raniket, nous n’avons aucune idée d’où nous allons tomber. Nous avons eu le patron vite fait au téléphone depuis le bus, et il nous a dit qu’un de ses employés allait nous joindre, un certain Deepu. Celui ci nous a bel et bien appelé mais impossible de le comprendre entre son anglais et le bruit du bus, nous échangeons donc par texto. Arrivés à la gare de bus, nous finissons par obtenir qu’il vienne nous chercher car nous sommes claqués après nos trois premières heures de bus indien dans la montagne, et après les six heures de train de la veille où j’étais malade comme un chien. Nous attendons donc, assis sur des marches à côté de la station essence où défilent les motos. Peu de voitures hormis le défilé des jeep collectives qui vont et viennent au milieu des bus. On commence à se dire « il ne va quand même pas venir nous chercher en moto avec nos gros sac ? »… et ben si, justement le voici qui arrive avec un grand sourire et sa petite moto ! Il nous dit que pas de problèmes ! Il monte devant, moi juste derrière lui avec mon gros sac sur le genou droit et le Barbu derrière moi avec le sac sur le genou gauche. Deepu prend le petit sac en ventral, et nous voici partis à trois sur la moto, chargés comme des baudets (et sans casque évidemment) à descendre la petite ville en roulette. Après quelques kilomètres, le barbu commence à avoir bien mal aux reins, et alors que nous arrivons au terrain d’entrainement des militaires il y a une voiture arrêtée. Deepu échange deux trois mots en hindi avec le conducteur et celui-ci prend les sacs ainsi que le Barbu en stop, alors que je finis le trajet en moto, à essayer de comprendre ce que Deepu essaye de me raconter…

Nous arrivons à un panneau Rhodo ReTreat and Resort, apparemment c’est là que nous passerons nos deux semaines. Ce n’était pas précisé dans l’annonce donc nous sommes un peu surpris mais c’est parti, nous montons à pied avec les sacs et Deepu nous montre notre chambre : c’est grand luxe ! « Today rest » nous dit-il. Il nous dit que demain on fera du jardin, et qu’il faudra qu’on lui apprenne l’anglais aussi, il va nous chercher ses livres d’apprentissage de l’anglais : « my daily routine : every morning, I work my inglisse ». Pas de soucis, on veut bien lui donner des cours. Nous avons le patron au téléphone qui nous explique à nouveau le travail à effectuer, nous confirme que nous n’avons rien à payer (on ne s’attendait pas à tomber dans un hotel standing) et nous dit de profiter, qu’il passera nous voir dans la semaine.

Nous faisons la connaissance de l’équipe :

  • Deepu, 25 ans, le manager. Il fait les courses au marché, la cuisine, accueille les invités, fait des réparations, le jardin et manage ses deux compagnons d’équipée :
  • Sunny, 28 ans, qui est marié et a deux enfants qui aide à toutes les tâches
  • Beeru, 22 ans, qui va essayer de rentrer à l’armée fin octobre et qui lui aussi aide à un peu tout.

Et plus tard dans la soirée voici le quatrième larron qui arrive, très poilu, il s’agit d’un mastiff tibétain nommé Timmy, d’un flegme impressionnant mais qui connaît très bien son boulot de gardien.

Le lendemain nous allons au jardin, qui se situe au dessus de l’hôtel : il s’agit de terrasses en friches abritées par des arbres. Il faut couper l’herbe pour faire du foin, retourner la terre à la pioche, enlever les racine avec des petits outils, ratisser et enfin planter. Deepu nous dit « slow work, not hard work » et nous assigne à l’enlevage des racines de la terre. Nous voici donc accroupis à casser des mottes de terres et en trier racines et cailloux, et croyez moi, ça prend du temps !

Notre « daily routine » des jours à venir se composera ainsi :

Réveil vers 8h, Beeru nous apporte le thé au lit (dure la vie).

Après un brin de toilette, on va manger dans la cuisine avec notre fine équipe. (Deepu a appris à dire « madame, petit déjeuner » sauf qu’il le dit d’une façon étrange et pour tous les repas aha). Le matin on mange souvent du Dhal (soupe de lentilles épicée) avec des chapatis fris par exemple, ou du riz, ainsi que des légumes. Une fois Deepu nous a fait un South Indian petit déjeuner avec des boulettes vapeurs, du chutney avec de la noix de coco et des légumes qui piquent, un délice.

Après cela, on lave nos assiettes de métal et c’est parti pour le jardin pendant deux heures. Ensuite l’un d’eux s’éclipse et va préparer le déjeuner, on le rejoint pour faire les chapatis (le Barbu est devenu un pro du rouleau à patisserie pour faire des chapatis bien ronds) et on mange, assis dans la cuisine.

L’après-midi, il fait trop chaud donc c’est repos : le Barbu fait la sieste et j’en profite pour écrire.

En fin d’après-midi on retourne jardiner deux heures et lorsque le soleil se couche nous allons préparer le diner.

Nous dinons  dans la cuisine avec les autres puis : « subh ratri » (bonne nuit en hindi).

Le tout entrecoupé de parties de badminton, fléchettes ou cricket, notre virée chez le docteur pour soigner mon angine qui persistait depuis huit jours (oui en fait cette fois il me fallait des antibiotiques) qui se termine en balade dans la forêt jusqu’au Shiva Temple, sur un petit chemin où des dizaines de papillons s’envolent à notre passage, longeant un petit ruisseau transparent qui coule au milieu de la forêt de pin aux pieds desquels poussent de jolies fleurs blanches. #BUCOLIQUE

Deepu nous emmènera visiter son temple hindou où ils se rend presque tous les matins vers 6h30 : « le temple de grand père ».

Nous rencontrerons Deepak, le constructeur de ces lieux qui est un ancien cadre/ingénieur dans les télécoms qui a préféré arrêter plutôt que de prendre un poste à hautes responsabilités qu’on lui proposait, et créer cet endroit peaceful, ainsi que des jardins d’épices. C’est un monsieur très sympathique et intéressant et nous aurons le plaisir de le revoir la semaine suivante. Il essaie vraiment d’œuvrer pour le développement du village de façon positive. Tout comme l’Uttarakhand qui est vraiment un état pionnier en matière d’écologie en Inde, où de la récolte de déchets est mise en place dans certaines villes, et où le retour à une agriculture écologique et paysanne est vivement encouragée par des actions concrètes, grâce a Navadanya un réseau de conservation de graines qui propose la formation gratuite des agriculteurs et la mise à disposition gratuite également de banques de graines non OGM (et oui les responsables politiques de l’Etat se sont opposés à Monsento… à quand chez nous ???).

Notre dernier week-end, une famille de guest sera présente à l’hotel et nous partirons avec eux et Deepu pour un trek dans la jungle puis le lendemain ils auront la gentillesse de nous inviter à les joindre dans leur immense voiture pour un tour du côté d’Almora a visiter le Nanda Devi Temple puis jusqu’à Jagheswhar et ses temples séculaires…

DSCF6773Le RhodoDSCF7107

DSCF7103Les « I love you flowers », partout dans l’hotel !DSCF6659

On va dans la maison de DeepuDSCF6575 Notre récolteDSCF6635

DSCF6626 La vueDSCF6613 Je fais connaissance avec le chevreau de la familleDSCF6610 la fière maman et son regard perçant ahaDSCF6594 Chez Deepu la vache est bien traitée.
DSCF6592 Les cucurbitaceae qui grimpent aux arbres !DSCF6580 Une sorte de bruyere
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Retour au Rhodo et au boulot ! Il faut couper l’herbe, ratisser les feuilles, retourner les terrasses à la pioche, enlever racines et cailloux à la main et enfin dessiner les parcelles et planter le romarin !volontariat inde

Je plante avec mon assistant Timmy, qui pour une fois n’est pas couché sur un endroit inopportun volontariat indeUne parcelle terminée volontariat inde Et voilà, romarin planté ! Il n’y a plus qu’à arroser et laisser pousser…volontariat inde

Les terrassesDSCF7109 Et un petit coucher de soleil en bonusDSCF7111

Voici Timmy, le mastiff tibétain de Deepu, il l’a acheté chiot, et il s’est déjà battu avec un léopard (véridique, il en a les traces sur le corps)DSCF6661 Une de ses principales activités après être allé se balader dans les villages environnants est de dormir n’importe où à l’hôtelDSCF7090 Mais surtout sur la terrasse toute fraiche. Sinon il monte aussi la garde, quand il ne dort pas.DSCF6780Allons en cuisine
DSCF6937 Ici, des palaks (épinards) qui seront bien sur accompagnés d’une délicieuse sauceDSCF6936 Deepu prépare les oignons (sinon ce mec est un véritable chef il cuisine juste TROP bien, en plus d’être drôle)DSCF6935Cuisson du chapati en cours !
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Une belle journée ensoleillée au Rhodo, comme on en a tant eu au mois de septembre-octobreDSCF6934

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La vue…DSCF6778

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DSCF6763 On ne s’en lasse pas…DSCF6746Il y a pire comme cadre pour écrire !DSCF6758

En voilà deux qui travaillent durDSCF6756

Pour ses vingt trentre-huit ans le Barbu a eu droit à un merveilleux coucher de soleil sur l’HimalayaDSCF6791

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Et un sacré gâteau !! (« Happy Birthday Atin »)DSCF6822 L’équipe au complet, avec notre bout de gâteau
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Et notre « Atin » national a même eu le droit à un petit cadeauDSCF6835

On a aussi dansé sur de la musique Kumaoni

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Et fait les idiots !DSCF6862

On a découvert les magnifiques forêts de pin de l’Uttarakhand en partant à la recherche du léopard. Finalement j’en aurai croisé deux, de nuit : un bébé qui a traversé la route depuis la moto, et un adulte dans un arbre que l’on a pu voir grâce aux phares de la voiture des guests.
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Un rhododendron ! (mais sans les fameuses fleurs rouges, ce n’est pas la saison)DSCF7004

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Dernière soirée, mon Chti nous a fait de délicieuses frites « belgian style »DSCF7124

Notre chambreDSCF7130 Timmy ne veut pas nous laisser partir, il monte la garde devant notre porteDSCF7128 Dernier délicieux petit dej, sur la terrasse cette foisDSCF7094

Suite à cela, nous passerons un dernier jour avec l’équipe du volontariat avant de reprendre la route. Direction le nord de l’état, plein cap sur l’Himalaya pour aller voir de plus près ces magnifiques sommets blancs qui nous ont en mis plein la vue pendant deux semaines ! C’est parti pour la découverte de l’état de l’Uttarakhand

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By 13 octobre 2015 Carnets de Voyage, Inde du nord

Après avoir passé deux semaines dans un hameau non loin de Raniket dans l’Uttarakhand à l’hôtel Rhodo reTreat and resort pour notre volontariat jardinier, nous souhaitons visiter l’état de l’Uttarakhand. (Je publierai l’article de notre volontariat par la suite car c’était tellement bien que je n’arrive pas à l’écrire!). Comme les derniers guests de l’hôtel nous ont généreusement emmenés en excursion à l’est de Ranikhet à la découverte d’Almora, du temple Nanda Devi ainsi que de Jageswhar, nous avons désormais en tête de faire cap au nord, droit dans les montagnes aux sommets blancs que nous voyions chaque jour sans nuage depuis l’hôtel. J’ai vu qu’à Badrinath, tout au nord, se trouvait un temple qui m’avait l’air bien beau et qu’il s’agissait d’un haut lieu de pèlerinage, l’endroit étant très sacré : ça sera donc notre destination. Or cela se trouve à plus de 300 km de Ranikhet et nous n’avons pas envie de courir, nous ferons donc le trajet de bus en bus, en traversant les merveilleux paysages de l’Uttarakhand…

morning viewLa vue du matin

Mardi 6 octobre : our fabulous journey through Uttarakhand

timmyTimmy ne veut pas que l’on quitte notre chambre !

Au réveil, Beeru nous apporte le thé et Deepu fait irruption avec Timmy le chien dans la chambre. Timmy nous fait des léchouilles dans le lit puis se met en tête de monter la garde à la porte alors que nous faisons nos sacs à dos et nettoyons un dernier coup la chambre. Deepu doit partir voir son frère à Ranikhet, nous le retrouverons là bas, Sunny est allé voir sa famille tôt le matin, nous prenons donc notre dernier petit déjeuner avec Beeru sur la terrasse, au son du chant des oiseaux. Nous descendons sur la route pour intercepter un bus ou une jeep collective qui irait à Ranikhet, mais aucun véhicule ne passe dans notre direction. Finalement j’arrête une voiture de particulier, ils ont deux place à l’arrière. Ils nous prennent volontiers en stop et nous expliquent qu’ils travaillent pour la compagnie phamaceutique Modi Pharma à Almora. Société qui appartient donc à… Modi, le premier ministre indien ! Ils nous déposent devant l’hopital de Ranikhet et nous finissons à pied jusqu’à la gare routière. J’appelle Deepu qui nous rejoint avec son frère mais nos adieux seront de courte durée car déjà le bus que nous devons prendre est là, sur le point de partir. Nous sautons donc dedans et c’est parti pour la route vers le nord !

DSCF7136 ça commence bien !
DSCF7141DSCF7139On prend de la hauteur

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DSCF7143Petite pause à Dwaharat où nous retrouvons la route principaleDSCF7145Un packaging des plus chics pour des sucreries locales

Nous serons saisis durant tout le trajet jusqu’à Chaukhutia par la beauté des paysages en descendant la vallée au-dessus de laquelle nous étions perchés depuis deux semaines. La petite route serpente dans les lacets au milieu des pins. Puis elle traverse une rivière et de nombreux mignons villages situés sur des jardins en terrasse bordés par les montagnes de chaque côté. Nous arrivons après quelques heures de route à Chaukhutia où nous devons prendre un autre bus pour continuer notre route vers le nord. Alors que nous traversons le pont pour rejoindre la route principale, nous discutons avec un monsieur qui était dans notre bus et souhaite lui aussi se rendre à la prochaine ville, à savoir Garsain. Mais pour l’instant, pas de bus, on ne sait pas s’il va en passer un donc nous nous joignons à lui pour une jeep collective… mais problème nous ne sommes pas assez de passagers, nous attendons donc. Finalement un bus passe, notre co-voyageur lui court après et nous fait signe, nous nous dépêchons donc de vite descendre les sacs à dos de la jeep pour courir jusqu’au bus et embarquer alors qu’il repart déjà. Le bus ne va pas jusqu’à Garsain mais un village dont j’ai oublié le nom et là il faudra prendre une jeep pour arriver à Garsain. Nous voici donc dans le bus qui traverse la vallée. Encore là, mignonnes maison, jardins en terrasses, travailleurs des champs, montagnes recouvertes d’arbres et ce soleil qui tape. Puis nous commençons à monter une montagne. Lacets, moteur du bus qui ronfle, forêt de pins qui reviennent… et puis en haut, un village et la vue sur des terrasses à pic de la montagne ! Et nous redescendons, vue sur une nouvelle vallée. En bas, un torrent s’ébroue, séparant un petit village en deux parties reliées par un pont métallique. Le bus nous dépose avant le pont et à peine descendu que nous hissons nos sacs à dos sur le toit d’une jeep et que l’on nous invite à nous installer à l’avant. Cette fois la route longe le torrent, le paysage est une fois encore, grandiose. Après une bonne demi-heure de route, il y a un bouchon, la jeep est à l’arrêt. C’est à ce moment que Sandrine de l’émission de radio Allo la Planète m’appelle, pour vérifier que mon réseau fonctionne bien. Et miracle, oui, dans ce village au fond de la vallée, je capte bien ! Mais alors que je suis au téléphone on apprend qu’un bus pour notre destination finale, bien après Garsain est arrêté dans le bouchon un peu plus loin devant ! Hop, sac sur le dos, je raccroche, on court et hop, on est dans le bus et la circulation reprend : nous étions arrêtés à causes de travaux de réfection de la route (et elle en a bien besoin !). Nous voici dans ce nouveau bus, la route se remet à grimper une montagne et nous voici arrivés à Garsain. Une bande de gamin suivra le bus tout le long du village pour me dire « hello ! » à la fenêtre, puis nous nous retrouvons à nouveau dans une pinède… où des tas de militaires sont cachés ! Des camions camouflés, des tentes, des véhicules étranges : ce sont les grandes manœuvres décidément. Le bus fait une pause chai au col où je me dépêche de trouver un endroit où faire pipi : on ne s’est pas arrêtés depuis notre départ en début d’après-midi, et il est plus de 17h désormais. Un groupe de militaires me tape la discute mais je ne loupe pas le bus. La nuit commence à tomber alors que nous descendons sur la ville de Karnapryag, où nous passeront la nuit. Un monsieur avec les cheveux teints au hénée parle avec nous, il nous aidera plus tard à trouver un hôtel, et le lendemain un bus car lui aussi se rend à Joshimath ! L’arrivée sur Karnapryag est grandiose : même de nuit, grâce aux lumières on distingue la large rivière et les maisons collées aux falaise juste au bord, les ponts métalliques soudés dans la roche, la vue vertigineuse alors que nous prenons les lacets pour rejoindre le centre de la ville. Une fois arrivés, nous suivons notre roux jusqu’à un hôtel au bord de la rivière et après un bon dal, et un rendez-vous manqué avec la radio, dodo. Le bus, le lendemain partira à 7h30.

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DSCF7173On attend à côté de la Jeep à ChaukhutiaDSCF7177

DSCF7181Dans le busDSCF7186ça grimpe à nouveauDSCF7191

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DSCF7203On a fait pire comme paysage…DSCF7218 Le village perché sur sa collineDSCF7222

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DSCF7229On change de vallée

DSCF7231Mais c’est encore pas mal…

Mercredi 7 octobre : les routes de l’impossible, épisode indien

Karnapryag-5Karnapryag s’éveilleKarnapryag-2

Karnapryag-4

6:30, debout là dedans, et c’est parti à la recherche du bus. Nous traversons l’un des ponts de fer où l’ont peu observer la liaison de deux rivière puis remontons la route à pied jusqu’à trouver un bus. Celui-ci ne va pas jusqu’à Joshimath, il nous faudra changer à Chamoli. La route se déroulera en bordure de vallée accrochée à flanc de montagne à suivre le torrent, de haut jusqu’à Chamoli. Là, nous récupérons nos sacs dans le coffre du bus lorsqu’on nous indique le bus pour Joshimath, qui attend un peu plus haut. Que d’enchainements, on a de la chance ! Et hop, nous nous installons dans le bus bleu et là ca ne rigole plus, finies les jolies vallées et les cols à monter, nous sommes désormais en haute montagne, les routes creusées dans la montagne, les vues vers le bas vertigineuses et au loin… on appercoit ces sommets himalayens enneignés que nous n’avions plus vu depuis Ranikhet ! Après plus de deux heures à se faire remuer dans les lacets et à avoir le vertige regardant en bas lorsqu’on arrivait en haut des montées, nous arrivons à Joshimath, ville où rien n’est plat. Nous quittons notre ami roux qui nous a bien aidé, et partons à la recherche d’un endroit où trouver pitance et chai. Après s’être délicieusement rassasiés, nous cherchons le bus pour Badrinath qui est notre destination finale (après plus au nord on ne peux pas, c’est le Tibet). A la jonction au bout du village, nous finissons par le trouver, rempli de Sikhs facilement reconnaissables à leurs turbans et leurs barbes. Eux se rendent à mi-chemin pour rejoindre la vallée des fleurs et faire leur pelerinage à la montagne Hem Kund (4 300m) et son lac sacré. La route descend en loooongs lacets jusqu’au torrent, puis remonte, redescend, suit les courbes des montagnes, désormais immenses. La route est parfois creusée dans la roche puis, après le lieu de début de pèlerinage des Sikhs, ne s’embarasse plus avec le goudron et n’est désormais qu’une piste de cailloux avec les éboulements à gauche et le torrent bleu turquoise bien en bas à droite. A un moment le bus doit s’arrêter à cause d’un glissement de terrain justement qui a deversé des montagnes de gravats sur la route, mais comme des buldozzers s’activent à remblayer, nous ne resterons pas très longemps hors du bus à regarder ce spectacle ! Un des passagers du bus, qui vit à Badrinath me raconte les terribles éboulements qui ont eu lieu ici il y a quelques années et me montre le village détruits par les éboulis et coulées de boue. Mais heureusement, aucun mort à déplorer car les villageois auront été bien prévenus et évacués à l’avance, ce qui ne fut pas le cas à Kedarnath, une ville non loin d’ici où 5 000 personnes périrent lors d’éboulements et coulées de boue qui survinrent durant une nuit en 2013. Nous passons ensuite le long d’un petit barrage puis fini de longer le torrent, il faut monter à présent !

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route de Badrinath-27Une oeuvre disons… intéressante dans le busroute de Badrinath-25Ca y est, on retrouve les sommets blancs (admirez nos qualités de photographes depuis les vitres du bus)

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route de Badrinath-22Pause déjeuner à Joshimath, un nouveau bus et c’est reparti de plus belleroute de Badrinath-21

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route de Badrinath-16 Les pelleteuses sont à l’action pour déblayer la route, on descend donc du bus pour regarder passer les véhicules d’en face

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route de Badrinath-1La route…

Après de longs lacets caillouteux, nous apercevons finalement des petits temples, puis des maisons : ça y est, Badrinath, du haut de ses 3 300 mètres d’altitude se dessine devant nous, dans une petite vallée entourée de majestueux pics enneigés dont on peine à estimer la hauteur. Nous partons à la recherche d’une guesthouse tout en admirant ces monts ourlés de la douce lumière rosée du soir, alors que nous sommes déjà dans l’ombre. Nous descendons dans le village et découvrons le temple de l’autre côté de la rivière turquoise et les sources chaudes à ses pieds, où des gens se baignent ou lavent leur linge. Après un échec… trop cher, un monsieur barbu nous dit qu’il a un ashram et des chambres mais qu’elles sont déjà toutes pleines. Il appelle un de ses amis qui possède le même type d’établissement et en inscrit le nom en hindi sur la main du Barbu (le mien, pas le religieux). Nous recevons un excellent accueil et une chambre à 300 INR la nuit. Nous avons pour voisins un groupe de jeunes hommes très sympa qui sont venus depuis le Kerala (pointe sud de l’Inde) en pèlerinage. Nous posons nos affaires et allons boire des chai pour nous réchauffer dans le grand établissement où il y a des vitres (mais ridiculement cher) en attendant le coup de fil de la radio. On rigole bien de voir tous ces pèlerins indiens venus du sud qui comme nous, se les gèlent (il fait vraiment froid). Le coup de fil passe vite, j’ai l’impression de ne rien avoir eu le temps de dire et il y a un petit décalage du son. Tant pis, je ferai mieux la prochaine fois, c’était une grande première (Allô La planète, à écouter ici c’est l’émission du mercredi 7 octobre). Nous allons manger dans un restaurant plus modeste, à côté du temple et nous couchons tout habillés, avec la capuche, les pulls en sandwich dans nos couvertures locales + une couette par dessus. Il n’est pas trop tard et ainsi emmitouflés nous regardons l’intégralité de la saison 2 de In the Flesh (quand on aime on ne compte pas) avant de nous endormir bien au chaud sous nos multiples couches.

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Badrinath-1La truffe froide du Chti

Jeudi 8 octobre : le dernier village d’Inde

Après une grasse matinée nous chargeons un petit sac de nos affaires chaudes et après un petit dej parotha-aloo (galette fourée de patates toutes moelleuses dans une sauce piquante) nous partons à pied jusqu’au dernier village du territoire indien avant la frontière avec le Tibet/Chine : Maana. On est surpris par les panneaux routiers qui l’annoncent tel que ! Il est à 3-4 km, nous avons suivi la route mais je pense qu’il est possible de passer de l’autre côté de la rivière à travers champs pour le rejoindre.

Badrinath-9Sur la route de ManaMana-41Attention j’ai la Indo Tibetan Border Police qui me surveilleMana-39

On traverse les camps de militaires montagnards de la frontière indo-tibétaine (l’équivalent de nos chasseurs alpins) et nous voici au village, un enchevêtrement de mini maisons en pierres posées les unes sur les autres. Les habitants de ce village sont majoritairement tibétains et bouddhiste et vivent de l’élevage de moutons et poneys, les femmes elles, tricotent et vendent tapis colorés, pulls, bonnets, gants et chaussettes. Dans les minuscules passages entre les maisons on rencontre quelques mamies à la tâche : préparation du dhal (plat à base de lentilles/haricots), vaisselle… ou tricot. Alors que nous nous promenons dans ce labyrinthe, une mamie essaie de communiquer avec nous, et après grand sourires elle va nous chercher sa production de tricots dans sa petite maison bleue. Le barbu joue au modèle et essaye un gros pull gris et un bonnet bleu, qui lui vont à ravir, il n’y a pas à dire ! Il finira par lui acheter ce magnifique pull bien chaud, en se disant qu’il l’enverrait en France dès que l’on en aura l’occasion. Après cela, nous partons en quête de quelque chose à manger car j’ai réussi à convaincre mon Barbu de faire les 4 km de marche le long de la rivière Alaknanda, une des sources du Gange jusqu’à la cascade sacrée de Vasudhara qui fait 145m de haut. Dans le village la plupart des échoppes proposent du chai… et des nouilles instantanées mais nous finissons par en trouver un qui a des samossa !

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Mana-35Essayage de pulls et bonnets tricotés par une marrante mamie.Mana-33

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Une fois rassasiés nous voici partis pour l’ascension, après être sortis du village et avoir passé une cascade qui fait des arcs en ciels nous voici sur un chemin pavé de cailloux de la montagne. Quel travail titanesque… Le chemin est magnifique et nous commençons à apercevoir le mont Sathopant qui culmine à 7 075m d’altitude. Nous croisons quelques pèlerins sur le retour (dont un en claquettes/draps alors qu’il ne fait pas chaud quand même). L’un d’entre eux nous salue, le regard éclairé. Il nous délivre la bienvenue, nous dira a quel point il est honoré que nous nous intéressions à sa culture et fera même un câlin au Barbu. Encouragés par ces marques d’affection, nous franchissons les derniers mètres alors que je commence à être à bout de forces (et j’ai faim aha) et nous voici sous la chute d’eau, qui fait des sortes de rideau d’eau se transformant en pluie avant de ruisseler et reformer une petite cascade. Hypnotisés par le spectacle ainsi que par la magistrale vallée qui se déroule sous nos yeux, nous en oublions le temps. Mais le vent glacial va vite nous rappeler de ne pas nous attarder trop longtemps : la nuit tombe vite et nous dévalons le chemin, sautant de cailloux en cailloux bras dessus-dessous jusqu’au village. Je remange un samossa avant d’entamer la marche retour de Mana à Badrinath et par malice du barbu, alors que nous n’avons plus de jambes un bus vide nous prend en stop jusqu’à Badrinath.

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Mana-29Cascade arc en cieeeel !Mana-27

Mana-26Une petite pose détendue pour ce papi et son petit enfant qui voulaient voir une photo d’euxMana-23

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Mana-12Jurassic park(a)Mana-10Encore un illuminé qui allume de l’encensMana-9

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Le soir même, nous allons aux sources chaudes sous le temple, le Barbu pour s’y tremper les pieds et moi pour m’y laver. Les bains des hommes sont des bassins à l’extérieur, dont un couvert et le bain des femmes est dans une pièce fermée. Après avoir attendu qu’il y ai moins de monde, je pose mes affaires sur une marche et enlève toutes mes couches de vêtements, aidée par la chaleur dégagée par les eaux à 40°C. Une fois enveloppée d’un sarong, je m’assois au bord du bassin à la lueur de la petite lumière et me lave cheveux et corps à l’aide de mon godet (ça fait un peu refroidir l’eau) entourée d’enfants couvertes de savon et de femmes en soutien gorge qui s’aspergent généreusement de cette eau bouillante. Une fois mon œuvre accomplie, nous allons diner d’un thali et d’un plat de potiron ultra épicé avant d’aller nous réfugier au chaud sous nos couvertures… et regarder What we do in the shadows pour une nuit riche en vampires néo-zélandais (pas facile de trouver le sommeil, il fait super froid).

Vendredi 9 octobre : dernier jour aux sommets

Pour notre dernier matin à Badrinath, nous allons prendre un petit déjeuner dans notre restaurant préféré, le tout bleu dans la rue à gauche du temple. Au menu : une parrotha géante avec un aloo gobi des familles (pommes de terres et chou fleur en sauce avec du persil frais dessus). Des hélicoptères et un cortège de voitures à sirènes rompent le silence : le ministre de l’Uttarakhand est de visite. Une fois bien rassasiés, nous entreprenons la grimpette au dessus du village jusqu’au mont ( ?) où il y aurait une empreinte de Shiva… nous recroiserons notre ancien qui nous avait envoyés dormir chez son copain qui discute avec nous et nous accompagne sur le bon chemin. Il nous dit qu’il y a 8-10km de marche jusqu’au pied de la montagne. Nous nous contenterons de monter la butte (ce qui représente déjà un bel effort) et de trouver un perchoir pour contempler le magnifique mont à droite, les imposants sommets coiffés de leurs glaciers à gauche et au dessus de nous, le vol de cinq énormes aigles qui se moquent des altitudes et filent de mont en mont à une vitesse déconcertante. Une fois le balais aérien terminé, nous redescendrons avec l’idée de visiter le fameux temple.

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